Archives de Tag: Manifestations

Strasbourg. Marche, Festival Climat

Strasbourg, Samedi 2 octobre 2021. Manifestation au départ du Palais universitaire, devant lequel se tient le Festival Climat : une dizaine de stands dont Alsace nature, CCFD Terre Solidaire, Emmaüs Mundus, Oxfam, Green Peace, Le Stück monnaie citoyenne. Il est 13 heures 45, la fréquentation du public est clairsemée.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Album de 56 photos. Une vingtaine de drapeaux et de pancartes, écrites pour l’occasion, une nouvelle marche pour le climat, centrée sur l’éducation à l’environnement.

Banderole ouvrant le défilé : une vraie éducation à l’environnement pour maintenant. Que veut dire dans le contexte actuel une vraie éducation ? et une éducation pour maintenant ? Impossible d’obtenir une réponse : aucune organisation n’est mentionnée sur ce grand calicot de couleur dégradée, du vert foncé au blanc.

7 à 800 manifestants au plus fort de la manifestation. Atmosphère zen, mais au rythme de deux orchestres percutants.

Poster un commentaire

Classé dans BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), Non classé

1789. Barrières d’octroi incendiées

1789, Le mur murant Paris rend Paris murmurant. Des Barrières d’octroi sont incendiées dans les jours précédant la prise de la Bastille.

Barrières de Paris (Musée Ledoux, Arc-et-Senans). Cliquer sur les images pour les agrandir

Source 1. Momcilo Markovic, La Révolution aux barrières : l’incendie des barrières de l’octroi à Paris en juillet 1789, Annales historiques de la Révolution française, 372, avril-juin 2013, p. 27-48. Texte intégral en ligne.

Extrait de l’Introduction de l’article. « Si le 14 juillet 1789 a une valeur symbolique dans la mémoire des Français, l’attaque, le pillage, la destruction et l’incendie des nombreuses barrières de l’octroi qui ceinturaient Paris représentent un épisode moins connu. Cette péripétie est reléguée à un niveau moindre, comme si cette phase était la suite logique des tensions qui culminaient depuis le début du mois de juillet et dont l’aboutissement évident serait la prise de la Bastille, aventure qu’il est digne de raconter, car cette dernière marquerait le début du règne de la liberté. De fait, peu de lignes, peu d’explications ont été écrites sur cet événement qui, pourtant, précède la prise de la Bastille…

Barricadé de l’intérieur, enfermé uniquement pour des raisons fiscales, le peuple parisien ne pouvait que constater le gouffre financier que représentait la construction du mur des Fermiers généraux. Le bâillonnement de la population continuait à un moment où le roi lui donnait la parole. Triste paradoxe qui, manifestement, ne pouvait que faire réagir le peuple de Paris.

Les attaques aux barrières se superposent au mécontentement parisien, créant ainsi une dynamique, mélangeant et confrontant des catégories de population distinctes et diverses. La chute de la forteresse vole la vedette aux barrières et occulte presque cet événement négligé. Il faut redonner la juste place qui revient à la chute des barrières et montrer que les incidents du mois de juillet 1789 ne sont pas imputables uniquement à des fraudeurs, comme cela est encore écrit trop souvent. La complexité de la situation durant l’été, où les événements s’entrechoquent et s’enchevêtrent, trouble la vision et empêche de percevoir la réalité et l’importance de la « prise » des barrières.

À bien lire les historiens, le mot « prise » n’est jamais accolé aux barrières. Les auteurs parlent de destruction, d’incendie, mais nullement de la « prise des barrières ». Et si la Bastille à prendre n’était pas uniquement celle que l’on croit être ? En d’autres termes, l’événement majeur de ce mois de juillet 1789 – la prise de la Bastille – doit être apprécié sous un autre angle, où la chute des barrières apporte un autre éclairage, autonome, et prend une place à part ».

Les quatre parties de l’article de Momcilo Markovic :

Source 2. Extraits de l’article de Wikipédia, Le mur des Fermiers généraux

« Nuit du 12 au 13 juillet 1789. L’agitation des Parisiens, qui va les mener à prendre la Bastille le lendemain, les conduit déjà à s’attaquer au mur impopulaire : ils incendient quelques barrières (telle celle de Passy) et percent de nombreuses brèches dans le mur. Jean-Sylvain Bailly, le premier maire de Paris, fait rapidement réparer toutes les dégradations.

Quelques-unes des Barrières de Paris (Musée Ledoux, Arc-et-Senans)

1791 (janvier). Les droits d’entrée dans Paris sont abolis par la Constituante.

