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Épitaphes pour Schoepflin et Koch

Jean-Daniel Schoepflin (1694-1771) et Christophe-Guillaume Koch (1737-1813) ont été professeurs d’Histoire à l’Académie de Strasbourg.

Jean-Daniel Schoepflin. Cliquer sur les images pour les agrandir

Le second a succédé au premier, après en avoir été l’assistant et le bibliothécaire. Ils sont morts au même âge, 76 ans, et bénéficient tous deux d’un  monument funéraire dans l’église protestante de Saint-Thomas à Strasbourg.

Christophe-Guillaume Koch

Diaporama de 18 photos de Pierre Dubois (juin 2021).

Source de la chronique. Jean Arbogast, Christophe Hamm (photographie), Épitaphes et monuments funéraires de l’Eglise Saint-Thomas, Strasbourg, éditions du Signe, octobre 2013, 144 pages, 20 euros. Une dizaine de monuments concernent des personnalités actives au 18ème siècle (certaines le sont encore au début du 19ème).

4ème de couverture. « L’église Saint-Thomas de Strasbourg abrite une riche collection de monuments funéraires et épitaphes, dont le visiteur pressé ne soupçonne pas l’intérêt historique et religieux. À son intention, le pasteur Jean Arbogast, entouré de quelques amis, a entrepris d’en dresser l’inventaire et d’en décrypter les messages. Cette publication soutenue par le Chapitre de Saint-Thomas contient :  

Quelques repères historiques concernant les rites de la mort et leur évolution en Alsace depuis la période romaine jusqu’à la fin du XlXème siècle.

Une présentation chronologique de chaque monument avec reproduction photographique, transcription des épitaphes, traduction du texte en français, commentaires et indications bibliographiques.

Une brève analyse des structures des épitaphes pour comprendre les modes de communication, suivre l’évolution des pratiques et saisir l’importance des engagements du Chapitre de Saint-Thomas au service de l’éducation, et l’implication culturelle, politique et religieuse de ses membres les plus éminents.

Un tableau récapitulatif des emplacements des monuments, suivi d’un plan ».

A. Monument funéraire du professeur Jean-Daniel Schoepflin (1694-1771)

Source : article de Wikipédia.

« L’œuvre principale de Schoepflin est l’Alsace Illustrée en deux volumes, associé à l’Alsace diplomatique, tous deux écrites en latin. Par son exhaustivité et la rigueur de ses démonstrations, elle constitue la plus importante compilation de données sur l’histoire alsacienne et reste aujourd’hui une référence, même si des découvertes postérieures ont permis d’en contester ou compléter certaines parties.

Schoepflin meurt le 7 août 1771 à Strasbourg, sans avoir pu exécuter son Alsace sacrée et son Alsace littéraire« .

L’église Saint-Thomas de Strasbourg abrite son monument funéraire. « Au centre d’un ensemble architectural en grès, une grande urne sépulcrale en marbre blanc repose sur un piédestal orné du portrait de Schoepflin, entre deux colonnes corinthiennes cannelées surmontées d’un fronton circulaire. Le médaillon est l’œuvre du sculpteur Jean-Baptiste Pertois (1733-1812) ».

Épitaphe

à Jean-Daniel Schoepflin, enseveli en ce lieu, à l’initiative des premiers de la cité,

Sophie Elisabeth, sa sœur et héritière, fit ériger ce monument.

Il est décédé le 7 août de l’année du Christ 1771, à l’âge de soixante-seize ans, et onze mois.

B. Monument funéraire de Christophe-Guillaume Koch (1737-1813). Chronique du blog.

Source sur le monument funéraire et l’épitaphe : Jean Arbogast, op. cité, pp 96-97.

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Goethe et Haffner (1751-1831)

Goethe (1749-1836) et Haffner (1751-1831)

« Fils d’Isaac Haffner, huissier, et de Suzanne-Catherine Graffenauer, Isaac Haffner fils est né le 4 décembre 1751 à Strasbourg ». Source : article de Wikipédia.

1766-1772. « Haffner fit ses études au gymnase Jean-Sturm, puis à l’Université, où il étudia les lettres et la théologie.

Portrait d’Isaac Haffner, anonyme, fin 18ème siècle d’après Robert Lefèvre, après 1807.

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Notice de la gravure : Isaac Haffner (19 ans en 1770) fréquentait la Société des Beaux-arts ou Geselleschaft der schönen Wissenschaft où il fit la connaissance de Goethe (21 ans en 1770), et avec qui il entretint une correspondance après son départ de Strasbourg.

