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D. Raoult, traitement de 80 patients

Clinical and microbiological effect of a combination of hydroxychloroquine and azithromycin in 80 COVID-19 patients with at least a six-day follow up: an observational study

Running title. Hydroxychloroquine-Azithromycin and COVID-19, IHU Marseille, Corresponding author : Didier Raoult.

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Thérapies pour combattre Covid-19

Réflexions sur le développement de thérapies pour combattre la pathologie COVID-19, Jacques Haiech, professeur des universités en retraite, Faculté de Pharmacie de Strasbourg. Version en devenir, 27 mars 2020, 6 pages, cliquer ici pour accéder au pdf.

Conduire une stratégie pour développer une thérapie contre une maladie consiste à travailler en parallèle plusieurs axes de recherche et à les coordonner. Trois actions doivent être engagées :

  1. Décrire l’histoire naturelle de la pathologie [1]
  2. Comprendre le cycle viral (SRAS-Cov-2) et la pathologie (COVID-19) dans le cadre de nos connaissances ;
  3. Mettre en place les tests de mesure de bio marqueurs pour diagnostiquer la maladie et pronostiquer l’issue de la pathologie ;
  4. Développer un ensemble de thérapies qui visent à prévenir la maladie et/ou à bloquer l’évolution des différentes phases de la pathologie décrites dans son histoire naturelle.

En rester à une seule action sans prendre en compte les deux autres est voué à l’échec. A titre d’exemple, face à une forme de sélection (attaque par une thérapie antivirale) [2], le virus peut s’adapter et réorganiser son information génique pour échapper à la pression de sélection (apparition de nouvelles souches résistantes).

L’action doit être coordonnée. Elle signifie ceci : la mise en synergie de compétences et savoirs multiples (cliniciens, épidémiologistes/modélisateurs/virologistes/biologistes moléculaires/pharmacologues, cribleurs/chimistes médicinaux,  …). La pandémie nous met au défi de développer réellement l’interdisciplinarité et pas simplement d’en faire un objet de communication.

Dans tous les cas nous devons rester humbles. Ce que nous croyons savoir aujourd’hui peut se révéler erroné demain.

Que pouvons-nous dire sur l’histoire naturelle de la pathologie COVID-19 ?

La figure 1 décrit les différentes phases de la maladie.

Cliquer ici pour agrandir la figure 1

Lorsque le virus est inhalé ou qu’il s’introduit dans notre organisme par la bouche, le nez ou les yeux, il va aller se loger dans différents organes et en particulier dans la partie basse des poumons. Le virus pénètre dans les cellules pulmonaires, s’y multiplie et provoque la mort cellulaire pour aller investir d’autres cellules. Notre organisme réagit à cette attaque virale, un agresseur qu’il rencontre pour la première fois. Il déclenche alors une réponse défensive générale, un processus inflammatoire au niveau de l’organe attaqué, ici le poumon. Ce processus consiste à mobiliser des cellules spécifiques de notre organisme qui vont aller détruire les lieux où se trouve le virus. Imaginez que vous savez que des ennemis se cachent dans une forêt et vous envoyez des bombardiers détruire la forêt en espérant que les ennemis seront aussi détruits. C’est ce que fait notre organisme. Notre organisme met en place une défense graduée. C’est ce processus qui va générer les premiers symptômes (la fièvre est un indicateur de l’intensité de la bataille, la toux indique que la fonction de notre poumon est altérée …). Dans le cas où le virus est combattu efficacement par notre organisme, on peut ne pas s’apercevoir que l’on a été infecté : on est contagieux pendant quelques jours, pratiquement sans aucun symptôme.


[1] https://www.afm-telethon.fr/glossaire/histoire-naturelle-maladie-2818

Ce que les médecins appellent l’histoire naturelle d’une maladie est la description des différentes manifestations d’une maladie et de leur évolution au cours du temps en l’absence de tout traitement (médicaments, kinésithérapie, chirurgie…).

