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Enquête CPU sur la réussite. Honte !

L’enquête de la Conférence des Présidents d’Université (CPU) sur la réussite des étudiants au terme du 1er semestre 2020-2021 est une abomination statistique :

  • il faut immédiatement jeter cette enquête à la poubelle ;
  • il faut sanctionner le bureau de la CPU pour s’être plié à une communication politique évidente : affirmer que, malgré la pandémie, la qualité des diplômes demeure ;
  • il faut demander la démission de ce bureau qui fait participer les universités à la Fabrique de l’ignorance
  • Il faut que la ministre Frédérique Vidal présente des excuses publiques aux enseignants-chercheurs, aux personnels administratifs et techniques, aux étudiants et aux journalistes

Pierre Dubois, fondateur et directeur de 1999 à 2004 de l’OFIPE (observatoire des formations et des insertions professionnelles, évaluations).

« Enquête sur la réussite des étudiants dans les universités : comparaison semestre n°1 2020-2021 et semestre n°1 2019-2020. Powerpoint CPU du 23 mars 2021.

Cette enquête a été menée par la Conférence des présidents d’université auprès de l’ensemble de ses membres, elle est toujours en cours et sera régulièrement actualisée, les établissements continuant de nous transmettre leurs données.

A ce jour, 25 établissements ont transmis leurs données, toutes ne sont pas également exploitables. Les résultats présentés dans ce document s’appuient sur les réponses consolidées d’un échantillon de 15 universités ( soit environ 300 000 étudiants) représentatives de la diversité des établissements sur l’ensemble du territoire ».

Exemple d’aberration. Chercher à mesurer le taux de réussite au 1er semestre de l’année 2 de Master démontre une méconnaissance crasse de l’organisation de ce niveau de diplôme : seule l’obtention du Master, incluant le Mémoire, est un indicateur de réussite. Or le mémoire n’est jamais soutenu au 1er semestre.

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G.L. Buffon, 30 ans en 1737

Georges-Louis Leclerc, comte de Buffon (1707-1788) : naturaliste, mathématicien, biologiste, cosmologiste, philosophe et écrivain (sources : citations des articles de Wikipédia, de Larousse).

1707 (7 septembre). « Georges-Louis Buffon est né à Montbard (Côte d’Or) dans une famille bourgeoise, anoblie par l’achat de charges. Son père est procureur du Roi au grenier à sel puis conseiller au Parlement de Bourgogne.

Ses parents sont mariés depuis un an lorsque Georges-Louis vient au monde. Il est prénommé ainsi en l’honneur de son parrain et grand-oncle maternel Georges-Louis Blaisot, seigneur de Saint-Étienne et Marigny, collecteur des impôts du duc de Savoie, et Louis en l’honneur de son grand-père, Louis Leclerc, écuyer, conseiller secrétaire du Roi, maire de Montbard et juge prévôt. Son bisaïeul était médecin et bailli de Grignon, son trisaïeul barbier chirurgien.

1717 (Georges à 10 ans). Le père Buffon, bénéficiant de la fortune accumulée par Georges-Louis Blaisot et héritée par sa femme et son fils, achète les propriétés de la seigneurie de Buffon.

1720 (13 ans). Le père acquiert également une charge de commissaire général des maréchaussées qu’il revend trois ans plus tard pour une charge de conseiller au parlement de Dijon.

Le fils Buffon fait ses humanités au collège des Jésuites de Dijon, où il a pour condisciple Charles de Brosses.

1726 (19 ans). Buffon s’inscrit à la faculté de droit de Dijon et y obtient sa licence en 1726.

1728 (21 ans). Préférant les sciences, et au grand mécontentement de sa famille, il part étudier à la faculté d’Angers. Il s’y plonge dans les mathématiques et la botanique, lit Newton et les éléments d’Euclide, suit des cours de médecine, mais, ayant tué en duel un jeune officier croate, il se voit contraint de quitter précipitamment l’université.

A Nantes, il rencontre le second duc de Kingston, jeune aristocrate anglais qui parcourt l’Europe avec son précepteur allemand le naturaliste Nataniel Hickman, et avec lequel il se lie d’amitié. Il décide de les suivre dans leur Grand Tour, qui les mène à La Rochelle, Bordeaux, Toulouse, Béziers, Montpellier, puis en Italie, par Turin, Milan, Gênes, Florence, Rome, et en Angleterre.

1731 (24 ans). Son voyage est interrompu à la mort de sa mère.