Source : Goethe à Strasbourg. L’éveil d’un génie, exposition Palais Rohan, Galerie Heitz, du 16 décembre 2020 au 31 mai 2021.

« Haffner  voyagea en Allemagne (à Göttingen et à Leipzig), où il fut fortement influencé par le prédicateur rationaliste Georg Joachim Zollikofer.

1779. Il se rendit ensuite à Paris, afin de se familiariser avec la langue française.

1780 (à partir de). Il se consacra à sa carrière ecclésiastique, qu’il réussit brillamment, étant donné que la même année, il devint vicaire, puis prédicateur à l’église Saint-Nicolas de Strasbourg.

1782 (dès). A 31 ans, il dirigea également le collège Saint-Guillaume.

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Goethe et Koch (1737-1813)

Goethe (1749-1836) et Koch (1737-1813).

Goethe est inscrit en licence de droit à Strasbourg entre avril 1770 et août 1771. Il suit des cours de Koch, assistant de Schoepflin, professeur d’Histoire à l’université.

Schoepflin meurt le 7 août 1771 (à l’âge de 76 ans). Durant son séjour, Goethe a-t-il eu l’occasion de rencontrer le vieux professeur avant de rentrer en Allemagne ?

Portrait de Christophe-Guillaume Koch, anonyme d’après Robert Lefèvre, après 1807.

Notice de la gravure : Koch (33 ans en 1770) fut l’ami et le condisciple de Goethe (21 ans en 1770) durant ses études à Strasbourg, avant de devenir juriste et professeur à Strasbourg.

Source : Goethe à Strasbourg. L’éveil d’un génie, exposition Palais Rohan, Galerie Heitz, du 16 décembre 2020 au 31 mai 2021.

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« Christophe-Guillaume Koch est un juriste, universitaire et homme politique alsacien. Source : Article de Wikipédia. Il naît en 1737 à Bouxwiller dans une famille luthérienne au service de la régence des Hesse-Darmstadt qui ont succédé au dernier comte de Hanau-Lichtenberg, décédé sans héritier mâle.

1750. Études aux gymnases protestants de Bouxwiller puis de Strasbourg, où résident ses parents à partir de 1750.

1752-1762. Il étudie l’histoire et le droit à l’Université luthérienne de cette ville. Licencié en droit, il séjourne à Paris où il se perfectionne en français, fréquente la Bibliothèque Royale et divers savants.

1762. Docteur en Histoire. Commentatio historico-juridica de collatione dignitatum ac beneficiorum ecclesiasticorum in Imperio romano-germanico, 1762 (lire en ligne).

Élève, disciple et collaborateur pendant huit ans de Jean-Daniel Schoepflin, son cousin, Christophe-Guillaume est nommé bibliothécaire de la ville de Strasbourg.

Comme l’indique la liste des professeurs d’Universitas Argentinensis (ci-dessous), Schoeplin, de 1746 à 1756 est professeur d’Histoire et professeur d’Éloquence (son assistant, Lorentz, lui succède en 1756 sur la chaire d’Éloquence). De 1746 à la date de sa mort, Schoepflin (76 ans en août 1771) est seul professeur d’Histoire de l’université. Koch qui était également son assistant n’obtient cette même chaire d’Histoire qu’en 1772 et non sans mal (extrait du livre de Voss)

Extrait de Jean-Daniel Schoepflin. Un Alsacien de l’Europe des Lumières. par Jürgen Voss, 1999.

1772. Koch succède à Schoepflin à la direction de l’École diplomatique de la ville et y enseigne le droit public, le droit international et l’histoire des traités et des systèmes politiques à de jeunes nobles de toute l’Europe.

Il est nommé professeur extraordinaire de droit public à l’Université protestante de Strasbourg.

1773. Il obtient le doctorat en philosophie.

1776. Obtention du doctorat en droit.

1787 à 1788. Il est recteur de l’Université.

La révolution de 1789 ouvre une parenthèse politique dans la vie universitaire de Koch.

1792. A 55 ans,  il devient professeur titulaire d’histoire politique et de droit public et chanoine du chapitre de Saint-Thomas.

1802. Table des traités entre la France et les puissances étrangères : depuis la paix de Westphalie jusqu’à nos jours ; suivie d’un Recueil de traités qui n’ont pas encore vu le jour (lire en ligne).

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Goethe et Blessig (1747-1816)

Source : larges extraits de Marcel Thomann, Jean-Laurent Blessig, Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, 1984.

