Archives de Tag: Parcoursup (ex APB)

En finir avec Parcoursup ?

Par arrêté de la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation en date du 6 avril 2022, Gilles Roussel est nommé membre et président du Comité éthique et scientifique de la plateforme Parcoursup, en remplacement de Mme Isabelle Falque-Pierrotin.

Gilles Roussel ? Né en 1968, il a été 8 ans président de l’université de Marne-la-Vallée (après en avoir été vice-président depuis 2007). Il aime cumuler les charges : 4 ans président de la Conférence des Présidents d’université (décembre 2016 à décembre 2020). Depuis janvier 2021, il est président de l’université Gustave Eiffel, pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois ; il était seul candidat à cette fonction.

Billet d’humeur à venir : Gilles Roussel, vice-présidences et présidences en continu de 2007 (39 ans) à 2031 (63 ans).

Va-t-il commencer à exercer la fonction de présidence du Comité Parcoursup ? ou considérer qu’il est urgent d’attendre ? En effet…

« Le lendemain de sa nomination, dans le journal Le Parisien du 7 avril, Sandrine Chesnel publie, « Parcoursup : ces candidats à la présidentielle qui veulent supprimer la plateforme mais ils restent flous sur les solutions concrètes permettant de mieux gérer le flux des étudiants entrant chaque année dans l’enseignement supérieur.

Au fil des ans, Parcoursup s’est donc trouvé accusé de nombre de maux, à commencer par celui de ne pas permettre aux jeunes de tous choisir librement leur orientation post-bac. Raison pour laquelle tous les candidats à la présidentielle veulent sa peau – à l’exception de celui qui l’a mis en place, le président sortant, Emmanuel Macron, pour lequel  la plateforme est une formidable réussite.

En finir avec la boîte noire. S’ils n’ont pas réussi à s’unir autour d’une candidature unique, tous les candidats de gauche sont unis contre Parcoursup. Ils et elles dénoncent :

  • un système totalement inhumain  (Anne Hidalgo),
  • un Koh-Lanta de l’orientation (Fabien Roussel),
  • une boîte noire (Yannick Jadot),
  • qui ne sert qu’à apprendre aux jeunes à mentir en écrivant dix lettres de motivation différentes (Jean-Luc Mélenchon), tout en masquant la pénurie de places dans les universités. J’abolirai Parcoursup, sur youtube, 25 mars 2022, à partir de la minute 11.

 A la place, les uns et les autres s’engagent à ouvrir plus de places dans les filières en tension, et à mieux accompagner les jeunes dans leurs choix d’avenir avec plus de conseillers d’orientation et de professeurs formés, tout en assurant un accès à l’enseignement supérieur selon des règles transparentes, justes et humaines . Mais aucun ne précise concrètement par quel moyen technique autre qu’une plateforme en ligne il ou elle compte assurer l’inscription dans le supérieur des plus de 700 000 jeunes qui décrochent leur bac chaque année, auxquels s’ajoutent les étudiants en réorientation ».

Le Comité éthique et scientifique Parcoursup (CESP) : introduction.

« Placé auprès de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Comité éthique et scientifique Parcoursup (CESP), installé le 7 février 2018, veille au bon fonctionnement de la plateforme mise en place dans le cadre de la procédure nationale de préinscription dans l’enseignement supérieur. Il s’assure notamment que les règles informatiques qui régissent son fonctionnement sont claires, conformes aux normes en vigueur et transparentes.

Le Comité éthique et scientifique Parcoursup est composé de 6 membres, respectant le principe de parité. Ces membres ont été choisis au regard de leur expertise et de leur expérience, notamment dans les domaines des sciences humaines, sociales et éthiques, mais également en sciences informatiques et algorithmiques.

Il était présidé par Isabelle Falque-Pierrotin, conseillère d’État, ancienne présidente de la CNIL et actuelle présidente de l’Autorité nationale des jeux [elle n’est cependant pas l’auteur de la phrase : Parcoursup, une loterie].

Les membres du comité sont désignés pour deux ans renouvelables. Le comité était composé de :

  • Isabelle FALQUE-PIERROTIN, présidente du comité
  • Jean-Richard CYTERMANN
  • Max DAUCHET
  • Jean-Marie FILLOQUE
  • Catherine MOISAN
  • Isabelle ROUSSEL

Le rapport 2022 du Comité éthique et scientifique de Parcoursup (CESP) a été rendu public le 16 février 2022. Texte intégral (83 pages).