1732 (25 ans). Il s’installe à Paris soucieux de s’éloigner de son père, remarié à sa grande fureur à l’âge de cinquante ans avec une jeune fille de vingt-deux ans, Antoinette Nadault. Le menaçant d’un procès, il obtient la libre disposition de sa fortune et récupère des terres que son père avait aliénées. Il fait démolir la maison paternelle de Montbard et construire l’hôtel de Buffon, aménage une ménagerie, un laboratoire et son cabinet de travail.

Il est décidé à réussir, commençant à signer Buffon. Il se loge au faubourg Saint-Germain, chez Gilles-François Boulduc, premier apothicaire du roi, professeur de chimie au Jardin royal des plantes, membre de l’Académie des sciences et de l’Académie de Stanislas. Ses premiers travaux portent sur les mathématiques, son domaine de prédilection.

1733 (26 ans). Il présente un mémoire à l’Académie des Sciences, Sur le jeu du franc-carreau. Il introduit pour la première fois le calcul différentiel et le calcul intégral en probabilité.

C’est à cette époque qu’il fait la connaissance de Voltaire et d’autres intellectuels.

1734 (27 ans). Il est élu à l’Académie des sciences comme adjoint mécanicien le 9 janvier. Il a de puissants protecteurs, notamment Maurepas, et Louis XV. Il se fait introduire dans plusieurs salons prestigieux.

Maurepas, ministre de la Marine, demande en 1733 à l’Académie une étude sur les bois utilisables pour la construction de navires. Faute de moyens, les commissaires nommés initialement se récusent, mais Buffon, exploitant forestier à Montbard, est là. Il multiplie les expériences et rédige un compte rendu des plus complets. Maurepas lui propose la surintendance de toutes les forêts de son domaine, mais il refuse.

1738 (31 ans). Anglophile, il correspond avec plusieurs savants et séjourne à Londres. 1739. Il est élu à la Royal Society.

Il montre à l’Académie son ouvrage Moyen facile d’augmenter la solidité, la force et la durée du bois rédigé à partir des expériences menées à Montbard. Mais Henri Louis Duhamel du Monceau, agronome éminent avec qui Maurepas souhaitait qu’il travaille en bonne intelligence, y voit un plagiat de son mémoire à venir : Diverses tentatives pour parvenir à augmenter la dureté ou l’intensité du bois. Il s’est fait là un ennemi de taille.

1739 (32 ans). Buffon, pour être élu Associé à l’Académie des sciences, passe de la section de mécanique à celle de botanique.

Après une admirable campagne de relations publiques auprès de son prédécesseur mourant, Dufay, il est nommé intendant du Jardin du roi le 26 juillet, supplantant une fois encore Duhamel du Monceau ; celui-ci obtiendra de Maurepas, comme lot de consolation, la responsabilité de réformer la Marine. Enfin établi, Buffon partagera désormais son temps, jusqu’à la fin de sa vie, entre sa propriété de Montbard, vivant tranquillement et rédigeant son œuvre, et Paris, où il administre le Jardin royal des plantes et entretient son image à la Cour.

1749 (42 ans). Les premiers volumes de L’Histoire Naturelle, générale et particulière, avec la description du Cabinet du Roi paraissent en 1749. Placé par cet ouvrage au premier rang des écrivains de son siècle aussi bien que des savants. La publication en 35 volumes s’étend de 1749 à 1804. C’est l’une des plus importantes entreprises de publication scientifique du Siècle des Lumières.

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Abbé Henri Grégoire, 50 ans en 1800

Source : extraits de la chronique de Wikipédia. Résumé. « L’abbé Henri Jean-Baptiste Grégoire (1750-1831) est un prêtre catholique, évêque constitutionnel et homme politique, l’une des principales figures de la Révolution française. Il se rallie au Tiers état et, à l’Assemblée constituante, il réclame non seulement l’abolition totale des privilèges et de l’esclavage mais prône aussi le suffrage universel masculin. Fondateur du Conservatoire national des arts et métiers et du Bureau des longitudes« .

1750. « L’époque est marquée par la ruralisation du bas clergé qui reste alors un moyen d’ascension sociale. Henri Grégoire commence ses études avec le curé de son village qui remarque ses dispositions intellectuelles dès l’âge de cinq ans.

1758 (8 ans). Il rejoint ensuite l’abbé Cherrier dans le village voisin d’Emberménil. Il étudie, en compagnie de fils de hauts fonctionnaires au service du duc de Lorraine.

1763-1768 (13 à 18 ans). Grégoire est ensuite orienté par l’abbé Cherrier pour suivre des études au collège jésuite de Nancy.

