Archives de Tag: Orientation

2018, l’échec certain de F. Vidal

Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation, est bien obligée d’inscrire ses propos dans le programme de ses mentors : mettre en place à la rentrée 2018 le « contrat réussite étudiant ». Elle sait pourtant, et parce qu’elle était présidente d’université jusqu’au printemps dernier, qu’elle n’a aucune chance de réussir, ou – dit autrement – qu’elle est certaine d’échouer.

Elle était ce matin accueillie à France Inter : réécouter son intervention de 9’40

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« L’objectif est que nous soyons en capacité d’accueillir tous les bacheliers dans l’enseignement supérieur et de leur proposer des places qui leur conviennent« . Ces bacheliers étaient 641 700 en 2017 ; ils devraient être encore plus nombreux en 2018. Accueillir tous les néo-bacheliers !

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Réussite des étudiants : rien de neuf !

Devoir de vacances. Lire les textes ci-dessous et se poser la question : les préconisations qu’ils contiennent peuvent-elles faire progresser la réussite des étudiants en licence ? Ma réponse personnelle est : malheureusement, non !

Depuis 50 ans (création des IUT et de la maîtrise en 1966-1967), on ressasse les mêmes potions qu’on croit magiques. J’y reviendrai à la rentrée de septembre.

29 juin 2017. Lettre de Madame la Ministre, Frédérique Vidal, aux Présidents d’université. Mise en place, dès la rentrée 2018, d’un contrat de réussite étudiant qui permettra à chaque bachelier d’accéder à l’enseignement supérieur tout en lui garantissant les meilleures chances de succès.

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Quel post-bac pour les bacs pros ?

Suite des chroniques BTS, une attractivité en baisse ? et La réussite au BTS selon 5 facteurs.

La politique du gouvernement sortant, orientant (jusqu’à présent à la marge et sans contraintes majeures) les bacheliers professionnels vers les Sections de techniciens supérieurs (STS), les bacheliers technologiques vers les IUT et les bacheliers généraux vers les CPGE et les licences universitaires, se poursuivra-t-elle avec la nouvelle majorité ?

Priorité aux bacheliers professionnels par divers moyens :

  • incitation à aller jusqu’au bout de la procédure APB (hiérarchiser les vœux et les confirmer dans les délais impartis),
  • augmentation du nombre total de places dans les STS,
  • instauration de quotas,
  • limitation ou interdiction d’accès pour les bacheliers généraux,
  • prescription du recteur, aux lycées de l’académie, de prendre, au-delà ces capacités officielles d’accueil, quelques élèves supplémentaires dans chacun des BTS proposés…

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BTS, une attractivité en baisse ?

En marche ! Programme pour l’enseignement supérieure et la recherche.

Nous agirons pour promouvoir la mobilité sociale et professionnelle. Nous revaloriserons la formation professionnelle via la création de 100 000 places supplémentaires dans de nouvelles filières courtes professionnalisantes proposées par les lycées, les universités, les établissements consulaires en lien avec les branches professionnelles.

Cinq questions pour lever les imprécisions de ce programme. Filières courtes professionnalisantes en deux ou trois ans ? Le même diplôme préparé et délivré en classe supérieure des lycées et en université ? Le diplôme délivré par les établissements consulaires sera-t-il un diplôme national ? Et quid de la licence de technologie en 3 ans proposée par l’Assemblée des Directeurs d’IUT ? Et quid du Bachelor en 3 ans ?

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Une complexification absurde

Thierry Mandon, le secrétaire d’État, est un ardent partisan de la simplification. Hélas en France, on fait toujours compliqué quand on peut faire simple. Et cela confine quelquefois à l’absurde.

Ainsi en est-il de la circulaire (n°2017-046 du 15 mars 2017) sur les Modalités d’admission en deuxième et troisième année des études médicales, odontologiques, pharmaceutiques ou de sage-femme, modalités définies à l’origine par l’arrêté du 26 juillet 2010. Cette longue circulaire a pour objet de préciser l’organisation de la procédure retenue pour chacune des trois passerelles (accès direct en 2ème année, accès direct en 3ème année, exercice du droit au remords).

Ces modalités d’admission sont compliquées et dissuasives (cf. ci-dessous les 2 images), en particulier pour la mise en œuvre du droit au remords (droit des étudiants qui ont réussi le concours en fin de 1ère année (PACES), qui n’ont pas poursuivi leurs études en 2ème année, et qui peuvent justifier de deux années réussies d’études après la PACES).

