Archives de Catégorie: E. Sciences humaines et sociales

J. Euting, orientaliste, bibliothécaire

Source : larges extraits de Julius Euting (1839 – 1913) par Robert Weyl, Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, n°10, juin 1987.

Diaporama de 34 photos.

Chroniques et photos sur l’exposition de la BNUS : L’Orient inattendu.
7 octobre 2021 : L’Orient, Mulhouse, l’Indienne

Julius Euting, orientaliste et bibliothécaire, protestant luthérien (né à Stuttgart, décédé à Strasbourg). Études secondaires au Gymnase de Stuttgart et au Séminaire théologique de Blaubeuren. De 1900 à 1909, il fut directeur de la Kaiserliche Universitäts und Landesbibliothek, devenue aujourd’hui la BNUS.

Années 1850. Études de théologie et des langues orientales à l’Université de Tübingen.

1862 (Euting a 23 ans) : docteur en philologie. Il abandonne la théologie pour poursuivre à Paris, à Londres et à Oxford des études en vue de la carrière de bibliothécaire.

1866 (27 ans). Nommé Kustos de la Stiftsbibliothek de Tübingen, puis bibliothécaire de la Bibliothèque universitaire de Tübingen.

1867 (28 ans). Euting commence à voyager. Il descend le Danube sur une barque en compagnie de deux Anglo-saxons, visite la Transylvanie, Constantinople, Smyrne, Athènes et Venise.

1868-1870 (29-31 ans). Il visite la Suède et la Norvège, la Sicile et la Tunisie (Carthage) dont il ramène une quantité d’estampages qu’il publie après les avoir déchiffrés. 1870, il fait un nouveau voyage en Sicile, à Athènes, Smyrne, Constantinople, Bucarest, Budapest et Vienne.

1871 (32 ans). Nommé bibliothécaire de la Kaiserliche Universitäts und Landesbibliothek de Strasbourg.

1880 (41 ans). Nommé Ordentliche Honorar Professor à la Faculté de Philosophie de Strasbourg, il était Geheimer Regierungsrat et enseigne l’hébreu au Gymnase protestant.

Julius Euting, peint en 1886 par Antoine Boubong (1842-1908), Huile sur toile, Bibliothèque de l’université de Tübingen

1883-1884 (44-45 ans). Il entreprend un long voyage, parcourant le Proche Orient. Il est soutenu par le roi de Wurtemberg et le Statthalter von Manteuffel. Au Caire, il obtint des lettres de recommandation pour divers émirs. Il voyageait déguisé en arabe sous le nom d’Abdel Wahab et maîtrisait la langue des pays traversés. Il séjourne durant trois mois à Hayel, auprès de l’émir Mohammed ibn Abdallah ar Rashid. Après son départ de Hayel, il est attaqué par des Bédouins et, pour se défendre, doit tuer deux assaillants. Son compagnon de voyage, l’orientaliste Charles Huber qui s’était séparé de lui, est assassiné près de Djedda. Il ramène de son voyage des centaines d’estampages ou de copies d’inscriptions.

Portrait de Charles Huber assis, vers 1880, Photographie, BNUS

Il est devenu un spécialiste pour l’araméen, le syriaque, le mandéen, le samaritain, le palmyrénien, le nabatéen, l’hébreu, le phénicien, le punique, l’arabe, le minéen, le sabéen, le liyanèen, l’himyarite, le pehlvi.

Selle de dromadaire de Julius Euting avec ses accessoires, Arabie, vers 1884, Stuttgart, Linden Museum

1889 (50 ans). Nouveau voyage en Égypte septentrionale, dans la presqu’île du Sinaï (où il déchiffra le sinaïtique) et en Transjordanie. 1890 (51 ans). Il participe sous la direction de Koldewey aux fouilles de Zindjirli près d’Alexandrette.

1898 (59 ans). Nouveau voyage par Port-Saïd, Jérusalem, Jéricho, Madaba jusqu’à Pétra, voyage dont il rendra compte dans une conférence devant des têtes couronnées en 1901.

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Julius Euting, Bek’a (Arabie), 14 novembre 1883, Aquarelle sur papier, Tübingen, bibliothèque de l’université

1900-1909 (61-70 ans). Euting devient Directeur de la Bibliothèque impériale de Strasbourg. 1909. Il prend sa retraite.