« Prédicateur, responsable d’Église, professeur, philanthrope. Strasbourg, 29 mars 1747. Strasbourg, 17 février 1816.

J.-L. Blessig fut l’aîné de 12 enfants. Sa famille est originaire de Wasselonne, au moins depuis le milieu du XVIIe siècle. Fils de Jean Laurent Blessig, pêcheur et marchand de poisson, et de Suzanne Siegwald, fille d’un aubergiste.

Anonyme, Portrait de Jean-Laurent Blessig, fin du 18ème siècle.
Celui-ci côtoyait Goethe dans les sociétés littéraires strasbourgeoises. A deux ans près, ils avaient le même âge.
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Blessig fréquenta le Gymnase protestant où il s’enthousiasma pour l’étude des langues et de l’Antiquité et se lia d’amitié avec ceux qui furent, sa vie durant, des compagnons de lutte : les frères Jean et Frédéric de Turckheim, les deux frères Spielmann et Frédéric Rodolphe Saltzmann.

En 1762 et grâce à diverses bourses, Blessig put engager des études universitaires. Docteur en philosophie en 1770. Une importante subvention lui permit d’entreprendre un périple universitaire de deux ans et demi qui le conduisit à Vienne, Venise, Prague, Dresde, Leipzig, avec séjours à Halle et léna ; de là par Berlin, Magdebourg, Braunschweig et les Pays-Bas jusqu’à Dunkerque, retour vers l’Allemagne du Nord où il passa l’hiver 1774/1775 à Goettingen. Des séjours à Paris (1779 et 1803) complétèrent sa formation.

À son retour à Strasbourg, Blessig termina ses études avec le doctorat en théologie suivi de l’ordination (1778) et entama une carrière assez extraordinaire dont voici les principales étapes au plan pastoral : vicaire au Gymnase (1775, peu de temps) ; prédicateur du soir à Saint-Pierre-le-Vieux, puis diacre de la paroisse française, prédicateur du mardi au Temple Neuf, du dimanche à Saint-Nicolas, et enfin de 1781 à sa mort, à la suite de son beau-père, prédicateur principal du Temple Neuf.

Stèle dans le Temple neuf (Strasbourg). A notre divin maître. Digne enseignant

À ces activités, s’ajoutèrent les responsabilités les plus importantes à la tête des structures ecclésiales : président de la conférence générale de Strasbourg (1797-1801), président du consistoire, et inspecteur ecclésiastique du Temple Neuf (1804) et, la même année, membre du consistoire général et du directoire de la Confession d’Augsbourg.

Parallèlement sa carrière universitaire suivit un cours assez normal à compter de 1778 (31 ans) : professeur, professeur titulaire de philosophie (1786), de théologie (1787) ; recteur de l’Université (semestre d’hiver 1786/87 – semestre d’été 1789) ; chanoine de Saint-Thomas (1794).

La réputation strasbourgeoise et internationale de Blessig est d’abord celle d’un prédicateur hors pair, l’un des meilleurs de l’Europe protestante et le seul à pouvoir s’exprimer avec un bonheur égal, a-t-on dit, en français et en allemand. Les dimanches ordinaires, il excellait dans des thèmes de l’actualité la plus quotidienne : les soins à donner aux malades, l’honnêteté commerciale, la lecture, les dangers de la loterie ou l’éducation des enfants.

Aussi des postes enviés – qu’il refusa – lui seront offerts à Francfort, Berlin ou Vienne. Mais il était avant tout l’orateur des grandes célébrations politiques ou historiques. Les textes de son discours pour le centenaire du rattachement à la France ou pour la translation du corps du maréchal de Saxe – discours qui eut un retentissement européen – de même que les panégyriques annuels de Louis XVI qu’il proposa de 1784 à 1789 sont imprimés, traduits ou recopiés et circulent de main en main.

L’activité de Blessig au service des églises de la Confession d’Augsbourg n’est pas le moindre de ses mérites. Avant, pendant et après les évènements de 1789 il a largement contribué à la pérennité du culte évangélique. Il participa à la rédaction d’un projet de décret – non suivi d’effet – pour la Constitution civile des Églises de la Confession d’Augsbourg (début 1791) puis, après la Terreur et la réorganisation napoléonienne, il fut chargé, au sein du Directoire, de l’organisation générale et du recrutement des pasteurs. ll s’inspira alors largement des structures en place en Rhénanie et sur la rive droite du Rhin. Dans le cadre de sa mission il réorganisa le collège Saint-Guillaume, fit avancer le projet d’un recueil de cantiques et d’un catéchisme, mit en place le Séminaire, se préoccupa du Gymnase et de son autonomie face au lycée impérial. Il s’intéressa tout autant aux écoles primaires paroissiales pour lesquelles il avait préconisé, dès 1792, l’adjonction d’un enseignement technique. Il y introduisit un livre de lecture, étendit l’enseignement obligatoire aux mois d’été et applaudit à la création des écoles normales qu’il dota d’une bibliothèque. Par ailleurs, il fit collaborer les pasteurs avec l’autorité préfectorale en faisant recommander en chaire des affaires aussi profanes que la vaccination, la conscription ou l’entretien des chemins ruraux…

