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SUP. Penser la pédagogie d’après

Comprendre les phases du confinement dans le supérieur pour préparer l’après, 21 mai 2020 par Jean-Marie Gilliot URL: https://www.innovation-pedagogique….

Depuis le début du confinement, les choses évoluent finalement très vite. Même si le fait de rester confiné chez soi semble rendre le temps particulièrement long, nous constatons qu’un changement rapide est en cours, et qu’il va se prolonger largement après cette « courte » période. Si dans un premier temps la communauté du supérieur s ‘est mobilisée pour gérer l’urgence, les sujets apparus dernièrement nous démontrent que « l’école d’après » reste à être définie aussi dans le supérieur.

Phase 1 : « l’urgence de la continuité pédagogique »

Mi mars, en quelques jours il a fallu passer d’un enseignement présentiel (mais aussi souvent déjà hybride, puisque souvent le numérique permet a minima de communiquer et partager des supports de cours) à un enseignement à distance. Il a donc fallu jongler entre outils existants, qui couvraient certains besoins et trouver des solutions pour compléter. Si certains s’inquiétaient de n’utiliser que des solutions « officielles », beaucoup de solutions alternatives ont été explorées, discutées, et retenues. Discord a ainsi fait une entrée remarquée dans les solutions intéressantes, car permettant de soutenir le travail en petits groupes.

Le passage du présentiel à la distance a posé comme question centrale l’organisation des séances synchrones (cours en amphi, TD, TP). Les établissements ont eu recours à des systèmes de visio, dans lesquels Zoom a pris une place importante. Plusieurs débats en ont découlé :

  • Techniques – est ce que les outils tiennent la charge, permettent l’interactivité ? La réponse est que oui globalement, si les infrastructures sont suffisantes. Dit autrement, il a souvent fallu passer par des solutions externes aux établissements pour cette raison. Et pour l’interactivité, beaucoup de solutions actuelles permettent de créer des petits groupes facilement.
  • Éthiques et sécurité – un large débat a eu lieu autour des failles de sécurité et des fuites de données liées à Zoom. Cet outil a de fait géré une crise de croissance exponentielle, qui démontre d’une part la capacité des solutions informatiques modernes a changer d’échelle, mais les limites des solutions proposées par des startups. Le débat est classique, avec toujours les mêmes arguments entre cloud, logiciel libre et directions des systèmes d’information, mais il ne trouve toujours pas d’issue satisfaisante ;
  • Pédagogiques – la distance met en avant le temps limité pendant lequel quelqu’un peut écouter de manière efficace, et les problèmes d’agenda. Il a fallu apprendre à limiter la durée des amphis, pour aller à l’essentiel, trouver des moyens pour renforcer les interactions, privilégier le travail en petits groupes. L’enregistrement de la séance est devenue indispensable pour les absents. L’absence n’est plus une faute, mais due à des causes multiples (techniques, obligation extérieure, décalage horaire, …). Beaucoup de choses ont été testées, et de nombreuses leçons en ont été retirées, sur lesquelles il va falloir capitaliser.

Bref, cette remise en question soudaine, imposée mais légitime, a permis de se reposer beaucoup de questions sur nos pratiques, a généré énormément de travail, mais permet de dessiner de nouvelles perspectives.

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Depuis 15 ans, le flop de la licence

Avril 2005, la loi d’orientation de l’école se fixe trois objectifs ambitieux :
1. garantir que 100% des élèves aient acquis un diplôme ou une qualification reconnue au terme de leur formation scolaire ;
2. assurer que 80% d’une classe d’âge accède au niveau du baccalauréat ;
3. conduire 50% d’une classe d’âge à un diplôme de l’enseignement supérieur.

Chronique en 3 pages. Page 1. Synthèse critique. Page 2. Cohorte de bacheliers 2014 et devenir en 2018 : taux d’obtention de la licence en 3 ou 4 ans. Page 3. Résultats de cohortes antérieures et explication des échecs en licence.

1. Depuis 15 ans, les réformes du lycée et du baccalauréat ont permis d’atteindre le deuxième objectif : 80 % d’une classe d’âge au niveau du baccalauréat. Plus surprenant, le niveau des bacheliers semble avoir fortement progressé en 20 ans : le pourcentage de bacheliers généraux avec mention dépasse 50 %.