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L’Encyclopédie. Diderot, D’Alembert

Parmi les 33 salles dédiées au 18ème siècle, le musée Carnavalet / Histoire de Paris en consacre trois au siècle qui portera le nom de Siècle des Lumières :

  • L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, 1751). Page 1.
  • Paris, capitale des Lumières. Page 2.
  • Le Rayonnement international de Paris. Page 3.
  • Nicolas de Condorcet. Page 4.

Diaporama de 33 photos.

A. L’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1751)

Cliquer sur les images pour les agrandir. Source : Musée Carnavalet

Six chroniques du blog sur Denis Diderot (novembre 2019)

Portrait de Denis Diderot par Jean-Simon Berthélémy, 1784

Jean Le Rond d’Alembert (1717-1783). Source : Wikipédia. Deux chroniques du blog :

Portrait de Jean Le Rond d’Alembert par Catherine Lusurier, 1777

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1722-1733. Strasbourg, l’archevêché

A. Chapitre de la cathédrale de Strasbourg : un Grand doyen franco-germanique, Frédéric-Constantin de La Tour d’Auvergne. Source 1 : citations de Personnages d’Alsace.

Visite guidée lors des Journées Européennes du Patrimoine, dimanche 19 septembre 2021.

Diaporama de 32 photos.

Cliquer sur les images pour les agrandir

« Au lendemain de la réunion de Strasbourg au royaume de France en 1681, le roi Louis XIV cherche à faire entrer des Français dans le chapitre de la  cathédrale alors entièrement occupé par les rejetons des grandes familles de l’aristocratie de l’Empire.

Il se heurte cependant aux conditions rigoureuses d’accès dans cette institution, à savoir les seize quartiers de grande noblesse. Frédéric-Constantin de La Tour d’Auvergne constitue un parfait candidat : par son père, il appartient à une famille française de noblesse immémoriale, issue de la province du même nom ; par sa mère, une Hohenzollern-Hechingen, il possède un parfait pedigree de prince germanique.

En 1695, à l’âge de treize ans, il fait donc son entrée parmi les vingt-quatre comtes-chanoines du Grand Chapitre de Strasbourg.

En 1722, au moment de l’abdication de Jean-Ernest de Loewenstein, évêque de Tournai, il profite de la nouvelle règle édictée par Louis XIV, qui réserve la dignité de grand doyen à un Français, pour se faire élire.

Il reprend aussitôt le projet de construction d’un splendide hôtel en lieu et place de la bâtisse médiévale destinée au logement du doyen. Conçu “à la française”, entre cour et jardin, ce bâtiment constitue le premier édifice d’une série qui donnera, entre autres, le palais des Rohan et la mairie.

Le Grand Doyen de La Tour d’Auvergne a hélas peu le temps d’en profiter. Il meurt le 4 avril 1732, alors que son hôtel, devenu aujourd’hui la résidence épiscopale, n’est pas entièrement achevé ».

B. 1722-1733. Construction de l’Hôtel du Grand-Doyenné, devenu plus tard le Palais épiscopal, ou Archevêché, 3 rue du Parchemin et 16 rue Brûlée, Strasbourg. Source 2. Citations d’Archi Wiki, Architecte Malo Auguste Saussard.

Mano Auguste Saussard, né à Paris vers 1690 et mort après 1737, sans que la date et le lieu de son décès aient pu être précisés. Il était fils d’un suisse au service du duc d’Antin.

A partir de 1712, il fut élève de l’Académie royale de Paris. Il fut admis à l’Académie de France à Rome en 1716, où il se fit remarquer dès 1717 par la création de parterres pour la villa Borghèse à Frascati.

En 1721, il obtint un congé pour se mettre à la disposition du prince Frédéric-Constantin de la Tour d’Auvergne, grand doyen du chapitre de la cathédrale de Strasbourg.

De 1722 à 1728, il construisit à Strasbourg l’Hôtel du Grand Doyenné, aujourd’hui Archevêché, la première des demeures dans le style parisien de Robert de Cotte, qui a participé à l’élaboration des plans. Parallèlement, il éleva le magasin à grains voisin (1722). Quelques années plus tard, il fut chargé de l’entreprise de maçonnerie du Palais Rohan.

En 1734, il signa un projet d’aménagement du chœur de la cathédrale.

Il acquit le droit de bourgeoisie à Strasbourg en 1726 et fut élu échevin de la tribu des Maçons en 1729. En 1737, il disparaît des listes officielles, ce qui signifie, soit son décès, soit son départ ».

Source 2bis. Citations d’archi wiki : construction de l’Ancien Hôtel du Grand-Doyenné.

