Archives de Tag: Patrimoine

1580-1765. Les Jésuites à Molsheim

Oswald (Grégory) et Schlaefli (Louis), Les Jésuites à Molsheim et ses environs (1580-1765), Société d’histoire et d’archéologie de Molsheim et environs, 2015, 128 pages.

1306. Jean de Dürbheim est chancelier de l’empereur Albert Ier, prince-évêque d’Eichstätt de 1305 à 1306 puis de Strasbourg de 1306 à sa mort (6 novembre 1328). Il fait construire un hôpital à Molsheim et y renforce les remparts. Il est représenté en gisant dans le transept sud de l’église des Jésuites.

1507-1541. Guillaume III de Hohnstein (mort à Saverne en 1541) est prince-évêque de Strasbourg sous le règne des empereurs Maximilien Ier de Habsbourg et Charles Quint, et les pontificats de plusieurs papes depuis Jules II à Paul III.  Durant plus de 20 ans (1518-1541), il est confronté à la Réforme ; il est en première ligne de l’opposition catholique.

1518. Les 24 propositions de Luther circulent dans Strasbourg.

1521-1529. Le protestantisme se répand en Alsace. Le Magistrat de Strasbourg y est favorable . Toutes les églises de la ville, même la cathédrale, passent à la Réforme. De ce fait, les ordres religieux mis en danger durent chercher un lieu de refuge dans une ville située au centre de l’Alsace, appartenant à l’évêque, suffisamment grande et bien protégée par un mur d’enceinte. Molsheim répondant à tous ces critères fut choisie. En 1529, une forte majorité du Magistrat de Strasbourg vote en faveur de l’interdiction de la messe catholique.

1539. Jean Calvin est accueilli dans la cathédrale de Strasbourg, devenu un temple protestant depuis 1529.

1549. Après sa victoire sur la ligue de Smalkalde (dont Strasbourg fait partie), l’empereur Charles Quint impose le maintien de trois paroisses catholiques dans Strasbourg.

1580. L’évêque de Strasbourg, Jean IV de Manderscheidt (né en 1538), appelle les Jésuites en Alsace. Il les installe dans la chapelle et le bâtiment de l’ancien hôpital. Ils fondent un Collège.

1592. Mort de Jean de Manderscheidt. Les factions catholiques et protestantes du Grand chapitre de la cathédrale choisissent chacune un évêque, l’un protestant, l’autre catholique. Il va en résulter une guerre entre ces deux évêques qui va ensanglanter la Basse Alsace.

1604. Le traité de Haguenau rétablit la paix. Charles de Lorraine devient évêque de Strasbourg

  • Charles de Lorraine, né à Nancy le 1er juillet 1567, mort à Nancy le 24 novembre 1607, est un prince de la maison de Lorraine qui fut cardinal, évêque de Metz de 1578 à 1607, primat de Lorraine de 1602 à 1607, et évêque de Strasbourg de 1604 à 1607.

1605. Les chanoines de la cathédrale de Strasbourg sont chassés par le Magistrat de la ville. Ils viennent trouver refuge derrière les murs de Molsheim. L’évêque de Strasbourg va alors s’appuyer sur les Jésuites se trouvant dans la ville épiscopale de Molsheim pour rétablir la foi catholique dans Strasbourg. La ville devient un bastion de de la Contre-Réforme (Concile de Trente, 1545-1563).

1613. Les Jésuites fondent un Séminaire.

1617. Ils créent l’Université de Molsheim.

Lire la suite, page 2, L’église des Jésuites. Page 3. Molsheim après l’expulsion des Jésuites.

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1765. Reims, Place Royale, Louis XV

Reims, Place Royale avec, en son centre, la statue de Louis XV, sculptée par Pigalle et inaugurée en 1765. Citations d’extraits de l’article de Wikipédia

« La place royale porte ce nom en raison de la présence sur cette place de la statue de Louis XV ».

« La place actuelle faisait partie de l’emprise du forum romain. Elle en reprend les axes principaux (Cardo et Decumanus), mais, au fil du temps, elle se ferma sous la pression des constructions d’habitations, qui appartenaient en grande partie au chapitre de Notre-Dame regroupé sous l’appellation de Grand Credo.

