Archives de Tag: Patrimoine

1728. La maison d’un fermier général

Sarreguemines. La maison du fermier général, Alexandre d’Hausen, construite en 1728.

Diaporama de 18 photos

Partie 1. Histoire d’une maison patricienne à Sarreguemines. Source : Histoire d’un bâtiment.

« Sis en début de la Rue d’Or, le Conservatoire de musique de Sarreguemines a gardé intacte sa façade classique du XVIIIe siècle. La bâtisse date très précisément de 1728. Nul autre édifice privé de cette époque n’est mieux documenté quant à la construction.

C’est Alexandre d’Hausen (1691-1755) qui en est à la fois le concepteur, le commanditaire et le propriétaire. A 37 ans, le personnage manifeste par la pierre sa réussite éclatante. Sur les traces de son père, il s’est enrichi grâce au commerce du bois de Hollande.

Parallèlement, il s’est mis au service du duc Léopold comme receveur des finances. Bailleur de fonds, il devient l’un des fermiers généraux de Lorraine les plus en vue. C’est une puissance d’argent dont l’alliance est recherchée. Le maître des forges de Moyeuvre, Charles de Wendel, sera son futur gendre.

Courtisan zélé de Léopold, il donne un tour concret au plan d’embellissement de Sarreguemines préconisé par les architectes ducaux Jennesson et Palissot, en 1724″.

Partie 2. Développement urbanistique de Sarreguemines. Source : Ville de Sarreguemines.

« Alexandre d’Hausen procède par étapes. Le 4 janvier 1726, il acquiert la maison cossue des héritiers Knoepfler sise, côté cour, dans la Guldengasse et qui donne, côté jardin, sur la ruelle des cloutiers. Il avance la coquette somme de 2263 écus augmentée de 20 louis d’or d’épingles. Il fait démonter la bâtisse, en prenant soin de récupérer les matériaux de construction. Tout laisse croire qu’il a élaboré lui-même les plans de la demeure, puisant son inspiration lors de ses déplacements à Lunéville, Nancy, Deux-Ponts…

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1768 Sarreguemines, Saint-Nicolas

Sarreguemines, église Saint-Nicolas (1760-1768)

Diaporama de 21 photos

Partie 1. Église Saint-Nicolas. Source : Cirkwi.

« Église en grès des Vosges et de style néo-classique, elle fut édifiée de 1760 à 1768. Elle doit son nom à Saint Nicolas, patron des bateliers, des enfants et de la Lorraine.

Le monument fut construit selon les plans de l’architecte militaire Charles Martin. Son architecture est massive et en observant le fronton, on distingue des motifs évoquant les insignes militaires (casques, drapeaux…) à la gloire des Armées Divines.

Sur la partie supérieure de la porte d’entrée sont sculptées trois têtes d’anges, placées au-dessus et au-dessous d’un triangle contenant l’œil de Dieu. Cette figure représente la Sainte Trinité ».

« Au 18ème siècle, l’église représentait un édifice très imposant proportionnellement au nombre d’habitants de la ville (2000 personnes)

A l’intérieur, l’édifice renferme un intéressant mobilier du 18ème. Le Maître-Autel et la chaire à prêcher sont des œuvres caractéristiques de l’époque baroque. La chaire est intéressante par ses motifs en rocaille. Elle est ornée de la colombe, symbole de l’inspiration divine et des quatre évangélistes Luc, Matthieu, Marc et Jean qui sont réalisés en style naïf.

L’église est également dotée d’un orgue de style baroque, acquis en 1769, qui fut remanié à plusieurs reprises, en dernier lieu après l’incendie de 1990. Sa façade actuelle comprend un corps central du 18ème et les tours latérales (1850). La partie instrumentale a été reconstruite par le facteur Yves Koenig selon le cahier de charges établi par Norbert Petri.

Les trois grands tableaux du chœur sont l’œuvre de Januareus Zick, peintre officiel de la Cour du Prince-Évêque de Trêves. Ils représentent la Nativité, la descente de la Croix et la Résurrection.

La sculpture la plus précieuse et la plus chère du chœur des Sarregueminois est la Piéta de la chapelle de la Vierge (1663).

Partie 2. Église Saint-Nicolas. Source : texte d’Arlette, guide à l’office du tourisme, historienne de formation.  

En 1802, l’église appartient à la paroisse St Denis de Neunkirch.  Il y a 3 chapelles :

– St Nicolas, la plus ancienne, qui se trouvait à mi-pente du château (chapelle haute, 1ère mention en 1355, détruite en 1754

– Ste Catherine au pied du château, fin du 14ème siècle. Chapelle inférieure, appelée du nom de sa fondatrice : Catherine et Nicolas de Gersbach, nobles de Sarreguemines (détruite en 1764).

– Ste Croix, à l’extérieur de la ville (hors des murailles). Sans doute 15ème siècle. Elle servit de sépulture à différents prêtres et bourgeois de 1671 à 1768. Elle fut détruite en 1800. Cette chapelle renfermait la statue de la Pietà, Notre Dame des douleurs, actuel joyau de l’église saint Nicolas. La Piéta est un chef d’œuvre sculpté, réalisé en 1663,  à la suite d’un vœu formulé durant la guerre de 30 ans.