« D’après le dictionnaire historique des rues de Strasbourg, cet hôtel est le premier construit dans le style d’une demeure parisienne pour le prince de Turenne, Frédéric-Constantin de la Tour d’Auvergne (1682-1732).

La façade est de style Régence, avec un archaïsme dans l’utilisation de tuiles en queue de castor.

On apprend dans l’ouvrage Panorama Monumental que l’édifice est dû à l’architecte exécutant Malo Auguste Saussard, architecte des bâtiments du Roi et ancien élève de l’Académie de France à Rome, et à l’entrepreneur Arnaud Lagardelle.

L’ouvrage précédemment cité ajoute même qu’il est probable que les extérieurs soient de Robert de Cotte, Premier Architecte du Roi. Cet architecte ayant été consulté sur les intérieurs et le jardin. Il a en effet été consulté pour les trois cheminées des salons, et a donné des conseils à l’architecte Saussard pour le lambrissage des salons et le perron avec l’escalier extérieur. Et de conclure : Les belles proportions de l’édifice, sa calme simplicité, portent en tout cas la marque de son influence.

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L-J. Condé et l’Académie de Dijon

Louis-Joseph de Bourbon-Condé et l’Académie des Sciences, Arts et Belles-Lettres de Dijon

Brève biographie de Louis-Joseph de Bourbon-Condé (1736-1818). Source Wikipédia.

Atelier de Jean-Marc Natier. Cliquer sur les images pour les agrandir

1754. « Le fils de Monsieur le Duc est trop jeune pour être nommé gouverneur de la Bourgogne. Une régence est donc organisée. C’est seulement en 1754 qu’il est nommé par lettres patentes. Il occupera cette fonction jusqu’en 1789.

1758-1762. Durant la guerre de Sept Ans, il sert avec une certaine distinction aux côtés de son beau-père le prince de Soubise. Il est nommé lieutenant général des armées du roi, en 1758, et remporte les rares victoires françaises à Grüningen et à Johannisberg (1762).

1763 (décembre). Louis-Joseph de Bourbon-Condé accepte d’être le protecteur de l’Académie. Il lui revient de remettre le prix de celle-ci lors de sa venue à Dijon pour l’assemblée des États.

1789. Lors de la Révolution française, bien que passant pour libéral, il s’oppose au doublement du tiers état. Il est un des premiers à quitter la France, et émigre juste après la prise de la Bastille aux Pays-Bas puis à Turin. Il organise une armée à Worms, sur les bords du Rhin ».

A. La fondation de l’Académie (1740)

Source. Stéphane Pannekoucke, Des princes en Bourgogne. Les Condé gouverneurs au 18ème siècle, CTHS Histoire, 2010, 340 pages.

« 1725. Hector-Bernard Pouffier avait décidé d’établir des assemblées de gens savants, par son testament du 1er octobre 1725.

1740. Son successeur, le doyen Lantin obtient des lettres patentes royales (enregistrées par le parlement de Dijon le 30 juin).

1742. La nouvelle Académie, composée de 24 membres, disposait de statuts officiels et elle put proposer un prix dès 1742.

Les Académiciens, tous savants et tous natifs du duché de Bourgogne, devaient être 24 dont, 6 honoraires, 12 pensionnaires (4 pour la physique, 4 pour la morale et 4 pour la médecine), qui n’étaient pas tous pensionnés mais auxquels la récompense des prix était réservée, enfin 6 associés ou aspirants (2 dans chaque discipline).

Elle a été installée rue de l’École de Droit dans l’ancien Collège de Godran, président du Parlement de Bourgogne ».

B. Le prix annuel de l’académie (1742-1793). Source Wikipédia.

« De 1742 à 1793, 28 lauréats furent couronnés pour 53 concours.

En 1742, on demanda de déterminer la différence des vitesses d’un liquide qui passe par des tuyaux inflexibles et de celui qui passe par des tuyaux élastiques. Le lauréat fut un substitut du procureur de la Chambre des comptes de Montpellier, Dasté.

En 1743, un avocat dijonnais, J.-B. Fromageot fut couronné pour son essai démontrant si la loi naturelle peut porter la société à sa perfection sans le secours des lois politiques.

En 1744, un autre Montpelliérain, le docteur Fournier, fut couronné pour avoir su le mieux déterminer la cause de la fièvre.

En juillet 1750, l’Académie de Dijon couronna le Discours sur les sciences et les arts de Jean-Jacques Rousseau.