Blessig a été un fervent partisan de la Révolution à ses débuts. Membre élu de la municipalité, il recommanda le futur « terroriste » Euloge Schneider pour un poste de vicaire épiscopal. Mais dès août 1789 il rédigea un appel aux luthériens pour les inciter au calme, signa en août 1792 une adresse à la Constituante contre la déposition de Louis XVI et, à l’assemblée municipale, il s’éleva contre l’anarchie et la dictature des clubs.

En février 1793 il fut d’abord exilé à Nancy, puis dans sa maison de campagne de Dorlisheim et enfin enfermé pendant 11 mois, et au delà de Thermidor, au Séminaire épiscopal de Strasbourg (du 2.12.1793 au 3.11.1794).

Au plan des idées, Blessig tenta davantage que ses confrères d’accorder les principes du luthéranisme traditionnel à la philosophie rationaliste de l’Aufklärung. Si la majorité des juristes protestants strasbourgeois de l’époque avaient, comme Blessig, complété leur formation à Goettingen, bastion avancé du rationalisme « moderniste », il n’en était pas de même des théologiens, davantage influencés par le piétisme ou l’orthodoxie de Halle ou de Tübingen. Aussi les cours de B. sur Leibniz, Locke ou Malebranche comme celui de psychologie pratique (1785) étaient sans aucun doute les plus « modernes » de France et même d’Europe dans la mesure où ils supposent un bilinguisme total. Mais on ne saurait, pour autant, les assimiler aux « Lumières » françaises. Foncièrement spiritualiste, Blessig admirait Descartes, Leibniz, Newton et Christian Thomasius. Mais il n’adhéra pas aveuglément à Locke, combattit Rousseau comme Voltaire et se méfiait de Kant, de Fichte et de Schelling. Blessig n’avait rien d’un sectaire.

Son idéal est double : d’abord justifier la foi évangélique par des arguments tirés de la Raison, puis la concrétiser dans la pratique quotidienne. Son engagement social et politique ne s’explique pas autrement. Il a reconnu avoir participé aux activités maçonniques dont ses amis de toujours, F.-R. Saltzmann et les frères de Turckheim, étaient les dirigeants à l’échelle européenne ; et la formule de liberté, d’égalité et de fraternité le fascinait.

Sous la terreur, Blessig a fait preuve d’un attachement sincère à ses convictions chrétiennes, à la Révélation et à son Église, rassurant ainsi des coreligionnaires que son rationalisme progressiste avait effrayés.

Blessig, dit un biographe, avait l’esprit pratique et était un homme d’affaires né. Sa vie est jalonnée par la multitude de structures et de groupements spécifiques qu’il a créés ou animés. Dès 1767, il était secrétaire perpétuel d’une société de Philosophie et de Belles Lettres et vers 1779 Blessig faisait partie de la Deutsche Gesellschaft et de loges maçonniques. Durant les années 1775-1780 il organisa des séminaires libres qui ont formé une bonne partie de l’élite strasbourgeoise du XIXe siècle, notamment L. Stoeber et G.-D. Arnold. Il participa, vers 1796, à l’inspection des monuments et bibliothèques nationales du département. À partir de 1803 il présida la conférence pastorale, dont il faut admirer l’efficacité sociale et culturelle, notamment dans l’institution de cours du dimanche et de bibliothèques de prêt pour les ouvriers-artisans. De 1805 à sa mort, Blessig dirigea la Société biblique. D’autres activités étaient orientées vers la bienfaisance.

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Goethe et Herder (1744-1803)

Goethe (1749-1832) et Herder (1744-1803).

Johann Gottfried (von) Herder « est un poète, théologien et philosophe allemand. Ce disciple de Kant est considéré comme l’inspirateur du Sturm und Drang et des deux grands Classiques de Weimar Goethe et Schiller, dans leur jeunesse ». Source principale de la chronique : citations de Wikipédia.

