12ème, église fortifiée en Périgord

Abbaye Saint-Amand-de-Coly (Dordogne).

1.Histoire. Sources : citations de Wikipédia, du Guide de visite (Les amis de Saint-Amand-de-Coly, 4 pages) et explications in situ.

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Au 6ème siècle, un ermitage en forêt. Une première abbaye est détruite en 857 au cours d’incursions des Normands qui remontaient la Vézère… C’est probablement Odon, abbé de Cluny, qui la fait renaître. Au cours d’une visite, en 937, à l’abbaye de Saint-Sore, il constate qu’elle a été spoliée par les comtes de Périgord. Il obtient que l’abbaye soit placée sous la sujétion du Roi.

En 1046, le rotulus de labbé Oliba, abbé de Ripoll, fondateur de l’abbaye de Montserrat en Catalogne, est le plus ancien document connu citant l’abbaye Saint-Amand, en lien avec Genouillac et la famille de Terrazo. Ces documents attestent que l’abbaye existait à cette époque et dépendait de l’abbaye Saint-Sore à Genouillac.

L’abbaye de Saint-Martial de Limoges soumet à son obédience, en 1101, l’abbaye de Saint-Sore et impose la réforme bénédictine clunisienne. Certains moines n’acceptant pas cette mainmise choisissent la règle des chanoines de Saint-Augustin. Ils quittent l’abbaye de Saint-Sore et s’installent à Saint-Amand.

Étapes de la construction. Premiers travaux avant 1025, date de la mort de Guillaume, premier abbé connu et à l’origine de la construction.

Les 12ème et 13ème siècles marquent l’apogée de l’abbaye de l’ordre augustinien qui sera rattaché à la papauté au milieu du 12ème siècle.

C’est probablement pendant la guerre de cent ans que furent mis en place les systèmes de défense qui font de l’abbaye l’église la plus solidement fortifiée du Périgord.

La décadence viendra avec la peste, les guerres (en 1347, il n’y a plus que sept moines dans l’abbaye), et plus tard avec la nomination des abbés par le roi.

2. Architecture de l’église romane fortifiée (source : citations du Guide de visite).

Clocher Porche. Au sommet, sur chaque face, une ouverture donnait accès à une échauguette en bois (hourd) porté par une console composée de trois corbeaux de pierre. Huit dispositifs de ce type sont répartis sur les différentes faces du bâtiment.

Le portail est décoré de trois voussures retombant sur des colonnettes dont les chapiteaux sont ornés de palmettes, de fleurs et de feuilles typiques de l’art gothique des années 1220.

Il est surmonté d’une archivolte à pointes de diamant au-dessus de laquelle sont réemployés deux chapiteaux d’un cloître représentant des porteurs.

La chapelle nord. C’est la partie la plus ancienne de l’édifice. Une absidiole à cinq pans s’ouvre sur le bras du transept nord couvert en berceau brisé.

Gravée dans le mur nord de l’absidiole, se trouve l‘épitaphe de l’abbé Guillaume, mort entre 1125 et 1130. Apprenez, vous qui l’ignorez, qu’ici repose un homme illustre dont la vie fut semblable à celle de Rachel et de Lia, de Marthe et de Marie. Frères, chantez les psaumes et priez le Christ pour qu’il sauve l’abbé Guillaume pour sa piété.

Sur le mur du bras du transept  nord, la brèche grossièrement murée est l’une des séquelles d’une canonnade de six jours qui fut nécessaire pour déloger une capitaine huguenot qui, en 1575, avait pillé et investi l’abbatiale.

Chœur et croisée du transept. Le chœur est voûté d’une croisée d’ogives assez archaïque, datable des environs de 1150. La croisée du transept est surmontée d’une coupole sur pendentif, mode de voûtement fréquent en Périgord.

On note la présence sur les murs de l’ensemble du transept de coursières de circulation soutenues par des larges arcatures.

Chapelle sud. Un chapiteau représente des animaux monstrueux dévorant deux personnages nus (symbole de l’enfer). A droite, un modillon représente un acrobate barbu.

Extérieur chevet. Le mur de façade abrite un poste de guet.

Extérieur nord : transept et chapelle. La fenêtre polylobée de style mozarabe est la seule de ce type dans tout le bâtiment.

Des pierres clavetées forment une ceinture renforçant le mur, sont également présentes au-dessus de la fenêtre du transept.

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