Poster un commentaire

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur

Forte croissance du SUP privé

Billet d’humeur : débattre. La progression continue de l’enseignement supérieur privé est-elle inexorable et souhaitable ? Les frontières entre SUP public et SUP privé sont-elles en train de s’estomper ? Public ou privé : créés en 2013, les Établissements d’enseignement supérieur privé d’intérêt général (EESPIG : cf partie 3 de cette chronique). Le contexte : Parcoursup 2021 : c’est parti !

Chroniques déjà publiées dans Histoires d’universités. SUP privé 2017-2018 : +2,9%, Progression constante des effectifs étudiants dans l’enseignement supérieur privé de 2000 à 2016.

Chronique à venir : Le financement public et bancaire du SUP privé.

Partie 1. CHAPITRE 6. LES ÉTUDIANTS (source RERS 2021). Les effectifs du supérieur : évolution Indicateur 6.01.

« À la rentrée 2019, on recense 2 725 300 inscriptions d’étudiants dans l’enseignement supérieur en France métropolitaine et dans les DROM, soit une hausse de 1,6 % par rapport à l’an dernier.

L’enseignement privé rassemble 561 100 étudiants en 2019, soit 20,6 % des effectifs du supérieur. À l’exception des rentrées 2014 et 2015, les inscriptions dans l’enseignement privé progressent proportionnellement, depuis 1998, plus rapidement que dans l’enseignement public. Depuis 1998, les inscriptions dans le privé ont doublé tandis qu’elles n’ont augmenté que de 15% dans le public. Entre 2018 et 2019, elles augmentent de 3,8% contre 1,1 % dans les établissements publics.

À la rentrée 2019, le nombre d’étudiants à l’université augmente de 1,3 % (+ 20 500 étudiants), ceci à périmètre constant. En effet, en 2020, de grands ensembles universitaires se sont créés ou modifiés par décrets, en application de l’ordonnance sur les établissements expérimentaux, intégrant, en tant que membres ou composantes, principalement d’autres établissements d’enseignement universitaire et des écoles d’ingénieurs ».

Source. RERS 2021. Cliquer sur les images pour les agrandir

Partie 2. Une croissance dynamique du SUP privé dans les formations d’ingénieurs et les écoles de commerce, gestion et vente.

« Entre 2018 et 2019, les effectifs progressent de 3,0 % dans la filière CPGE et préparations intégrées, mais restent stables en STS. Les inscriptions dans les formations d’ingénieurs (y compris en partenariat) restent très dynamiques (+ 2,1 %), dans le prolongement des années précédentes. La hausse est également très forte (+6,3 %) dans les écoles de commerce, gestion et vente (hors STS, DCG et DSCG) ».

Source : RERS 2021

Partie 3. Création en 2013 de la qualification EESPIG (Établissement d’enseignement supérieur privé d’intérêt général).

1 commentaire

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur, E. Economie Gestion, E. Ingénierie, Architecture

Histoires d’universités a 13 ans

9 Janvier 2022. Le blog Histoires d’universités a 13 ans. La chronique du 9 janvier 2009 avait porté sur les Vœux des Universités : « Les enseignants et les personnels techniques et administratifs ont élu en 2008 les conseils de l’université dans laquelle ils travaillent, conseils réformés par la loi Libertés et Responsabilités des Universités d’août 2007. Leurs représentants au conseil d’administration ont élu un président au pouvoir renforcé, pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois. Les conseillers, élus selon un scrutin de liste, se sont engagés sur un programme. Cette première chronique d’Histoires d’Universités mobilise les titres de ces programmes pour adresser les vœux à la communauté universitaire« . Je les ai alors rangés en 6 thématiques.

Thématique 1, une université qui se projette dans l’avenir. Cliquer sur les images pour les agrandir

2009-2022 : 6 150 chroniques et des dizaines de milliers de photos.

En 2022, l’objectif du blog demeure le même qu’en 2009. Débattre d’une réforme de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la création de deux nouveaux établissements publics : les Instituts d’enseignement supérieur dédiés au cycle Licence en 3 ans, les Universités de recherche, en concertation avec les Écoles d’ingénieurs et de commerce, se consacrant au Master et au Doctorat. Se donner 10 ans pour créer 500 IES et 15 à 20 Universités de recherche.

Une réforme pour parvenir à 50% d’une classe d’âge diplômée du supérieur, condition d’une démocratisation de l’accès et de la réussite dans le supérieur.

En 2022, Histoires d’universités se poursuit sous forme de billets d’humeur… quand l’actualité en fournit l’occasion. Exemple : les deux chroniques du début janvier 2022 sur l’Université de Paris : Université de Paris Quartier Latin, Université de Paris, bureaucratie +++.