En 1754, Jean-Jacques Rousseau concourut à nouveau, sur le sujet : quelle est la source de l’inégalité parmi les hommes, et si elle est autorisée par la loi naturelle ; mais, ce fut un chanoine bisontin, Talbert, qui fut couronné. Néanmoins, le Discours sur l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les hommes était le fruit d’un concours organisé par l’Académie de Dijon.

C. Les cours de l’Académie (à partie de 1775)

1763 (décembre). « Louis-Joseph de Bourbon-Condé soutient un projet particulier, celui de cours qui viendraient compléter l’offre restreinte de l’université créée par son père.

Il engage l’administration provinciale à financer les cours qui seront organisés par l’Académie, celle-ci devenant, en quelque sorte, prestataire de service. Sont ainsi établis des cours annuels, publics et gratuits :

  • 1775. Matière médicale (ainsi dénommée pour éviter tout conflit juridique avec les facultés patentées)
  • 1776. Chimie et botanique
  • 1781. Histoire naturelle et physique expérimentale ».

D. L’école de dessin (fondation en 1765). Source : Pannekoucke, op.cité.

1770. « Au cours du voyage d’honneur, il accepte également de protéger l’école de dessin, créée en 1765 par François Devosge. Le 12 juillet 1766, les États de Bourgogne avaient pris la décision de financer cette école et, le 30 décembre 1767, les élus lui donnent une forme fixe et stable, octroient une rémunération au fondateur de l’école et en confient la direction à deux commissaires désignés par eux.

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Épitaphes pour Schoepflin et Koch

Jean-Daniel Schoepflin (1694-1771) et Christophe-Guillaume Koch (1737-1813) ont été professeurs d’Histoire à l’Académie de Strasbourg.

Jean-Daniel Schoepflin. Cliquer sur les images pour les agrandir

Le second a succédé au premier, après en avoir été l’assistant et le bibliothécaire. Ils sont morts au même âge, 76 ans, et bénéficient tous deux d’un  monument funéraire dans l’église protestante de Saint-Thomas à Strasbourg.

Christophe-Guillaume Koch

Diaporama de 18 photos de Pierre Dubois (juin 2021).

Source de la chronique. Jean Arbogast, Christophe Hamm (photographie), Épitaphes et monuments funéraires de l’Eglise Saint-Thomas, Strasbourg, éditions du Signe, octobre 2013, 144 pages, 20 euros. Une dizaine de monuments concernent des personnalités actives au 18ème siècle (certaines le sont encore au début du 19ème).

4ème de couverture. « L’église Saint-Thomas de Strasbourg abrite une riche collection de monuments funéraires et épitaphes, dont le visiteur pressé ne soupçonne pas l’intérêt historique et religieux. À son intention, le pasteur Jean Arbogast, entouré de quelques amis, a entrepris d’en dresser l’inventaire et d’en décrypter les messages. Cette publication soutenue par le Chapitre de Saint-Thomas contient :  

Quelques repères historiques concernant les rites de la mort et leur évolution en Alsace depuis la période romaine jusqu’à la fin du XlXème siècle.

Une présentation chronologique de chaque monument avec reproduction photographique, transcription des épitaphes, traduction du texte en français, commentaires et indications bibliographiques.

Une brève analyse des structures des épitaphes pour comprendre les modes de communication, suivre l’évolution des pratiques et saisir l’importance des engagements du Chapitre de Saint-Thomas au service de l’éducation, et l’implication culturelle, politique et religieuse de ses membres les plus éminents.

Un tableau récapitulatif des emplacements des monuments, suivi d’un plan ».

A. Monument funéraire du professeur Jean-Daniel Schoepflin (1694-1771)

Source : article de Wikipédia.

« L’œuvre principale de Schoepflin est l’Alsace Illustrée en deux volumes, associé à l’Alsace diplomatique, tous deux écrites en latin. Par son exhaustivité et la rigueur de ses démonstrations, elle constitue la plus importante compilation de données sur l’histoire alsacienne et reste aujourd’hui une référence, même si des découvertes postérieures ont permis d’en contester ou compléter certaines parties.

Schoepflin meurt le 7 août 1771 à Strasbourg, sans avoir pu exécuter son Alsace sacrée et son Alsace littéraire« .

L’église Saint-Thomas de Strasbourg abrite son monument funéraire. « Au centre d’un ensemble architectural en grès, une grande urne sépulcrale en marbre blanc repose sur un piédestal orné du portrait de Schoepflin, entre deux colonnes corinthiennes cannelées surmontées d’un fronton circulaire. Le médaillon est l’œuvre du sculpteur Jean-Baptiste Pertois (1733-1812) ».