Il est ensuite orienté vers l’université de Pont-à-Mousson. Lorsque la Compagnie de Jésus est bannie de France en 1763, l’enseignement est réorganisé par le diocèse et Grégoire rejoint la toute neuve Université de Nancy où il a comme professeur Antoine-Adrien Lamourette, futur évêque constitutionnel de Lyon.

1769 à 1771 (19 à 21 ans). A Nancy, il étudie la philosophie et la théologie, pour faire suite aux humanités et à la rhétorique qu’il avait étudiées auparavant. Parallèlement, il suit des cours au séminaire de Metz tenu par les Lazaristes.

1773 (23 ans). Alors qu’il passe une année comme régent de collège hors du séminaire, Grégoire commence à se lancer dans le monde. Il consacre notamment une grande partie de son temps à la poésie. Son premier succès public est le prix de l’Académie de Nancy, décerné en 1773 pour son Éloge de la poésie.

1774 (24 ans). Voyageant constamment entre Nancy et Metz, il doit à l’automne de 1774, rentrer au séminaire de Metz pour la préparation à son ordination sacerdotale.

1775 (25 ans). Il est finalement ordonné prêtre le 1er avril. Durant ses années de formation, il est passé par une phase de doute sur sa foi et sa vocation religieuse… Il ne cache pas dans ses Mémoires avoir goûté aux philosophes des Lumières et être revenu à la foi après d’intenses réflexions. Il devient vicaire de paroisse, d’abord à Château-Salins

1776 (26 ans). Il devient membre de la Société philanthropique et charitable de Nancy.

1780 (30 ans). Les mauvaises conditions économiques de la décennie pré-révolutionnaire touchent de plein fouet les curés des paroisses modestes et accentuent une aigreur qui se fait plus grande encore quand la réaction nobiliaire ferme l’accès aux évêchés et même aux chapitres cathédraux (celui de Metz est anobli en 1780).

1787 (37 ans). L’Académie de Metz organise un concours intitulé Est-il des moyens de rendre les Juifs plus utiles et plus heureux ? L’Abbé Grégoire est candidat. Il reprend son premier mémoire en le remaniant. C’est son Essai sur la régénération physique, morale et politique des juifs. Il partage le prix avec deux autres candidats. Son intérêt pour la question juive pourrait trouver son origine dans une philanthropie d’inspiration piétiste mais aussi du fait de l’importance de la communauté juive en Lorraine.

  • Le concours de l’Académie de Metz est au cœur du roman historique, L’Abbé Grégoire s’en mêle, Anne Villemin-Sicherman, Éditions 10-18, Grands détectives, 2018  (juin 2020 pour l’édition de poche), 616 pages.

Dans cet essai, Grégoire affirme qu’il tient une partie de sa documentation de ses relations dans le milieu des érudits juifs, et notamment d’Isaac Berr Bing et Simon de Gueldres. Il fustige l’attitude des gouvernements européens, qu’il accuse de cruauté et d’injustice envers les Israélites. Il considère que la discrimination qui frappe les juifs est contraire à l’utilité sociale.

1788-1789 (38-39 ans). Lettre du Roi Louis XVI (24 janvier) pour la convocation des États généraux à Versailles, le 26 avril 1789.

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1771. Études de droit superficielles

Suite de la chronique 1771-1774. Soufflot, architecte de l’École de droit de Paris

Le 20 janvier 1771, Louis XV et Maupeou exilent le Parlement de Paris, puis Maupeou réforme en profondeur la justice : fin de la vénalité des offices et de leur transmission successorale, épices supprimées, juges payés par l’État. Les officiers dont la charge a été annulée sont remplacés par des commissaires. Mais, dès son accession au trône en 1774, Louis XVI annule la réforme et rétablit les parlements dans leurs anciennes prérogatives.

Première partie de la chronique : dans son livre, Le Siècle de Louis XV (1933), Pierre Gaxotte propose une vision critique de la Révolution française en même temps qu’il entreprend une réhabilitation de Louis XV, alors très décrié. Dans le chapitre final – Le Roi -, il soutient la Réforme Maupéou. Parmi les arguments de son antiparlementarisme, il mentionne la superficialité des études de droit.

Dans la seconde partie de la chronique, Daniel Feutry, dans l’article L’historien, Sisyphe et les parlements (2015), critique les positions monarchistes de Pierre Gaxotte et part à la recherche des historiens contemporains qui ont réhabilité les Parlements.

