Archives de Tag: Syndicats

Report des stages : qui dit vrai ?

La fac de La Rochelle refuse de reporter les stages de fin d’études à l’automne. Libération, 30 mars 2020.

Photos de septembre 2015, par Pierre Dubois

« Dans les facs, l’enjeu de la continuité pédagogique vire au casse-tête en raison des stages de fin d’études. Indispensables à la validation du cursus des étudiants et à l’obtention de leur diplôme, un grand nombre de ces stages, souvent d’une durée minimale de trois mois, ont été annulés par les structures ou les entreprises accueillantes à cause du confinement.

A l’université de La Rochelle (Charente-Maritime), les directeurs de masters 2 ont fait remonter à leur hiérarchie les inquiétudes des étudiants. Certains ont demandé s’ils pouvaient reporter leurs stages à l’automne. Mais puisque l’année universitaire sera close pour eux le 30 septembre, seront-ils obligés de se réinscrire et donc de payer de nouveaux droits ?

Réponse sans appel du professeur Jean-Michel Carozza, vice-président de l’Université de La Rochelle, dans un mail adressé le 27 mars aux directeurs de masters 2, que Libération a pu consulter : Nous vous proposons de permettre la prolongation exceptionnelle des stages en septembre pour une soutenance au plus tard le 30 septembre. Au-delà de cette date, aucun stage ne pourra être prolongé ni se dérouler. Concernant la demande de redoublement [sic] du stage formulée par certains masters, je confirme […] : redoublement possible si le stage n’a pas été validé cette année mais pas d’exonération des frais d’inscription car il s’agit de convenance personnelle de l’étudiant et pas d’un cas de force majeure. S’ils n’ont pas réussi à trouver un stage en plein été, les futurs redoublants apprécieront ».

Le site de l’université de la Rochelle, consulté ce 3 avril 2020, dit tout autre chose que le journal Libération. CORONAVIRUS COVID-19 : Informations importantes pour les personnels

Stages en France ou à l’étranger et mobilités

  • « Le calendrier universitaire s’adapte. Pour les étudiantes et étudiants en fin de cursus, notamment en master, le calendrier universitaire 2019-2020 est actuellement travaillé pour être étendu jusqu’au 31 décembre 2020, afin de leur permettre l’éventuelle tenue d’un stage suffisamment représentatif d’une expérience professionnelle et ainsi faciliter leur insertion sur le marché de l’emploi.

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Payer les vacataires du SUP !

Enseignement supérieur : paiement des vacataires, communiqué de presse du SNESUP FSU, 1 avril 2020. A noter que, ce 3 avril 2020, le Vademecum, mentionné au paragraphe 2, est introuvable sur le site du MESRI. Je suis preneur pour le mettre en ligne.

Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps pour que les déclarations solennelles d’Emmanuel Macron affirmant que « l’État prendra en charge l’indemnisation des salariés contraints à rester chez eux » soient démenties, dans le domaine de l’enseignement supérieur, par le ministère lui-même.

En effet, le vademecum rendu public le 30 mars par le MESRI et qui doit servir de guide pour les établissements stipule que, dans le cas des chargé·es d’enseignement vacataires (CEV) « peu d’heures auront été effectivement réalisées depuis la date de fermeture des établissements » et « l’absence de service fait doit conduire à ne pas verser de rémunération ». Le document minore à 100 000 le nombre des CEV qui dépasse en fait 120 000*. Il veut faire oublier que dans les faits nombre de CEV sont en situation précaire, les vacations représentant une part importante de leurs revenus. Il passe enfin à la trappe le travail que ces CEV ont déjà effectué pour la préparation de leurs enseignements dans le cadre de leur embauche.

Le SNESUP-FSU s’insurge contre cette interprétation abusive consistant à considérer que, pour les personnels titulaires, la continuité pédagogique suppose que les services sont faits ce qui ne serait pas le cas a priori pour les vacataires. Dans son vademecum, le ministère revient d’ailleurs en partie sur les garanties qu’il affichait quelques jours plus tôt dans sa rubrique de « foire aux questions » au sujet des agents temporaires vacataires (ATV), essentiellement des doctorant·es.

