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Les prince-évêques au 18ème siècle

Saison 8 du blog. Histoire du 18ème siècle en France et en Europe. Chronique sur les prince-évêques (citations d’extraits de l’article de Wikipédia).

« Prince-évêque (Fürstbischof) est le titre que portaient les évêques du Saint-Empire romain germanique qui, en plus d’administrer leur diocèse, régnaient sur un domaine temporel ou principauté ecclésiastique jouissant de l’immédiateté impériale. Ils étaient membres des États impériaux et siégeaient à la diète d’Empire. Les pouvoirs qu’ils exerçaient étaient équivalents à ceux des princes laïcs.

Le pouvoir politique des évêques est notamment lié au combat entre l’autorité centrale de l’Empire et les maisons princières puissantes. Au Moyen Âge central, les rois des Romains avaient commencé à conférer des droits souverains aux évêques désignés par eux. Les dignitaires religieux sont ainsi devenus des alliés essentiels et loyaux dans la lutte contre l’influence des grandes dynasties

Les princes ecclésiastiques d’Empire les plus puissants étaient les trois archevêques électeurs de Mayence, Cologne et Trèves. Le premier était l’archichancelier pour la Germanie et le plus important des électeurs : la Bulle d’or, établie par l’empereur Charles IV en 1356, stipulait qu’il était le président de l’assemblée électorale à Francfort et le dernier des sept à voter ; sa voix était donc déterminante en cas de partage à égalité des six premiers votes.

La matricule d’Empire, arrêtée à la diète de Worms en 1521, recense les trois électeurs ecclésiastiques et quatre États impériaux au rang de princes-archevêques : à Magdebourg, Salzbourg, Besançon et Brême. De plus, elle connaît au total 46 princes-évêques catholiques, par exemple à Bâle, Cambrai, Genève, Hildesheim, Liège, Münster, Paderborn, Sion, Strasbourg, Trente et Utrecht, ainsi que les Trois-Évêchés lorrains de Metz, Toul et Verdun.

Le nombre de prince-évêques a été réduit considérablement au cours de la réforme protestante.

Les grands dignitaires étaient souvent des chefs temporels plus que spirituels et il n’était pas rare qu’ils ne fussent même pas prêtres. Ainsi Ferdinand de Bavière, frère du duc Maximilien Ier de Bavière qui fut prince-archevêque de Cologne au temps de la guerre de Trente Ans, était également évêque de Freising, de Hildesheim, de Liège, de Münster et de Paderborn, mais n’était pas prêtre ». Par contre, pour être créé « cardinal », il faut être prêtre.

« Au siècle des Lumières, la légitimation du pouvoir temporel des évêques a pris fin face au rationalisme et à l’Aufklärung, notamment sous l’effet de la Révolution française. La totalité des principautés ecclésiastiques restantes fut supprimée à la suite de la paix de Lunéville au début du XIXe siècle » ».

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1757-1774. Collège royal et Séminaire

« Réunion » au royaume de France en 1681. Strasbourg, conservant sa foi protestante, est contrainte de s’ouvrir aux catholiques et notamment aux Jésuites que l’évêque loge au Bruderhoff. Ils y installent, dès la fin du 17ème un séminaire, un collège secondaire (chronique : 1685, le père Jean Dez est le premier proviseur) puis une Université (chronique : 1702, l’université catholique de Molsheim est transférée à Strasbourg). Ces trois institutions éducatives catholiques enserrent totalement le chevet de la cathédrale Notre-Dame.

Le prestige, la bonne marche de ces institutions ne peuvent s’accommoder de bâtiments hétéroclites et vétustes. Une reconstruction s’impose.

1757-1759. Le nouveau Collège Royal, devenu le Lycée public Fustel de Coulanges en 1919,

Album de 15 photos

Divers plans sont proposés entre 1755 et 1757 par les architectes Le Mire, Joseph Massol et Saint Martin. Finalement choisis, les plans de Le Mire sont exécutés de 1757 à 1759, sous la direction de Massol, architecte de l’évêché. L’expulsion des jésuites de France, en 1762, transforme l’établissement en collège royal.

Entièrement en pierre de taille de grès rouge, la façade sur la place est animée par des saillies matérialisées par des chaînages à refends, surmontée de frontons curvilignes.

L’harmonieuse combinaison des verticales (chaînages) et des horizontales (bandeaux de pierres entre les étages), la sobre mouluration des fenêtres, au cintre légèrement arqué, aux clés alternativement nues ou sculptées, illustrent le succès et la persistance de la diffusion à Strasbourg du Style « Régence » introduit dès 1725 par la construction de l’Hôtel du Grand Doyenné (évêché).