Épitaphe

à Jean-Daniel Schoepflin, enseveli en ce lieu, à l’initiative des premiers de la cité,

Sophie Elisabeth, sa sœur et héritière, fit ériger ce monument.

Il est décédé le 7 août de l’année du Christ 1771, à l’âge de soixante-seize ans, et onze mois.

B. Monument funéraire de Christophe-Guillaume Koch (1737-1813). Chronique du blog.

Source sur le monument funéraire et l’épitaphe : Jean Arbogast, op. cité, pp 96-97.

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Goethe et Haffner (1751-1831)

Goethe (1749-1836) et Haffner (1751-1831)

« Fils d’Isaac Haffner, huissier, et de Suzanne-Catherine Graffenauer, Isaac Haffner fils est né le 4 décembre 1751 à Strasbourg ». Source : article de Wikipédia.

1766-1772. « Haffner fit ses études au gymnase Jean-Sturm, puis à l’Université, où il étudia les lettres et la théologie.

Portrait d’Isaac Haffner, anonyme, fin 18ème siècle d’après Robert Lefèvre, après 1807.

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Notice de la gravure : Isaac Haffner (19 ans en 1770) fréquentait la Société des Beaux-arts ou Geselleschaft der schönen Wissenschaft où il fit la connaissance de Goethe (21 ans en 1770), et avec qui il entretint une correspondance après son départ de Strasbourg.

Source : Goethe à Strasbourg. L’éveil d’un génie, exposition Palais Rohan, Galerie Heitz, du 16 décembre 2020 au 31 mai 2021.

« Haffner  voyagea en Allemagne (à Göttingen et à Leipzig), où il fut fortement influencé par le prédicateur rationaliste Georg Joachim Zollikofer.

1779. Il se rendit ensuite à Paris, afin de se familiariser avec la langue française.

1780 (à partir de). Il se consacra à sa carrière ecclésiastique, qu’il réussit brillamment, étant donné que la même année, il devint vicaire, puis prédicateur à l’église Saint-Nicolas de Strasbourg.

1782 (dès). A 31 ans, il dirigea également le collège Saint-Guillaume.

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Goethe et Koch (1737-1813)

Goethe (1749-1836) et Koch (1737-1813).

Goethe est inscrit en licence de droit à Strasbourg entre avril 1770 et août 1771. Il suit des cours de Koch, assistant de Schoepflin, professeur d’Histoire à l’université.

Schoepflin meurt le 7 août 1771 (à l’âge de 76 ans). Durant son séjour, Goethe a-t-il eu l’occasion de rencontrer le vieux professeur avant de rentrer en Allemagne ?

Portrait de Christophe-Guillaume Koch, anonyme d’après Robert Lefèvre, après 1807.

Notice de la gravure : Koch (33 ans en 1770) fut l’ami et le condisciple de Goethe (21 ans en 1770) durant ses études à Strasbourg, avant de devenir juriste et professeur à Strasbourg.

Source : Goethe à Strasbourg. L’éveil d’un génie, exposition Palais Rohan, Galerie Heitz, du 16 décembre 2020 au 31 mai 2021.

Cliquer sur les images pour les agrandir

« Christophe-Guillaume Koch est un juriste, universitaire et homme politique alsacien. Source : Article de Wikipédia. Il naît en 1737 à Bouxwiller dans une famille luthérienne au service de la régence des Hesse-Darmstadt qui ont succédé au dernier comte de Hanau-Lichtenberg, décédé sans héritier mâle.

1750. Études aux gymnases protestants de Bouxwiller puis de Strasbourg, où résident ses parents à partir de 1750.

1752-1762. Il étudie l’histoire et le droit à l’Université luthérienne de cette ville. Licencié en droit, il séjourne à Paris où il se perfectionne en français, fréquente la Bibliothèque Royale et divers savants.

1762. Docteur en Histoire. Commentatio historico-juridica de collatione dignitatum ac beneficiorum ecclesiasticorum in Imperio romano-germanico, 1762 (lire en ligne).

Élève, disciple et collaborateur pendant huit ans de Jean-Daniel Schoepflin, son cousin, Christophe-Guillaume est nommé bibliothécaire de la ville de Strasbourg.

