Archives de Tag: Vie étudiante

Pour ou contre le 10 améliorable

Quelles modalités de contrôle des connaissances pour le second semestre universitaire 2019-2020 ? Université de Lorraine : débats et propositions. Deux chroniques. Celle ci-dessous : tous les étudiants ne sont pas d’accord entre eux ; celle immédiatement à suivre : la position de la direction de l’université.

1. Vers une annulation des partiels pour certains étudiants en droit à Nancy ? Lorraine Actu, Amandine Mehl, 11 avril 2020.

A Nancy, le Conseil de Collégium Droit, économie et gestion travaille sur les modalités de passage des examens dans le cas où le déconfinement n’aurait pas lieu avant fin mai.

Université de Nancy 2, Faculté de Droit et Sciences Économiques, 2010 (photos de Pierre Dubois)

Dans le cas où le déconfinement n’aurait pas lieu avant la fin du mois de mai, la mise en place du 10 améliorable s’imposera donc.

Mais, qu’est-ce que ce principe ? Hania Hamidi  (UNEF) l’explique :

Pour la Faculté de droit, c’est une sorte de 10 améliorable déguisé qui a été mis en place. En clair, les moyennes du second semestre seront basées sur les colles organisées avant le confinement. Si cette moyenne est supérieure à 10, imaginons un 15, alors elle restera à 15. Mais, si elle est inférieure à 10, la fac de droit augmentera la moyenne et la figera à 10. Enfin, si la moyenne du second semestre est supérieure à 10 mais inférieure à celle du semestre 1 alors elle sera alignée sur celui-ci.

Pour les étudiants qui souhaiteraient avoir de meilleures notes, une « session spéciale » sera organisée entre les 15 et 22 juin où ils auront l’occasion de choisir leurs épreuves.

Le 10 améliorable pour tous

Depuis le début du confinement, l’UNEF ne cesse de mettre en avant les étudiants en situation d’isolement numérique. Si l’Université de Lorraine a tenté de répondre à cette problématique en lançant un plan de lutte. Pour Hania Hamidi, même si c’est encourageant ce n’est pas suffisant.

Outre ces questions d’ordre numérique, certains étudiants sont également confrontés à d’autres difficultés. C’est le cas notamment de ceux qui travaillent et à qui on ne peut pas imposer un partiel sur un temps court, de ceux qui sont atteints par le coronavirus ou qui sont contraints de vivre dans des lieux inappropriés au travail universitaire explique Hania Hamidi. Autant de raisons qui motivent les membres de l’UNEF à réclamer l’adoption par l’Université de Lorraine du 10 améliorable pour l’ensemble des étudiants.

On revendique vraiment que l’Université de Lorraine prenne exemple sur ce qu’il s’est passé en droit et mette en place un 10 améliorable pour tous mais aussi la mise en œuvre de sessions spéciales pour celles et ceux qui peuvent passer leurs examens. 

L’institution l’entendra-t-elle de cette oreille ? Affaire à suivre !

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Poitiers, Codiv19, solidarité renforcée

Université de Poitiers, communiqué de presse, 6 avril 2020, Codiv-19 – solidarité renforcée avec les étudiants en difficulté

« Dès lundi 6 avril, l’université de Poitiers met ainsi en place une nouvelle aide d’urgence, complémentaire aux aides habituelles de l’université de Poitiers ou du CROUS de Poitiers. Cette aide est proposée à ses étudiants mis en difficulté par la crise sanitaire (interruption de contrat de travail ou de stage, dépenses supplémentaires imprévues, difficultés alimentaires, absence de matériel informatique).

Cette aide pourra prendre différentes formes : une aide alimentaire de 60€/étudiant/semaine et jusqu’à 100€ pour les étudiants-parents isolés avec enfant, des compensations pour perte de gratifications de stage, des prêts d’ordinateurs portables et/ou une assistance (courses ou garde d’enfant(s) par exemple) ».

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Doyen de fac de médecine & Codiv19

Coronavirus : excellent point avec Jean Sibilia, doyen de la Faculté de médecine de l’université de Strasbourg. Vidéo de 4’47

Vidéo de 4’47

Site de l’université de Strasbourg consacré à la pandémie. Situation mise à jour quotidiennement

« Le président de la République a annoncé jeudi 12 mars au soir la fermeture des universités. Cette mesure vise à faire reculer la propagation du virus Covid-19. Le Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche a décrété la fermeture aux usagers et le maintien des activités de recherche et administrative. La journée du 13 mars a permis de préciser les modalités de mise en place de cette mesure pour l’Université de Strasbourg, conformément aux instructions ministérielles et préfectorales. 