Échec par contre pour le 3ème objectif de la loi de 2005 (50% d’une classe d’âge diplômée du supérieur). Échec largement dû au flop des réformes du 1er cycle universitaire. La réforme LMD de 2002 sous J. Chirac et Jospin, le plan licence sous  N. Sarkozy, V. Pécresse et L. Wauquiez, la loi relative à l’ESR de 2013 sous F. Hollande, G. Fioraso, N. Vallaud-Belkacem et B. Hamon, la loi ORE de 2018 sous E. Macron et F. Vidal n’ont pas fait progresser le taux d’obtention de la licence universitaire en 3 ou 4 ans : il reste scotché autour de 40%. L’échec est flagrant et durable : un gaspillage ubuesque d’investissement humain, matériel, financier. L’échec est même un massacre pour les bacheliers technologiques et professionnels qui s’aventurent en licence.  

Toutes les réformes d’aide à l’orientation post-bac (d’APB à Parcoursup) n’ont rien changé. Au final, moins d’un bachelier sur deux réussit sa licence en 3 ou 4 ans. La mention Très bien au bac n’est même pas le sésame pour obtenir la licence à tous les coups : seulement 70% des bacheliers ayant obtenu cette brillante mention ont réussi la licence en 3 ans.

Depuis 11 ans, je défends le projet d’une réforme de l’ensemble du premier cycle et non de la seule licence : créer des Instituts d’enseignement supérieur (IES), pour faire progresser nettement le taux de bacheliers obtenant le diplôme licence en 3 ans.

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Quiz. Journées des OVE en… 2010

C’était il y a 10 ans. 6èmes Journées nationales des observatoires de la vie étudiante, 2, 3 et 4 juin 2010, Strasbourg.

Une galerie de portraits. Intercalées dans le texte de la chronique, photos de 5 des personnalités présentes. Quiz : Qui sont-elles ? Leurs responsabilités, il y a dix ans ? Les réponses figurent dans les albums.

Extraits du programme des journées. « L’Observatoire régional de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle des étudiants (ORESIPE), du service d’aide au pilotage de l’Université de Strasbourg, s’emploie à faire de cette manifestation une rencontre fructueuse et conviviale pour tous ceux que nous aurons plaisir à accueillir en Alsace.

Le thème retenu pour ces journées est : De l’observation à l’action : information, orientation, pilotage.

Depuis quelques années, avec l’enquête nationale sur les diplômés des IUT, puis sur ceux des licences professionnelles et, en 2010, avec l’enquête « master », le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche impose aux universités de réaliser les enquêtes d’insertion selon une méthodologie unique et commune.

Désormais, les critères de répartition des moyens attribués aux universités par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche ne tiennent plus au seul nombre des inscrits dans les formations habilitées. Ils intègrent déjà la notion de présents aux examens et tendent également à intégrer des indicateurs de performance comme les taux de réussite ou l’insertion professionnelle des diplômés. La qualité, la fiabilité et l’impact des études réalisées par les observatoires deviennent donc primordiaux, à tous les niveaux de responsabilité : Ministère, universités, composantes, responsables de diplômes.

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RESOSUP, réseau des Observatoires

Résosup, Réseau des Observatoires de l’Enseignement Supérieur. Depuis 2009, toutes les chroniques d’Histoires d’universités sur Résosup. Chronique à suivre : galerie de portraits, photos de la rencontre nationale des observatoires, en juin 2010 à Strasbourg.

Source principale de la chronique Factuel de l’université de Lorraine, 19 février 2020. Amélie Briffaux réélue présidente. Les priorités du réseau pour 2020-2022.

Le CA de Résosup a aussi adopté le 6 février 2020 des principes et engagements dans un document intitulé « Projet associatif 2020-2022 » (page 2 de la chronique). Parmi les actions envisagées par le réseau : mieux contribuer à l’information des publics ; encourager la certification des observatoires, vue comme une alternative à la labellisation des enquêtes ; contribuer à l’élaboration d’indicateurs pertinents sur la réussite dans le cadre de la réforme des formations…

Amélie Briffaux, présidente de Résosup depuis 2016, vient d’être réélue début février 2020. Elle est responsable de l’Observatoire de la vie universitaire à l’Université de Lorraine depuis janvier 2012. Elle a occupé les fonctions de responsable du pôle statistiques de la mission « indicateurs,  qualité, contrôle et audit » de l’Université Henri Poincaré (2005-2012) et de responsable de l’observatoire des études et de l’insertion professionnelle des étudiants dans cette même université (2005). Elle était précédemment chargée des études statistiques à la DEPP (2003-2005). Amélie Briffaux est titulaire d’un DESS de démographie appliquée aux entreprises et aux collectivités locales et d’une maîtrise des sciences et techniques mention sciences sociales appliquées.

