Archives de Tag: Patrimoine

Peinture murales (début 15ème)

Église protestante de Weiterswiller (Bas-Rhin). Peintures murales du début du 15ème siècle. « Comme dans de nombreux édifices cultuels du Moyen Age, elles représentant une Concordia charitatis c’est-à-dire d’un côté des scènes de l’Ancien Testament et de l’autre du Nouveau Testament. Une seconde série de figures de saints est placée dans des embrasures de fenêtres ».

Album 1 : 13 photos. « L’église et son cimetière. Adam et Eve : le mariage, la pomme, le travail de la terre après l’expulsion du Paradis.

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Richarde fonde l’abbaye d’Andlau

A l’occasion de la mise en place de la nouvelle statue de Sainte Richarde à Saint-Pierre-le-Vieux (chronique précédente), republication de la chronique de mai 2005 sur l’abbatiale Sainte-Richarde à Andlau.

880. Abbaye de chanoinesses fondée par Richarde de Souabe, épouse de l’empereur Charles le Gros. La légende de Richarde : le lieu pour l’abbaye est désigné par une ourse.

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1045. Un incendie détruit l’édifice primitif. Reconstruction dans la seconde moitié du siècle. De passage en Alsace, Léon IX, pape de 1049 à 1054, canonise Richarde et ordonne le transfert des cendres dans l’église en construction.

Crypte. Elle s’étend sous un chœur à chevet plat et sous la croisée du transept. Elle se compose de deux parties d’époques différentes. La crypte occidentale (vers 1050) remonte au début de la reconstruction. De plan carré, elle comprend trois vaisseaux d’égale hauteur et largeur, de trois travées chacun, recouverts d’arêtes, avec pilastres aux murs et quatre colonnes monolithes au centre. Les chapiteaux sont cubiques à gros tailloir chanfreiné et les bases, à demi enfouies dans le dallage, portent deux boudins à large scotie. Dans le champ central s’ouvre une fenêtre et dans le bras des travées une niche.

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La crypte orientale (1080-1100) communique avec la précédente par trois arcades sur piliers carrés. De plan rectangulaire, elle est moins large et plus haute, voûtée d’arêtes qui retombent au centre sur des colonnes, coté murs sur des colonnes engagées, et dans les angles sur des pilastres carrés. Les chapiteaux sont légèrement coniques, les bases, semblables aux précédentes, reposent sur des plinthes carrées. Dans le mur du chevet s’ouvrent trois fenêtres plein cintre. Un oculus ajoure les parois latérales.

Frise. Les sculptures relatent le message de l’Histoire Sainte, le paradis terrestre et le péché original. A côté des ces références religieuses, on peut voir des scènes de la vie quotidienne de l’époque (scènes de chasse, trafic de vin, combats de chevaliers…) ou encore des monstres, des lions, des chameaux. Autre analyse de la frise en note de fin de chronique.

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Portail. Tympan : le Christ remet une grande clé à Saint Pierre et un livre à Saint Paul. Linteau, histoire d’Adam et d’Eve ; chassés du paradis terrestre, ils sont assis sous un arbre sans fruits. Sur les pilastres, des bienfaiteurs de l’abbaye.

Nef. Vaisseau central et collatéraux surmontés d’une tribune.

1160. Un incendie détruit l’église non voûtée, la nuit du Samedi Saint, mais épargne la crypte, le portail, la frise. La reconstruction crée le transept et le chœur.

14ème. Châsse de Sainte-Richarde. Au sud : sainte Richarde touchant la croix de Luithard, épisode à l’origine de la calomnie, Charles le Gros entre un écuyer et un chevalier accusant sainte Richarde d’adultère ; au nord : jugement de dieu de sainte Richarde entre un évêque et l’empereur Charles le Gros, sainte Richarde remettant la maquette de l’abbaye à Saint-Pierre ce qui symbolise sa donation au Saint-Siège.

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15ème. Dans la crypte, Piéta. Dans le chœur, stalles avec armoiries.

18èmeEntre 1698 et 1703, la nef est reconstruite ainsi que les sacristies et les parties hautes du transept et du chœur. L’étage du massif occidental est restauré et reçoit en 1704 un clocher, complété en 1732 par un niveau octogonal avec un toit à l’impériale et un lanternon. Du 18ème également : buste de Saint Sébastien en bois polychrome (dans la crypte), chaire en bois massif (1703), chapelle baroque de Saint Sébastien.

Après la révolution, l’abbatiale Sainte-Richarde devient l’église Saint-Pierre et Saint-Paul.

19ème. Vitrail de la mort de Sainte Richarde.