Herder peint en 1785 par Anton Graff (1736-1813). Exposition du Palais Rohan, Galerie Heitz, Goethe à Strasbourg. L’éveil d’un génie, du 16 décembre 2020 au 31 mai 2021.

Photo de Pierre Dubois. Cliquer sur les images pour les agrandir

« À Königsberg, Herder ne tarda pas à s’apercevoir qu’il n’était pas fait pour le métier de chirurgien, et s’inscrivit à la faculté de théologie de l’Université.

 Il trouva en la personne du libraire Johann Jakob Kanter un protecteur, qui avait été conquis par un de ses poèmes anonymes, Ode à Cyrus ; Kanter lui procura un emploi de répétiteur au Collegium Fridericianum, ce qui permit à Herder de se consacrer en toute quiétude à ses études.

De tous les professeurs de l’université, Emmanuel Kant fut le seul à captiver le jeune étudiant. Hors du cercle universitaire, il lisait avidement Jean-Jacques Rousseau. Il suivit de 1762 à 1764 tous les cours de Kant sur l’astronomie, la logique, la métaphysique, la philosophie morale, les mathématiques et la physiographie.

Herder rapporta plus tard à ce sujet : je me remémore avec reconnaissance la rencontre et l’enseignement d’un philosophe qui, dans mes années de jeunesse, fut pour moi un véritable modèle d’humanité… Sa philosophie incitait à penser par soi-même, et je ne puis pratiquement rien me représenter de plus érudit ni de plus pertinent que sa conversation.

Herder fut reçu franc-maçon à l’âge de 22 ans, lors de son séjour à Riga (1765-66), dans la loge de la Stricte Observance (A l’Epée), fondée en 1750 ). Il y exerça l’office de secrétaire. Son influence fut prépondérante au sein de l’Ordre allemand, au même titre que Goethe et Wieland ».

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Goethe, place de l’université

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Diaporama de 14 photos de Pierre Dubois.

Source : citations d’Archi-Wiki. « Le monument dédié à Goethe fait suite à un concours réalisé en 1899.

Il est l’œuvre du sculpteur berlinois Ernst Waegener. L’État allemand a accordé 50 000 marks au projet.

Implanté place de l’Université, il est inauguré le 1er mai 1904 en souvenir des études universitaires de Goethe à Strasbourg ». Chronique du blog : 1770-1771. Goethe à Strasbourg.

« Entouré de Melpomène (muse de la tragédie) et de Polymnie (muse de la poésie lyrique), le jeune étudiant s’avance avec une canne à la main, un manteau jeté sur le bras gauche, la tête haute, un vague sourire aux lèvres ».

« Les bas-reliefs évoquent les rencontres sur la plate-forme de la cathédrale et l’idylle de Sessenheim ».

Le sculpteur Ersnt Waegener, né en 1854 et après des études à la Berliner Akademie et dans la classe de perfectionnement de Reinhold Begas, s’est fixé à Berlin, commençant une longue carrière marquée par l’empreinte du baroque et du néoclassicisme.

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Mathern. Mausolée pour Goethe

4ème chronique en photos sur L’industrie Magnifique, Strasbourg, édition 2021.

Stéphanie-Lucie Mathern, Tombeau pour le Romantisme allemand, place de l’université.

Diaporama de 23 photos de Pierre Dubois.

Des bouquets de fleurs chatoyantes pour un Homme illustre.
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Source : à propos de l’œuvre. « Stéphanie-Lucie Mathern est une peintre née en 1985, entre France et Allemagne. Elle a couplé les beaux-arts (à Nancy) avec la théologie (à Strasbourg), maniant le sacré comme une arme sur des grandes toiles colorées à l’expression sans repentirs.

Un travail sur le médium même, l’harmonie et la dissonance des couleurs, des gestes, et même des mots (le titre claque comme un manifeste). La philosophie est post-pop, d’une décadence gonzo renforçant la puissance de la forme. Un arrêt sur image où le brutalisme a remplacé le sfumato. Un travail instinctif qui donne la priorité à l’émotion tout en étant imprégné des siècles de culture dont nous découlons.

Le projet consiste à la mise en valeur de la statue de Goethe en la recouvrant d’un chapiteau à la manière d’un mausolée. Une phrase extraite de Faust, L’espionnage, semble-t-il, est dans tes goûts, en lettres capitales, fait figure d’épitaphe (inscription funéraire). La mystique enseigne le caché pour mieux révéler, l’art appuie cette idée en effaçant pour mieux émerveiller. Dissimulée sous une bâche, la statue engendre une curiosité et une beauté nouvelles. Le chapiteau est détourné de sa fonction première, de festif il passe à commémoratif. C’est aussi une chapelle de dévotion, un moyen magique de rendre présent l’absent ».