1744. Au XVIIIe le lieutenant des habitants (1746-1751), Louis-Jean Levesque de Pouilly, proposa le percement du Grand Credo, rappelant qu’en 1744, la reine Marie Leszczyńska allant voir son mari le roi ne put traverser la ville en son carrosse.

1748. Le 16 décembre, par délibération, le conseil municipal approuva le projet et fit dresser un plan par M. de Monthelon.

1751. Trudaine et Henri Louis de Barberie de Saint-Conteste firent une étude pour l’amélioration des routes royales.

1752. La municipalité et M. Jean-François Rogier, le lieutenant des habitants, demandèrent à Levesque le 3 décembre de relever un plan de la ville qui servit à adresser au roi une requête en ce sens.

1755. Le choix fut arrêté par l’arrêt du Conseil d’état du 20 mai qui posait la construction d’une place de 28 toises par 40 avec une rue de 1 200 de long, le Roi y joignant une aide pécuniaire pour l’exécution. Cette place serait alors le croisement des routes de Paris aux frontières de Champagne et des Flandres à la Bourgogne.

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1757-1774. Collège royal et Séminaire

« Réunion » au royaume de France en 1681. Strasbourg, conservant sa foi protestante, est contrainte de s’ouvrir aux catholiques et notamment aux Jésuites que l’évêque loge au Bruderhoff. Ils y installent, dès la fin du 17ème un séminaire, un collège secondaire (chronique : 1685, le père Jean Dez est le premier proviseur) puis une Université (chronique : 1702, l’université catholique de Molsheim est transférée à Strasbourg). Ces trois institutions éducatives catholiques enserrent totalement le chevet de la cathédrale Notre-Dame.

Le prestige, la bonne marche de ces institutions ne peuvent s’accommoder de bâtiments hétéroclites et vétustes. Une reconstruction s’impose.

1757-1759. Le nouveau Collège Royal, devenu le Lycée public Fustel de Coulanges en 1919,

Album de 15 photos

Divers plans sont proposés entre 1755 et 1757 par les architectes Le Mire, Joseph Massol et Saint Martin. Finalement choisis, les plans de Le Mire sont exécutés de 1757 à 1759, sous la direction de Massol, architecte de l’évêché. L’expulsion des jésuites de France, en 1762, transforme l’établissement en collège royal.

Entièrement en pierre de taille de grès rouge, la façade sur la place est animée par des saillies matérialisées par des chaînages à refends, surmontée de frontons curvilignes.

L’harmonieuse combinaison des verticales (chaînages) et des horizontales (bandeaux de pierres entre les étages), la sobre mouluration des fenêtres, au cintre légèrement arqué, aux clés alternativement nues ou sculptées, illustrent le succès et la persistance de la diffusion à Strasbourg du Style « Régence » introduit dès 1725 par la construction de l’Hôtel du Grand Doyenné (évêché).

Un autre courant esthétique, le « rococo », également fort prisé à Strasbourg depuis 1745, y trouve sa place dans les frontons ornés de cartouches rocaille qu’entoure un décor de rayons, de végétaux, de nuages et d’angelots.

Enfin, le traitement différencié des façades du collège, riches et raffinées sur la place, sobre sinon austères, sur la rue de la Râpe et des Écrivains, témoigne des qualités d’urbanistes de Le Mire et de Massol qui réussissent l’intégration d’un aussi vaste bâtiment dans un quartier densément et anciennement construit ».

Album de 8 photos

Sur le fronton, l’origine catholique de l’établissement – JHS – a été martelée. Lors de la Révolution ?

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1702, Strasbourg, Univ. catholique

1702. Université catholique de Strasbourg.

Source : citations de Historique de la formation des séminaristes du diocèse à Strasbourg de 1580 à 1945

Molsheim. Le collège des Jésuites avant 1607

Au cours du synode diocésain de 1549, l’évêque Érasme de Limbourg fit part de son grand désir d’ériger une école catholique.