Un autre courant esthétique, le « rococo », également fort prisé à Strasbourg depuis 1745, y trouve sa place dans les frontons ornés de cartouches rocaille qu’entoure un décor de rayons, de végétaux, de nuages et d’angelots.

Enfin, le traitement différencié des façades du collège, riches et raffinées sur la place, sobre sinon austères, sur la rue de la Râpe et des Écrivains, témoigne des qualités d’urbanistes de Le Mire et de Massol qui réussissent l’intégration d’un aussi vaste bâtiment dans un quartier densément et anciennement construit ».

Album de 8 photos

Sur le fronton, l’origine catholique de l’établissement – JHS – a été martelée. Lors de la Révolution ?

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1685. Père Dez et Collège Royal

1685-1687. Strasbourg, le Père Jean Dez (1643-1712) et le Collège Royal Louis le Grand. Ouvrage publié en 1686, La Réunion des Protestants de Strasbourg à l’Église romaine.

Source principale des citations ci-dessous : Jean-Marie Valentin, Collège royal, collège épiscopal. Strasbourg et la pratique du théâtre de 1681 à 1765, p. 301-313.

« 1681. Le roi de France considère, comme Louvois d’ailleurs, que la sécurité du royaume face aux Habsbourg nécessite la mise en place d’une sorte de cordon, à l’est et au nord. L’Alsace entre dans ce plan désigné du terme de « réunions » (Reunionspolitik) que l’on peut – c’est plus brutal, mais ce serait plus approprié – qualifier tout aussi bien d’annexions successives. Louis, maître d’une bonne partie de la province, estime qu’il pourra rendre définitive cette cession en s’emparant de Strasbourg, cité prestigieuse, dont la conquête fait progresser l’idée de frontière naturelle et constitue un enjeu décisif dans la politique confessionnelle toujours plus agressive du souverain. La complicité, plus ou moins marquée, de l’évêque Franz Egon de Fürstenberg, désireux de retrouver son siège, lui permettra de faire son entrée dans la cité « argentine » louée par Érasme, sans vraiment coup férir, le 30 septembre 1681.

Ville désormais française, Strasbourg va devenir très vite ville catholique. Si Franz Egon meurt le 1er avril 1682, ce qui l’empêche d’agir en ce sens, son frère Guillaume qui lui succède s’aligne sur les mêmes principes politiques et religieux.

Le roi et Louvois, conformément à l’esprit qui va conduire en 1685 à la révocation de l’Edit de Nantes (« une foi, une loi, un roi »), tenteront d’abord d’imposer la conversion aux habitants de Strasbourg. Mais s’ils sont agréablement surpris par le caractère plus souple des luthériens alsaciens que celui des calvinistes auxquels ils se heurtaient en France, en deçà des Vosges donc, ils doivent prendre en compte la parfaite osmose qui s’est opérée, avec le temps, entre le luthéranisme, la société urbaine, la vie intellectuelle et l’école.

1682-1683. Une série de dates fait bien voir l’intérêt qu’attache la monarchie française à ces différents changements. En 1682, est fondé un séminaire qui ouvre effectivement en 1683. La France sait la politique adoptée précédemment en Haute-Alsace anciennement habsbourgeoise, à Ensisheim : on se détourne des oratoriens, jugés trop proches du cartésianisme et d’un augustinisme austère, pour donner la préférence aux jésuites. De surcroît, face au délicat problème des subdivisions administratives de l’Institutum Jesuiticum, on se détermine pour un rattachement à la province de Champagne aux dépens de celle du Rhin. Il est vrai que Molsheim demeurera dans l’orbite germanique. Mais de toute évidence, l’important ici était de permettre aux enfants des administrateurs venus de l’« intérieur », comme l’on dit, d’acquérir la maîtrise des deux langues dans une région où l’allemand était l’instrument de communication de la quasi-totalité de la population. La francisation avait donc ses limites comme le donne clairement à entendre l’adjonction, au personnel d’encadrement du séminaire, de prédicateurs de langue allemande (concionatores germanici) qui interviennent en ville, mais aussi dans les missions villageoises. Au demeurant, on ne saurait oublier qu’il s’agit, dans l’esprit du Concile de Trente, de former des prêtres aptes à arracher Strasbourg et le monde protestant alsacien à l’espace où régnaient en maîtres les pasteurs et leurs ouailles.