Le SNESUP-FSU demande donc au ministère de prendre des dispositions protectrices en lieu et place de cette communication qui aurait comme conséquence de faire porter le poids de la crise sanitaire essentiellement sur les plus précaires des enseignant·es de l’université alors qu’ils contribuent pour une part importante au fonctionnement des formations, assurant dans certaines d’entre elles plus de la moitié du volume horaire.

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Universités : règles du télétravail

Courriel aux personnels de l’université de Lorraine, Didier Croutz, Multipro CGT, 22 mars 2020.

Bonjour à Toutes et à Tous. La présidence de l’UL a choisi de ne pas mettre en place les mesures de protection individuelles et collectives indispensables dans l’établissement pour éviter une contamination par le COVID-19 (masques, gants, gel hydroalcoolique, distances de sécurité etc …). De ce fait les agents de l’UL doivent se conformer aux mesures de confinement à domicile exigées par le gouvernement.

Dans cette situation, le ministère permet à l’employeur public d’avoir recours au télétravail sans l’accord préalable de l’agent alors qu’habituellement il est mis en place uniquement sur la base du volontariat.

Les modalités du télétravail font partie du Plan de Continuité d’Activité (PCA) qui doit être présenté au CHSCT. A l’UL, le président a décidé de ne pas si plier à cette règle.

Des collègues me posent alors des questions sur ce recours au télétravail.

Voici les quelques éléments de réponse que je peux y apporter d’après le texte réglementaire qui régit le télétravail pour l’ESRI.

L’article 2.1, « Conditions d’accès relatives à l’agent« , prévoit « l’autonomie du candidat « . Un agent n’ayant pas les compétences techniques requises pour assurer du télétravail ne pourra y être contraint et ceci d’autant plus s’il n’a pas suivi les formations normalement nécessaires à la mise en place du télétravail

Ce même article prévoit que l’agent dispose déjà d’une connexion internet haut débit au domicile pour être éligible au télétravail. Le télétravail ne pourra donc pas être imposé à un agent ne disposant pas d’une connexion à Internet à titre personnel ou ne disposant que d’une connexion à Internet à faible débit.

En cet article prévoit, que l’agent en télétravail doit s’assurer que:

  • Les locaux dédiés au télétravail sont couverts par une assurance habitation le permettant,
  • il dispose d’un certificat de conformité électrique ou à défaut une attestation sur l’honneur.

L’article 6.1, « Équipement du télétravailleur par l’employeur », stipule que l’employeur public doit mettre un équipement minimum à disposition:

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Personnel d’astreinte. Sécurité, santé

Covid 19. Communiqué du SNESUP FSU

Extrait. Pour la sécurité et la santé des personnels qui sont d’astreinte et continuent de veiller aux organes vitaux de notre université en acceptant de travailler dans des locaux possiblement contaminés. Pour le SNESUP-FSU le principe de précaution le plus élevé doit être appliqué dès qu’un doute est permis sur les dangers que l’employeur fait courir aux salariés.

C’est sur proposition des représentants de la FSU, le CHSCT a adopté ce 19 mars un avis d’interdiction de toute présence et d’activité professionnelle dans les locaux de l’université sans port de masque. A défaut de masque mis à la disposition du personnel, celui-ci doit quitter son lieu de travail.

Nous rappelons également à tous les personnels les dispositions en vigueur dans le cadre des arrêts maladie à titre préventif pour les personnes présentant certaines fragilités de santé et pour les femmes enceintes.

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Classé dans AA. Universités et COVID 19, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Médecine Pharmacie

Budget Orléans. Scandaleux excédent

Pour cause de Covid19 (communiqué du président Ary Bruand en fin de chronique), les élections aux Conseils centraux de l‘université d’Orléans, qui devaient avoir lieu le 7 avril 2020, sont reportées à une date ultérieure, comme toutes les élections universitaires planifiées pour la seconde partie de mars et en avril.

L’image ci-dessous n’est donc plus d’actualité

J’ai publié une première chronique sur ces élections 2020, reprenant un article de Mag Centre : Les manœuvres ont débuté pour la présidence de l’université (lundi 27 février 2020).