Extraits. Page 458 du livre de Pierre Gaxotte (édition Fayard de 1974). « Les anciens magistrats avaient régné par la crainte ; tant qu’ils avaient paru redoutables, personne n’avait osé se déclarer contre eux ; quand ils furent abaissés, leur impopularité éclata. Ils s’étaient fait beaucoup d’ennemis par leur égoïsme et par leur orgueil. D’Alembert les disait abrutis par l’esprit intolérant et persécuteur… ni magistrats, ni même citoyens. Certains étaient d’une immoralité affichée »…

Page 459. « Durant tout le siècle, le prix des charges n’a cessé de baisser. A Rennes, une charge de conseiller qui se payait de cinquante à cent mille livres sous Louis XIV n’en valait plus que douze à trente mille en 1753 et la Bretagne ne fait pas exception. A Paris, entre 1720 et 1753 (années de démissions et d’exils), les charges du même ordre se dévalorisent de moitié (de cent mille à cinquante, certaines années même trente-quatre, trente-six) et elles ne se relèveront jamais. C’est l’indice d’une baisse de prestige.

Si le recrutement reste le même, c’est-à-dire nobiliaire et souvent familial, la qualité s’en ressent. Non seulement les études de droit sont presque toujours superficielles et hâtives, mais les examens prescrits [la possession d’une licence de droit] sont de plus en plus des examens de complaisance. Le plus souvent les sujets d’interrogation sont communiqués à l’avance aux intéressés. Le doyen du Parlement breton, Desnos des Fossés, écrit que si sa compagnie examine avec minutie les quartiers de noblesse des candidats-conseillers, elle n’y regarde pas de si près à l’égard de la science« …

En principe, on ne peut être conseiller avant vingt-cinq ans, président avant quarante. M. Bluche a calculé qu’à Paris l’âge moyen d’entrée en charge pour les conseillers est de vingt-deux ans. A Dijon, sur  cent vingt parlementaires étudiés par M. Colombet, cent ont obtenu des dispenses d’âge ;  trois ont été conseillers à dix-sept ans, douze à dix-huit, une dizaine à dix-neuf.

L’apprentissage, qui se faisait au sein même des Chambres par l’assiduité aux audiences et par les conseils des anciens, est de plus en plus compromis par l’agitation politique ».

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1729-1765. Louis de France, dauphin

1765. Louis de France, dauphin de Louis XV, meurt à l’âge de 36 ans. Il ne sera jamais roi : son père Louis XV meurt en 1774. Mais il sera père de trois rois : Louis XVI, Louis XVIII, Charles X. Source principale de cette chronique : article de Wikipédia.

1729 (4 septembre). Naissance de Louis de France, l’aîné des fils du roi Louis XV et de son épouse Marie Leszczynska. Son titre : dauphin du Viennois.

L’éducation du dauphin

1735 (Louis de France a 6 ans) – 1743. « Boyer de Mirepoix , évêque de Mirepoix de 1730 à 1736, est nommé précepteur du dauphin Louis Ferdinand, puis grand aumônier de la dauphine en 1743″. Source : Blog de ladormeuse.

« Docteur en théologie, l’abbé Joseph de Giry de Saint Cyr est sous-précepteur du dauphin de France, conseiller d’État et membre de l’Académie française élu en 1741 et enfin commendataire de l’abbaye Saint-Martin de Troarn de 1749 à sa mort ».  Source : article de Wikipédia sur Joseph de Giry.

« Louis de France fut un élève très brillant. Ainsi, il avait une excellente connaissance du latin, il parlait couramment l’anglais, chose rare pour un prince de son époque et excellait dans nombre d’autres disciplines. En revanche, il détestait l’activité physique et renonça même à la chasse après avoir tué par mégarde un de ses hommes ».

1745. Portrait du dauphin par Maurice Quentin de la Tour

Musée de Saint Quentin, photo de Pierre Dubois (septembre 2020); cliquer sur l’image pour l’agrandir

1745 (15 ans). En février, mariage de Louis de France avec l’Infante Marie-Thérèse d’Espagne

1745 (15 ans). « 11 mai, la bataille de Fontenoy, décisive quant à l’issue de la guerre de la Succession d’Autriche, se déroule en présence du roi Louis XV et de son fils, le Dauphin. Le soir de la bataille, comme celui-ci manifeste une joie débordante à l’évocation des combats, son père l’admoneste avec une sagesse inaccoutumée : Voyez tout le sang que coûte un triomphe. Le sang de nos ennemis est toujours le sang des hommes. La vraie gloire, c’est de l’épargner ». Source : Hérodote.net, La Bataille de Fontenoy.

1746 (17 ans). Mort de Marie-Thérèse d’Espagne.

1747 (18 ans). Remariage du dauphin Louis de France avec Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi de Pologne.