C’est le Père Jean Dez (1643-1712) qui est chargé de la nouvelle institution, la signature du contrat entre Dez et Guillaume de Furstenberg intervenant le 25 août (fête de saint Louis).

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1702, Strasbourg, Univ. catholique

1702. Université catholique de Strasbourg.

Source : citations de Historique de la formation des séminaristes du diocèse à Strasbourg de 1580 à 1945

Molsheim. Le collège des Jésuites avant 1607

Au cours du synode diocésain de 1549, l’évêque Érasme de Limbourg fit part de son grand désir d’ériger une école catholique.

Ce collège ouvrit ses portes le 25 mars 1580 sous l’épiscopat de Mgr Jean de Manderscheid. A la rentrée, le 3 novembre, on compta 84 écoliers issus des meilleures familles de la région avoisinant Molsheim.

En novembre 1581, on dénombre déjà 160 élèves. Mais la peste rendit obligatoire le transfert du collège le 23 novembre à Saverne, où l’épidémie n’avait pas encore sévi et dura durant cinq mois jusqu’au 18 avril 1582.

Dans le programme des cours, une part non négligeable revient à expliquer le catéchisme de Pierre Canisius qui servait de base à la formation théologique et spirituelle des jeunes élèves (Canisius dont l’action fut importante dans la lutte contre les idées de la Réforme).

En 1592, le père Théodore Busaeus, alors recteur du collège, ouvrit aussi des cours de théologie et son établissement devint un véritable Séminaire à part entière.

Molsheim entre 1607 et 1683

Le cardinal Charles de Lorraine, évêque de Strasbourg, reprit à cœur, la fondation d’un séminaire afin de répondre aux décisions du Concile de Trente pour la formation d’un clergé diocésain.

A Molsheim, une nouvelle construction fut menée pour se terminer en 1606. Le 30 mai 1607, le cardinal de Lorraine signa l’acte de fondation du séminaire ; le 31 juillet, il sollicita le provincial des Jésuites de la province du Rhin de Mayence pour la direction intellectuelle, morale et financière de ce séminaire. Le projet de séminaire est remis en cause à la mort de ce jeune cardinal le 24 novembre 1607.

L’archiduc Léopold-Guillaume de Habsbourg, son successeur, nouvel évêque de Strasbourg convertit en 1617, le collège de Molsheim en université investie du droit de conférer les grades académiques pour la philosophie et la théologie, ce qui valut au collège d’être dénommé Leopoldianum entre 1607 et 1684.

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Erasmus + au service des doctorants

Université Paris Saclay, Newsletter, mai 2020

Graduate Spirit : Un projet Erasmus+ au service des doctorants

« Ce projet qui favorise la collaboration des écoles doctorales est un excellent exemple de l’apport des projets de coopération européens financés par Erasmus+. Jacques Pothier, Professeur émérite au Centre d’Histoire Culturelle des Sociétés Contemporaines de l’Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines, engagé dans ce projet,  nous livre les résultats.

Depuis deux ans et demi l’école doctorale n°578 (SHS) est associée à huit autres ED européennes de sciences humaines et sociales de sept pays différents. Ensemble, ils ont monté un projet de partenariat Stratégique  « Graduate Spirit »  visant à échanger et promouvoir les bonnes pratiques en matière de formation doctorale sous l’angle de l’internationalisation, de l’interdisciplinarité et de l’intersectorialité.

Après un inventaire des organisations et pratiques diverses des écoles et collèges doctoraux et une exploration critique de la littérature sur le sujet, le consortium a lancé un site web www.gradspirit.eu . Il s’est agi d’abord de dresser et mettre en ligne une boîte à outils de « tips and tricks » et d’en dégager les meilleures idées.

Vient maintenant le temps des innovations:

  • d’un avis commun, la formation à l’encadrement des recherches est apparue comme la piste d’amélioration la plus prometteuse. Elle rejoint les efforts du Collège Doctoral dans ce sens. Une nouvelle formation, en association avec l’ABG, est d’ailleurs proposée les 21, 22, 23 avril

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1715. Carte de l’Europe

Suite des chroniques du blog sur le 18ème siècle en France et en Europe.

Carte de l’Europe issue des Traités d’Utrecht (1713) qui marquent la fin de la Guerre de Succession d’Espagne.

Quelques commentaires. Le royaume de France à la mort de Louis XIV est d’un seul tenant (à l’exception du duché de Lorraine qui ne sera intégré à la France qu’en 1766). La France est le pays dominant. Vauban et ses ingénieurs ont construit une chaîne de forteresses à son pourtour.