Voici une deuxième chronique, reprenant un article du SNASUB FSU dans sa Lettre d’information de mars 2020, 13,3 millions (!!!) d’excédent budgétaire pour l’exercice 2019.

Pour le syndicat FSU de l’université (qui publie également le Blog SLU Orléans), il s’agit d’un scandaleux excédent budgétaire. Comment ne pas voir là une des conséquences directes de l’austérité budgétaire et du gel prolongé des postes enseignants et BIATSS ?

Intégralité de l’article. Le Conseil d’Administration de notre université est convoqué ce vendredi 13 mars au matin pour examiner pas moins de 17 délibérations, dont le compte financier de notre établissement pour 2019.

Quelle ne fut pas notre surprise en découvrant qu’au 31 décembre 2019, les comptes de notre établissement dégagent un excédent exceptionnel de 13 334 490€, alors que le budget prévisionnel pour 2019 fut approuvé en décembre 2018 avec un déficit estimé à – 4,6 millions d’Euros !

Pour avoir une idée de l’ampleur effarante de ce chiffre de 13,3 millions, rappelons que la très contestée mise en place du RIFSEEP a « coûté » cette année 255 000€ de plus à l’établissement et que la très insuffisante revalorisation des primes des contractuels de catégorie C, environ 15 000€ !

Comment expliquer un tel résultat bénéficiaire, correspondant à plus de 7% du budget réalisé en 2019 ?

Côté recettes (179,6 millions), l’établissement enregistre un écart favorable de + 2,26 millions, principalement lié à une facture d’avance pour les travaux de la halle des sports dans le cadre du Contrat de Plan Etat Région(CPER).

Côté dépenses (166,3 millions), pas moins de 8,8 millions ont été « économisés » par rapport à un budget prévisionnel pour 2019 pourtant déjà très austéritaire. Le détail est tristement éclairant : -3,8 millions d’Euros de dépenses de fonctionnement par rapport au prévu sur un an, -2 millions de masse salariale et -2,9 millions d’investissement !

Très concrètement, en une année, notre universitéa perdu l’équivalent de 26 postes d’enseignants et d’enseignants-chercheurs ! Pour les BIATOSS, c’est 4 postes de titulaires en moins en un an, compensé par davantage de précarité (+ 10 CDD en Equivalent Temps Plein).

Entre 2016 et 2019, sous le mandat de l’actuelle équipe présidentielle, notre université a perdu l’équivalent de 63 postes, enseignants et BIATOSS confondus. Dans le même temps, le nombre d’étudiants inscrits a augmenté de plus de 2 000 !

Ce scandaleux excédent budgétaire de 13,3 millions confirme ce que dénonce la FSU depuis plusieurs années.

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Univ. Besançon. Duel sans vainqueur

Chroniques sur les élections des conseils centraux de l’université de Franche-Comté :  Président Jacques Bahi : bilan de deux mandats par Sudversion (20 février 2020) ; Duel électoral à Besançon (7 mars 2020).

Les élections ont eu lieu le 10 mars 2020. Deux candidats élus au Conseil d’administration brigueront la présidence de l’université, Macha Woronoff, 60 ans, diplômée de l’université de Franche-Comté, est professeure de pharmacie clinique, vice-présidente sortante en charge du conseil d’administration, et Daniel Gilbert, 50 ans, professeur en biologie et écologie, élu d’opposition au Conseil d’administration.

Le duel électoral du 10 mars 2020 n’a pas désigné de vainqueur. Au conseil d’administration (36 membres dont 8 personnalités extérieures) qui élira la/le président/e, Macha Woronoff et Daniel Gilbert pourront compter chacun sur 8 voix d’administrateurs, obtenues dans les collèges des enseignants (301 voix pour N. Woronoff, 131+170 ; 404 voix pour Daniel Gilbert, 93+311).