L’ensemble des mesures vise à répondre à la crise en cours tout en maintenant les activités qui peuvent l’être et en respectant toutes les mesures de protection adéquates. Il s’agit de nous protéger individuellement et collectivement et de retarder le pic épidémique, en adoptant des mesures simples : éviter les rassemblements, mettre en place les gestes barrières. C’est pourquoi nous adaptons nos activités pédagogiques à partir du lundi 16 mars, et maintenons nos activités de recherche et administratives, tout en favorisant le plus possible le télétravail.

En matière de formation

Les activités pédagogiques comme les évaluations n’auront plus lieu en présentiel et passeront désormais par des ressources numériques. Notre intention est de permettre à chaque étudiant de pouvoir valider son année. La mise en place de plates formes numériques est en cours pour permettre aux enseignants de diffuser leurs cours sous forme numérique et à envisager des examens alternatifs en cas d’impossibilité de valider un stage. Les facultés, écoles et instituts de l’université vont maintenir un lien courriel et téléphonique avec chaque étudiant.

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Conditions de vie des étudiant/es

Observatoire de la Vie Étudiante (OVE). Lancement de la 9ème enquête nationale sur les conditions de vie des étudiants, Lettre d’information n°90, mars 2020.

Pour cette neuvième édition, plus de 245 000 étudiant(e)s seront invité(e)s à répondre au questionnaire entre le 12 mars et le 25 mai 2020.

Vidéo de présentation de l’enquête 2020 : 1’08″

Cette 9ème enquête aurait dû avoir lieu en 2018 mais elle avait été reportée en 2020. Pourquoi ? Officiellement pour en améliorer la qualité. Bien sûr ! Mais la nouvelle Majorité, issue des élections de 2017, pouvait-elle prendre le risque d’une enquête qui aurait montré, moins d’un an après son arrivée au pouvoir, une dégradation des conditions de vie étudiantes ? Chronique du blog du 16 avril 2018 : Enquête de l’OVE : report en 2020 (Lettre d’information de l’OVE, n°84, avril 2018).

« Le questionnaire de l’enquête 2020  contient des questions communes avec le questionnaire européen EUROSTUDENT et des questions propres à l’enquête menée en France.

Il aborde les grands thèmes suivants : le parcours d’études jusqu’au moment de l’enquête, les conditions d’études (sur le lieu d’études, conditions de déplacement…), les temps libres, l’activité rémunérée, le logement, les ressources et dépenses, la santé, l’alimentation, les parents et les proches, les caractéristiques sociodémographiques (origines sociale et géographique, sexe, âge).

Afin de mieux s’adapter aux problématiques actuelles des conditions de vie et d’études, plusieurs changements ont été apportés à cette nouvelle édition en accord avec le conseil et collège scientifique de l’OVE. Des questions sur les discriminations et le handicap sont approfondies, et d’autres sur les violences sexistes et sexuelles, ainsi que le travail salarié via des plateformes numériques sont introduites pour la première fois« .

Il était temps de lancer une nouvelle enquête. Les dernières données disponibles sont en effet celles de l’enquête 2016, OVE, Repères 2016, 28 pages.

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Paris 1 et ses interdictions d’accès

Contre la répression à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Communiqué de l’intersyndicale (Ferc Sup CGT – Snasub-FSU – Snesup-FSU – SUD éduc Paris 1 – Solidaires étudiant·e·s – UNEF Paris 1).

« Ce mardi 25 février 2020, à 20 heures, les membres de l’intersyndicale ont été témoins d’une situation inacceptable. Celle-ci marque le point d’orgue d’une série d’événements ayant conduit ces dernières semaines à un tournant sécuritaire inadmissible au sein de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

En effet, les forces de l’ordre ont été plusieurs fois appelées par la présidence sur le Centre Pierre Mendès-France, dès hier matin, lundi 24 février. Les agent·e·s de sécurité et la police ont empêché le blocage des partiels par les étudiant·e·s.

Cet événement a été suivi d’une interdiction manifestement illégale d’entrée des étudiant·e·s mobilisé·e·s sur leur campus pendant plusieurs heures, celles et ceux-ci devant négocier longuement pour pouvoir entrer et passer leurs examens. Lors de cette même matinée, une BIATSS a également été bousculée par les forces de l’ordre et a violemment heurté une porte.

Durant la journée du 25 février, plusieurs étudiant·e·s se sont vu·e·s notifier qu’ils et elles étaient empêché·e·s d’entrer dans l’université car l’administration disposait d’une liste de noms des étudiant·e·s interdit·e·s d’accès. Pire encore, à 19H20, une étudiante, disposant de sa carte, a été empêchée de pénétrer sur son lieu d’étude par les agent·e·s de sécurité et par des individus n’ayant aucun signe les identifiant, alors même que d’autres étudiant·e·s y entraient sans difficulté.

Les membres de l’intersyndicale, sortant d’une réunion, ont souhaité savoir qui avait donné un tel ordre afin d’échanger avec le responsable juridique. Devant l’absence de réponse, ces dernièr·e·s ont exigé de pouvoir entrer de nouveau dans l’université afin de consigner ces manquements dans le registre santé et sécurité et travail, qui permet de faire remonter des incidents au Comité d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail (CHSCT). Cela leur a été refusé.