Comme l’indique la liste des professeurs d’Universitas Argentinensis (ci-dessous), Schoeplin, de 1746 à 1756 est professeur d’Histoire et professeur d’Éloquence (son assistant, Lorentz, lui succède en 1756 sur la chaire d’Éloquence). De 1746 à la date de sa mort, Schoepflin (76 ans en août 1771) est seul professeur d’Histoire de l’université. Koch qui était également son assistant n’obtient cette même chaire d’Histoire qu’en 1772 et non sans mal (extrait du livre de Voss)

Extrait de Jean-Daniel Schoepflin. Un Alsacien de l’Europe des Lumières. par Jürgen Voss, 1999.

1772. Koch succède à Schoepflin à la direction de l’École diplomatique de la ville et y enseigne le droit public, le droit international et l’histoire des traités et des systèmes politiques à de jeunes nobles de toute l’Europe.

Il est nommé professeur extraordinaire de droit public à l’Université protestante de Strasbourg.

1773. Il obtient le doctorat en philosophie.

1776. Obtention du doctorat en droit.

1787 à 1788. Il est recteur de l’Université.

La révolution de 1789 ouvre une parenthèse politique dans la vie universitaire de Koch.

1792. A 55 ans,  il devient professeur titulaire d’histoire politique et de droit public et chanoine du chapitre de Saint-Thomas.

1802. Table des traités entre la France et les puissances étrangères : depuis la paix de Westphalie jusqu’à nos jours ; suivie d’un Recueil de traités qui n’ont pas encore vu le jour (lire en ligne).

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Goethe et Blessig (1747-1816)

Source : larges extraits de Marcel Thomann, Jean-Laurent Blessig, Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, 1984.

« Prédicateur, responsable d’Église, professeur, philanthrope. Strasbourg, 29 mars 1747. Strasbourg, 17 février 1816.

J.-L. Blessig fut l’aîné de 12 enfants. Sa famille est originaire de Wasselonne, au moins depuis le milieu du XVIIe siècle. Fils de Jean Laurent Blessig, pêcheur et marchand de poisson, et de Suzanne Siegwald, fille d’un aubergiste.

Anonyme, Portrait de Jean-Laurent Blessig, fin du 18ème siècle.
Celui-ci côtoyait Goethe dans les sociétés littéraires strasbourgeoises. A deux ans près, ils avaient le même âge.
Cliquer sur les images pur les agrandir

Blessig fréquenta le Gymnase protestant où il s’enthousiasma pour l’étude des langues et de l’Antiquité et se lia d’amitié avec ceux qui furent, sa vie durant, des compagnons de lutte : les frères Jean et Frédéric de Turckheim, les deux frères Spielmann et Frédéric Rodolphe Saltzmann.

En 1762 et grâce à diverses bourses, Blessig put engager des études universitaires. Docteur en philosophie en 1770. Une importante subvention lui permit d’entreprendre un périple universitaire de deux ans et demi qui le conduisit à Vienne, Venise, Prague, Dresde, Leipzig, avec séjours à Halle et léna ; de là par Berlin, Magdebourg, Braunschweig et les Pays-Bas jusqu’à Dunkerque, retour vers l’Allemagne du Nord où il passa l’hiver 1774/1775 à Goettingen. Des séjours à Paris (1779 et 1803) complétèrent sa formation.

À son retour à Strasbourg, Blessig termina ses études avec le doctorat en théologie suivi de l’ordination (1778) et entama une carrière assez extraordinaire dont voici les principales étapes au plan pastoral : vicaire au Gymnase (1775, peu de temps) ; prédicateur du soir à Saint-Pierre-le-Vieux, puis diacre de la paroisse française, prédicateur du mardi au Temple Neuf, du dimanche à Saint-Nicolas, et enfin de 1781 à sa mort, à la suite de son beau-père, prédicateur principal du Temple Neuf.

Stèle dans le Temple neuf (Strasbourg). A notre divin maître. Digne enseignant

À ces activités, s’ajoutèrent les responsabilités les plus importantes à la tête des structures ecclésiales : président de la conférence générale de Strasbourg (1797-1801), président du consistoire, et inspecteur ecclésiastique du Temple Neuf (1804) et, la même année, membre du consistoire général et du directoire de la Confession d’Augsbourg.

Parallèlement sa carrière universitaire suivit un cours assez normal à compter de 1778 (31 ans) : professeur, professeur titulaire de philosophie (1786), de théologie (1787) ; recteur de l’Université (semestre d’hiver 1786/87 – semestre d’été 1789) ; chanoine de Saint-Thomas (1794).