Pour être élu-e président-e, il leur faudra obtenir la majorité absolue, soit 19 voix sur 36. Résultats du scrutin. Rien n’est jamais joué quand les professeurs et les autres enseignants votent pour des listes différentes, opposées. Je fais pour ma part l’hypothèse que les enseignants et les chercheurs de rang B n’ont plus les mêmes intérêts que ceux des rangs A ni dans le champ de la formation, ni dans le champ de la recherche. Les professeurs et directeurs de recherche souhaitent la continuité de la gouvernance, maintenir les réseaux constitués au cours du ou des deux mandats précédents.

Collège A
Collège B

Quelques commentaires. 1. Taux de participations. En 2020, ce taux a été supérieur à celui observé en 2016, et ce dans chacun des 3 collèges des personnels.

  • A (professeurs) : 87,68% (242/276). Participation très forte
  • B (autres enseignants) : 65,99% (685/1038). Participation moyenne
  • C (BIATSS) : 65,36% (751/1149). Participation moyenne
  • Usagers : 9,46% (2173/22969). Participation faible (moins de 10%)

Élections 2016. La participation au scrutin a été moyenne : 70,98% dans le collège des professeurs (203 votants sur 286 inscrits), 62,08% dans le collège des autres enseignants (542 sur 873), 60,18% dans le collège des BIATSS (671 sur 1115). La participation a été faible – c’est traditionnel –   dans le collège des usagers (2.461 votants sur 21.537 inscrits, soit 11,43%).

2. Listes en compétition. Nombre important dans chacun des différents collèges (8 listes chez les BIATSS !). Ce qui veut dire que toutes les listes n’auront pas de siège d’administrateur.

  • A (professeurs) : 3 listes
  • B (autres enseignants) : 5
  • C (BIATTS) : 8. Pas de liste portant le nom de l’une ou l’autre liste d’enseignants. Bien sûr, certaines listes se sont déclarées officieusement pour tel ou tel candidat à la présidence (2 élus pour Daniel Gilbert, 1 pour macha Woronoff
  • Usagers : 5

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Univ. Franche-Comté. Votons Sud

Mardi 10 mars 2020, Élections aux conseils centraux de l’Université de Franche-Comté. Sud Éducation présente des listes dans le collège B des enseignants et dans le collège des BIATSS. Au total 34 candidats dont 14 au Conseil d’administration.

Le projet et les revendications de SUD Éducation, soumis au vote des électeurs : 4 pages. Introduction ci-dessous.

Un contexte critique pour les universités. « La loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019 permet de recruter des contractuel.le.s sur tous les postes de titulaires. Le projet de loi sur la retraite à points et celui sur la programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR) ont en commun d’accroître les inégalités et la compétition de tous contre tous.

La communauté universitaire doit faire particulièrement attention à qui elle installe aux commandes de notre université. Aucun des deux candidats déclarés n’a pris position concernant la CPU (conférence des présidents d’université) qui est l’initiatrice de la LPPR, tout comme elle l’était de la LRU. Leur silence sur cette question ne présage rien de bon.

Dans les réformes en cours, une large marge de manœuvre est laissée aux instances dirigeantes. Ainsi, les universités étaient libres de ne pas appliquer la sélection en master ou la hausse des frais d’inscription pour les étudiants et étudiantes étrangères. La fin de la compensation n’est pas une obligation inscrite dans le dernier arrêté licence, elle est laissée au libre choix des responsables. Un.e président.e d’université peut décider de ne pas transformer de postes de titulaires en postes de contractuel.le.s, de ne pas supprimer les bornes horaires au service annuel des enseignant.e.s et enseignant.e.s-chercheur.e.s, de ne pas augmenter le temps de service des personnels BIATSS. Gouverner une université, c’est faire des choix politiques et non simplement appliquer des réformes venues d’en haut.

Nous nous présentons à ces élections pour faire barrage à la mise en œuvre de ces réformes délétères. Si nous sommes élu.e.s, nous agirons de concert avec les collègues issu.e.s des listes CGT et FSU comme nous le faisons au conseil d’administration depuis 2016. Nous ne soutiendrons aucun des deux candidats qui se présentent comme présidentiables« .

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Université et Recherche à l’arrêt

Suite de la chronique d’Histoires d’universités, 5 mars, l’université de Strasbourg s’arrête

Pourquoi l’université s’arrête ? 5 mars 2020, blog Pascal Maillard. En ce 5 mars 2020 les facs et labos en lutte contre la Loi de précarisation et de privatisation de la recherche (LPPR) ont décidé de s’arrêter. Proposition d’un billet participatif pour en expliquer les raisons.