Après plusieurs dizaines de minutes de dialogue de sourd, Florian Michel, directeur du centre Pierre Mendès-France, s’est présenté. Il a déclaré ignorer la provenance d’une telle décision, mais a tout de même empêché les membres de l’intersyndicale de pénétrer dans leur université.

Quelques minutes plus tard, deux voitures de la police nationale sont arrivées. Les forces de l’ordre, sur demande manifeste de l’administration, se sont positionnées devant l’entrée de l’université. De leur propre aveu, elles avaient été appelées pour « trouble à l’ordre public » – alors même que d’autres personnels et étudiant·e·s continuaient à sortir sans problème de l’établissement depuis 20 heures.

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Denis Diderot, 30 ans en 1743

1713-1784. Denis Diderot, « né à Langres et mort à Paris, est un écrivain, philosophe et encyclopédiste français des Lumières, à la fois romancier, dramaturge, conteur, essayiste, dialoguiste, critique d’art, critique littéraire et traducteur ». Sources des citations de cette chronique : Wikipédia, Pierre Lepape, Diderot, Grandes Biographies Flammarion, 1991, 443 pages.

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1713. Denis Diderot naît à Langres, dans une famille bourgeoise. Son père Didier Diderot (1675-1759), maître coutelier, était réputé pour ses instruments chirurgicaux, scalpels et lancettes notamment. Sa mère Angélique Vigneron (1677-1748) était la fille d’un maître tanneur.

Diderot était l’aîné d’une fratrie dont chaque membre tint un rôle important dans la vie de l’écrivain. Didier-Pierre (1722-1787) embrassera la carrière ecclésiastique et sera chanoine de la cathédrale de Langres. Les relations entre les deux frères seront toujours conflictuelles.

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Performances 2020 pour la MIRES

Projets annuels de performances (Annexe au projet de loi de finances pour 2020), Mission Recherche et Enseignement Supérieur (414 pages). Pour les Projets annuels de performances depuis 2011, cliquer ici.

150 – Formations supérieures et recherche universitaire

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Les RERS 2019 sont parus

Les RERS 2019 sont parus : ça, c’est une bonne nouvelle !

Publication annuelle de la DEPP et de la SD-SIES, Repères et références statistiques réunit en un seul volume toute l’information statistique disponible sur le système éducatif et de recherche français.

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Organisé en onze chapitres et 180 thématiques pour l’édition 2019, RERS apporte des éclairages nouveaux en fonction de l’actualité et des derniers résultats d’études.

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Barbecue de rentrée à Strasbourg

Afges Strasbourg, Bouge ta Rentrée 2019 : Barbecue d’accueil, 3 Septembre.

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Agora de rentrée à l’université de Strasbourg : le programme.

« Du 29 août au 18 septembre 2019, l’Université de Strasbourg accueille ses étudiants et déploie l’agora, son dispositif de rentrée : tous les outils pour faciliter l’entrée des nouveaux arrivants à l’université sont centralisés dans un guichet unique multi-services, accompagné de plusieurs événements informatifs et festifs.

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Ombres sur la Sécu étudiante

Point 3 du communiqué du Communiqué de Frédérique Vidal (20 août 2019) : Fin du régime de sécurité sociale étudiante au 31 août 2019.

  • Dans le cadre du Plan étudiants, le Gouvernement a supprimé le régime étudiant de sécurité sociale en 2018. À compter du 31 août 2019, tous les étudiants seront rattachés automatiquement au régime général de sécurité sociale. Ils bénéficient ainsi du même niveau de protection santé, tout en économisant 217 euros par an et en n’ayant plus aucune démarche à effectuer.
  • À cette date, tous les étudiants précédemment rattachés à une mutuelle étudiante pour leur sécurité sociale seront automatiquement rattachés à la Caisse Primaire d’Assurance Maladie de leur lieu d’habitation.
  • Les mutuelles étudiantes, poursuivront, aux côtés de l’Assurance Maladie, leurs actions de prévention santé et continueront à proposer des complémentaires santé spécifiquement adaptées aux étudiants.

Question immédiate : les étudiants vont-ils réellement économiser 217 euros par an ? La réponse est : NON !

Il y a en effet plusieurs ombres au tableau de cette réforme importante. Ombres quant au financement : qui va payer à la place des étudiants ? Ombres quant aux prestations : seront-elles de même niveau ? quel sera le coût des mutuelles complémentaires, et ce pour quelles prises en charge ? Frédérique Vidal intitule son communiqué : l’État s’engage. C’est le contraire : l’État se désengage : il n’est plus question pour lui de prendre en charge le déficit structurel de la gestion de la Sécurité sociale par les mutuelles étudiantes.

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