La réputation strasbourgeoise et internationale de Blessig est d’abord celle d’un prédicateur hors pair, l’un des meilleurs de l’Europe protestante et le seul à pouvoir s’exprimer avec un bonheur égal, a-t-on dit, en français et en allemand. Les dimanches ordinaires, il excellait dans des thèmes de l’actualité la plus quotidienne : les soins à donner aux malades, l’honnêteté commerciale, la lecture, les dangers de la loterie ou l’éducation des enfants.

Aussi des postes enviés – qu’il refusa – lui seront offerts à Francfort, Berlin ou Vienne. Mais il était avant tout l’orateur des grandes célébrations politiques ou historiques. Les textes de son discours pour le centenaire du rattachement à la France ou pour la translation du corps du maréchal de Saxe – discours qui eut un retentissement européen – de même que les panégyriques annuels de Louis XVI qu’il proposa de 1784 à 1789 sont imprimés, traduits ou recopiés et circulent de main en main.

L’activité de Blessig au service des églises de la Confession d’Augsbourg n’est pas le moindre de ses mérites. Avant, pendant et après les évènements de 1789 il a largement contribué à la pérennité du culte évangélique. Il participa à la rédaction d’un projet de décret – non suivi d’effet – pour la Constitution civile des Églises de la Confession d’Augsbourg (début 1791) puis, après la Terreur et la réorganisation napoléonienne, il fut chargé, au sein du Directoire, de l’organisation générale et du recrutement des pasteurs. ll s’inspira alors largement des structures en place en Rhénanie et sur la rive droite du Rhin. Dans le cadre de sa mission il réorganisa le collège Saint-Guillaume, fit avancer le projet d’un recueil de cantiques et d’un catéchisme, mit en place le Séminaire, se préoccupa du Gymnase et de son autonomie face au lycée impérial. Il s’intéressa tout autant aux écoles primaires paroissiales pour lesquelles il avait préconisé, dès 1792, l’adjonction d’un enseignement technique. Il y introduisit un livre de lecture, étendit l’enseignement obligatoire aux mois d’été et applaudit à la création des écoles normales qu’il dota d’une bibliothèque. Par ailleurs, il fit collaborer les pasteurs avec l’autorité préfectorale en faisant recommander en chaire des affaires aussi profanes que la vaccination, la conscription ou l’entretien des chemins ruraux…

Blessig a été un fervent partisan de la Révolution à ses débuts. Membre élu de la municipalité, il recommanda le futur « terroriste » Euloge Schneider pour un poste de vicaire épiscopal. Mais dès août 1789 il rédigea un appel aux luthériens pour les inciter au calme, signa en août 1792 une adresse à la Constituante contre la déposition de Louis XVI et, à l’assemblée municipale, il s’éleva contre l’anarchie et la dictature des clubs.

En février 1793 il fut d’abord exilé à Nancy, puis dans sa maison de campagne de Dorlisheim et enfin enfermé pendant 11 mois, et au delà de Thermidor, au Séminaire épiscopal de Strasbourg (du 2.12.1793 au 3.11.1794).

Au plan des idées, Blessig tenta davantage que ses confrères d’accorder les principes du luthéranisme traditionnel à la philosophie rationaliste de l’Aufklärung. Si la majorité des juristes protestants strasbourgeois de l’époque avaient, comme Blessig, complété leur formation à Goettingen, bastion avancé du rationalisme « moderniste », il n’en était pas de même des théologiens, davantage influencés par le piétisme ou l’orthodoxie de Halle ou de Tübingen. Aussi les cours de B. sur Leibniz, Locke ou Malebranche comme celui de psychologie pratique (1785) étaient sans aucun doute les plus « modernes » de France et même d’Europe dans la mesure où ils supposent un bilinguisme total. Mais on ne saurait, pour autant, les assimiler aux « Lumières » françaises. Foncièrement spiritualiste, Blessig admirait Descartes, Leibniz, Newton et Christian Thomasius. Mais il n’adhéra pas aveuglément à Locke, combattit Rousseau comme Voltaire et se méfiait de Kant, de Fichte et de Schelling. Blessig n’avait rien d’un sectaire.

Son idéal est double : d’abord justifier la foi évangélique par des arguments tirés de la Raison, puis la concrétiser dans la pratique quotidienne. Son engagement social et politique ne s’explique pas autrement. Il a reconnu avoir participé aux activités maçonniques dont ses amis de toujours, F.-R. Saltzmann et les frères de Turckheim, étaient les dirigeants à l’échelle européenne ; et la formule de liberté, d’égalité et de fraternité le fascinait.

Sous la terreur, Blessig a fait preuve d’un attachement sincère à ses convictions chrétiennes, à la Révélation et à son Église, rassurant ainsi des coreligionnaires que son rationalisme progressiste avait effrayés.