Université de Lorraine : Observatoire de la Vie universitaire

Gouvernance de Résosup

  • Présidente : Amélie Briffaux (Université de Lorraine)
  • Vice-président : Xavier Collet (Université de Rennes I)
  • Trésorière : Sylvie Vilter (UVSQ)
  • Trésorier-adjoint : Simon Macaire (Université de Bordeaux)

Membres du conseil d’administration :

  • Cécile Créac’h (UBO)
  • Marc Dalaut (Université de Lorraine)
  • Marie-Annick Denche (Université Côte d’Azur)
  • Carolina Deffes (Comue d’Aquitaine)
  • Priscille Di Vito (Université de Saint-Étienne)
  • Marthe Kalifa (Université de Montpellier)
  • Paul Magnand (Université de Grenoble Alpes) 
  • Étienne Romain (Université de Toulon)
  • Sylvie Toullalan (Université de Toulouse Jean-Jaurès)

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L’orientation, 3 ans après la loi ORE

La loi ORE (Orientation et Réussite des Étudiants) du 8 mars 2018 est une des lois-phare de la 1ère année du mandat du Président de la République. L’idée générale : mieux les étudiants sont orientés ; mieux ils réussissent leurs études et mieux ils s’insèrent dans la vie active. L’idée n’est pas nouvelle : Valérie Pécresse et son directeur de la DGESIP, Patrick Hetzel, en avaient fait leur cheval de bataille entre 2008 et 2012.

Mais, pour mieux orienter les étudiants, il faut des enquêtes sur la réussite et des enquêtes sur l’insertion. La loi ORE y a bien pensé : c’est devenu l’article L. 611-5 du code de l’éducation ; il est ainsi rédigé :

« Un observatoire de l’insertion professionnelle est institué dans chaque université par délibération du conseil d’administration…

Avec les milieux professionnels qui sont associés aux enseignements supérieurs, cet observatoire remplit six missions
(elles sont énoncées dans l’article 611-5)…

Les statistiques comportant les taux d’insertion professionnelle des étudiants, constatés un an et deux ans après l’obtention de leur diplôme, sont publiées sur le site internet de l’établissement. Chaque élève en est obligatoirement informé en amont de son orientation dans un nouveau cycle ou une formation supérieure.

Un observatoire national de l’insertion professionnelle des diplômés de l’enseignement supérieur agrège les statistiques produites par les observatoires d’établissements et coordonne leurs actions communes. Un arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur précise l’organisation de cette inst
ance« 

Le BAIP (bureau d’aide à l’insertion professionnelle) devient l’Observatoire de l’insertion professionnelle en application de la loi ORE.

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Examens : Aix-Marseille innove

Aix-Marseille Université innove dans les modalités d’examens, en donnant la possibilité aux étudiants d’un rattrapage avec accompagnement au 1er semestre 2020-2021. Modalités de Contrôle des Connaissances, MCC : solutions retenues dans d’autres universités

Communiqué de presse sur l’Organisation des examens au sein d’Aix-Marseille Université, en modalités exceptionnelles dues à la crise sanitaire, mercredi 22 avril 2020.

Quid des évaluations du 2nd semestre 2019-2020 ? En synthèse

L’évaluation sera faite du travail réalisé ce semestre, avant, pendant et après le confinement. Seules compteront les notes obtenues avant le confinement, ainsi que les notes obtenues durant le confinement ou après si ces dernières sont supérieures à 10/20.

Les étudiants qui n’auront pas pu être évalués durant la crise ou qui n’auront pu avoir des résultats satisfaisants – sous réserve qu’ils aient validé leur premier semestre – passeront dans l’année supérieure et pourront suivre des parcours d’accompagnement. Durant ces parcours, ils seront évalués avec bienveillance pour qu’ils puissent bénéficier d’une note.