Sarreguemines méritait d’avoir une église propre, car la ville était le siège de l’administration militaire de la province de la Sarre ou de la Lorraine allemande, d’un hôtel de ville…. En juillet 1754, l’abbé Stein, prieur de l’abbaye de Wadgassen, et l’abbé Ferange, curé de la paroisse de Neunkirch décidèrent la construction d’une nouvelle église en remplacement des trois chapelles devenues trop vétustes et trop petites pour les 1650 paroissiens de Sarreguemines de l’époque.

L’église St Nicolas, réalisée en grès des Vosges, de style composite, néoclassique à l’extérieur et baroque à l’intérieur, fut conçue selon les plans d’un architecte militaire Charles Martin. Elle fut édifiée en 1762 et achevée en 1768.

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Sarreguemines. Carreaux de faïence

Chroniques antérieures sur Sarreguemines

La Faïencerie de Sarreguemines. Musée du Moulin de la Blies (affluent de la Sarre). Diaporama de 34 photos.

Sarreguemines : la Sarre, le canal, le port de plaisance, le casino de la faïencerie. Diaporama de 17 photos.

Partie 1. Carreaux et carrelages de Sarreguemines

Source : article de Wikipédia.

Diaporama de 32 photos

« Les premiers carreaux apparaissent en France dans les édifices religieux au 8ème siècle et se développe dans les maisons de notables au 18ème siècle, l’application de faïence peinte sur les carreaux datant du 16ème  siècle tandis que leur usage se démocratise à partir du 19ème siècle. Concurrencé par les parquets de bois, il se destine alors aux lieux moins nobles (passages, pièces de service) des bâtiments.

Argile ou terre, quartz, feldspath qui se vitrifie sous la chaleur, kaolin qui est un adjuvant et les émaux. Ces matières premières sont mélangées et broyées de manière à former une pâte fine et homogène appelée barbotine.

Cette barbotine est ensuite séchée via un atomiseur qui permet d’en extraire l’eau pour n’en retenir que la poudre. Cette poudre est ensuite injectée dans un moule de la taille et de la forme recherchée du carreau, puis est enfin pressée. Après pressage, le carreau est nettoyé puis soumis à plusieurs étapes de séchage pour faire tomber son taux d’humidité de 5-6 % à environ 0,5 %.

Le carreau est ensuite émaillé. Afin de lui donner l’aspect recherché, il existe trois types d’émaillage : l’émaillage à sec, l’émaillage humide et la sérigraphie. Le zircon (ou silicate de zirconium ZrSiO4) est utilisé pour l’opacification des émaux. Cet usage représente 53 % de la consommation mondiale de zirconium.

Le carreau subit une dernière étape de cuisson au four avant d’être conditionné pour la vente ».

Partie 2. Le Musée de la faïence et son Jardin d’hiver (1880)

Source : extraits du site du musée.

« La façade discrète de cette bâtisse de centre-ville cache bien son jeu ! A l’étage, le musée recèle un véritable trésor classé monument historique, presque insoupçonnable de l’extérieur. Si en 1882, vous aviez été un hôte de marque, c’est sans doute dans son magnifique Jardin d’Hiver décoré de carreaux de faïence que Paul de Geiger, le directeur emblématique des faïenceries de Sarreguemines, vous aurait reçu ».

3ème phase de restauration du jardin d’hiver. Youtube de 2’27. Autre Youtube : à partir de 5’40.

Au début du 20ème siècle, l’usine de Sarreguemines, qui se spécialise dans le carrelage décoratif, profite des artistes comme H. Steinlein. Ils sont engagés pour dessiner du carrelage mural pour des grands magasins, des entrées d’immeubles.

Partie 3. Histoire de la faïence à Sarreguemines. Source : infofaïence.

« La réputation de la faïence de Sarreguemines n’est plus à faire. En deux siècles, la petite industrie familiale née à la Révolution a fait chemin. De nombreux amateurs de ces pièces gaies et colorées sont disséminés un peu partout dans le monde.

Paul Utzschneider et Paul de Geiger, véritables hommes-orchestre, ont propulsé la petite ville au tout premier rang de l’industrie faïencière : dès le 19ème siècle, Sarreguemines propose dans le monde entier une vaste collection de faïences, vases, cache-pot, fresques murales, cheminées…

L’activité débute en 1790. Nicolas-Henri Jacobi et deux autres associés installent la première manufacture. Toutefois, la conjoncture n’est guère favorable. Jacobi achète alors un moulin à huile qu’il transforme en moulin de cailloutage situé en bord de rivière, mais sa bonne volonté ne suffit pas : les difficultés d’approvisionnement en matières premières, l’hostilité et la méfiance des habitants, la concurrence des manufactures anglaises et françaises et les troubles de la Révolution poussent Jacobi à céder la place…

Paul Utzschneider et le début de l’expansion

Ce jeune Bavarois dynamique reprend la manufacture en 1800 et la redresse rapidement. Napoléon Ier devient un de ses meilleurs clients et lui passe plusieurs commandes. L’usine produit la plupart de carrelage mural pour le métro parisien quand il est construit.