Commentaires fermés sur 1789. Barrières d’octroi incendiées

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AH. Histoire 19-20èmes siècles, C. Ile-de-France, E. Ingénierie, Architecture

C-N. Ledoux, Barrières de Paris

Claude-Nicolas Ledoux. Construction des Barrières de Paris, 1784-1790. Pour taxer les marchandises entrant dans Paris, création d’un octroi, exigeant la construction du Mur des Fermiers généraux (collecteurs des impôts), appelé également les Barrières de Paris.

4ème chronique sur le célèbre architecte. Les trois précédentes chroniques sur Claude-Nicolas Ledoux (1736-1806) : 35 ans en 1771, le Théâtre de Besançon, la Saline royale d’Arc-et-Senans.

Source 1. Citations de Solange Marin, Imposer les parisiens, article d’Universalis.

« Depuis la fin de la guerre de Cent Ans, les Parisiens étaient exemptés de l’impôt direct : la taille. Ces conditions avantageuses étaient destinées à attirer de nouveaux habitants vers la capitale ravagée et dépeuplée.

 En revanche, la royauté institua un impôt indirect (ou aide) sur la plupart des marchandises entrant dans Paris, et ces taxes augmentèrent au fur et à mesure que croissaient les besoins du Trésor. Les plus élevées et les plus détestées de ces taxes frappaient le vin, breuvage dont les Parisiens faisaient une consommation considérable puisque, si l’on retient le chiffre élevé de 650 000 habitants dans les années 1780, on obtient une moyenne annuelle de plus de cent litres par tête.

Pour échapper à ces droits qui doublaient le prix du vin, la contrebande sévissait sur une grande échelle ; les fraudeurs avaient inventé toutes sortes de moyens dont le plus original était l’emploi de larges tuyaux enterrés qui permettaient de faire passer les barriques sous la barrière de l’octroi. Cette barrière, enfermant depuis le début du siècle les vingt quartiers de Paris, s’avérait à la fois trop étroite et trop perméable.

Aussi la construction d’une nouvelle enceinte aux allures de fortification fut-elle entreprise. Le mur des Fermiers généraux, long de vingt-trois kilomètres, englobait les nouveaux quartiers de l’ouest et les anciens faubourgs, encore partiellement champêtres, et où prospéraient les auberges et guinguettes. Ces établissements vendaient du vin à 3 sous, frelaté et de mauvaise qualité.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Source 2. Article de Wikipédia, Le mur des Fermiers généraux

Le mur des Fermiers généraux fut l’une des enceintes de Paris, construite juste avant la Révolution, de 1784 à 1790. L’objectif du mur était de permettre la perception par la Ferme générale, aux points de passage, d’un impôt sur les marchandises entrant dans la ville.

Source Wikipédia. Le Mur des Fermiers généraux en 1859 (enceinte en bleu).

Les passages ménagés dans l’enceinte s’appelaient des barrières. La plupart des barrières étaient munies de bâtiments (ou bureaux d’octroi) appelés Propylées par leur concepteur, l’architecte Claude-Nicolas Ledoux.

Caractéristiques.

  • Mur continu (maçonnerie de pierre), interrompu par la Seine, par les barrières et le long du parc Monceau (où, au lieu de construire un mur, on aménagea un fossé).
  • Hauteur du mur : environ 3,24 mètres.
  • Côté intérieur : un chemin de ronde de 11,69 mètres de large.
  • Côté extérieur : boulevards de 29,23 mètres de large.
  • Longueur du tracé du mur initial : sept lieues (24 kilomètres).

Avant 1784. La capitale n’avait pour limites que des murailles informes et grossières, et plus souvent encore de faibles cloisons de planches mal jointes.

Commentaires fermés sur C-N. Ledoux, Barrières de Paris

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, BA. Photos, C. Ile-de-France, E. Economie Gestion, E. Ingénierie, Architecture

1er mai : ni manif, ni muguet

Pas de muguet ? Pour cause de confinement, interdiction de vendre à la sauvette du muguet dans la rue. Mais muguet livrable en drive. Un exemple banal d’inégalités sociales.

Pas de muguet. Mais il y a les Roses du Jardin de Cécile : album de 20 photos.