Blessig, dit un biographe, avait l’esprit pratique et était un homme d’affaires né. Sa vie est jalonnée par la multitude de structures et de groupements spécifiques qu’il a créés ou animés. Dès 1767, il était secrétaire perpétuel d’une société de Philosophie et de Belles Lettres et vers 1779 Blessig faisait partie de la Deutsche Gesellschaft et de loges maçonniques. Durant les années 1775-1780 il organisa des séminaires libres qui ont formé une bonne partie de l’élite strasbourgeoise du XIXe siècle, notamment L. Stoeber et G.-D. Arnold. Il participa, vers 1796, à l’inspection des monuments et bibliothèques nationales du département. À partir de 1803 il présida la conférence pastorale, dont il faut admirer l’efficacité sociale et culturelle, notamment dans l’institution de cours du dimanche et de bibliothèques de prêt pour les ouvriers-artisans. De 1805 à sa mort, Blessig dirigea la Société biblique. D’autres activités étaient orientées vers la bienfaisance.

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Goethe et Herder (1744-1803)

Goethe (1749-1832) et Herder (1744-1803).

Johann Gottfried (von) Herder « est un poète, théologien et philosophe allemand. Ce disciple de Kant est considéré comme l’inspirateur du Sturm und Drang et des deux grands Classiques de Weimar Goethe et Schiller, dans leur jeunesse ». Source principale de la chronique : citations de Wikipédia.

Herder peint en 1785 par Anton Graff (1736-1813). Exposition du Palais Rohan, Galerie Heitz, Goethe à Strasbourg. L’éveil d’un génie, du 16 décembre 2020 au 31 mai 2021.

Photo de Pierre Dubois. Cliquer sur les images pour les agrandir

« À Königsberg, Herder ne tarda pas à s’apercevoir qu’il n’était pas fait pour le métier de chirurgien, et s’inscrivit à la faculté de théologie de l’Université.

 Il trouva en la personne du libraire Johann Jakob Kanter un protecteur, qui avait été conquis par un de ses poèmes anonymes, Ode à Cyrus ; Kanter lui procura un emploi de répétiteur au Collegium Fridericianum, ce qui permit à Herder de se consacrer en toute quiétude à ses études.

De tous les professeurs de l’université, Emmanuel Kant fut le seul à captiver le jeune étudiant. Hors du cercle universitaire, il lisait avidement Jean-Jacques Rousseau. Il suivit de 1762 à 1764 tous les cours de Kant sur l’astronomie, la logique, la métaphysique, la philosophie morale, les mathématiques et la physiographie.

Herder rapporta plus tard à ce sujet : je me remémore avec reconnaissance la rencontre et l’enseignement d’un philosophe qui, dans mes années de jeunesse, fut pour moi un véritable modèle d’humanité… Sa philosophie incitait à penser par soi-même, et je ne puis pratiquement rien me représenter de plus érudit ni de plus pertinent que sa conversation.

Herder fut reçu franc-maçon à l’âge de 22 ans, lors de son séjour à Riga (1765-66), dans la loge de la Stricte Observance (A l’Epée), fondée en 1750 ). Il y exerça l’office de secrétaire. Son influence fut prépondérante au sein de l’Ordre allemand, au même titre que Goethe et Wieland ».

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Goethe, place de l’université

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Diaporama de 14 photos de Pierre Dubois.

Source : citations d’Archi-Wiki. « Le monument dédié à Goethe fait suite à un concours réalisé en 1899.

Il est l’œuvre du sculpteur berlinois Ernst Waegener. L’État allemand a accordé 50 000 marks au projet.

Implanté place de l’Université, il est inauguré le 1er mai 1904 en souvenir des études universitaires de Goethe à Strasbourg ». Chronique du blog : 1770-1771. Goethe à Strasbourg.

« Entouré de Melpomène (muse de la tragédie) et de Polymnie (muse de la poésie lyrique), le jeune étudiant s’avance avec une canne à la main, un manteau jeté sur le bras gauche, la tête haute, un vague sourire aux lèvres ».

« Les bas-reliefs évoquent les rencontres sur la plate-forme de la cathédrale et l’idylle de Sessenheim ».

Le sculpteur Ersnt Waegener, né en 1854 et après des études à la Berliner Akademie et dans la classe de perfectionnement de Reinhold Begas, s’est fixé à Berlin, commençant une longue carrière marquée par l’empreinte du baroque et du néoclassicisme.

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