Utzschneider, un jeune homme inventif, introduit de nouvelles techniques de décoration. L’expansion est telle qu’il doit ouvrir de nouveaux ateliers. Il fait ainsi l’acquisition de plusieurs moulins. Les protestations suscitées par les déforestations l’amènent à l’utilisation de la houille en substitution du bois, mais il faut attendre 1830 pour que soient construits les premiers fours à houille.

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1733. Stengel, architecte des Nassau

Chroniques d’Histoires d’universités sur Sarrebruck et sur Sarreguemines au 18ème siècle.

Partie 1. Biographie de Friedrich Joachim Michael Stengel. Source 1. Article de Wikipédia.

Friedrich Joachim Michael Stengel est un architecte allemand, né le 29 septembre 1694 à Zerbst, mort le 10 janvier 1787 à Sarrebruck.

Au début du 18ème siècle, Nassau-Sarrebruck, Nassau-Ottweiler et Nassau-Usingen s’éteignirent au profit de la branche de Nassau-Usingen. En 1735, cette dernière fut de nouveau divisée entre la Nassau-Usingen et la Nassau-Sarrebruck, qui furent réunies en 1797. En 1806, sous la pression de Napoléon Ier, la Nassau-Weilbourg et la Nassau-Usingen fusionnèrent pour former le duché de Nassau et entrer dans la confédération du Rhin.

Stengel est l’architecte du duc de Gotha, des princes-abbés Constantin de Buttlar et Adolphe de Dalberg, puis des princes de Nassau-Usingen et Sarrebruck-Sarrewerden.

Directeur des constructions des princes de Nassau, il mène l’édification des églises de Harskirchen, Wolfskirchen, Weyer, Berg, Lorentzen et Oermingen. Ces constructions sont ordonnées en 1766 par le prince Guillaume Henri de Nassau-Sarrebruck afin de garantir l’harmonie et la paix entre les confessions catholique et protestante.

Le plus célèbre de ces édifices est la Ludwigskirche de Sarrebruck bâtie de 1762 à 1775.

Source 2. Espace culturel du Temple.

1694. Friedrich Joachim Michael Stengel naît le 29 septembre à Zerbst.

1708 (14 ans). Il commence des études de sciences mathématiques et d’architecture civile à l’Académie de Berlin.

1712 (18 ans). Il part en Italie afin de parfaire ses connaissances en architecture italienne.

1721 (27 ans). Le prince-évêque de Fulda lui confie la mission d’élaborer des plans. Un an plus tard, Stengel poursuit la construction du château résidentiel de Fulda jusqu’à son achèvement.

1729 (35 ans). Stengel n’est pas seulement expert en matière d’architecture mais il s‘intéresse également aux sciences physico-techniques. En 1729, il présente au prince-abbé de Zelle un baromètre lumineux.

1730 (36 ans). Il travaille à Gotha comme ingénieur.

1733 (39 ans). Il est nommé architecte auprès de la cour de Nassau-Usingen où la modernisation du château de Biebrich est une de ses premières missions.

1737 (43 ans). Il crée les plans pour le château résidentiel de Sarrebruck.

1739 (45 ans). La construction commence en 1739. La famille Stengel réside à Sarrebruck.

Vers 1750 (56 ans). La princesse Johanna Elisabeth de Anhalt-Zerbst (la mère de la Tsarine Katharina II de Russie) essaye de convaincre l’architecte Stengel pour la construction d’une résidence attractive de veuvage à Dornburg sur l’Elbe.

1751 (57 ans). Stengel voyage à Zerbst, au moment où commencent les travaux de construction du château de Dornburg. Il donne ses instructions aux artisans locaux et dirige cette construction par correspondance.

1753 (59 ans). Il est nommé au Conseil de chambre et Directeur général de construction.

1762 (68 ans). La première pierre de l’église Ludwigskirche est posée et les constructions du Ludwigsplatz commencent.

1775 (81 ans). Stengel assiste à l’inauguration de la Ludwigskirche.

La Tsarine Katharina II, qui entend parler du talent de Stengel, essaye de le recruter pour la Russie. Stengel décline cette offre, mais son fils Johann Friedrich part pour St Petersbourg où il occupera la fonction d’architecte à la cour impériale.

1787 (93 ans). Stengel décède le 10 janvier à Sarrebruck à l’âge de 93 ans.

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1754-1758. Saint-Jean, Sarrebruck

Suite des Chroniques d’Histoires d’universités sur Sarrebruck – Saarbrücken

Diaporama de 43 photos

Partie  1. La Basilique Saint-Jean est une église catholique située sur le marché Saint-Jean à Sarrebruck. Source : article de Wikipédia.

« St. Johann était administrée à l’époque de la Réforme par un seigneur protestant et seule une chapelle, la chapelle Saint-Jean, était affectée au culte catholique.