Ce collège ouvrit ses portes le 25 mars 1580 sous l’épiscopat de Mgr Jean de Manderscheid. A la rentrée, le 3 novembre, on compta 84 écoliers issus des meilleures familles de la région avoisinant Molsheim.

En novembre 1581, on dénombre déjà 160 élèves. Mais la peste rendit obligatoire le transfert du collège le 23 novembre à Saverne, où l’épidémie n’avait pas encore sévi et dura durant cinq mois jusqu’au 18 avril 1582.

Dans le programme des cours, une part non négligeable revient à expliquer le catéchisme de Pierre Canisius qui servait de base à la formation théologique et spirituelle des jeunes élèves (Canisius dont l’action fut importante dans la lutte contre les idées de la Réforme).

En 1592, le père Théodore Busaeus, alors recteur du collège, ouvrit aussi des cours de théologie et son établissement devint un véritable Séminaire à part entière.

Molsheim entre 1607 et 1683

Le cardinal Charles de Lorraine, évêque de Strasbourg, reprit à cœur, la fondation d’un séminaire afin de répondre aux décisions du Concile de Trente pour la formation d’un clergé diocésain.

A Molsheim, une nouvelle construction fut menée pour se terminer en 1606. Le 30 mai 1607, le cardinal de Lorraine signa l’acte de fondation du séminaire ; le 31 juillet, il sollicita le provincial des Jésuites de la province du Rhin de Mayence pour la direction intellectuelle, morale et financière de ce séminaire. Le projet de séminaire est remis en cause à la mort de ce jeune cardinal le 24 novembre 1607.

L’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg, son successeur, nouvel évêque de Strasbourg convertit en 1617, le collège de Molsheim en université investie du droit de conférer les grades académiques pour la philosophie et la théologie, ce qui valut au collège d’être dénommé Leopoldianum entre 1607 et 1684.

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1722 (25 octobre). Sacre de Louis XV

Le jeune Louis XV est sacré et couronné à Reims le 25 octobre 1722. Il atteint sa majorité (13 ans) l’année suivante et est déclaré majeur lors du lit de justice du 22 février 1723. Celui-ci met fin à la Régence du duc d’Orléans. Louis XV gouverne désormais personnellement, prend la tête du Grand Conseil.

Le déplacement du Roi, pour son sacre à Reims, dura près d’un mois (16 octobre  – 8 novembre 1722).

Album de dix photos (photographies de la cathédrale de Reims et de l’abbatiale de Saint-Remi par Pierre Dubois).

Sources.  1. Jean-Christian Petitfils, Louis XV, Perrin, 2014, pp. 100-107. 2. Le Sacre de Louis XV, Roy de France et de Navarre, dans l’Église de Reims, le Dimanche XXV Octobre MDCCXXII, Collections de gravures numérisées de la bibliothèque de l’INHA.

Départ de Versailles le 16 octobre 1722, première nuit passée aux Tuileries à Paris, puis deux étapes, la première à Villers-Cotterêts (domaine privé du Régent), la seconde à Soissons (visite de deux abbayes), puis direction Fismes pour l’arrivée à Reims en début d’après-midi le 22 octobre. 

Le prince de Rohan, gouverneur de Champagne, était allé à sa rencontre, accompagné des édiles municipaux, pour lui remettre les clés de la ville. Le roi traversa la ville en fête, au milieu d’une foule nombreuse, gagna la cathédrale où l’attendait l’archevêque duc de Reims, Monseigneur de Rohan. Les deux bourdons sonnaient à pleines volées. Un Te Deum fut chanté. Le lendemain, plusieurs messes à Saint-Nicaise, puis à Saint-Pierre aux Nonnains.