Mehr Licht, Plus de Liberté, sont les derniers mots que Goethe prononça avant sa mort. Pourquoi n’ont-ils pas été choisis pour être inscrits sur la façade du mausolée ?

Pourquoi donc cet épitaphe pour le Mausolée ? Il m’a mis mal à l’aise : Goethe serait-il venu espionner le Royaume de France à Strasbourg d’avril 1770 à août 1771 ? Lire mes chroniques : 1770-1771. Goethe à Strasbourg, 1770. Goethe et Marie-Antoinette

Reportage vidéo 2’57 dans les DNA 25 mai : échanges entre l’artiste plasticien et le mécène. Photos de 2021 sur Instagram

Stéphanie-Lucie Mathern parle de son œuvre, lors de l’exposition à la Galerie Pascal Gabert, 2019. 

« La peinture est pour moi un acte érotique, quelque chose qui vient (et doit toucher) la viscère. Et en même temps, elle représente une trace matérielle de l’intelligence. L’important est le style et au commencement était l’émotion. Disait Céline. C’est certainement ce qui m’importe, créer une incompréhension qui finira en attraction contradictoire. Mais les résonances immédiates et les alliés instantanés sont aussi les bienvenus. Mon idée est d’électriser les masses indécises par la profusion picturale. Le moment où les gestes deviennent des clashs colorés, où les touches entremêlées font se confondre les espèces.

On peint pour oublier de se suicider (chaque toile étant déjà un fragment qu’on laisse de soi), pour intégrer le mal (et le représenter positivement), pour en finir avec cette difficulté à exister. Le processus de destruction est intégré, et les arrangements laissés à l’abandon. La probabilité du meurtre (de Francis Heaulme à Charles Manson) est partout, toujours couplée à l’espoir, celui du surgissement de l’événement. Nous attendons la sensation, le bon rythme, l’accord (presque) parfait.

Les œuvres iront à ceux qui ont la foi, en Dieu (qui gagne à être connu) comme dans un trait. A ceux qui savent plier le genou pour obtenir, à ceux qui croient sans avoir vu. L’art a cette dimension sacrée, il faut puiser dans ses mythes (du moine copiste à la rock star) car le spontané de l’homme c’est sa culture disait Barthes. Il y a des siècles d’histoire dans un geste, et c’est à nous d’accommoder les restes. C’est en se confrontant à la matière et en intégrant la présence de la mort (à l’eau de rose) qu’on s’inscrit dans le monde avec intensité. L’expressionnisme est brutal comme la vérité. A l’intact, j’ai toujours préféré le tranchant. Et ce tranchant je le veux ambigu.

On égorgera les combinaisons d’atomes, on dissociera, on interpellera, on exterminera, on foudroiera, on sera la perfection des derniers morts ou la singularité des nouveau-nés, on fera les choses vite, on percevra sur un mode inhabituel. On aura le degré de liberté que notre audace aura réussi à conquérir. Pour le moment, ici, l’odeur des fleurs rendra l’estime du sexe. Tout finit en pyrotechnie, énergie fulgurante en pure perte, dans le charme d’un bouquet final ».

Entreprise Mècène : Espace Couvert

« Espace Couvert est une entreprise leader du Grand est, spécialisée dans l’installation de chapiteaux et de halls de stockage provisoires pour les entreprises et les particuliers.

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1772. Luthériens au bord de l’Ill

Église et Fondation Saint-Thomas, Consistoire et Séminaire protestants au bord de l’Ill, 1 quai Saint-Thomas, Strasbourg. Source. Temples de Strasbourg.

Diaporama de 22 photos de Pierre Dubois (mai 2021).

Église Saint-Thomas. Cliquer que les images pour les agrandir

« Les chanoines de Saint-Thomas adoptèrent la Réforme au 16e siècle et le chapitre fut sécularisé. Les revenus de ses biens servirent dès lors et servent encore à des fins éducatives (Gymnase Jean Sturm, Séminaire protestant) et charitables.

L’édifice du 1 quai Saint-Thomas regroupe aujourd’hui les directions et services des deux Églises protestantes concordataires d’Alsace et de Moselle, et héberge le Séminaire protestant, qu’on a l’habitude d’appeler Le Stift (foyer d’hébergement et restaurant universitaire), et le secrétariat de la Fédération des Œuvres évangéliques (FOE).