Au XVIIIe siècle, sous la domination française de Louis XIV, la population catholique s’accrut. Le pouvoir en place finança alors la construction de la basilique, qui était le seul édifice religieux construit depuis cent ans. Celui-ci fut construit à la place de la chapelle du même nom par l’architecte Frédéric-Joachim Stengel entre 1754 et 1758.

La basilique fut plusieurs fois réaménagée, détruite et rénovée.Elle tient son nom actuel d’une décision de Paul VI qui en fit une basilique mineure en 1975. Elle fait partie d’une paroisse qui compte cinq églises.

L’intérieur a été réaménagé conformément à l’original baroque entre 1972 et 1975″.

Partie 2. Source : Larges extraits du site canadien dédié à la musique d’orgue

« Le 21 décembre 1684, sous la pression du roi Louis XIV, la chapelle St. Johann est retirée au culte protestant et rendue au culte catholique. La base de cette décision veut que dans lieux réunifiés où il existe deux églises, la plus petite soit assignée aux catholiques, et là où une seule église existe, l’utilisation doit se faire en alternance. Selon le point de vue français, comme St. Johann et Saarbrücken ne forment qu’une seule ville, la chapelle St. Johann revient aux catholiques. Les moines prémontrés du monastère de Wadgassen se chargent des services de pastorale.

Lorsque la Paix de Rijswijk est signée le 30 octobre 1697, mettant fin à guerre de Neuf-Ans (1688-1697) entre la France et la Grande Alliance qui inclut l’Angleterre, l’Espagne, l’Autriche et la République hollandaise, la France doit retourner la région de Saar. L’empereur et les autorités impériales catholiques décident que toutes les mesures politico-religieuses françaises continuent de s’appliquer. Ainsi, la chapelle St. Johann demeure catholique.

Vers 1750, la vieille chapelle St. Johann est devenue trop petite pour accueillir tous les catholiques du comté de Saarbrücken. Le curé, Jean-Baptiste Namour, un moine prémontré du monastère de Wadgassen, soumet l’idée de construite une nouvelle église paroissiale aux autorités compétentes qui sont Michael Stein, l’abbé du monastère de Wadgassen, le prince Wilhelm Heinrich (1718-1763), et le roi de France, Louis XV (1710-1774).

Après que l’emplacement et le style du nouvel édifice aient été déterminés, les dons sont recueillis pour financer les coûts de construction. Parmi ceux-ci, Claude Charles de Rouvroy de Saint-Simon  (1695-1760), évêque (1733-1760) de Metz, fait don de 1 000 francs pour le maître-autel alors que le prince Wilhelm Heinrich fait don du bois en provenance de sa  forêt privée. Quelle que soit leur allégeance religieuse, tous les résidents doivent participer aux corvées sur le site.

La construction du clocher est rendue possible grâce à Herz Cerfbeer de Medelsheim (1730-1793), un banquier juif, par un prêt à Strasbourg ».

« Le principal architecte est Friedrich Joachim Stengel (1694-1787) qui a reçu l’aide de l’architecte Heinrich Eckardt au cours de la phase de planification. Ont participé à la construction, les sculpteurs Johann Philipp Mihm (vers 1710-après 1774), Jacques Gounin (avant 1750-après 1775), Jakob Stein, le plâtrier Wunibald Wagner, le peintre et doreur Saladin, et les facteurs d’orgues les frères Stumm. Aussi impliqués sont le maître maçon, les charpentiers, les menuisiers, l’ardoisier, le maître vitrier, les tuyautiers, le forgeron, et le plombier.

La consécration a lieu le 8 janvier 1758 et est présidée par Michael Stein, abbé du monastère des prémontrés de Wadgassen. Le clocher est complété en 1763.

Lorsque la paroisse St. Johann est rattachée au diocèse de Trèves à la suite du Concordat de 1801 avec Napoléon Bonaparte (1769-1821) et soumise à une réorganisation ecclésiastique en 1821, les moines prémontrés sont remplacés par des prêtres séculiers diocésains.

L’édifice a été restauré trois fois au cours du XIXe siècle : en 1835-1836 par l’architecte Fr. Hochapfel, en 1869-1870 par l’architecte Carl Benzel, et en 1879 par l’architecte H. Langwied. En 1907, sous la direction de l’architecte local Gustav Schmoll dit Eisenwerth (1881-1916), l’édifice est agrandi pour y inclure une sacristie, une salle latérale, et une façade de style du nouvel art baroque ».

« Dans les années 1972-1975, l’intérieur est complètement restauré et reçoit une allure baroque. Les travaux sont réalisés par la firme Fuchs, de Würzburg. L’intérieur est peint en blanc et vert océan, tel qu’il était, en 1757, aménagé par Michael Krieger. Pour ce faire, les restaurateurs ont retiré 18 couches de peinture provenant de 217 ans. La voûte en stucco du chœur comprend l’agneau de l’Apocalypse entouré des quatre symboles des évangélistes ».

« Le clocher est intégré dans la façade et forme une entité structurelle avec elle. La façade est divisée en trois parties tant sur la hauteur que sur la largeur. La nef, en forme de salle, intègre un chœur qui se termine par un chevet à six pans ».