L’empire ottoman est encore bien implanté en Europe, mais est en recul après avoir échoué à prendre Vienne en 1683. La Hongrie s’intègre dans les possessions des Habsbourg.

Le Saint-Empire Romain Germanique demeure une mosaïque d’États. La couronne impériale revient traditionnellement aux Habsbourg ; par les traités d’Utrecht, l’Autriche est désormais implantée au nord du Royaume de France (Pays-Bas autrichiens).

Dans la partie non-Hasbourgeoise du Saint-Empire, se sont glissées des possessions de puissances européennes en expansion : le Royaume-Uni possède le Hanovre ; la Prusse des Hohenzollern commence une irrésistible ascension avec Berlin pour capitale ; l’Empire de Russie veut s’étendre vers la Mer Noire et lorgne sur la Pologne.

Le royaume de Pologne, plus étendu que la France, est fragilisé par son système de succession au trône. Inséré dans une sorte d’étau entre la Russie, la Prusse et l’Autriche-Hongrie, il sera confronté, vingt ans plus tard, à la Guerre de Succession de Pologne (1733-1738).

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1713. Traités d’Utrecht

Suite des chroniques du blog sur le 18ème siècle en France et en Europe.

Source de cette chronique : Wikipédia, Les deux Traités d’Utrecht. « Ils  mirent fin à la guerre de Succession d’Espagne. Le premier fut signé à Utrecht le 11 avril entre le royaume de France et le royaume de Grande-Bretagne, et le second dans la même ville le 13 juillet entre l’Espagne et la Grande-Bretagne.

La guerre de Succession d’Espagne est un conflit qui a opposé plusieurs puissances européennes de 1700 à 1714. L’enjeu était la succession au trône d’Espagne à la suite de la mort sans descendance du dernier Habsbourg espagnol Charles II. La guerre de succession donna naissance à la dynastie des Bourbons d’Espagne, qui règne toujours aujourd’hui.

Le Congrès d’Utrecht débute le 29 janvier 1712. La France de Louis XIV a su reprendre l’initiative stratégique en Espagne et dans le nord de la France. Face à elle, il y a la Grande-Alliance (qui regroupe l’ensemble de l’Europe, sauf l’Espagne).

La victoire du maréchal de Villars à la bataille de Denain (24 juillet 1712) permet à la France de négocier in extremis des conditions convenables.

Relégation de l’Espagne au second rang. L’Espagne est la grande perdante de la guerre. Elle perd toutes ses possessions européennes : une part des possessions italiennes (Milanais et Sicile) vont au duché de Savoie, et les Pays-Bas méridionaux (actuelle Belgique), Naples et la Sardaigne à l’Autriche.

Même son territoire métropolitain est amputé, Gibraltar et l’île de Minorque sont cédées à la Grande-Bretagne . Toutefois, l’accession au trône de Philippe V a été synonyme d’un redressement administratif et militaire. La reprise de Barcelone et la fin de la guerre sonnent comme le début d’une relative centralisation. Philippe V redresse le prestige diplomatique de l’Espagne, notamment avec la rétrocession par les Habsbourg en 1738, de Naples, de la Sicile et de Parme en 1745.

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1738. Le traité de Vienne

Chroniques sur l’Histoire du 18ème siècle

Source de la chronique Le traité de Vienne de 1738 : citations de Wikipédia

Le traité met fin à la Guerre de Succession de Pologne. Il est assorti de nombre de dispositions dynastiques qui modifient la carte politique européenne, et assurent un équilibre entre les deux plus grandes puissances ennemies du continent, le royaume de France et l’Autriche.

En 1738, le roi Louis XV a 28 ans ; il n’a pas participé à la guerre de Succession de Pologne. Il ne règne pas ; le pouvoir est exercé par le Cardinal Fleury, premier ministre, jusqu’en 1743.

Le 5 septembre 1725, Louis XV, âgé de 15 ans, est marié à Marie Leszczynska (22 ans), fille de l’ex-roi de Pologne, Stanislas alors en exil. Entre 1727 et 1737, la reine a enfanté 10 fois.

Le Traité de Vienne

L’Autriche, vaincue, demande la paix, dont les préliminaires sont signés à Vienne en 1735, trois ans avant le traité final (troisième traité de Vienne). S’ensuit alors une sorte de chassé-croisé sur les trônes européens, favorable à la politique de la France.

Ces articles préliminaires sont suivis d’une convention franco-autrichienne signée à Vienne le 28 août 1736 relative aux modalités de la cession de la Lorraine, acceptée par une déclaration de François III de Lorraine du 13 décembre 1736. En retour, Louis XV reconnaît enfin la Pragmatique Sanction de l’empereur Charles VI.