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Turgot (1727-1781), 30 ans en 1757

Anne Robert Jacques Turgot, baron de l’Aulne (1727-1781), 30 ans en 1757. 30 années au cours desquelles Turgot suit une trajectoire fidèle à ses origines familiales. En tant que cadet, il est destiné à entrer dans les Ordres, mais y renonce à l’âge de 22 ans. Il commence alors une carrière juridico-administrative : maître des requêtes à l’âge de 26 ans, intendant de la Généralité de Limoges à l’âge de 34 ans. En parallèle, il publie de nombreux ouvrages en économie et en science politique.

Biographie (sources : Wikipédia ; JP. Poirier, Turgot.

1727. « Naissance à Paris. Anne Robert Jacques Turgot, baron de l’Aulne

  • est le plus jeune fils de Madeleine Françoise Martineau de Brétignolles et de Michel-Étienne Turgot, prévôt des marchands de Paris, un poste important où il est en contact tant avec le lieutenant général de police, qu’avec l’intendant de la généralité de Paris ou avec le ministre chargé de l’ordre public. Sa famille vient de Normandie.
  • son grand-père paternel  Jacques-Étienne a été intendant successivement à Metz, Tours et Moulins.
  • son frère aîné, Michel-Jacques, est magistrat au Parlement de Paris.
  • un autre frère, Étienne-François, fait une carrière dans l’armée.
  • sa sœur épouse le duc de Beauvillier de Saint-Aignan.

Fils cadet, Jacques Turgot est destiné à entrer dans les ordres. Jeune, il a un précepteur qui ne lui impose rien. La lecture le passionne et il observe ; surtout, il est doté d’une bonne mémoire.

1737 (10 ans). Il entre au collège du Plessis, puis étudie « la philosophie de Locke et la physique de Newton » au collège de Bourgogne. S’il étudie les auteurs classiques, il lit également des auteurs plus récents tels que Fénelon et Voltaire.

1743 (16 ans). Il commence les études en Sorbonne.

1747 (20 ans). Il devient bachelier. Trop jeune pour entamer une licence de théologie, il passe un an au séminaire de Saint-Sulpice où il étudie les œuvres de Descartes, Spinoza, Maupertuis et Buffon. C’est surtout John Locke qu’il loue pour être le premier à nous avoir appris que les idées viennent des sens.

1749 (22 ans). Il intègre la maison de Sorbonne, annexe de la faculté de théologie, qui accueille des membres du clergé et douze bacheliers. Nombre de ces bacheliers occuperont plus tard des postes importants, comme Loménie de Brienne, qui est cardinal et contrôleur général des finances. Il remet deux dissertations latines remarquées, Les avantages que la religion chrétienne a apportés à l’espèce humaine, et L’Histoire du progrès dans l’esprit humain.

1749 (22 ans). Le premier signe de son intérêt pour l’économie est une lettre sur le billet de banque, écrite à son camarade l’abbé de Cicé, et réfutant la défense par l’abbé Terrasson du système de Law. Sa traduction du quatrième livre de l’Énéide est accueillie par Voltaire comme la seule traduction en prose où il ait trouvé le moindre enthousiasme.

1750 (23 ans). Turgot décide de ne pas entrer dans les ordres et s’en justifie, selon Dupont de Nemours, en disant qu’il ne peut porter un masque toute sa vie.

1751 (24 ans). Plan de deux discours sur l’histoire universelle (texte en ligne). Plan d’un ouvrage sur la géographie politique (texte en ligne).

1752 (25 ans). Il devient substitut, et puis conseiller au Parlement de Paris,

1753 (26 ans). Il est maître des requêtes. Il traduit les Questions sur le commerce de l’anglais Josiah Tucker, et rédige ses Lettres sur la tolérance, et un pamphlet, Le Conciliateur, en défense de la tolérance religieuse.

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18ème. Déclin de la maîtrise ès Arts

Boris Noguès, La maîtrise ès arts en France aux XVIIe et XVIIIe siècles. Rites universitaires, épreuves scolaires et usages sociaux d’un grade, in Histoire de l’éducation, 124 | 2009, Institutions et pratiques scolaires dans la longue durée (XVIe-XIXe siècles), p. 95-134.

L’article de Boris Noguès démontre une rupture dans la gouvernance du cursus universitaire au cours de l’époque moderne. La maîtrise ès Arts n’est plus sous le contrôle de la corporation universitaire, représentée par le Recteur élu ; elle passe sous la coupe du Chancelier de l’évêque. Le contrôle de l’église sur la collation des grades et les carrières professionnelles des diplômés auront raison de la collégialité des maîtres et de l’autonomie des universités à la mode médiévale. C’est ainsi l’église qui précipite la mort des universités ; c’est elle qui donne le champ libre à la Révolution pour décréter la fin des corporations (Loi Allarde de 1791, Loi Le chapelier de 1792), entrainant la fermeture des universités et la disparition de la maitrise (celle-ci ne réapparaitra qu’avec la réforme de 1966).