« Un des éléments les plus importants de l’ameublement doré est la chaire qui a été fabriquée par le menuisier Hackspill et le sculpteur Graner en 1764. C’est un don de Michael Stein, abbé du monastère de Wadgassen ».

« Les niches contiennent les statues des quatre évangélistes et celle du Christ enseignant. À l’intérieur de l’abat-voix, une sculpture de l’Esprit-Saint sous forme d’une colombe est une allégorie de l’inspiration ».

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Cépage Grolleau, Loire, dès le 18ème

Cépage Grolleau, Loire, dès le 18ème siècle.

Victor & Vincent Lebreton, Grolleau du domaine de Montgilet (Maine et Loire).

Le Grolleau, cépage qui offre des vins légers, aériens aux notes de fruits frais et d’épices. Vin glouglou par excellence, il sera parfait autour d’un apéritif entre copains ou en famille. Une cuvée salivante à découvrir !

Source 1. Extraits de l’article de Wikipédia.

« Le grolleau est un cépage de raisins noirs, assez peu répandu en France. Sa culture serait en régression : 2.201 hectares en 2004 contre 11.400 en 1958. Elle est surtout concentrée dans la vallée de la Loire.

Le grolleau gris est un peu cultivé en Maine-et-Loire, dans la Vendée et la Loire-Atlantique. Le grolleau blanc a été signalé dans l’aire d’appellation des Coteaux-du-Layon.

Les grappes sont assez grosses et les baies sont de taille moyenne. La grappe est tronconique, ailée. Le cépage est vigoureux et il doit être taillé court. Il est sensible à l’excoriose, à la pourriture pédonculaire et le court-noué.

C’est un cépage productif (rendement compris entre 80 et 120 hectolitres à l’hectare). Ses vins sont légers et peu alcooliques (11°5 pour la bouteille photographiée).

Cinq clones ont été agréés ; ils portent les numéros 226, 228, 364, 365 et 366″.

Le grolleau est connu sous les noms Bourdalès, Gamay groslot, Grolleau de Cinq-Mars, Grolleau de Touraine, Grolleau de Tours, Groslot, Moinard, Pineau de Saumur, Plant boisnard.

Source 2. Dico du vin.

le nom Grolleau viendrait du vieux français grolle qui signifie la corneille aussi noire que ce raisin. A grappe assez grosse et compacte, il est connu pour ses forts rendements qui peuvent atteindre jusqu’à 120 hl/ha. Il fait partie de l’encépagement des appellations Touraine, Rosé de Loire, Crémant de Loire, Anjou et Saumur mousseux et Rosé d’Anjou. Ce cépage qui donne des vins légers, peu alcoolique est partout en régression au bénéfice du gamay et du cabernet franc. Il occupe aujourd’hui un peu plus de 2 000 ha.

Source 3. Blog Les cépages de Loire

« Aujourd’hui, il est connu sous les noms Grolleau Noir N et Grolleau Gris G. Il existe des mentions de Grolleau blanc au 19e siècle, probablement liées à la couleur du vin plutôt qu’à celle des baies.

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18ème. Brasser à Strasbourg, Paris

18ème siècle. Brasseries à Strasbourg et Paris.

Partie 1. Brève Histoire de la Bière, du 15ème au 19ème siècle. Sources : blog Brewnation et Wikipédia.

Du développement de l’activité brassicole. L’année 1446 est décisive pour la bière. Jusque là la bière était avant tout considérée comme un substitut au vin produit en quantité en Alsace. Si le vin venait à manquer, le public se tournait logiquement vers la bière.

La bière continue donc son développement et, au 16ème siècle, on compte six brasseries dans la ville de Strasbourg. Elles produisent 1 300 hectolitres de bière.

Au 18ème siècle, on recense jusqu’à 300 brasseries artisanales en Alsace.

1775. De la culture du Houblon (source). Les premiers plants de houblon domestique sont apparus en Alsace, dans le secteur d’Oberhofen-sur-Moder vers 1775, sous l’impulsion d’un ecclésiastique féru de botanique : le pasteur Charles Ehrenpfort. Il crée du même coup un véritable marché local. Mais c’est François Derendinger, un brasseur allemand du Pays de Bade voisin installé à Haguenau, qui va lancer les houblonnières modernes en Alsace. Après plusieurs tentatives avec des houblons bavarois, c’est finalement un houblon de la région de Saaz qui sera retenu. Derendinger rapporte 800 plants de Bohême, qui vont constituer la souche initiale du houblon alsacien. Les premières parcelles apparaissent à Haguenau en 1808.

De la distribution de la bière (source). Chacune des brasseries disposait d’un débit pour la vente directe de bière. Elle était vendue sur place ou dans les débits de boisson à proximité de la brasserie.