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Municipales. Échec des ex-présidents

Suite de la chronique : Municipales 2020. 7 ex-présidents. Un ex-président d’université, Louis Vogel, voulait rester maire de Melun. 7 autres ex-présidents voulaient devenir maire ou adjoint au maire d’une grande ville ou d’une ville moyenne. Ils posaient pour la première fois leur candidature : 1. Yvon Berland, 2. Pascal Olivard, 3. Alain Beretz, 4. Richard Lioger, 5. Luc Hittinger, 6. Jean-Emile Gombert, 7. Patrick Lévy.

Six d’entre eux, Yvon Berland, Alain Beretz, Richard Lioger, Luc Hittinger, Jean-Emile Gombert, ainsi que Louis Vogel, se sont présentés sur une liste LaREM. Pascal Olivard s’est classé lui-même : Centriste ouvert. Patrick Levy est le seul qui se soit positionné à gauche.

Dur, dur pour ces ex-présidents néophytes en politique ? Lors des municipales du 15 mars 2020, dans un contexte de forte abstention, liée au moins en partie à la pandémie Codiv 19, ils ont tous échoué et échoué largement. Présider une université, ce n’est pas le même métier qu’être maire ou adjoint au maire d’une ville. Avec la loi LRU, les regroupements ou fusions d’établissements, la prolifération de services centraux, les mobilités internationales, la possibilité de faire un second mandat, les présidents se sont coupés des personnels et des usagers, venus de toutes les régions de France, du continent et du monde. Les maires doivent avoir une vision de l’avenir de la Cité, tout en se penchant, pour les régler, sur les problèmes quotidiens des gens. La proximité est essentielle pour les maires et leurs adjoints.

Passage en revue des 8 échecs. 1. Yvon Berland. 8 décembre 2019. Chronique Marseille. Berland, candidat LRE. Il aura présidé une université durant 15 ans et demi : un record ! Quatre mandats consécutifs de président : près de 8 ans à la tête de l’université de la Méditerranée, 8 ans à la tête d’Aix-Marseille Université (fusion des trois universités existantes). Le  9 décembre 2019, il est officiellement désigné comme candidat de la LaREM à la mairie de Marseille.

15 mars 2020. A Marseille, la liste LaREM, menée par Yvon Berland, est arrivéee en 6ème position avec un faible score : 7,88%. Échec patent. C’est l’Union de la Gauche qui est arrivée arrive en tête.

2. Pascal Olivard, 5 février 2020. Chronique Brest. Carrière de Pascal Olivard, candidat à la mairie de Brest (son site de campagne). Né en 1966, il est ancien président de l’Université de Bretagne Occidentale (2007-2016), ancien président de l’Université Européenne de Bretagne (2012-2016), ancien président de la COMUE Université de Bretagne-Loire (2016-2019), ancien candidat à la direction de l’IFREMER (en 2018). Il est aujourd’hui candidat à la mairie de Brest pour le mandat 2020-2026.

La liste qu’il présente aux électeurs (Brest, imaginons demain) n’a pas le soutien d’un parti politique national. Il se définit comme un Centriste ouvert : « je n’ai jamais voulu exprimer publiquement mes opinions politiques…. Aujourd’hui, je peux me revendiquer pleinement comme centriste ouvert ».

15 mars 2020. A Brest, la liste menée par Pascal Olivard arrive en 5ème position, avec un faible score : 9,06 %. Échec patent. C’est l’Union de la Gauche qui arrive en tête.

3. Alain Beretz, 65 ans, a été l’un des acteurs de la fusion des trois universités strasbourgeoises. Il a été élu président de l’université fusionnée pour deux mandats (décembre 2008 – décembre 2012 – septembre 2016).

Le 15 septembre 2016, il est nommé directeur général de la recherche et de l’innovation et a de ce fait quitté la présidence quelques mois avant la fin de son mandat. Depuis cette date, il enchaîne des missions courtes

28 janvier 2020. Alain Beretz figure en 3e position de la liste conduite par Alain Fontanel, premier adjoint (socialiste) de la mandature sortante, passé à LaREM. La liste a été longtemps en tête des sondages.

15 mars 2020. Elle n’arrive qu’en 2ème position avec un score de 19,86 %. Alain Beretz ne sera pas 1er adjoint. Échec patent. C’est Europe Écologie les Verts qui arrive avec un score de 27,87 %.