En 2022, le blog poursuit l’Histoire du 18ème siècle. Le Siècle des Lumières, porté par l’Encyclopédie, ne doit pas masquer la crise qui touche les trois facultés majeures des universités : crise de la Théologie, de la Médecine, du Droit. La faculté des Arts, dite aussi de philosophie, propédeutique aux trois majeures, tire encore son épingle du jeu. L’avancée des savoirs se joue dans des Académies et des Sociétés savantes ; l’application des savoirs se joue dans le développement d’Écoles professionnelles spécialisées.

420 chroniques sur le 18ème siècle déjà parues. Le but à atteindre : 500 chroniques avant la fin 2022. Une première version des Index est parue en août 2021.

A la fin du 18ème siècle, les corporations universitaires, comme toutes les corporations de métier d’ailleurs, sont supprimées par les lois Le Chapelier de juin 1791. Durant 15 ans, l’Université n’existe plus. Napoléon lui redonne vie par la loi du 10 mai 1806 (décret du 17 mars 1808 sur son fonctionnement) : « il sera formé, sous le nom d’Université impériale, un corps chargé exclusivement de l’enseignement et de l’éducation publiques dans tout l’Empire »

Oui, les universités sont mortelles, celles du 21ème siècle comme celles du 18ème.

2022-2032 : de quel enseignement supérieur la France et l’Europe ont-elles envie et besoin ? quelles étapes pour y parvenir ?

Des avancées ? Réponse : un Oui timide. Deux exemples qui illustrent l’adage célèbre : l’habit ne fait pas le moine (Collège universitaire de la Cour des comptes, CY SUP de Paris-Cergy Université).

2 Commentaires

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur, C. Ile-de-France

ParcourSup. 6 500 dossiers hackés

Faïza Zerouala et Jérôme Hourdeaux, Parcoursup. 6 500 dossiers confidentiels d’élèves ont été diffusés sur Internet, Médiapart, 19 mai 2020.

Ce n’est pas comme si la Cour des comptes n’avait pas prévenu (chronique du Blog : ParcourSup épinglé par la Cour)

  • « Le dispositif présente ainsi un risque de rupture de service. Il n’est pas non plus à l’abri d’une intrusion comme en témoigne un autre audit de sécurité du code source, réalisé en juillet 2018 à la demande du ministère, et qui souligne un risque de sécurité très élevé pour l’application ».

Introduction de l’article de Médiapart. « Plusieurs milliers de lycéens candidats à une classe préparatoire au lycée Janson-de-Sailly, à Paris, ont vu leur dossier pour Parcoursup fuiter, selon nos informations. Toutes leurs données confidentielles ont été visibles par des tiers.

Près de 950 000 élèves de terminale, étudiants en réorientation et reprise d’études ont découvert mardi s’ils étaient admis, refusés ou en attente d’une place dans l’enseignement supérieur – c’est la première phase de Parcoursup qui démarre.

Commentaires fermés sur ParcourSup. 6 500 dossiers hackés

Classé dans C. Ile-de-France

ParcourSup épinglé par la Cour

19 mai 2020, les candidats à la poursuite d’études dans l’enseignement supérieur reçoivent ou ne reçoivent pas de propositions d’admission décidées par les établissements

Chroniques critiques sur ParcourSup dont

Cour des Comptes. Un premier bilan de l’accès à l’enseignement supérieur dans le cadre de la loi Orientation et Réussite des Étudiants. Communication au comité d’évaluation et de contrôle des politiques publique de l’Assemblée nationale, février 2020, 200 pages.

Critiques de la Cour des Comptes sur la faible transparence du Code source de ParcourSup. Dans les extraits ci-dessous, les phrases en gras ont été effectuées par l’informaticien qui a transmis.

« En dépit des actions de mise en transparence du ministère, le code source de Parcoursup reste à 99% fermé. La partie publiée demeure d’un intérêt limité pour comprendre, expertiser, et évaluer le processus d’affectation des candidats dans les formations. Les données de Parcoursup, particulièrement riches, ne font pas l’objet d’une valorisation à la hauteur des enjeux, non seulement par les acteurs de la recherche et de l’innovation, mais aussi par l’administration elle-même, tant les moyens matériels et humains pour permettre leur exploitation sont insuffisants. 

Les résultats ainsi produits suggèrent que l’application Parcoursup présente une qualité médiocre, avec un niveau de risque élevé et de nombreuses violations critiques identifiées. Parcoursup se situe à un niveau de qualité plus faible que d’autres logiciels d’ancienneté similaire. Plus précisément, les indices d’efficience et de sécurité ainsi évalués montrent que le risque de rupture du fonctionnement normal de Parcoursup est élevé. 