De la corporation des brasseurs (source). Vers le milieu du 17ème siècle, la rumeur publique prétendit que la levure de bière que les brasseurs vendaient aux boulangers était mauvaise et empoisonnait le pain. Mais les brasseurs sortirent vainqueurs et ils continuèrent à avoir le monopole de la vente de la levure… On pouvait interdire de brasser les années de disette pour garder les céréales pour l’alimentation: en 1693 par exemple. En temps ordinaire, on ne pouvait faire par jour, dans chaque brasserie, qu’un seul brassin de quinze setiers de farine maximum. Le brasseur devait, à chaque brassin, avertir le commis de la perception de l’heure où il mettait le feu sous la chaudière, sous peine d’amende et de confiscation… A la fin du 18ème siècle, la corporation était dirigée par trois jurés ou gardes. L’apprentissage durait 5 ans, faire trois ans de compagnonnage et réaliser un chef-d’œuvre avant de devenir maître… À partir de 1783, les brasseurs sont autorisés à brasser toute l’année.

De la révolution : elle établit la liberté de brasser. Cela tente apparemment pas mal de Strasbourgeois puisque entre 1789 et 1795, 24 nouvelles brasseries se créent.

La brasserie devient le fruit de l’activité de grandes familles protestantes (une cinquantaine alors). Dès lors, la recherche de bénéfices allait promouvoir le secteur.

19ème siècle. Deux évènements majeurs vont révolutionner la distribution de la bière: l’invention de la fermentation basse grâce au travail sur les levures de Louis Pasteur et le développement des moyens de transport.

Partie 2. Trois Brasseries fondées au 18ème siècle

Schutzenberger : fondée en 1740 dans le quartier de la Krutenau à Strasbourg, elle devient brasserie royale sous Louis XV et Louis XVI.

La Révolution la renomme Grande brasserie de la Patrie.

Brasserie de l’Espérance : fondée en 1746 à Strasbourg;

Source. Nicolas Stoskopf, Les Hatt, une dynastie de brasseurs strasbourgeois de 1664 aux années 1980.Vandelle Éditions, 2018, 9. Hal Open Science

« Le second fils de Jérôme V et Catherine Goll, Jean Hatt (1720-1753), est le fondateur en 1746 de la Brasserie de l’Espérance (Zur Hoffnung). Quand Jean a, conformément à la tradition – et devançant d’un an son frère aîné – réalisé et présenté son chef-d’œuvre en tonnellerie, il postule à la maîtrise en 1745. Sa requête est une première fois rejetée en août de la même année au prétexte qu’il ne possédait pas de brasserie, puis finalement satisfaite le 20 janvier 1746.

C’est qu’il a entre-temps, le 20 décembre 1745, acquis d’Anne Catherine, née von Herff, veuve d’Antoine Vogler, intendant général de la Commanderie des chevaliers teutoniques à Andlau, un immeuble situé à l’angle de la rue des Veaux et de la rue de la Pierre-Large pour un montant de 2 250 livres de Strasbourg. Constitué d’une maison sur rue, d’une autre sur l’arrière, de deux cours et d’une ferme, Jean y a obtenu du Conseil des XV un permis d’installation d’une brasserie contre versement de deux contributions pour un total de 120 livres. Quelques jours auparavant, le 4 décembre 1745, Jean Hatt vendait à Marie Ève. Cousteau, épouse du lieutenant d’artillerie Antoine Cousteau, la maison de l’Oie d’or, place Saint-Étienne, et une maison mitoyenne avec cour sur la rue des Pucelles, l’ensemble pour 1 228 livres de Strasbourg. La maison mitoyenne était d’ailleurs une acquisition récente dont l’achat remontait seulement au 29 juillet de la même année. Tout porte à croire que cette vente est directement motivée par l’acquisition de l’immeuble de la rue des Veaux, sans doute mieux adapté à son projet de brasserie.

Le 12 novembre, Jean emprunte auprès du brasseur strasbourgeois Jean-Georges Klein 1 750 livres de Strasbourg à 4 % d’intérêt. Le débiteur donne en gage la Brasserie de l’Espérance avec tout son matériel et les droits attachés. Son beau-frère, le forgeron strasbourgeois Jean Conrad Heyl, se porte caution solidaire sur ses biens propres.

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L’Art Brut et la Collection Wurth

Art Brut. Un dialogue singulier avec la collection Würth.

Le musée Würth d’Erstein a ouvert ses portes en 2008 à côté du nouvel établissement de la firme allemande.

Mon épouse et moi sommes arrivés à Strasbourg en juillet 2009. Nous avons visité et photographié la plupart des expositions Würth  d’Erstein… Mais le joyau de la Collection se trouve en Souabe.

Partie 1. Würth. Exposition dans la Chapelle Saint-Jean de Schwäbisch Hall (Bade-Wurtemberg) et quatre expositions à Erstein (Bas-Rhin).

20 septembre 2019. Escapade culturelle dans le berceau historique de la firme à Schwäbisch Hall (Bade-Wurtemberg). 

2011. Première exposition visitée au musée Würth d’Erstein : celle consacrée à Anselm Kiefer

Cliquer sur les images pour les agrandir

28 novembre 2015. Fernando Botero, 30 ans en 1962. Adam et Eve, 1998

2 mars 2018. 1940. Hélène de Beauvoir a 30 ans. Autoportrait, 1955

29 janvier 2020. Guimaraes, collectionneur d’Art africain

Partie 2. Art brut. Un dialogue singulier avec la collection Würth. Source : présentation de l’exposition sur le site du musée.