Dimanche 25 octobre, cérémonie du sacre dans la cathédrale : les serments, l’onction, le couronnement. Un sacre de pas moins de six heures. « Antique rituel à valeur hautement symbolique, l’émouvante cérémonie du sacre était un acte politique et religieux qui consacrait le mariage du roi et de la France. Au fil des ans, le rituel avait évolué, de même que sa signification. Conçue au début pour soumettre le pouvoir royal au contrôle ecclésiastique, cette cérémonie se transforma à partir de Louis XIII et Louis XIV en acte sacralisant l’autorité légitime et accroissant la puissance de l’État. Le roi devenait lors du sacre l’Oint du Seigneur, le représentant de Dieu sur terre, investi par le Ciel pour régner en maître absolu sur ses sujets soumis et adulateurs. Les conséquences de la théorie du droit divin étaient redoutables : désobéir au roi revenait, en principe, à commettre un sacrilège ».

Puis festin au Palais du Tau. « Louis mangea seul à une table, placée sur une estrade surmontée d’un dais. On y avait placé sur des coussins, la couronne de Charlemagne, le sceptre et la main de justice ».

26 octobre, Cavalcade traditionnelle à l’abbaye de Saint-Rémi : Louis XV put y contempler la sainte ampoule. Il y retourna le 29 pour y toucher et guérir les écrouelles de quelque 2000 scrofuleux. 700 prisonniers furent libérés et crièrent « Vive le Roi ».

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« En rentrant à Paris, le Régent retint le roi deux jours dans sa propriété de Villers-Cotterêts pour le régaler de fêtes, d’illuminations, de collations, d’une battue au sanglier, d’une foire, de manèges et de loteries dans le parc. On y aurait débouché 80 000 bouteilles de vin. A Chantilly, le duc de Bourbon offrit une nouvelle débauche de divertissements, chasse au cerf, pêche dans l‘étang, collations, buffets avec leurs pyramides de friandises, concert, comédie, feu d’artifice ».

Dimanche 8 novembre, « Louis rentre à Paris, après s’être incliné devant la châsse de Saint-Louis et la sépulture de Louis XIV en l’église abbatiale de Saint-Denis. Il reçut un accueil délirant dans la capitale ».

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Attribution de marché : favoritisme ?

Deux ans de prison avec sursis requis contre l’ex-président de l’Université d’Orléans, Youssoufi Touré, 29 mai 2020, par Christophe Dupuy, France Bleu Orléans

« Deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d’amende ont été requis par la justice contre Youssoufi Touré. L’ancien président de l’Université d’Orléans comparaissait jeudi devant le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics et favoritisme dans l’attribution de marchés publics.

Youssoufi Touré en mai 2012 dans le château de la Présidence : 5 photos du blogueur

Au final la question d’une « gestion autocratique », d’un « manque de contrôle » et d’un « domaine réservé du président » s’est posée tout au long du procès. Six mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende ont été requis également contre l’ancienne maîtresse de Youssoufi Touré et gestionnaire de projet, A.F ».

Soupçons autour du contrat de la réhabilitation du hall Darcy

« Autre reproche à l’encontre de Youssoufi Touré : le dossier de la réhabilitation du Hall Darcy, bâtiment de Polytech, sur le campus orléanais. Au départ de l’opération, en avril 2013, un contrat de 640.000 euros est signé. Mais en juin 2014, le montant passe à 1 million 300.000 euros, via un simple avenant signé avec le cabinet d’architecte Abonneau. Il aurait fallu lancer un nouvel appel d’offres, conformément au code des marchés publics, a expliqué l’un des avocats de l’université.

Polytech Orléans en 2009 : 9 photographies du blogueur

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1722-1728. Le Palais épiscopal

« En 1722, le prince de la Tour d’Auvergne fait construire la résidence du grand doyen du Chapitre de la cathédrale. Cet Ancien Hôtel du Grand-Doyenné loge aujourd’hui par  l’Archevêché de Strasbourg (3 rue du Parchemin, 16 rue Brûlée).

Album de 16 photos grand format

D’après le dictionnaire historique des rues de Strasbourg, cet hôtel est le premier construit dans le style demeure Parisienne. La façade est de style Régence, avec un archaïsme dans l’utilisation de tuiles en queue de castor.

On apprend dans l’ouvrage Panorama Monumental que l’édifice est dû à l’architecte exécutant Malo Auguste Saussard (biographie ci-dessous), architecte des bâtiments du Roi et ancien élève de l’Académie de France à Rome, et à l’entrepreneur Arnaud Lagardelle.