D’après le ministère, le code Java public, qui « n’a pas été produit selon les standards professionnels », ne peut être analysé avec les métriques de l’audit car elles ne sont pas adaptées à ce mode de production artisanal. 

Le dispositif présente ainsi un risque de rupture de service. Il n’est pas non plus à l’abri d’une intrusion comme en témoigne un autre audit de sécurité du code source, réalisé en juillet 2018 à la demande du ministère, et qui souligne un risque de sécurité « très élevé » pour l’application. Cette situation doit être corrigée rapidement. À la fin 2019, le ministère souligne qu’une « démarche de certification du code Parcoursup a été initiée avec les équipes de recherche du laboratoire de recherche en informatique de Saclay ainsi que du laboratoire bordelais de recherche en informatique ». 

[…] d’autant que l’échantillonnage n’a pas permis de trouver les traces d’un processus de développement mené dans les règles de l’art. Le code actuel est en effet d’une facture plus artisanale. Il serait souhaitable d’introduire un processus de développement moderne et éprouvé afin d’assurer une évolution fiable et maitrisée de l’application. 

Le code de Parcoursup présente un niveau de complexité anormalement élevé. Les composantes complexes représentent 27 % du volume de code, ce qui est bien plus élevé que le plafond de 5 à 7 % recommandé par les standards des professionnels du secteur. Avec un tel niveau de complexité, la mise en œuvre d’évolutions fonctionnelles risquent d’introduire des erreurs. Le ministère ne partage pas cet avis et invoque la complexité du système d’enseignement français et la variété des parcours proposés. Pour la Cour, le code source devrait être restructuré afin de réduire le nombre de ses composantes complexes. 

Lire la suite…

Commentaires fermés sur ParcourSup épinglé par la Cour

Classé dans Non classé

ParcourSup, le diktat, le calendrier

Dans la chronique ParcourSup piège les bacs pros, j’écrivais en conclusion : Plus ParcourSup propose de formations, plus il a des effets négatifs sur le devenir des élèves de terminale professionnelle. L’existence de Parcoursup est un piège pour eux.

Le 1er piège est une sorte d’obligation à déposer des vœux de poursuite d’études dans le supérieur, comme si cela allait de soi. Cette année, 95% d’entre eux ont émis un vœu de poursuite, ce qui ne les distingue plus guère des élèves de bac général ou technologique.

Confirmation et étonnement critique, en lisant en ligne un article des Dernières Nouvelles d’Alsace, daté du 13 mai, Ouverture de la phase d’admission sur ParcourSup. Il démontre comment la formulation de vœux (taux proche désormais des 100%) est devenue une quasi-obligation. Un diktat ?

Au total, dans l’académie de Strasbourg, 23 967 candidats ont confirmé au moins un vœu en phase principale, soit une nette augmentation de 2,35 % par rapport à 2019-2020. Cette hausse, qui est la même qu’au niveau national, s’explique, précise-t-on au SAIO, par la « large mobilisation de tous les acteurs de l’orientation durant la crise sanitaire pour inciter les jeunes à confirmer leurs vœux. Ils ont été extrêmement insistants« .

Cela dans les établissements scolaires où les professeurs principaux étaient en contact étroit avec leurs élèves, comme dans les centres d’information. « Plus de  3 000 candidats non scolarisés dans des établissements ont été appelés, par exemple des travailleurs en service civique, des jeunes en stage ou en année de césure ». Plus largement en comptant les publics des collèges, prolonge le SAIO, « plus de 200 entretiens téléphoniques par semaine ont été menés durant la période de confinement ».

Phase 2 du calendrier de ParcourSup : la saisie des vœux, la finalisation du dossier.

Commentaires fermés sur ParcourSup, le diktat, le calendrier

Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

ParcourSup piège les bacs pros

ParcourSup 2020. Les vœux d’orientation des lycéens pour la rentrée par Pierre Boulet.

Le texte de cette Note Flash est d’un optimisme béat. Il faudrait se réjouir du nouvel enrichissement  de l’offre de formation (1 000 formations supplémentaires), de la croissance de la proportion d’élèves de terminale qui ont déposé au moins un vœu (98,3% contre 96,3% en 2019), du fait que 20 000 terminales supplémentaires ont confirmé au moins un vœu dont 10 000 lycéens en section professionnelle.