Extraits de l’article. « Quelles fonctions remplit la maîtrise ès arts aux XVIIe et XVIIIe siècles ? … Elle ne marque plus l’entrée dans la communauté des maîtres universitaires et ne représente plus la garantie d’un statut social ou d’un accès privilégié aux bénéfices ecclésiastiques. Si elle reste indispensable pour obtenir les degrés de certaines facultés supérieures, elle semble donc surtout révéler l’adhésion des récipiendaires aux valeurs universitaires et cléricales traditionnelles…

15. Le grade de maîtrise ne correspond plus aux XVIIe et XVIIIe siècles à aucune épreuve (ou simulacre d’épreuve), mais à une cérémonie fortement ritualisée autour duquel se nouent encore tous les enjeux liés à l’autonomie et à la nature de la corporation universitaire. Le futur maître s’approche du méritissime chancelier de l’Église et de l’université de Paris, s’agenouille et lui prête serment. Celui-ci prononce alors la formule consacrée : « En vertu de l’autorité apostolique, je te donne le pouvoir d’enseigner, de lire, de régenter et de faire tous les actes de la maîtrise ès arts, ici et partout ailleurs »… Il dépose alors le bonnet sur la tête du nouveau maître. Ce dernier est par la suite inscrit dans les registres de sa nation, signés du chancelier et du recteur, et se voit remettre un diplôme de maîtrise au nom de l’université.

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Hommage à Richard Biéganski (3)

Troisième chronique d’hommage à mon ami Richard : comment s’était-il préparé – certes inconsciemment – à la vie post covid-19, à un avenir durablement menacé par les pandémies ? Il pouvait être l’homme du passé rétif aux outils modernes de communication (chronique 2). Mais il était aussi et surtout un homme d’avenir consommant moins, achetant à proximité, fréquentant les puces pour y trouver des occasions inespérées et même des produits neufs, jamais utilisés.

Diaporama de 34 photos. Marseille et Kerblaise, Cuisine et Brocante

Richard, un homme d’avenir pratiquant la pluriactivité. Il exerçait le métier de sociologue et celui de maître-ouvrier polyvalent dans le logement ancien. Il avait d’autres potentialités : tenir un restaurant en étant en même temps chef de salle et cuisinier, créer une brocante aussi riche de produits qu’une caverne d’Ali Baba.

Kerblaise 2012. Petits farcis

Nous nous sommes plusieurs fois entretenus au téléphone cette année, durant et après le confinement. Richard ne sortait plus guère, vu ses difficultés respiratoires, accentuées par les sévères montées et descentes dans le quartier du Panier à Marseille, et par les deux étages pour atteindre, sans ascenseur, son appartement.

Quartier du Panier, La Vieille Charité, photographiée en 2009

Je lui disais qu’il regardait trop la télé, BFM TV en particulier ; quitte à être addict à l’information en continu, je l’incitais à regarder plutôt la chaîne publique, France Info Canal 27.

Nous avons discuté des résultats des élections municipales de mars et de juin, de notre contentement de la défaite de la LREM dans les grandes villes, même si nous ne sommes pas allés voter. Richard a souvent pratiqué l’abstention au cours de sa vie ; pour moi, c’était nouveau. Je m’en suis expliqué dans la chronique l’alliance inattendue.

Durant cette période de confinement, son second fils, Baptiste, lui a tenu compagnie. Que se sont dits le père et le fils ? Qu’a dit le père à son fils ?

A. La pluriactivité. Se développera-t-elle dans la société post-covid ? Pluriactivité : exercer deux ou trois métiers qualifiés au cours de la journée ou de la semaine ou dans des périodes rapprochées. Cela suppose de repenser le système de formation initiale, continue, et à distance, l’évaluation et la certification des acquis de l’expérience, les règles du marché du travail.

Tailler les haies, à Kerblaise, en 1999

Toute sa vie, Richard a mené de front deux activités principales. La sociologie (hommage à Richard 1). La rénovation d’appartements anciens. Il avait le don d’en dénicher, d’en estimer le prix et de prévoir l’importance des travaux à y effectuer. Il se devait d’être hyper-réactif quand une vente allait s’afficher chez un notaire ou dans une agence immobilière. Il avait la capacité de réaliser les travaux en partie lui-même. Il rénovait avant d’habiter, de louer ou de revendre. Une seule exception : arrivant à Marseille, il est devenu propriétaire d’un appartement dans la Cité radieuse construite par le Corbusier ; il n’était bien sûr pas autorisé à y modifier quoi que ce soit.