[2] Quand nous utilisons un antibiotique à forte dose sur une population bactérienne, nous permettons aux bactéries résistantes à l’antibiotique de se développer au détriment des bactéries sensibles. Nous effectuons une sélection au sein de la population bactérienne. La même chose se produit avec une population de virus et l’utilisation de médicaments antiviraux. Il est plus efficace d’utiliser un cocktail de 2 ou 3 antiviraux. C’est le principe de la trithérapie pour le VIH.

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Appareils pour étudier le Covid-19

A Illkirch, l’IGBMC met ses équipements à disposition pour étudier le Covid-19 de très, très près, DNA, 27 mars 2020.

L’un des plus grands laboratoires d’Alsace ouvre à Illkirch ses équipements d’imagerie à des équipes cherchant à comprendre la structure et les composants d’un pathogène au profil très particulier, le coronavirus.

Institut de génétique et de biologie moléculaire et cellulaire (IGBMC). Les chercheurs ont délaissé les étages et les bureaux pour continuer leurs études et leurs échanges scientifiques à domicile, via Internet. Tous ne sont pas partis. Des volontaires viennent prendre soin de précieux résidents, accumulés là par des mois, voire des années de travail : les cultures cellulaires. Impossible de les laisser dépérir, pour ensuite devoir redémarrer à zéro tant de travail.

À l’écart de cette activité réduite, et discrète, des équipements onéreux sont en sommeil dans ce grand bâtiment d’Illkirch. Des appareils sophistiqués de cryomicroscopie et des outils de pointe utilisés notamment par le département de biologie structurale intégrée sont libres. Disponibles pour des investigations qui réclament des ressources technologiques ultra-précises et rapidement accessibles : les travaux de caractérisation du coronavirus.

Des échantillons dans l’azote

« Nous sommes prêts à les rouvrir pour les laboratoires intéressés par de telles plates-formes techniques, d’autant que nous disposons de la puissance informatique nécessaire pour analyser des résultats », explique Bruno Klaholz, directeur de recherches, médaille d’argent du CNRS en 2018 (deuxième plus haute distinction nationale). L’IGBMC figure d’ailleurs parmi les fleurons mondiaux de la biologie, à la réputation largement établie dans un champ de disciplines couvertes par quelque 55 laboratoires.

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1 000 flacons de gel hydro-alcoolique

Webmag, L’usine école, EASE, Eurométropole Strasbourg, 24 mars 2020. Cette fabrication associe 20 étudiants volontaires de 5ème année de la Faculté de pharmacie de Strasbourg.

Usine École EASE au service de la formation à la production en atmosphère contrôlée.

Un outil pédagogique immersif au cœur d’une région de production pharmaceutique tri-nationale.

Située au sein du parc d’innovation d’Illkirch, site d’excellence technologique de l’Eurométropole de Strasbourg, au cœur de la BioValley,  zone géographique tri-nationale (France, Allemagne, Suisse) qui rassemble des acteurs de référence de l’industrie pharmaceutique et de la production de biomédicaments (Sanofi, Lilly, Novartis), l’Usine-Ecole EASE est l’unique plateforme industrielle immersive qui offre à ses clients un environnement de production similaire aux standards GMP – Good Manufacturing Practice – et destiné à l’apprentissage des bonnes pratiques de fabrication (GMP) en salles blanches et aseptiques.

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Doyen de fac de médecine & Codiv19

Coronavirus : excellent point avec Jean Sibilia, doyen de la Faculté de médecine de l’université de Strasbourg. Vidéo de 4’47

Vidéo de 4’47

Site de l’université de Strasbourg consacré à la pandémie. Situation mise à jour quotidiennement

« Le président de la République a annoncé jeudi 12 mars au soir la fermeture des universités. Cette mesure vise à faire reculer la propagation du virus Covid-19. Le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a décrété la fermeture aux usagers et le maintien des activités de recherche et administrative. La journée du 13 mars a permis de préciser les modalités de mise en place de cette mesure pour l’Université de Strasbourg, conformément aux instructions ministérielles et préfectorales. 