Compliquées et dissuasives : les modalités le sont tellement qu’aucun étudiant des cohortes 2011, 2012 et 2013, et 2014 n’a demandé à exercer son droit de remords. C’est ce que révèle une Note d’information récente de la DEPP.

Procédure complexe, absence de candidats, mais quand même publication d’une nouvelle circulaire d’application. Une complexification absurde !

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Classé dans E. Médecine Pharmacie

FAGE, Urgence Jeunesse !

Présidentielle 2017. La FAGE lance un appel pour résoudre l’Urgence Jeunesse et fixe 10 priorités pour y parvenir

Pour aller plus loin : chroniques du blog sur la FAGE, depuis janvier 2009.

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Introduction du document de la FAGE. « Quel avenir voulons-nous pour notre jeunesse ? Doit-on la considérer comme secondaire, ou au contraire doit-on en faire une priorité politique ? Allons-nous continuer de considérer les jeunes comme des observateurs passifs de la chose publique alors qu’ils veulent en être les auteurs et les acteurs ?

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QSF, sélection, droits d’inscription

Dans la perspective du renouvellement des équipes présidentielle et gouvernementale, Qualité de la science française a rédigé un document programmatique, intitulé Pour une refondation de l’espace de l’enseignement supérieur et de la recherche, synthétisant un certain nombre d’idées phares qu’il défend depuis des années, mars 2017, 25 pages.

Les 7 propositions finales méritent d’être discutées, car elles sont précises et, pour certaines, nouvelles dans le débat.

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Les deux premières propositions concernent

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S’orienter dans la vie

Francis Danvers, S’orienter dans la vie : un pari éducatif ? Pour des sciences pédagogiques de l’orientation, Dictionnaire de sciences humaines et sociales, tome 3, Septentrion, 2016.

« L’orientation est le problème de la civilisation. Elle concerne tous les âges de la vie de la petite enfance jusqu’au grand âge, et chaque être humain dans la définition de son existence sociale. Nous voulons en faire l’objet d’une science humaine et sociale pour rendre compte de sa complexité et de son infinie diversité. C’est la raison de ce dictionnaire encyclopédique de rassembler en toute cohérence des connaissances sur l’orientation des jeunes, des adultes en activité et même des seniors, au service d’une pratique éducative d’accompagnement des transitions de vie ».

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Classé dans E. Sciences humaines et sociales

Master. Goulard pour la sélection

A vrai dire, j’avais oublié que François Goulard avait été ministre délégué à l’Enseignement supérieur et à la recherche dans le gouvernement Dominique de Villepin (2 juin 2005 – 15 mai 2007). « C’est sous son égide qu’est créée l’Agence nationale de la recherche, consistant à financer des projets de recherche scientifique ou technologique. En avril 2006, il fonde les pôles de recherche et d’enseignement supérieur, qui permettent à certaines universités et grandes écoles de mutualiser leurs programmes et leurs activités » (Source Wikipédia).

Les arrêtés d’avril 2002 sur le LMD n’avaient pas réglé la question de l’accès au master. François Goulard est favorable à la sélection à l’entrée du M1. Mais changement de gouvernement au printemps 2017 (François Fillon, premier ministre) : Valérie Pécresse, ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche. Un article sur la sélection à l’entrée du master figurait dans la première version de la loi LRU (été 2007). La droite, entre 2007 et 2012, n’a pas fait avancer le schmilblick.

Rappel historique. 1. AEF, dépêche n°78010, Arnaud Lavorel, mercredi 18 avril 2007. Master. François Goulard souhaite que la concertation se poursuive « compte tenu des échéances électorales ».

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1er cycle : échec gouvernemental

Depuis 2012, trois ministres et secrétaires d’État pour l’Enseignement supérieur et la recherche – Geneviève Fioraso, Najat Valaud-Belkacem, Thierry Mandon.

On peut dire aujourd’hui, au vu des tableaux statistiques 2012 – 2016 (2012-2017 pour les STS), qu’ils ont piteusement échoué à maîtriser, réorienter les flux post-bac. Leur discours a été centré sur la réussite d’étudiants plus nombreux en 1er cycle, sur la priorité aux bacheliers professionnels pour l’entrée dans les STS, aux bacheliers technologiques pour l’entrée dans les IUT. Les Rectrices et recteurs devaient veiller à la mise en œuvre de cette politique courageuse de démocratisation… sans cependant mettre en place des quotas de bacheliers par type d’établissements. Absence de courage politique, comme d’habitude.

Cette politique molle, inconséquente a conduit à un échec retentissant parce que la forte progression des poursuites d’études après le bac n’a pas été anticipée.

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