Note. La Frise de l’Abbatiale n’est pas un élément de l’art décoratif de l’art Roman. Elle contient et transmet un message Ontologique et Religieux que nous avons à décoder. Le changeur d’argent et le vigneron, les 2 tricheurs sont mis à l’extérieur de l’église parce qu’ils faussent leur mesure. Le démon est fixé sur la nuque d’un personnage assis. Ce personnage tient dans la main une balance, dans l’autre il tient une pièce de monnaie, c’est le changeur d’argent, il appartient déjà au démon parce qu’avec son genou il fausse la balance. A coté de lui le démon est assis sur un tonneau, dans sa main il tient solidement une corde nouée au cou d’un vigneron. Celui ci est déjà sous la coupe du démon parce qu’il est en train de mettre de l’eau dans le vin.

Une scène de chasse nous montre un cerf aux abois poursuivi par les chiens et les chasseurs. Un exemple typique du symbolisme Roman. Cette illustration est une paraphrase du psaume 42 « Comme gémit une biche après l’eau vive, ainsi gémit mon âme, vers toi mon Dieu ». La biche est le symbole de l’âme humaine. Le chasseur et ses chiens représentent le démon qui pourchasse l’âme afin de la séparer de l’intimité avec Dieu. L’homme séparé de Dieu est comme le cerf traqué par les chasseurs.

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Sainte Richarde, le retour

Une nouvelle statue de Sainte Richarde a pris place à droite du portail principal de l’église Saint-Pierre-le-Vieux catholique (Strasbourg). L’autre statue représente l’évêque de Strasbourg dans la deuxième moitié du 7ème siècle, Saint Argobast.

Biographie de Richarde de Souabe (840 – avant 906). La nouvelle statue sculptée : album de 21 photos.

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Citations de l’article des DNA, MSK, Richarde la vertueuse, à la croisée du temporel et du spirituel, 1er octobre 2019. autre source consultée L’ami hebdo, septembre 2016.

« Cette statue en grès rose des Vosges est une copie conforme de la précédente, déposée il y a dix ans. Elle a été sculptée au sein des ateliers de l’œuvre Notre-Dame par la tailleur de pierre Nathalie Masson. Les 30 000 euros de ce chantier ont été financés par la Ville de Strasbourg.

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Saint Michel terrassant le dragon

Saint-Michel est le saint patron de la ville de Schwäbisch Hall (Bade Wurtemberg). Dans l’église éponyme, il n’y a pas moins 14 représentations de l’archange !

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  • Saint Michel ?  « Il est un des sept archanges majeurs (avec Gabriel et Raphaël notamment) des religions abrahamiques. Chef de la milice céleste des anges du Bien, il est principalement représenté au moment de la fin des temps en chevalier ailé, qui terrasse le Diable durant la guerre des anges, et avec la balance de la Pesée des âmes du Jour du jugement » (citation Wikipédia).

Trois Saint-Michel terrassant le dragon (porche de l’église, retable de l’autel de la sacristie, fontaine de la place du marché). Diaporama de 25 photos.

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Aix. La cathédrale Saint-Sauveur

Le plan de la cathédrale Saint-Sauveur d’Aix-en-Provence est tout à fait original.

Trois nefs sont construites successivement et se côtoient : la nef romane (milieu 12ème), la nef gothique (fin 13ème, la nef romane devenant le collatéral droit), la nef baroque (fin 17ème, la nef gothique devenant nef centrale). Le plan finit cependant par être en croix latine (par adjonction, au 14ème, des transepts, du chœur, et de l’abside).

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Sources de la chronique. Citations du dépliant mis à disposition des visiteurs. Wikipédia : Cathédrale Saint-Sauveur. Office du tourisme d’Aix.

Diaporama de 47 photos.

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Fontaines d’Aix-en-Provence

Découvrir Aix-en-Provence : ses églises (chronique du 2 août 2019), ses hôtels particuliers du 16ème au 18ème siècle (chronique du 3 août 2019), ses fontaines (chronique ci-dessous).

Diaporama de 21 photos : fontaine des quatre Dauphins, fontaine des trois Tritons (dans le jardin de l’hôtel de Caumont), fontaine des Bagniers, fontaine de la place d’Albertas.

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Histoire des eaux thermales d’Aix-en-Provence (Source Ville d’Aix).

  • « C’est aux eaux thermales que la Ville d’Aix doit une grande partie de sa réputation. L’abondance des eaux chaudes ou froides, déjà célèbres au temps des Romains pour leurs vertus bienfaisantes sur la fécondité des femmes, détermina Caïus Sextius Calvinus à établir en ces lieux, les légions romaines qu’il commandait…
  • Détruits par les Sarrasins en 737, les thermes  ne furent rétablis qu’après la réédification de la Ville.
  • Les comtes de Provence, qui faisaient grand cas des eaux d’Aix et des vertus thérapeutiques qu’on leur attribuait alors sur la guérison du goitre et des écrouelles, contribuèrent à les faire apprécier. Une des principales sources d’eau chaude était celle dite des « étuves », derrière le couvent des observantins, dont les bains, étuves et lavoirs attiraient une affluence considérable ».