Rue 89 Strasbourg, 6 mars 2020

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5 mars, l’UNISTRA s’arrête

Évènements du 5 mars 2020, sur les différents campus (2 pages)

Assemblée Générale le 4 mars 2020. Motion des personnels et étudiants de l’Université de Strasbourg : les revendications.

Les projets de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), de la réforme de la formation des enseignants et de la retraite à points font système et constituent une même politique. Cette politique s’inscrit dans une logique de démantèlement du Service public pour toutes et tous et dans un modèle de société inégalitaire.

Dans ce contexte, les personnels et étudiants de l’Université de Strasbourg :

dénoncent la précarité et la précarisation des étudiants et des salariés de la fonction publique et du secteur privé.

demandent le retrait de la réforme des retraites.

demandent le retrait des projets de réformes dans l’ESR :

  • Retrait de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR)
  • Retrait du projet de réforme des masters MEEF Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation (1er degré et 2nd degré)
  • et des concours auxquels ces masters préparent (le Concours de Recrutement de Professeur des Écoles CRPE et le Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré, CAPES)

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Paris 1 et ses interdictions d’accès

Contre la répression à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Communiqué de l’intersyndicale (Ferc Sup CGT – Snasub-FSU – Snesup-FSU – SUD éduc Paris 1 – Solidaires étudiant·e·s – UNEF Paris 1).

« Ce mardi 25 février 2020, à 20 heures, les membres de l’intersyndicale ont été témoins d’une situation inacceptable. Celle-ci marque le point d’orgue d’une série d’événements ayant conduit ces dernières semaines à un tournant sécuritaire inadmissible au sein de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

En effet, les forces de l’ordre ont été plusieurs fois appelées par la présidence sur le Centre Pierre Mendès-France, dès hier matin, lundi 24 février. Les agent·e·s de sécurité et la police ont empêché le blocage des partiels par les étudiant·e·s.

Cet événement a été suivi d’une interdiction manifestement illégale d’entrée des étudiant·e·s mobilisé·e·s sur leur campus pendant plusieurs heures, celles et ceux-ci devant négocier longuement pour pouvoir entrer et passer leurs examens. Lors de cette même matinée, une BIATSS a également été bousculée par les forces de l’ordre et a violemment heurté une porte.

Durant la journée du 25 février, plusieurs étudiant·e·s se sont vu·e·s notifier qu’ils et elles étaient empêché·e·s d’entrer dans l’université car l’administration disposait d’une liste de noms des étudiant·e·s interdit·e·s d’accès. Pire encore, à 19H20, une étudiante, disposant de sa carte, a été empêchée de pénétrer sur son lieu d’étude par les agent·e·s de sécurité et par des individus n’ayant aucun signe les identifiant, alors même que d’autres étudiant·e·s y entraient sans difficulté.

Les membres de l’intersyndicale, sortant d’une réunion, ont souhaité savoir qui avait donné un tel ordre afin d’échanger avec le responsable juridique. Devant l’absence de réponse, ces dernièr·e·s ont exigé de pouvoir entrer de nouveau dans l’université afin de consigner ces manquements dans le registre santé et sécurité et travail, qui permet de faire remonter des incidents au Comité d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail (CHSCT). Cela leur a été refusé.

Après plusieurs dizaines de minutes de dialogue de sourd, Florian Michel, directeur du centre Pierre Mendès-France, s’est présenté. Il a déclaré ignorer la provenance d’une telle décision, mais a tout de même empêché les membres de l’intersyndicale de pénétrer dans leur université.

Quelques minutes plus tard, deux voitures de la police nationale sont arrivées. Les forces de l’ordre, sur demande manifeste de l’administration, se sont positionnées devant l’entrée de l’université. De leur propre aveu, elles avaient été appelées pour « trouble à l’ordre public » – alors même que d’autres personnels et étudiant·e·s continuaient à sortir sans problème de l’établissement depuis 20 heures.

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