Diaporama de 44 photos

Emil NOLDE (1867-1956). Vieil homme barbu et jeune femme (1930-1931)

« Avec l’exposition Art brut. Un dialogue singulier avec la Collection Würth, le Musée Würth propose à ses visiteurs d’emprunter un chemin inhabituel, celui d’un art collecté d’abord dans les institutions psychiatriques, puis découvert chez des autodidactes, souvent en marge de la société.

L’exposition couvre une large période, du début du XXe siècle jusqu’à nos jours, autour d’une cinquantaine d’artistes bruts, aussi dits non-professionnels. Une telle expression artistique individualisée germe la plupart du temps sur le terreau de l’isolement social, affectif ou économique, les auteurs n’ayant jamais constitué d’eux-mêmes un mouvement ou un groupe. Poussées par une nécessité intérieure puissante, dans un contexte asilaire et précaire, ces pratiques du dessin, de la peinture ou encore de l’assemblage se révèlent être, tels des soins auto-prodigués, de véritables actes existentiels de création et des témoignages de vie singuliers.

Si dès le début du XXe siècle, ces œuvres sont remarquées et collectées dans les institutions psychiatriques par des médecins avertis, elles ont ensuite, dans les années 1920, intéressé et attiré les surréalistes, puis été récupérées, à l’aube de la Deuxième Guerre mondiale, par l’idéologie nazie pour alimenter la propagande autour de l’art dégénéré.

Ce n’est qu’en 1945 que l’artiste Jean Dubuffet théorise le concept d’Art brut, pour remettre en question la définition même de l’art au sortir d’un conflit mondial dévastateur. Depuis, d’autres désignations ont été imaginées et discutées : art singulier, art hors les normes, Outsider Art ou art populaire« .

Jean DUBUFFET (1901-1985), la Dame blanche, 1952

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Biscuits, expo Manufacture de Sèvres

Suite des chroniques du blog Histoires d’universités sur les faïenceries au 18ème siècle.

Partie 1. Sèvres – Manufacture et Musée nationaux. Communiqué de presse. Biscuits, exposition du 18 janvier au 1 avril 2023.

« L’exposition de soixante-dix sculptures, du XVIIIème siècle à nos jours, met en lumière la variété, la finesse et la virtuosité du modelé des biscuits de Sèvres, qui participent à la légende de la Manufacture.

Inventé en 1752 à Sèvres pour se démarquer des autres productions de Meissen en Saxe ou de Chine, émaillées et peintes, le biscuit désigne une pâte de porcelaine qui, contrairement à ce que laisse supposer son nom bis-cuit ou cuit deux fois, ne subit qu’une seule cuisson à haute température et ne reçoit ni émail ni décor. Le terme dérive de l’italien biscotto qui, dans les faïenceries italiennes de la Renaissance, désignait la pâte avant cuisson dont l’aspect épais et grumeleux rappelait sans doute la pâte à biscuit des pâtissiers.

Cette invention, révélant la blancheur de la matière et les détails les plus fins qui ne sont plus aplanis par la couche d’émail, rencontre rapidement le succès auprès de membres de la Cour et incite l’institution à développer cette production. Réalisation du modèle en argile crue, travail du plâtre pour confectionner des moules, nouvelle technique de moulage par estampage et contrôle de la cuisson délicate de la porcelaine à sa plus haute température révélant cet effet unique évoquant le marbre blanc : la technique est encore à l’œuvre dans les ateliers de la Manufacture.

Depuis 1740, Sèvres – Manufacture et Musée nationaux préserve, enrichit et révèle un patrimoine matériel et immatériel unique au monde. Lieu de vie hors du commun, Sèvres célèbre la passion de la matière, le respect des gestes séculaires des artisans céramistes et la beauté des œuvres d’art qui traversent les âges. Maison de création, de transmission et d’inspiration, Sèvres offre des expériences singulières à vivre, à partager et à offrir.

Le décor de la table bénéficie tout particulièrement de ce renouveau de la sculpture à Sèvres et les biscuits, en compositions de plusieurs éléments, de la simple paire faisant échos à la symétrie alors en vogue dans les décors Rocaille au plus large surtout, mettent en scène les nouvelles salles à manger. Ces nouveaux objets décoratifs et la pratique des cadeaux diplomatiques sous les règnes successifs de Louis XV et Louis XVI vont, dès lors, largement participer à la grande diffusion des biscuits à travers l’Europe, à leur reprise par les différentes manufactures européennes et à l’association durable du biscuit au goût et au savoir-faire français dans les arts décoratifs.

L’exposition Biscuit(s) réunit un groupe de figures emblématiques créées à Sèvres du XVIIIème siècle à aujourd’hui : elle présente ainsi le travail d’artistes illustres du siècle des Lumières, membres de l’Académie royale et amenés à diriger les ateliers de la Manufacture : les sculpteurs Jean-Jacques Bachelier, Étienne Maurice Falconet ou Louis-Simon Boizot et des biscuits reproduits d’après des gravures du peintre François Boucher« . Chronique du blog Histoires d’universités : François Boucher, 30 ans en 1733.