L’ensemble des mesures vise à répondre à la crise en cours tout en maintenant les activités qui peuvent l’être et en respectant toutes les mesures de protection adéquates. Il s’agit de nous protéger individuellement et collectivement et de retarder le pic épidémique, en adoptant des mesures simples : éviter les rassemblements, mettre en place les gestes barrières. C’est pourquoi nous adaptons nos activités pédagogiques à partir du lundi 16 mars, et maintenons nos activités de recherche et administratives, tout en favorisant le plus possible le télétravail.

En matière de formation

Les activités pédagogiques comme les évaluations n’auront plus lieu en présentiel et passeront désormais par des ressources numériques. Notre intention est de permettre à chaque étudiant de pouvoir valider son année. La mise en place de plates formes numériques est en cours pour permettre aux enseignants de diffuser leurs cours sous forme numérique et à envisager des examens alternatifs en cas d’impossibilité de valider un stage. Les facultés, écoles et instituts de l’université vont maintenir un lien courriel et téléphonique avec chaque étudiant.

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Université et Recherche à l’arrêt

Suite de la chronique d’Histoires d’universités, 5 mars, l’université de Strasbourg s’arrête

Pourquoi l’université s’arrête ? 5 mars 2020, blog Pascal Maillard. En ce 5 mars 2020 les facs et labos en lutte contre la Loi de précarisation et de privatisation de la recherche (LPPR) ont décidé de s’arrêter. Proposition d’un billet participatif pour en expliquer les raisons.

Rue 89 Strasbourg, 6 mars 2020

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5 mars, l’UNISTRA s’arrête

Évènements du 5 mars 2020, sur les différents campus (2 pages)

Assemblée Générale le 4 mars 2020. Motion des personnels et étudiants de l’Université de Strasbourg : les revendications.

Les projets de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), de la réforme de la formation des enseignants et de la retraite à points font système et constituent une même politique. Cette politique s’inscrit dans une logique de démantèlement du Service public pour toutes et tous et dans un modèle de société inégalitaire.

Dans ce contexte, les personnels et étudiants de l’Université de Strasbourg :

dénoncent la précarité et la précarisation des étudiants et des salariés de la fonction publique et du secteur privé.

demandent le retrait de la réforme des retraites.

demandent le retrait des projets de réformes dans l’ESR :

  • Retrait de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR)
  • Retrait du projet de réforme des masters MEEF Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation (1er degré et 2nd degré)
  • et des concours auxquels ces masters préparent (le Concours de Recrutement de Professeur des Écoles CRPE et le Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré, CAPES)

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T. Coulhon veut présider le Hcéres

Pourquoi Thierry Coulhon veut-il présider le Haut Conseil de l’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur français ? Pourquoi quitte-t-il la fonction de conseiller d’Emmanuel Macron ? Plusieurs hypothèses pour expliquer cette volonté de mobilité. Je pense, au vu de sa trajectoire professionnelle, que l’ancien président de l’université de Cergy Pontoise aime enchaîner des missions de durée limitée et bien rémunérées. Dans l’immédiat, l’examen des candidatures à la présidence Hcéres est suspendu.

En effet, plus de 1300 chercheurs et enseignants-chercheurs sont candidats (point B de la chronique).

A. Questions orales posées au Sénat (3 mars 2020). Question concernant la Présidence du Hcéres. Intervention de Pierre Ouzoulias et réponse de Frédérique Vidal.

M. Pierre Ouzoulias. La présidence du Hcéres est vacante depuis le 31 octobre 2019.

Au moins cinq personnalités ont déposé leur candidature, mais votre Gouvernement a considéré qu’elles n’étaient pas recevables et a publié un nouvel appel au Journal officiel du 26 décembre 2019.

Selon la presse, confirmée par l’intéressé, M. Thierry Coulhon, conseiller à la présidence de la République, a fait acte de candidature, mais il aurait lui-même participé à l’examen des premières candidatures rejetées par votre ministère.

Plus de 1 300 chercheurs et enseignants-chercheurs ont déposé un dossier dans les formes. Selon quel protocole global seront-elles examinées, ainsi que celle de Thierry Coulhon ?

Mme Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.  Je tiens à rendre hommage à l’immense travail réalisé par Michel Cosnard à la présidence du Hcéres.