On y trouve également la célèbre bibliothèque du Collegium Wilhelmitanum, qui comprend environ 70 000 volumes, dont plus de 2 000 du 16ème siècle et une bonne centaine d’incunables ».

1772. Samuel Werner est l’architecte de l’imposant bâtiment néo-classique du quai saint-Thomas, à côté de l’église protestante éponyme, sur les bords de l’Ill.

Il comporte un corps principal à trois niveaux flanqué de deux pavillons à quatre étages.

Il accueille aujourd’hui le Directoire et Consistoire de l’Église de la Confession d’Augsbourg et le Séminaire protestant.

  • Lire aussi la chronique : Samuel Werner (1720-1775), architecte
  • 1763. Werner opte pour un parti plus classicisant.
  • 1770. Il est choisi comme Architecte de la Ville de Strasbourg et du Chapitre Saint-Thomas.
  • 1771. Son orientation néo-classique se confirme à la Maison des Orphelins, mise en chantier en 1771, aujourd’hui Lycée professionnel Oberlin, au n° 4 rue de l’Académie,

1803. Le Séminaire protestant de Strasbourg est créé par le décret consulaire du 30 floréal an X (20 mai 1803) afin de former les ministres de la Confession d’Augsbourg. Né sous le nom d’Académie des protestants de la confession d’Augsbourg, il change de dénomination en 1808. Source : article de Wikipédia, Séminaire protestant de Strasbourg.

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18ème. Deux évêques de Metz

Deux carrières épiscopales. Suite des chroniques sur Metz au 18ème siècle.

Deux carrières épiscopales, Claude Charles de Rouvroy de Saint-Simon (1695-1760), Louis-Joseph de Montmorency-Laval (1724-1808).

Sous  l’épiscopat de ce dernier, Jacques-François Blondel, architecte royal, est chargé de la construction d’un nouveau portail pour la cathédrale et d’un nouveau palais épiscopal, dans le cadre du chantier global de la nouvelle Place d’armes (chronique du blog, 15 avril 2020).

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La principauté de Metz avec les deux autres principautés cédées à la France en 1648 (Toul et Verdun) forment la province des Trois-Évêchés. L’évêque de Metz garde le titre de prince du Saint-Empire romain germanique jusqu’à la Révolution française, en dépit de l’opposition, en 1737, du Parlement de la ville éponyme.

A. Claude Charles de Rouvroy de Saint-Simon (1695-1760). Source : article de Wikipédia).

« L’abbé de Saint-Simon est un prélat français, évêque de Noyon, puis de Metz, lointain parent du mémorialiste Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon, qui devient leur protecteur.

Portrait par Hyacinthe Rigaud. Source Wikipédia

1731 (36 ans). Le 22 juillet, l’abbé de Saint-Simon est nommé évêque-comte de Noyon. L’évêché est en effet assorti d’un comté et d’une pairie de France. Le sacre a lieu le 15 juin 1732. Le nouveau pair prête serment le 12 janvier 1733, et prend séance au parlement de Paris. La même année, il fait condamner aux galères deux paysans ayant braconné. Il tient à les voir enchaînés.

1733. Le 28 août, il est transféré à l’évêché de Metz. Il ne prend possession de ce prestigieux et lucratif siège épiscopal que le 16 juin 1734. Les évêques de Metz, Toul et Verdun sont, depuis le traité de Münster (octobre 1648), effacés de la matricule de l’Empire. Malgré cela, Saint-Simon prétend au titre d’altesse et aux droits régaliens de prince du Saint-Empire romain germanique.

1737. Il entre en conflit avec le parlement municipal. Par arrêt, celui-ci lui interdit de prendre la qualité de prince de Metz.

1744. La France est en guerre contre l’Autriche (guerre de Succession d’Autriche). Le roi Louis XV s’arrête à Metz pour inspecter les troupes et les fortifications. Saint-Simon l’accueille dans sa cathédrale.

À partir de 1743, conformément aux décrets du concile de Trente, l’évêque fait bâtir le séminaire de Metz qu’il dédie à saint Simon et à sainte Anne. Pour en assurer les frais de fonctionnement, il ferme plusieurs chapitres, en dépit de bien des oppositions. Il se heurte notamment au gouverneur Fouquet de Belle-Isle lorsqu’il veut supprimer le chapitre de la collégiale Saint-Thiébaut de Thann. Il échoue dans sa tentative.