Gifle pour les élèves inscrits en bac pro. Pas une des nouvelles formations prises en compte dans Parcoursup 2020 ne concerne ces élèves : licences de l’Université Paris Dauphine, formations des IEP, nouvelles écoles de commerce ou de management, écoles préparant aux métiers de la culture et formations préparant aux professions paramédicales, Parcours d’Accès Spécifique Santé et Licences option Accès Santé.

Cliquer ici pour lire : Depuis 15 ans, le flop de la licence

Tout va-t-il très bien, madame la Ministre ? Non et Non ! Cette année, les désillusions pour les élèves inscrits en terminale professionnelle vont être encore plus cauchemardesques que les années précédentes.

123 482 élèves sont inscrits en terminale professionnelle, 94,8% d’entre eux ont déposé au moins un vœu, soit 117 048. Certes, ceux-là ne vont pas tous être admis en 1er cycle :

  • certains vont échouer au bac (en particulier, ceux qui ont décroché lors de la pandémie ; ils sont plus nombreux dans les milieux populaires)
  • certains quitteront ParcourSup faute de recevoir une proposition d’admission dans leur 1er voeu
  • d’autres enfin ne recevront aucune proposition, même dans les formations dites non sélectives.

La Note Flash ment, au moins par omission : comme les années précédentes, la licence reste la formation la plus présente dans les listes de vœux des candidats avec 68 % des candidats ayant confirmé au moins l’une d’entre elles.

La licence est la formation la plus présente dans les vœux, mais seulement pour les élèves de terminale générale. Pour les élèves en terminale technologique ou professionnelle, c’est le BTS qui est la formation qui apparaît le plus dans les listes de vœux. Le BTS constitue 76% des vœux des élèves en bac pro.

Inclure tous les vœux dans le calcul est une tromperie. A ce stade de la procédure, seul le vœu classé en numéro 1 démontre une réelle préférence. Mais le classement par vœu n°1 n’est pas présenté dans la Note Flash.

En 2018-2019 (Source Repères et Références Statistiques 2019, indicateur 6.12.4, page 175), l’effectif d’entrants en BTS a été de 139 890 élèves. Les bacheliers professionnels représentaient 31 % de ces entrants, soit 43 366.

Au final à la rentrée de septembre 2020, combien d’élèves de terminale professionnelle seront-ils admis en BTS, sachant que le BTS constitue aussi 10% des vœux des élèves de filière générale et 50% des vœux des élèves de filière technologique ? Ils seront vraisemblablement plus nombreux qu’à la rentrée 2019 et beaucoup moins nombreux que ceux qui ont placé un BTS en 1er vœu.

Commentaires fermés sur ParcourSup piège les bacs pros

Classé dans Non classé

Bac 2020 en contrôle continu

Ministère de l’Éducation nationale et de la Jeunesse. Questions – réponses sur les examens nationaux, 4 avril 2020, 11 pages.

Commentaires fermés sur Bac 2020 en contrôle continu

Classé dans Non classé

Réseau professionnel d’Univ. Lille

Le réseau professionnel de l’Université de Lille, LilAgora, rassemble, un an après son lancement, 19 000 membres (étudiants, personnels, alumni, partenaires).

Vidéo de présentation : tuto pour utiliser la plateforme.

L’agenda : deux exemples d’évènements à venir (jeudi 5 mars 2020)

A. Salon de la reprise d’études. Envie de changer de plan ?

« Nos conseillers experts en formation continue, sont à votre écoute pour vous apporter un conseil personnalisé en reprise d’études : construction d’un parcours adapté à votre projet, solutions de financement, valorisation de votre expérience professionnelle et personnelle, bilan de compétences ».

Commentaires fermés sur Réseau professionnel d’Univ. Lille

Classé dans C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie)

Licence Sciences pour la Santé

Université de Strasbourg. Communiqué de presse, mercredi 20 janvier 2020, 2 pages

« Se différenciant du modèle national, l’Université de Strasbourg crée en septembre 2020 une Licence Sciences pour la Santé (SPS), avec une majeure en santé et une mineure au choix parmi 11 disciplines. La première année de cette licence SPS, qui remplace la Paces, préparera à l’admission en études de médecine, maïeutique, odontologie et pharmacie, ainsi que kinésithérapie, ergothérapie et psychomotricité. Les futurs étudiants peuvent formuler leurs vœux sur Parcoursup à partir du 22 janvier ».

  • Le communiqué de l’université précise que la capacité d’accueil des 11 disciplines en 1ère année sera de 1420, soit le même chiffre que celui des inscrits en 1ère année de PACES à la rentrée de 2019.
  • Il ne dit rien de la capacité d’accueil en 2ème année. Le numerus clausus sera-t-il réellement supprimé ?

1 commentaire

Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Médecine Pharmacie