Pas de manifestation du 1er mai pour cause de pandémie. Mais une occasion pour revoir en photos des manifestations qui se sont déroulées à Strasbourg

A. Photos de la manifestation du 1er mai 2019

Commentaires fermés sur 1er mai : ni manif, ni muguet

Classé dans AH. Histoire 19-20èmes siècles, BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Université et Recherche à l’arrêt

Suite de la chronique d’Histoires d’universités, 5 mars, l’université de Strasbourg s’arrête

Pourquoi l’université s’arrête ? 5 mars 2020, blog Pascal Maillard. En ce 5 mars 2020 les facs et labos en lutte contre la Loi de précarisation et de privatisation de la recherche (LPPR) ont décidé de s’arrêter. Proposition d’un billet participatif pour en expliquer les raisons.

Rue 89 Strasbourg, 6 mars 2020

Commentaires fermés sur Université et Recherche à l’arrêt

Classé dans Non classé

5 mars, l’UNISTRA s’arrête

Évènements du 5 mars 2020, sur les différents campus (2 pages)

Assemblée Générale le 4 mars 2020. Motion des personnels et étudiants de l’Université de Strasbourg : les revendications.

Les projets de loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), de la réforme de la formation des enseignants et de la retraite à points font système et constituent une même politique. Cette politique s’inscrit dans une logique de démantèlement du Service public pour toutes et tous et dans un modèle de société inégalitaire.

Dans ce contexte, les personnels et étudiants de l’Université de Strasbourg :

dénoncent la précarité et la précarisation des étudiants et des salariés de la fonction publique et du secteur privé.

demandent le retrait de la réforme des retraites.

demandent le retrait des projets de réformes dans l’ESR :

  • Retrait de la Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche (LPPR)
  • Retrait du projet de réforme des masters MEEF Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation (1er degré et 2nd degré)
  • et des concours auxquels ces masters préparent (le Concours de Recrutement de Professeur des Écoles CRPE et le Certificat d’Aptitude au Professorat de l’Enseignement du Second degré, CAPES)

Commentaires fermés sur 5 mars, l’UNISTRA s’arrête

Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Paris 1 et ses interdictions d’accès

Contre la répression à l’université Paris 1 Panthéon Sorbonne. Communiqué de l’intersyndicale (Ferc Sup CGT – Snasub-FSU – Snesup-FSU – SUD éduc Paris 1 – Solidaires étudiant·e·s – UNEF Paris 1).

« Ce mardi 25 février 2020, à 20 heures, les membres de l’intersyndicale ont été témoins d’une situation inacceptable. Celle-ci marque le point d’orgue d’une série d’événements ayant conduit ces dernières semaines à un tournant sécuritaire inadmissible au sein de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

En effet, les forces de l’ordre ont été plusieurs fois appelées par la présidence sur le Centre Pierre Mendès-France, dès hier matin, lundi 24 février. Les agent·e·s de sécurité et la police ont empêché le blocage des partiels par les étudiant·e·s.

Cet événement a été suivi d’une interdiction manifestement illégale d’entrée des étudiant·e·s mobilisé·e·s sur leur campus pendant plusieurs heures, celles et ceux-ci devant négocier longuement pour pouvoir entrer et passer leurs examens. Lors de cette même matinée, une BIATSS a également été bousculée par les forces de l’ordre et a violemment heurté une porte.

Durant la journée du 25 février, plusieurs étudiant·e·s se sont vu·e·s notifier qu’ils et elles étaient empêché·e·s d’entrer dans l’université car l’administration disposait d’une liste de noms des étudiant·e·s interdit·e·s d’accès. Pire encore, à 19H20, une étudiante, disposant de sa carte, a été empêchée de pénétrer sur son lieu d’étude par les agent·e·s de sécurité et par des individus n’ayant aucun signe les identifiant, alors même que d’autres étudiant·e·s y entraient sans difficulté.

Les membres de l’intersyndicale, sortant d’une réunion, ont souhaité savoir qui avait donné un tel ordre afin d’échanger avec le responsable juridique. Devant l’absence de réponse, ces dernièr·e·s ont exigé de pouvoir entrer de nouveau dans l’université afin de consigner ces manquements dans le registre santé et sécurité et travail, qui permet de faire remonter des incidents au Comité d’Hygiène, de Sécurité et de Conditions de Travail (CHSCT). Cela leur a été refusé.

Après plusieurs dizaines de minutes de dialogue de sourd, Florian Michel, directeur du centre Pierre Mendès-France, s’est présenté. Il a déclaré ignorer la provenance d’une telle décision, mais a tout de même empêché les membres de l’intersyndicale de pénétrer dans leur université.