L’ouvrage précité ajoute même qu’il est probable que les extérieurs soient de Robert de Cotte, Premier Architecte du Roi. Cet architecte ayant été consulté sur les intérieurs et le jardin. Et de conclure « Les belles proportions de l’édifice, sa calme simplicité, portent en tout cas la marque de son influence » .

Malo Auguste Saussard, architecte (1690 – mort après 1737)

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1755. J-F. Blondel, architecte royal

Chroniques sur l’Histoire du 18ème siècle

Jacques-François Blondel, né à Rouen le 8 janvier 1705 et mort à Paris le 9 janvier 1774, est un architecte et théoricien français. Son père était marchand chapelier à Paris.

La chronique du blog cite deux sources : la rubrique de Wikipédia, les notices de l’exposition Jacques-François Blondel, architecte des Lumières, Metz, 12 avril au 13 juillet 2018. Les photos datent de ma visite de l’exposition messine.

Jacques François Blondel en 1770, Musée Carnavalet, Exposition de Metz

Années de formation de Jacques-François Blondel auprès de son oncle, Jean-François (1683-1756), architecte et graveur.

1729 (24 ans). Premier mariage : respect de la tradition du bâtiment qui scelle par le contrat une alliance de métiers. Marie-Anne Garnier est fille d’un maître serrurier parisien.

1737 (32 ans) et 1738 (33 ans). Publication De la distribution des maisons de plaisance, et de la déclaration des édifices en général.

1739 (34 ans). Blondel ouvre un premier cours à Paris, offrant ainsi un enseignement de remplacement à côté de celui de l’Académie royale d’architecture, jugé défaillant. Cette Académie a été créée le 30 décembre 1671 par Louis XIV.

1740 (35 ans). La bibliothèque Mazarine conserve un manuscrit de Blondel fils qui pourrait être daté aux environs de 1740. Abrégé d’Architecture concernant la distribution, la décoration et la construction des bâtiments civils. Il reprend et résume sa publication De la distribution des maisons de Plaisance…

1742 (37 ans). L’Académie refuse d’agréer l’École des Arts de Blondel.

1743 (38 ans). Une première fois refusé par l’Académie royale d’architecture, il compense en ouvrant une école privée d’architecture, l’École des Arts. Ouverte à la fois aux apprentis architectes, aux maîtres d’ouvrage et aux artisans, elle propose une formation complète, mêlant théorie, mathématique et pratique. Elle fermera à deux reprises !

1745 (40 ans). Metz. Décor éphémère pour la porte Saint-Martin, célébrant le retour victorieux de Louis XV après la bataille de Fontenoy (11 mai 1745), pendant la guerre de Succession d’Autriche (1740-1748). Blondel est l’auteur du décor, mais les deux dessins sont signés par l’un de ses élèves, Pieter de Swart, hollandais alors en formation à Paris.

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1744. Strasbourg fête Louis XV

Chroniques du blog sur le 18ème siècle en France et en Europe.

La maladie de Louis XV à Metz, en août 1744 (le roi a 34 ans), puis les fêtes somptueuses organisées à Strasbourg début octobre, à l’occasion des victoires de l’armée royale en Flandres et à l’Est du Royaume et de la convalescence du roi, constituent une période clé de la Guerre de succession d’Autriche (1740-1748).

Cette chronique se déroule entre le 1er juillet 1744 et la prise de Fribourg en Brisgau, le 6 novembre 1744 (source Wikipédia).

1er juillet. Charles de Lorraine franchit le Rhin et envahit l’Alsace à la tête des armées autrichiennes. Louis XV part à sa rencontre avec une partie de l’armée. Il tient être à la tête des troupes royales.

10 juillet. Prise de Furnes en Flandres.

7 août. Le roi de France, en visite aux armées, tombe malade à Metz (chronique à venir).

23 août. Charles de Lorraine, poursuivi par les troupes françaises du maréchal de Noailles, repasse le Rhin au sud de Fort-Louis pour aller au secours de la Bohème.

26 août. Metz, rétablissement du roi.