4. Richard Lioger, 63 ans. 5 mars 2020, chronique du blog, l’ex-président de METZ est candidat à la mairie de Metz

Richard Lioger a été président de l’université Paul Verlaine. En 2005, il est élu pour deux ans 3ème vice-président de la conférence des présidents d’Université… Il entre au Parti socialiste en 2005. En mars 2008, il devient 1er adjoint au maire de la ville de Metz et vice-président de Metz Métropole.

4 mars 2020. Il est tête de liste LaREM pour les élections municipales à Metz et débat Deux heures pour convaincre… des universitaires !

15 mars 2020. La liste LaREM Lioger arrive en 4ème position avec un score de 7,16%, derrière le Rassemblement national (11,79 %) ! Échec patent pour l’ancien président de l’université… mais il est député LREM depuis 2017 ! C’est la liste Les Républicains qui est arrivée en tête.

5. Luc Hittinger a été président de l’université Paris-Est Créteil de 2012 à 2016 (Luc Hittinger, président de l’UPEC). Mais il a échoué à se faire élire pour un second mandat ; il s’est fait battre par Olivier Montagne (UPEC. Une contre-analyse du rififi).

18 février 2020, Municipales à Boissy-Saint-Léger. Luc Hittinger figure en 7ème position sur la liste LaREM de Moncef Jendoubi

15 mars 2020. La liste LaREM arrive en 4ème position avec un score de 12,33 %. S’il y avait un second tour le 22 mars prochain et que la LREM restait au même rang, il n’est même pas sûr que Luc Hittinger soit conseiller municipal. Échec patent pour lui. C’est la liste du Parti socialiste qui est arrivée en tête.

  • Pour aller plus loin. Chroniques d’Histoires d’universités sur Luc Hittinger, dont celles du 17 septembre 2016,  CPU : lobbying à Bruxelles. Depuis juin dernier, Luc Hittinger est devenu délégué permanent de la CPU.

6. Jean-Emile Gombert, ex-président de Rennes 2 élu en 2010, est candidat (en position 2) sur la liste LREM de Carole Gandon qui vise à conquérir la mairie de Rennes.

26 Janvier 2015. Le président Gombert démissionne, suite à la démission de 22 administrateurs, en désaccord profond sur la gouvernance de la future université de Rennes. En 2020, statu quo, pas de fusion entre Rennes 1 et Rennes 2.

14 février 2020. Les Rennais sont prêts pour le renouvellement, estime la candidate LaREM Carole Gandon (36 ans). Propos recueillis par Camille Allain, La capitale bretonne est aux mains des socialistes depuis plus de quarante ans. La candidate espère surfer sur les bons résultats de son parti lors des derniers scrutins électoraux. Elle compte bien se faire une place dans le match des élections municipales, qui opposera Nathalie Appéré (PS) à Matthieu Theurier (EELV).

4 mars 2020. La candidate LaREM reçoit le soutien de Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères, ancien président socialiste de la Région Bretagne… et mentor politique de la maire socialiste Nathalie Appéré.

15 mars 2020. La liste LaREM arrive en 3ème position avec un score de 14,29 %. Échec patent pour Jean-Émile Gombert. C’est la liste d’Union de la gauche, menée par Nathalie Appéré qui est arrivée en tête (32,77 %).

7. Patrick Lévy, en 2012, succède à Farid Ouabdesselam à la présidence de l’université Joseph Fourier. En décembre 2015, il est élu président de la Comue Université Grenoble-Alpes. En janvier 2018, il est élu président de l’université fusionnée Grenoble-Alpes pour une durée de deux ans.

08 mars 2020. Eric Piolle, seul contre tous à Grenoble. Candidat à sa propre succession à Grenoble, le seul maire écologiste de France, Eric Piolle, est la cible des critiques de ses adversaires dont Olivier Noblecourt, avec sa liste de gauche Grenoble nouvel air. Patrick Levy figure en 3ème position sur cette liste.

15 mars 2020. La liste Grenoble Nouvel Air arrive en 4ème position avec un score de 13,31 %. Échec patent pour Patrick Lévy. C’est la liste du maire sortant écologiste, Eric Piolle, qui est arrivée de loin en tête (46,67 %). Réélection au 1er tour ratée de peu !