Quelques minutes plus tard, deux voitures de la police nationale sont arrivées. Les forces de l’ordre, sur demande manifeste de l’administration, se sont positionnées devant l’entrée de l’université. De leur propre aveu, elles avaient été appelées pour « trouble à l’ordre public » – alors même que d’autres personnels et étudiant·e·s continuaient à sortir sans problème de l’établissement depuis 20 heures.

Commentaires fermés sur Paris 1 et ses interdictions d’accès

Classé dans C. Ile-de-France

Grèves à Toulouse Jean Jaurés

Université Toulouse Jean Jaurès, Préavis de grève du 24 février au 22 mars 2020, du 2 au 31 mars 2020,

25 janvier 2020. Grève des notes des chargé.e.s de cours du département Histoire de l’Art et Archéologie,

Nous souhaitons aborder le problème des conditions de travail des chargé.e.s de cours. Au niveau national, le recours de plus en plus important aux chargé.e.s de cours pour assurer les enseignements est un des symptômes de la précarisation de l’enseignement supérieur.

Lors de la dernière assemblée générale du département Histoire de l’Art et Archéologie (janvier 2019), un bilan faisait état de 157 chargé.e.s de cours qui assuraient « pratiquement la moitié des enseignements » et jusqu’à 2/3 des enseignements de Licence 1 pour l’année 2018/2019. Depuis bien trop d’années, l’Université est dépendante des chargé.e.s de cours qui assurent l’essentiel des enseignements…

28 janvier 2020. Grèves des précaires du Mirail

Avec les réformes de la retraite et du chômage, mais aussi avec la Loi Pluriannuelle de Programmation de la Recherche (LPPR) à venir qui concernent les étudiant.e.s et tout le personnel des universités, titulaire ou non, le projet du gouvernement est de continuer à précariser tout le monde du berceau au tombeau !

Commentaires fermés sur Grèves à Toulouse Jean Jaurés

Classé dans C. Occitanie (Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon), E. Arts Lettres Langues, E. Sciences humaines et sociales

Univ. Lorraine en pleine crise morale

Ci-dessous, une chronique sur l’Université de Lorraine en janvier et février 2020. Pour lire les chroniques antérieures dédiées au président Pierre Mutzenhardt, cliquer ici.

A. Didier Croutz (militant syndical CGT) À:  Expression-libre Envoyé: Dimanche 12 Janvier 2020. Vous trouverez ci-joint la une du journal « Le Républicain Lorrain » du samedi 11 janvier et un article intitulé : « L’Université de Lorraine en pleine crise morale« .

Télécharger la photo pour l’agrandir

B. Didier Croutz À:  Expression-libre » Envoyé: Dimanche 19 Janvier 2020 Objet: Article du Républicain Lorrain du 11 janvier 2020 : « Tant de réformes sans moyens, c’est compliqué« 

Je me permets de vous faire part de mes remarques à la volée après la lecture de cet article. « Tant de réformes sans moyens, c’est compliqué« , monsieur Mutzenhardt ferait presque pleurer dans les chaumières.

Télécharger la photo pour l’agrandir

« Des réformes structurelles imposées par l’État« , « j’aimerais stabiliser l’établissement« , sur l’air de « mais j’vous jure, c’est pas ma faute » !!! C’est pourtant ce même président qui nous impose avec autorité sa sale politique d’économies qui entraine une dégradation importante et continue de nos conditions de travail.

Force est de constater que le discours de monsieur Mutzenhardt change et on s’éloigne du tableau idyllique de « l’université d’excellence« . Tout n’irait pas si bien que ça à l’UL alors?!

Commentaires fermés sur Univ. Lorraine en pleine crise morale

Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Université en Lutte. AG et Manif

Strasbourg, 20 février 2020, Assemblée générale et Manifestation Université en Lutte

  • Non à la précarité dans l’Enseignement supérieur et la Recherche
  • Non à la LPPR
  • Non à la réforme des retraites.

10ème manifestation contre le projet de réforme des retraites. Cette fois, c’est l’Université en Lutte qui est en tête du cortège : album de 15 photos. Autre album: 26 photos (CGT et FSU).

Photos des 5 manifestations précédentes.

Lire aussi Rue 89 Strasbourg, 20 février 2020. Chercheurs et enseignants se mobilisent contre une future « précarité institutionnalisée » à l’Université

« Depuis le début de l’année 2020, les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche se mobilisent en amont de la future loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR). Ils dénoncent un financement insuffisant de la recherche publique et un recours croissant à la contractualisation des effectifs »…

Commentaires fermés sur Université en Lutte. AG et Manif

Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), Non classé