Exposition Zu Tisch! Die Kunst des guten Geschmacks, Alte Sammlung, Sarrebruck, 2022

Partie 2. Le bouquet de Delphine (1787). Chronique d’Histoires d’universités

Le bouquet de Delphine de Sabran (1770-1826), Manufacture de Niderviller, 1787. Matière et technique : porcelaine, modelage, assemblage, pastillage, biscuit. Musée du Pays de Sarrebourg. Diaporama de 11 photos.

Histoire de la Faïencerie de Niderviller (1735-1793). « Le biscuit est une porcelaine, tendre ou dure, cuite sans glaçure à haute température (de 1200 à 1400 °C).

Créé au sein de la manufacture de Niderviller par les ouvriers, selon l’histoire orale de la manufacture, pour être offert à la Comtesse de Custine, Delphine de Sabran (1770-1826) ».

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Les Tiepolo, peintres vénitiens

18ème siècle. Le père, Giambattista Tiepolo, est né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770. Source : extraits de l’article de Wikipédia

« Il a travaillé dans plusieurs grandes cours européennes, fait caractéristique de la circulation des artistes dans l’Europe des Lumières.

Représentatives du style rococo, ses œuvres qui ont fait sa réputation sont les grands cycles de fresques qu’il a peints à Venise et dans sa région, mais aussi à Bergame ou Milan et, hors d’Italie, à Madrid et à Wurtzbourg pour décorer palais et églises. Il a également laissé de nombreux tableaux et esquisses peintes.

Il est le mari de Maria Cecilia Guardi, sœur des peintres vénitiens Francesco Guardi et Gianantonio Guardi. Il est le père des peintres Giandomenico Tiepolo (1727-1804) et Lorenzo Tiepolo (1736-1776) ».

Liste de peintures de Giambattista Tiepolo

Trois diaporamas (photos de Pierre Dubois)

Giambattista, Louvre : 17 photos (4 œuvres, cartels, détails).

Giambattista, Beaux-arts Strasbourg, Cognacq-Jay, Petit Palais : 17 photos (4 œuvres, cartels, détails).

Giandomenico (fils de Giambattista), Louvre, Beaux-arts Strasbourg : 19 photos (3 œuvres, cartels, détails).

Partie 1. Biographie de Giambattista Tiepolo. La formation, les premières réalisations (1714-1730) (source : Wikipédia)

1696 (mars). Giambattista naît à Venise. Il est le dernier des six fils de Domenico Tiepolo, capitaine d’un navire marchand, et de sa femme Orsetta Marangon.

1697 (mars). Son père meurt, laissant la famille dans des difficultés économiques persistantes.

1710 (14 ans). Tiepolo entre comme élève dans l’atelier de Gregorio Lazzarini, peintre éclectique, capable de combiner les différents enseignements de la tradition vénitienne. Il en apprend les premiers rudiments, mais aussi le goût du grandiose et du théâtral dans les compositions.

1715 (19 ans). Il commence à peindre les cinq arcs des autels de l’église vénitienne Santa Maria dei Derelitti, avec des figures d’apôtres appariées, avec des clairs obscurs violents et des tons sombres.

1716 (20 ans). Il travaille pour le doge en exercice, Giovanni II Corner, exécutant des peintures et des portraits dans son palais, dont celui de Marco Corer, le premier doge de la famille.

1717 (21 ans). Première mention de l’artiste dans la Fraglia (Corporation) des peintres vénitiens.

1719 (23 ans). Le 21 novembre, Tiepolo  épouse secrètement Maria Cecilia Guardi (1702-1779), un mariage qui durera plus de cinquante ans. Au moins dix enfants naissent de cette union, dont quatre filles et trois garçons survivront.

1719-1720. Il réalise ses premières œuvres profanes, la décoration du hall du premier étage de la villa Baglioni (Padoue-Massanzago).

1721 (25 ans). Il reçoit la commande la Madonna del Carmine pour l’Église Sant’Aponal, qu’il commence en 1722 et livre en 1727.

1724 (28 ans). Il peint la voûte à l’église de l’Ospedaletto avec le Sacrifice d’Isaac, dernier exemple de ses voies initiales sombres. A partir de ce moment, son style s’oriente vers des couleurs vives aux tonalités claires immergées dans une luminosité solaire.

1724 et 1725. Il travaille à la décoration du Palazzo Sandi avec la grande fresque au plafond de la salle dédiée au Triomphe de l’éloquence, thème iconographique probablement dû à la profession du client, l’avocat Tommaso Sandi.

1727 (31 ans). Le 30 août, naît son fils Giandomenico (1727-1804), son futur collaborateur.

1726-1729. Tiepolo partage son travail entre Udine et Venise, toujours pour des commandes reçues des frères Dolfin, et s’organise pour dédier les saisons les plus chaudes aux fresques et les plus froides aux toiles.

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