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Aix. Hôtels 16ème-18ème

Découvrir Aix-en-Provence : ses églises (chronique du 2 août 2019), ses hôtels particuliers du 16ème au 18ème siècles (chronique ci-dessous), ses fontaines (chronique 3 à venir).

Diaporama de 32 photos : Hôtel de ville, Tour de l’horloge, Hôtel de Caumont (Centre d’Art), Hôtel de Boisgelin (1ère photo ci-dessous), Hôtel Maynier d’Oppède.

Les hôtel particuliers d’Aix-en-Provence (blog Le Duo gourmand). « Depuis sa création sous l’ère romaine (124 avant J-C), Aix-en-Provence a toujours joui d’une grande notoriété mais c’est au 12e siècle que cette ville va prendre son essor avec l’installation des Comtes de Provence qui y amènent une cour raffinée et lettrée…

On dénombre pas moins de 160 demeures bâties entre le 16ème et le milieu du 18ème siècle. Les plus anciennes ont appartenu à la Noblesse d’épée, qui a été vouée aux fonctions politiques et représentatives au moment où Aix est redevenue la capitale de sa région, aux alentours de 1501. Ces hôtels étaient pour la plupart de taille modeste et permettaient d’abriter une famille ainsi qu’une dizaine de serviteurs vivant dans les communs, des bâtiments situés à l’arrière des cours ou des jardins »…

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Sciences Po Aix-en-Provence

L’enseignement supérieur à Aix-en-Provence en quelques dates-clés :

  • 1409. Louis II d’Anjou (1377-1417), comte de Provence et roi de Sicile, fonde l’université d’Aix, confirmée par une bulle du pape Alexandre V. Elle est administrée par l’archevêque, en tant que chancelier de l’université, et par un recteur.  Histoire de cette première université : cf note 2.
  • 1846-1950. Université des Lettres dans l’Hôtel Maynier d’Oppède (cf. note 1)
  • 1956. Fondation de Sciences-Po Aix
  • 1970-2011. Université de Provence
  • depuis 2012. Aix-Marseille Université.

Bâtiment unique de l’université des Lettres de sa création en 1846 à 1950, l’Hôtel Maynier d’Oppède (1757) accueille aujourd’hui Sciences Po Aix.

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Manufacture des tabacs. Le chantier

La manufacture des tabacs de Strasbourg entre en chantiers (dossier de presse, 17 pages).

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Extraits du dossier. Enjeux de la reconversion de la manufacture ? « Vers un écosystème innovant et créatif en constant devenir, centré sur la jeunesse, les arts, les sciences et l’expérimentation, ouvert sur le quartier et la ville Témoin du passé industriel de la ville, la manufacture s’inscrit au cœur du quartier de la Krutenau, entre l’hyper-centre historique et le campus universitaire de l’Esplanade.

Ce quartier estudiantin se caractérise par une vie urbaine animée. Dans les environs de la manufacture, un chapelet d’espaces publics de petites tailles, ayant fait pour certains l’objet d’opérations récentes d’aménagement, marque un réseau d’aménités urbaines de qualité.

La manufacture présente un potentiel urbain exceptionnel à l’échelle de Strasbourg et de son agglomération. Stratégiquement bien placé, au croisement de dynamiques urbaines structurantes, le site est riche d’un contexte social, géographique et économique particulier qui fait de son devenir un enjeu fort du territoire.

De par son envergure à la fois urbaine, immobilière, architecturale et patrimoniale, la manufacture représente une opportunité unique de voir se développer un projet urbain d’envergure, fédérateur à l’échelle du quartier comme de la ville et de l’agglomération ».

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F. Vidal en déplacement à Metz

Université de Lorraine. 1. Courriel envoyé à la liste « Expression libre ». 2. Déclaration des enseignants du Département Arts envoyée aux responsables de l’UL, à la liste expression libre de l’UL et à quelques médias locaux, Metz, 4 avril 2019.

1.« Avant Nancy, Frédérique Vidal s’est rendue à Metz cet après-midi. Mais il n’est pas sûr que Notre ministre (comme notre Président Pierre Mutzenhardt) ait pleinement conscience du fait que Metz fait partie de l’Université de Lorraine…

L’agenda de la ministre se contente d’une information très imprécise : « après-midi : déplacement en région » – et notre collègue Yann Boniface a raison de rappeler : « il semble que la popularité actuelle du gouvernement ne les incite que peu à prévenir de leurs déplacements ».

On doit cependant l’information du déplacement de la ministre Vidal à Metz à notre collègue Richard Lioger lequel, bien qu’ayant pris le train « en marche », a cependant, comme Mélenchon, le don d’hologramme, puisqu’il est capable d’être à la fois député de la Moselle et professeur d’Université à l’UL.

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