Richard avait un rêve : le Gaga-Club. Il en a parlé durant une vingtaine d’années. Plutôt que de terminer sa vie dans un EHPAD, il voulait vivre sa retraite dans un château avec une bande d’une dizaine de copains, qui auraient acquis chacun le même nombre de parts d’une société immobilière à créer ; ils auraient expérimenté l’autogestion. Il avait plusieurs arguments : plus un édifice est grand, moins il est cher au m² ; un château à 1 million d’euros se trouve ; y ajouter 200 ou 300 K€ pour la rénovation et l’aménagement adapté aux personnes âgées. Il se voyait déjà maître d’œuvre, chef de chantier et résidant, prenant son café dans le parc du château.

Richard préférait ne pas en avoir de voiture. Un temps, il avait eu une vieille camionnette brinquebalante : elle lui servait pour transporter ou entreposer les matériaux dont il avait ou allait avoir besoin sur « ses chantiers ».

Que de poussière avalée quand il fallait casser un mur ou un carrelage ! Son père mineur était mort de la silicose. Richard est mort de poumons devenus trop malades.

B. Richard le cuisinier. Il avait les qualités pour exercer d’autres métiers encore. Faire fonctionner un restaurant et y pratiquer une cuisine simple, goûteuse, de bonne qualité et à prix raisonnable. Richard aimait la bonne chère, et il était heureux quand on le félicitait pour les plats qu’il avait cuisinés.

Il aimait les fruits de mer et le poisson et s’assurait de leur fraicheur en allant les acheter chez les ostréiculteurs, ou sur les quais au retour des bateaux de pêche. Il faisait coup double : la dépense était moindre, la vente se faisant sans intermédiaires.

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1580-1765. Les Jésuites à Molsheim

Oswald (Grégory) et Schlaefli (Louis), Les Jésuites à Molsheim et ses environs (1580-1765), Société d’histoire et d’archéologie de Molsheim et environs, 2015, 128 pages.

1306. Jean de Dürbheim est chancelier de l’empereur Albert Ier, prince-évêque d’Eichstätt de 1305 à 1306 puis de Strasbourg de 1306 à sa mort (6 novembre 1328). Il fait construire un hôpital à Molsheim et y renforce les remparts. Il est représenté en gisant dans le transept sud de l’église des Jésuites.

1507-1541. Guillaume III de Hohnstein (mort à Saverne en 1541) est prince-évêque de Strasbourg sous le règne des empereurs Maximilien Ier de Habsbourg et Charles Quint, et les pontificats de plusieurs papes depuis Jules II à Paul III.  Durant plus de 20 ans (1518-1541), il est confronté à la Réforme ; il est en première ligne de l’opposition catholique.

1518. Les 24 propositions de Luther circulent dans Strasbourg.

1521-1529. Le protestantisme se répand en Alsace. Le Magistrat de Strasbourg y est favorable . Toutes les églises de la ville, même la cathédrale, passent à la Réforme. De ce fait, les ordres religieux mis en danger durent chercher un lieu de refuge dans une ville située au centre de l’Alsace, appartenant à l’évêque, suffisamment grande et bien protégée par un mur d’enceinte. Molsheim répondant à tous ces critères fut choisie. En 1529, une forte majorité du Magistrat de Strasbourg vote en faveur de l’interdiction de la messe catholique.

1539. Jean Calvin est accueilli dans la cathédrale de Strasbourg, devenu un temple protestant depuis 1529.

1549. Après sa victoire sur la ligue de Smalkalde (dont Strasbourg fait partie), l’empereur Charles Quint impose le maintien de trois paroisses catholiques dans Strasbourg.

1580. L’évêque de Strasbourg, Jean IV de Manderscheidt (né en 1538), appelle les Jésuites en Alsace. Il les installe dans la chapelle et le bâtiment de l’ancien hôpital. Ils fondent un Collège.

1592. Mort de Jean de Manderscheidt. Les factions catholiques et protestantes du Grand chapitre de la cathédrale choisissent chacune un évêque, l’un protestant, l’autre catholique. Il va en résulter une guerre entre ces deux évêques qui va ensanglanter la Basse Alsace.

1604. Le traité de Haguenau rétablit la paix. Charles de Lorraine devient évêque de Strasbourg

  • Charles de Lorraine, né à Nancy le 1er juillet 1567, mort à Nancy le 24 novembre 1607, est un prince de la maison de Lorraine qui fut cardinal, évêque de Metz de 1578 à 1607, primat de Lorraine de 1602 à 1607, et évêque de Strasbourg de 1604 à 1607.