8. Louis Vogel (biographie sur Wikipédia), ancien président de Paris II Panthéon Assas et ex-président de la CPU, est devenu maire de Melun en 2016, après avoir été maire-adjoint à l’issue des élections de 2014. Il est candidat à sa propre succession en 2020.

Après avoir obtenu le soutien officiel de La République en Marche, lundi 28 octobre 2019, il annonce sa candidature pour poursuivre les projets entrepris depuis son élection.

15 mars 2020. La liste Vogel, soutenue par la LREM arrive en 1ère position avec un score de 45,66 %. Réélection dès le 1er tour ratée de peu. Psychologiquement, ce doit être un échec pour Louis Vogel ! Il se dit peut-être : mais que suis-je donc allé faire dans la galère de la LREM ?

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L’université est-elle une entreprise ?

Comment caractériser l’organisation universitaire ? Une polémique stérile est engagée à Strasbourg. Elle oppose le président de l’université, Michel Deneken, et l’Assemblée générale des personnels de l’université résistante. Communiqué du 13 février 2020 : « Nous ne sommes pas une entreprise ».

Quand, dans la première moitié des années 90, une équipe de Travail et Mobilités (Université Paris X Nanterre et CNRS) a commencé à mener des recherches comparatives sur l’organisation des universités en Europe, nous ne savions pas que l’université était une organisation particulièrement complexe, une organisation qui devait tenir ensemble plusieurs dimensions. Elle doit être, pour réussir dans la durée :

  • une Institution qui doit incarner au quotidien des valeurs communes, d’intérêt collectif,
  • une Bureaucratie, univers de règles fixées par la puissance publique,
  • un Ensemble de corps professionnels, organisés en disciplines scientifiques, d’enseignement et de recherche, depuis presque un millénaire
  • une Organisation de production et de diffusion de savoirs, concrétisée par des activités, des moyens financiers et humains, et des résultats. Efficience et efficacité doivent pouvoir être évaluées, mesurées rigoureusement (diplomation, insertion professionnelle, publications, innovations)…

Deux articles de 1997, aujourd’hui en ligne, illustrent cette construction née de la recherche. Liens en fin de chronique.

Retour sur le communiqué de l’Assemblée générale résistante.

« Le président Deneken a dit « Nous sommes une entreprise qui a du mal à être heureuse d’avoir plus de clients ».

Propos simpliste ou provocateur. Mais il est logique que l’Assemblée générale soit montée rapidement au créneau.

  • « Non, Monsieur le Président, nous ne sommes pas une « entreprise », mais un Service public.
  • Les étudiants ne sont pas des « clients » : nous leur offrons une formation publique, des savoirs publics et une recherche publique.
  • Nous vous prions instamment de défendre les valeurs de la Fonction publique de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et non celles du secteur privé, auquel nous n’appartenons pas et auquel nous ne voulons en aucun cas appartenir ».

La précipitation est mauvaise conseillère. Les propos tenus par l’AG sont tout aussi réducteurs que ceux de Michel Deneken.

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JF. Balaudé. 8 ans de présidence

Jean-François Balaudé a exercé deux mandats de président à la tête de l’université aujourd’hui dénommée Paris Nanterre. Qui sera son successeur ? Impossible de le dire, les résultats des élections récentes au Conseil d’administration ne dessinant une majorité (résultats très dispersés : chronique à suivre)

Entre 1988 et 1999, quand j’étais prof à Nanterre, l’université s’appelait Paris X Nanterre. Du temps de JFB entre 2012 et 2019, elle s’est appelée POND (Paris Ouest Nanterre la Défense) et sa Comue de rattachement PLUM (Paris LUMières). POND et PLUM : dans cette université à l’origine de mai 68, on revendique l’humour voire le ridicule… Ils n’ont jamais tué.

Je n’ai pas trouvé en ligne le bilan présidentiel de JF. Balaudé. Il pensait peut-être déjà à la suite : dès décembre 2019, il a en effet été élu Président du Campus Condorcet (cf. la fin de cette chronique).

Ce bilan, je l’ai reconstitué grâce aux chroniques du blog que je lui ai consacrées. Rappelons cependant que le blog est un blog critique ! Pour chaque chronique, un extrait du texte.