Il introduit à Metz les frères des écoles de charité. Il prend comme grand vicaire son parent, Charles-François de Rouvroy de Saint Simon, qui va devenir évêque d’Agde.

1755. Son cousin et père adoptif le duc de Saint-Simon meurt. Il lui lègue par testament l’ensemble de ses manuscrits, y compris les fameux Mémoires. L’évêque n’arrive pas à en prendre possession, en raison de l’opposition des créanciers du duc et de l’inquiétude du pouvoir quant à leur contenu.

1760. L’évêque meurt à Metz le 29 février, à l’âge de 64 ans ».

B. Louis-Joseph de Montmorency-Laval (1724-1808). Source : article de Wikipédia.

« Issu de l’illustre maison de Montmorency, il est le fils de Guy-André de Montmorency-Laval et de Marie-Anne de Turménies de Nointel. Une belle carrière ecclésiastique jusqu’au cardinalat… mais aussi des échecs.

Évêque d’Orléans de 1754 à 1757, de Condom de 1758 à 1760, puis 94e évêque de Metz de 1760 à 1801 et grand aumônier de France depuis 1786, nommé cardinal le mars 1789. Pendant la Révolution française, il s’oppose à la constitution civile du clergé et émigre.

Source Wikipédia

Louis-Joseph de Montmorency-Laval fait des études en Sorbonne et dès 1743 (à l’age de 19 ans), il est abbé commendataire de l’abbaye Sainte-Croix de Bordeaux.

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Metz, la Place d‘armes de Blondel

Source 1 : extraits de WiKipédia.

« La Place d’armes est située entre la cathédrale Saint-Étienne et l’hôtel de Ville. Elle constitue la pièce majeure d’un aménagement urbain caractéristique du 18ème siècle souhaité par le maréchal Belle-Isle et son successeur le maréchal d’Estrées, conçue par Jacques-François Blondel.

Cliquer sur les photos pour les agrandir. Source : Pierre Dubois, juillet 2020

Diaporama de 34 photos (juillet 2020).

La cathédrale gothique, église des évêques, a représenté historiquement le centre spirituel et religieux de la ville qui fut longtemps gouvernée par ses évêques.

Au Moyen Âge, un cloître et de nombreuses églises s’élevaient à l’emplacement actuel de la place d’Armes : Saint-Gorgon et son cimetière, Saint-Pierre-le-Vieux, Saint-Paul, la chapelle des Lorrains et Saint-Pierre-aux-Images. Devant la façade de la cathédrale se dressaient le Palais de l’Évêché, séparés par une cour. Il n’existait donc qu’une petite place devant le portail de la Vierge.

L’aménagement de la place d’Armes est commencé en 1754 par ordre du gouverneur Belle-Isle. Louis XV avait demandé la création d’une place autour de laquelle seraient rassemblés tous les pouvoirs. La place dite de la Grande Église est agrandie en détruisant les églises et le cloître situés sur le flanc gauche de la cathédrale. Le palais des Treize face à la cathédrale est détruit vers 1765. Le nouvel hôtel de Ville est terminé en 1788.

En 1792 lors de la Révolution, la place est dénommée place de la Loi.

La place est ainsi investie d’un rôle représentatif de la ville et de l’exercice des pouvoirs. Sur l’un de ses grands côtés, à l’est, l’Hôtel de Ville dévolu aux autorités municipales est le plus long bâtiment créé par le plan de Blondel. Il fait pendant à la façade de la cathédrale gothique laquelle avait originellement été flanquée d’une galerie basse à arcades, occupée par des officines, assurant l’unité esthétique de la place ».

Source 2 : extraits de Jacques-François Blondel, Architecte des Lumières à Metz, Connaissance des Arts, hors série, 2018.

« Pour l’édifice majeur qui doit orner la nouvelle place d’armes, Blondel tient compte de l’actualité architecturale du milieu du 18ème siècle. L’Hôtel de ville de Metz s’inspire des grandes lignes de l’Hôtel de la Marine construit à Paris à partir de 1757 par le Premier architecte du roi, Ange-Jacques Gabriel. Grand chantier du règne de Louis XV, la place parisienne éponyme passait alors pour un modèle à imiter.

A Metz, les ordres colossaux sont simplement évoqués. La place d’armes, outre un projet jamais abouti de statue équestre vers 1755-1756, présente donc, par la nature de son plan, par l‘élévation de ses façades, mais aussi par la volonté monarchique d’embellir cet espace, toutes les caractéristiques d’une place royale à la française. Chroniques du blog sur les statues équestres de Louis XV« .

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