1605. Les chanoines de la cathédrale de Strasbourg sont chassés par le Magistrat de la ville. Ils viennent trouver refuge derrière les murs de Molsheim. L’évêque de Strasbourg va alors s’appuyer sur les Jésuites se trouvant dans la ville épiscopale de Molsheim pour rétablir la foi catholique dans Strasbourg. La ville devient un bastion de de la Contre-Réforme (Concile de Trente, 1545-1563).

1613. Les Jésuites fondent un Séminaire.

1617. Ils créent l’Université de Molsheim.

Lire la suite, page 2, L’église des Jésuites. Page 3. Molsheim après l’expulsion des Jésuites.

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1685. Père Dez et Collège Royal

1685-1687. Strasbourg, le Père Jean Dez (1643-1712) et le Collège Royal Louis le Grand. Ouvrage publié en 1686, La Réunion des Protestants de Strasbourg à l’Église romaine.

Source principale des citations ci-dessous : Jean-Marie Valentin, Collège royal, collège épiscopal. Strasbourg et la pratique du théâtre de 1681 à 1765, p. 301-313.

« 1681. Le roi de France considère, comme Louvois d’ailleurs, que la sécurité du royaume face aux Habsbourg nécessite la mise en place d’une sorte de cordon, à l’est et au nord. L’Alsace entre dans ce plan désigné du terme de « réunions » (Reunionspolitik) que l’on peut – c’est plus brutal, mais ce serait plus approprié – qualifier tout aussi bien d’annexions successives. Louis, maître d’une bonne partie de la province, estime qu’il pourra rendre définitive cette cession en s’emparant de Strasbourg, cité prestigieuse, dont la conquête fait progresser l’idée de frontière naturelle et constitue un enjeu décisif dans la politique confessionnelle toujours plus agressive du souverain. La complicité, plus ou moins marquée, de l’évêque Franz Egon de Fürstenberg, désireux de retrouver son siège, lui permettra de faire son entrée dans la cité « argentine » louée par Érasme, sans vraiment coup férir, le 30 septembre 1681.

Ville désormais française, Strasbourg va devenir très vite ville catholique. Si Franz Egon meurt le 1er avril 1682, ce qui l’empêche d’agir en ce sens, son frère Guillaume qui lui succède s’aligne sur les mêmes principes politiques et religieux.

Le roi et Louvois, conformément à l’esprit qui va conduire en 1685 à la révocation de l’Edit de Nantes (« une foi, une loi, un roi »), tenteront d’abord d’imposer la conversion aux habitants de Strasbourg. Mais s’ils sont agréablement surpris par le caractère plus souple des luthériens alsaciens que celui des calvinistes auxquels ils se heurtaient en France, en deçà des Vosges donc, ils doivent prendre en compte la parfaite osmose qui s’est opérée, avec le temps, entre le luthéranisme, la société urbaine, la vie intellectuelle et l’école.

1682-1683. Une série de dates fait bien voir l’intérêt qu’attache la monarchie française à ces différents changements. En 1682, est fondé un séminaire qui ouvre effectivement en 1683. La France sait la politique adoptée précédemment en Haute-Alsace anciennement habsbourgeoise, à Ensisheim : on se détourne des oratoriens, jugés trop proches du cartésianisme et d’un augustinisme austère, pour donner la préférence aux jésuites. De surcroît, face au délicat problème des subdivisions administratives de l’Institutum Jesuiticum, on se détermine pour un rattachement à la province de Champagne aux dépens de celle du Rhin. Il est vrai que Molsheim demeurera dans l’orbite germanique. Mais de toute évidence, l’important ici était de permettre aux enfants des administrateurs venus de l’« intérieur », comme l’on dit, d’acquérir la maîtrise des deux langues dans une région où l’allemand était l’instrument de communication de la quasi-totalité de la population. La francisation avait donc ses limites comme le donne clairement à entendre l’adjonction, au personnel d’encadrement du séminaire, de prédicateurs de langue allemande (concionatores germanici) qui interviennent en ville, mais aussi dans les missions villageoises. Au demeurant, on ne saurait oublier qu’il s’agit, dans l’esprit du Concile de Trente, de former des prêtres aptes à arracher Strasbourg et le monde protestant alsacien à l’espace où régnaient en maîtres les pasteurs et leurs ouailles.

C’est le Père Jean Dez (1643-1712) qui est chargé de la nouvelle institution, la signature du contrat entre Dez et Guillaume de Furstenberg intervenant le 25 août (fête de saint Louis).

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