9 février 2012. Le président et la formation continue

Quelle est la place de la formation professionnelle continue (FPC) dans les professions de foi des candidats à la présidence d’université ? Mon attention a été attirée sur la situation de la FPC à Paris Ouest Nanterre La Défense (ex Paris 10), sur des pratiques peu transparentes. Qu’en disent les deux candidats à la présidence de l’université, Bernadette Madeuf, candidate à sa propre succession, et Jean-François Balaudé ?

Quid de la convention qui doit exister entre l’université et l’Institut Français de Gestion (IFG CNOF Formation et Conseil) ?

16 février 2012. Un président philosophe à Paris X ?

Selon nos premières informations, les listes Nanterre d’Avenir, conduites par Jean-François Balaudé, obtiendraient la majorité dans les deux collèges enseignants au conseil d’administration de Paris Ouest Nanterre la Défense. Bernadette Madeuf, candidate à sa propre succession, soutenue par les listes Unité, continuité, avenir, serait battue. Élection à la présidence de l’université : … 26 mars 2012. Le président de Nanterre sera-t-il un professeur de philosophie ?

11 juin 2012. Dany et le financement de Nanterre

Daniel Cohn-Bendit est, au titre des personnalités extérieures, membre du conseil d’administration de l’université de Paris Ouest Nanterre La Défense.

« Puisqu’il faut trouver de nouvelles ressources pour les universités en ces temps de disette, je suggère qu’on retourne le fameux principe de l’utilisateur-payeur des néo-libéraux en posant la question suivante : qui sont aujourd’hui les vrais bénéficiaires d’une université qui produit une main-d’œuvre hautement qualifiée et à bon prix…, sinon les entreprises qui les recrutent !… Pourquoi les entreprises qui recrutent un diplômé ne paieraient-elles pas leur écot aux établissements qui l’ont qualifié… Je lui suggère de demander au président Balaudé que soit inscrite à l’ordre du jour d’un prochain CA de Nanterre la convention qui lie, pour une période 4 ans à compter de septembre 2009, l’université et l’Institut Français de Gestion.

27 septembre 2012. Paris Nanterre : Assises a minima

“Une demi-journée de débats ouverte à tous sera organisée sur le campus le mercredi 26 septembre… Elle sera l’occasion de développer un axe où nous avons beaucoup à apporter, celui de la Responsabilité sociale et sociétale des universités (RSU)”. Le choix de la thématique RSU, inspirée par la communication des grandes entreprises privées (responsabilité sociale des entreprises), me fait doucement rigoler. Les universités ont de nombreuses missions fixées par la loi. Au cours de cette demi-journée, Nanterre n’aurait-elle pas mieux fait de réfléchir, par exemple, à sa mission de formation professionnelle continue, à sa convention avec l’Institut français de gestion ? Le président Balaudé n’a d’ailleurs toujours pas répondu aux questions posées dans ma chronique.

21 octobre 2012. Nanterre la Folie et la presse

Photos de 2010

Gare de Nanterre, sortie rue de la Folie. Quand j’empruntais celle-ci entre 1988 et 1999 pour me rendre à mon travail d’enseignant-chercheur et de directeur de labo associé au CNRS, je souriais du nom d’une des rues d’accès à l’université. En 2012, suite à la totale restructuration de la Gare, la Folie s’est-elle réfugiée sur le campus ? Dans la Tour centrale, siège de la présidence et de certains services centraux ?

J’ai dû me pincer à plusieurs reprises quand j’ai reçu ce matin une copie d’un courrier non daté, intitulé “Relation presse de l’université”, signé de Christophe Boisseau, vice-président Communication. Un canular ? Une provocation pour les personnels, les syndicalistes, les journalistes ?…

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ESR. Marronnier de la performance

Prendre en compte la performance dans le financement des universités. Oui, bien sûr ! Mais il s’agit là du marronnier traditionnel des discussions budgétaires de fin d’année, comme le prouvent, ci-dessous, des chroniques du blog Histoires d’universités publiées en 2018, 2014 et 2009.

19 novembre 2019. Rapport d’information fait au nom de la commission des finances sur la prise en compte de la performance dans le financement des universités, par Philippe ADNOT, Sénateur. Signalement par Michel Abhervé, blogueur Alternatives Économiques.

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