La redistribution des principautés

  • L’Électeur de Saxe, Auguste III, est maintenu sur le trône de Pologne, sur lequel Stanislas Leszczyński abandonne toute prétention, tout en conservant le seul titre de roi de Pologne.
  • En dédommagement, Stanislas reçoit les deux duchés de Lorraine et de Bar à titre viager ; à sa mort le 23 février 1766, ils sont réunis au royaume de France. La convention de 1736 est appliquée avant même le traité final, puisque Stanislas Leszczynski prend possession des duchés dès mars 1737.

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Covid-19. Critères et Indicateurs

Rouge ou Vert ? La carte du déconfinement.

France Info, 7 mai. Déconfinement : quatre régions et Mayotte restent en rouge sur la carte sanitaire présentée par le gouvernement. « Nous sommes en mesure de valider le déconfinement sur l’ensemble du territoire métropolitain » à partir du 11 mai, a annoncé le Premier ministre, Édouard Philippe, lors d’une conférence de presse, jeudi 7 mai. 

Le ministre de la Santé a dévoilé la dernière version de la carte sanitaire de la France. Tous les départements de quatre régions restent en rouge : Ile-de-France, Hauts-de-France, Bourgogne Franche-Comté et Grand Est.

Problème. Premier Ministre (dans la séance de questions-réponses au gouvernement) et Ministre de la Santé confondent Critères et Indicateurs.

Olivier Véran. « Cette carte articule les trois indicateurs de circulation du virus, de tension hospitalière, de capacité de couverture des besoins en tests »

Les trois indicateurs qu’il énonce sont en fait des critères ; le troisième n’a d’ailleurs été annoncé par Édouard Philippe qu’avant hier. Pour les critères, la transparence aurait exigé de préciser ce que veut dire « articulation » : 1. Les critères ont-ils la même pondération (celui de la tension hospitalière est-il deux fois plus important que chacun des deux autres critères ?) 2. Pour être au vert, faut-il que les trois critères le soient, ou seulement deux d’entre eux ou seulement un ?

Tout critère doit pouvoir s’appuyer sur plusieurs indicateurs, c’est-à-dire des batteries de mesures, de données chiffrées.

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Le travail étudiant en confinement

Le travail étudiant en période de confinement, Elsa Martin et Simon Paye, Université de Lorraine, UFR SHS Nancy, département de sociologie, avril 2020, 22 pages.

Extraits du rapport. « Ce compte-rendu d’enquête vient s’ajouter à ceux déjà publiés par des collègues des universités de Grenoble, de Nanterre, de Dauphine, de Paris 8, ainsi que de Rennes 2.

A Nancy, le conseil de formation de l’Université de Lorraine a indiqué que des possibilités d’examen à distance sont bien réelles et opérationnelles. Il appartient à chacun d’adapter l’évaluation au regard des possibilités offertes.

Nous souhaitions avant tout vérifier s’il était possible pour tous les étudiants de poursuivre leurs études à distance et sans interaction en présentiel avec leurs enseignants et leurs camarades de promotion. Sont abordés ici les aspects matériels de la question du travail à distance, ce qui constitue à nos yeux une des bases essentielles pour l’appréhender sereinement.

Quelques résultats de l’enquête.

  • 89 étudiants sur 299 n’ont pas répondu au sondage. Les problèmes identifiés dans ce compte-rendu, calculés sur les seuls répondants au sondage, sont sans doute sous-estimés
  • Seuls 17,6% des répondants déclarent avoir une connexion stable, rapide et illimitée
  • Près de la moitié (44,8%) disent rencontrer des problèmes de connexion sur une ou deux des dimensions (stabilité, rapidité et quantité illimitée)
  • Plus d’un tiers des répondants (37,6%) n’ont pas de connexion individuelle ou, s’ils en ont une, cumulent les trois problèmes de connexion (instabilité, lenteur et limitation)

Les décisions relatives au maintien des évaluations du deuxième semestre ou du calendrier universitaire ne peuvent faire l’économie des faits qui sont ici exposés.

Il convient pour finir de rappeler que ce sondage sur les conditions matérielles de travail à distance n’a traité que des dimensions techniques du problème. En ce sens, nous n’abordons ici que la partie visible de l’iceberg.

 La dégradation des conditions d’études et de travail liée à l’assignation à domicile provient également de la détérioration des conditions de vie (économiques, sociales, psychologiques) et de l’atomisation des enseignants et des étudiants ».

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