30 août. Les troupes françaises du maréchal de Coigny, après avoir franchi le Rhin, mettent le siège devant Fribourg.

5 au 10 octobre. Le roi se rend en visite à Strasbourg. Description des Fêtes données par la Ville de Strasbourg pour la Convalescence du Roi, à l’arrivée et pendant le séjour de Sa Majesté en cette ville. La Ville de Strasbourg n’avait pas joui du bonheur de voir son Souverain (en l’occurrence Louis XIV) depuis le 23 octobre 1681, livre inventé, dessiné et dirigé par J. M. Weis, graveur de la ville de Strasbourg, consultable au Musée historique. Ces fêtes ont été organisées par François-Joseph de Klinglin, prêteur royal.

Les fêtes en 36 photos, prises au sein du Musée Historique de la Ville de Strasbourg.

Défilés militaires à l’entrée et dans la ville. Inspection des fortifications. Illuminations et feux d’artifices. Joutes nautiques sur l’Ill. Repas de quelques centaines de couverts. Vin qui coule dans les fontaines des places. Un gigantesque paravent haut de 12 mètres et large de 30 est dressé en face du palais des Rohan pour cacher en partie les maisons de style gothique peu appréciées. Cette visite laissera la ville extasiée et endettée pour de nombreuses années.

10 octobre 1744. Le roi Louis XV arrive devant Fribourg.

6 novembre. Prise de Fribourg.

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Enterrer la Fondation MSH

Objet. Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH). Rapport de la Cour des Comptes, 9 pages, 17 janvier 2020. Signalement par Michel Abhervé, blog Alternatives Économiques.

Le Premier président de la Cour des Comptes à Madame Frédérique VIDAL, Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Héritière de la tradition d’excellence des sciences humaines et sociales françaises des années 60 et 70, la FMSH voit aujourd’hui sa spécificité et sa valeur ajoutée propre très fortement questionnées dans un contexte que l’ouverture du Campus Condorcet fait considérablement évoluer. Elle apparaît secouée par des crises multiples qui ont pour conséquence une perte d’influence et d’attractivité marquée. En l’absence, à ce stade, de toute orientation forte de la part des pouvoirs publics sur son positionnement, elle privilégie une stratégie autonome et aventureuse, radicalement différente de son ambition originelle.

1. UNE INSTITUTION EN CRISE

  • 1.1. Une gouvernance défaillante et divisée
  • 1.2. Un climat social très dégradé
  • 1.3. Des activités à la peine

2. UNE TENTATION DE FUITE EN AVANT

  • 2.1. Une absence anormale de pilotage de la part des pouvoirs publics
  • 2.2. Une volonté de positionnement autonome dans un environnement institutionnel et scientifique en très forte recomposition
  • 2.3. Une stratégie patrimoniale aventureuse

3. UNE NÉCESSITÉ DÉSORMAIS URGENTE DE CLARIFIER L’AVENIR

  • 3.1. Un scénario a minima de redéfinition, à périmètre institutionnel inchangé, des modalités de fonctionnement et de financement de la FMSH
  • 3.2. Un scénario d’adossement universitaire: une entrée dans le droit commun synonyme de perte d’originalité scientifique
  • 3.3. Le scénario de l’ambition pour les SHS : l’apport des activités de la fondation au Campus Condorcet pour contribuer à la réussite de ce projet majeur.

La Cour formule donc les principales recommandations suivantes:

Recommandation n°1 (MESRI). Clarifier, au plus vite, la place et le rôle de la FSMH et de ses activités, en priorisant un scenario d’intégration complète à l’établissement public du Campus Condorcet, dont les conséquences devront être tirées sur le maintien de la fondation;.

En cas de maintien d’une fondation autonome. Recommandation n°2 (MESRI): établir un nouveau contrat quinquennal définissant, de manière précise, les objectifs fixés à la fondation et revoir les modalités de financement de l’État, en conformité avec le statut de fondation reconnue d’utilité publique en les liant à l’atteinte des objectifs ainsi déterminés et en mettant fin au système de concours sous forme de dotation globale de financement.

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