La nomination du président de cette instance en conseil des ministres est une compétence du Président de la République. Conformément à la loi organique précisant les dispositions de l’article 13 de la Constitution, un appel à candidatures a effectivement été ouvert par mon ministère pour préparer cette nomination, qui ne pourra intervenir qu’après consultation des commissions permanentes compétentes des deux assemblées et vous serez donc informés du nom de la personne pressentie.

Une candidature collective a été présentée, mais elle n’a pas été retenue, comme mon ministère l’a indiqué la semaine dernière.

En effet, le décret du 14 novembre 2014 qui régit l’organisation de la Hcéres désigne le président du collège comme une personne nommée par décret en conseil des ministres, sa fonction n’est donc pas collective et c’est donc bien le Haut Conseil lui-même qui est le lieu de la collégialité et non pas sa présidence.

J’aurais l’occasion de m’exprimer sur ce sujet le 24 mars prochain, lorsque se tiendra le débat sur la politique de recherche publique que votre groupe a demandé.

M. Pierre Ouzoulias.  Vous n’avez pas infirmé que M. Coulhon a été juge et partie. Donc vous le confirmez. Je poserai donc de nouveau cette question à M. Coulhon en commission de la culture.

Quant aux autres candidatures, il ne s’agit pas, madame la ministre, d’une candidature collective, mais de 1 300 candidatures individuelles. Chacune doit être examinée, de la même façon que celle de M. Coulhon.

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Grèves à Toulouse Jean Jaurés

Université Toulouse Jean Jaurès, Préavis de grève du 24 février au 22 mars 2020, du 2 au 31 mars 2020,

25 janvier 2020. Grève des notes des chargé.e.s de cours du département Histoire de l’Art et Archéologie,

Nous souhaitons aborder le problème des conditions de travail des chargé.e.s de cours. Au niveau national, le recours de plus en plus important aux chargé.e.s de cours pour assurer les enseignements est un des symptômes de la précarisation de l’enseignement supérieur.

Lors de la dernière assemblée générale du département Histoire de l’Art et Archéologie (janvier 2019), un bilan faisait état de 157 chargé.e.s de cours qui assuraient « pratiquement la moitié des enseignements » et jusqu’à 2/3 des enseignements de Licence 1 pour l’année 2018/2019. Depuis bien trop d’années, l’Université est dépendante des chargé.e.s de cours qui assurent l’essentiel des enseignements…

28 janvier 2020. Grèves des précaires du Mirail

Avec les réformes de la retraite et du chômage, mais aussi avec la Loi Pluriannuelle de Programmation de la Recherche (LPPR) à venir qui concernent les étudiant.e.s et tout le personnel des universités, titulaire ou non, le projet du gouvernement est de continuer à précariser tout le monde du berceau au tombeau !

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Tobias Stimmer, 30 ans en 1569

Pierre Kintz, communication au colloque Autour du livre de combat du strasbourgeois Joachim Meyer (1537-1571), Tobias Stimmer, l’illustrateur du Fechtbuch (Pierre Kintz est doctorant en histoire de l’art, ARCHE, Université de Strasbourg).

Album de 17 photos, projetées à l’écran au cours de la communication au Palais universitaire de Strasbourg.

Télécharger l’album photos pour visualiser les images en grand format (diaporama)

Source des citations de la chronique : Biographie de Tobias Stimmer (1539-1584), dessinateur, peintre et graveur d’origine suisse.

1539 (7 avril). « Naissance de Tobias Stimmer à Schaffhouse, Suisse. Son père, Christoffel Stimmer, était maître d’école.

1553 (14 ans). Fils aîné d’une fratrie de onze enfants, Tobias Stimmer, débuta probablement un apprentissage à 14 ans, à Schaffhouse ou à Zurich. Certains auteurs lui attribuent un contact avec la peinture vénitienne, mais sans précisions sur un éventuel séjour dans la cité des Doges.

1562 (23 ans). Il achète une maison à Schaffhouse avec son père et ses frères Abel et Loth. Après un passage à Bâle, il se rend à Strasbourg où étudie son frère Isaac, et noue ses premières relations avec l’imprimeur et éditeur Bernhard Jobin.

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