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Louis XV offrant la Paix à l’Europe

Louis XV offrant la Paix à l’Europe, esquisse du frontispice de la thèse soutenue en Sorbonne le 7 mars 1738 par François Armand de Rohan-Soubise. Musée des Arts Décoratifs (Palais Rohan, Strasbourg)

Diaporama de 11 photos.

par François Lemoyne. Cliquer sur les images pour les agrandir

Sources. Biographie de François Armand de Rohan-Soubise (1717-1756). Une carrière dans le Clergé, étonnante et rapide, apportant des bénéfices ecclésiastiques de plus en plus rémunérateurs, mais interrompue par la mort à l’âge de 38 ans. Extraits de l’article de Wikipédia.

1729. Louis XV donnant la paix à l’Europe. Il tend un rameau d’olivier et reçoit ses deux filles jumelles, des mains de la Fécondité et de la Piété.

Château de Versailles

Le cardinal De Soubise in Les cardinaux français au 18ème siècle.

Biographie détaillée

1717 (1er décembre). Naissance de François-Armand de Rohan, dit cardinal de Soubise. Jeune, on l’appelle prince de Tournon, puis abbé de Ventadour. Il est le petit-neveu de son prédécesseur à Strasbourg, Armand Gaston Maximilien de Rohan dont il fut le coadjuteur et le frère de Charles de Rohan, prince de Soubise.

1729 (11 ans). Louis XV donnant la paix à l’Europe par François Lemoyne. Le jeune souverain, âgé de dix-neuf ans, tend un rameau d’olivier et reçoit ses deux filles jumelles, Louise-Elizabeth et Anne-Henriette (nées le 17 août 1727), des mains de la Fécondité et de la Piété. Dans le fond, la Discorde s’efforce vainement de rouvrir les portes du temple Janus.

1736 (18 ans). Il est abbé de Saint-Epvre au diocèse de Toul.

1737. Il est abbé-prince de Murbach et de Lure.

1738 (20 ans). Louis XV offrant la Paix à l’Europe, par François Lemoyne, esquisse du frontispice gravé de la thèse soutenue en Sorbonne le 7 mars 1738 par François Armand de Rohan-Soubise.

Comme en 1729. Louis XV offre la paix. Le Traité de Vienne est signé le 2 mai « 1738 entre la France et l’Autriche, confirmant les préliminaires de 1735 et concluant la guerre de la Succession de Pologne. Stanislas Leszczyński, beau-père de Louis XV, renonçait à la Pologne et recevait la Lorraine et le Barrois, qui passeraient à la France à sa mort ».

Cette allégorie était suspendue jusqu’à la Révolution dans la chambre à coucher de l’hôtel des évêques de Strasbourg à Paris. Elle est aujourd’hui exposée dans le Musée des Arts décoratifs (Palais Rohan, Strasbourg).

1738 (20 ans). Après avoir terminé ses études théologiques, François Armand de Rohan-Soubise est nommé prince de Tournon.

1740 (2 septembre). Il entre au chapitre de la cathédrale de Strasbourg, par l’influence de son grand-oncle, l’évêque du lieu.

1741 (15 juillet). Il est élu membre de l’Académie française, en remplacement de Charles Armand René de La Trémoille. Il est reçu le 30 décembre par l’évêque de Mirepoix, Boyer.

1741 (23 décembre). Il est ordonné prêtre dans la cathédrale.

1742 (24 ans). Il devient évêque in partibus de Ptolémaïs (Palestine) et coadjuteur de son oncle avec dispense papale, garantissant ainsi le droit à la succession à Strasbourg épiscopale.

1742 (4 Novembre). Consacré évêque dans la cathédrale de Strasbourg par le Cardinal Armand-Gaston-Maximilien de Rohan de Soubise son oncle et évêque, assisté de Scipion Bégon, évêque de Toul, et Claude-Antoine de Choiseul-Beaupré, évêque de Châlons.

1745 (27 ans). Nommé Grand Aumônier de France par Louis XV.

1747 (29 ans). Il est fait cardinal par le pape Benoit XIV.

1748. Traités d’Aix-la-Chapelle mettant fin à la Guerre de Succession d’Autrice. La guerre dans les Pays-Bas autrichiens (la Belgique aujourd’hui) se termine par la victoire des troupes royales. Néanmoins, Louis XV refuse d’annexer les territoires conquis par les armes. Naît l’expression : « bête comme la paix »;

1749-1756. Le cardinal de Soubise devient prince-évêque de Strasbourg en 1749, et abbé commendataire de La Chaise-Dieu la même année en se défaisant de celle de Saint-Epvre.

Il est Recteur de l’université de Paris.

1756 (38 ans). Il meurt à Saverne d’une phtisie, âgé de 39 ans seulement.

Pour aller plus loin (page 2) : deux chroniques de ce blog sur les Rohan, datées de juin 2020 + texte du discours de réception à l’Académie française.

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Cénotaphes de Professeurs luthériens

18ème siècle. Cénotaphes de professeurs dans l’Église Saint-Thomas, dite aussi Cathédrale protestante de Strasbourg,

  • Introduction de ma chronique du 20 juin 2021 : Épitaphes pour Schoepflin et Koch. « Jean-Daniel Schoepflin (1694-1771) et Christophe-Guillaume Koch (1737-1813) ont été professeurs d’Histoire à l’Académie de Strasbourg. Le second a succédé au premier, après en avoir été l’assistant et le bibliothécaire. Ils sont morts au même âge, 76 ans, et bénéficient tous deux d’un  monument funéraire dans Saint-Thomas ».

Dans la chronique d’aujourd’hui, 3 autres cénotaphes de professeurs ayant exercé au cours du 18ème siècle : Jean-Georges Scherz (1678-1754), Joanne Henrico Boeclero (docteur en droit en 1728), Jean-Jacques Sachs (1686-1762). La langue utilisée est le latin.

Diaporama de 19 photos.

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A. Jean-Georges Scherz (source Wikipédia).

« Né le 29 mars 1678 à Strasbourg et mort dans la même ville le 1er avril 1754, est un juriste, philosophe, philologue, médiéviste et chanoine luthérien alsacien qui fut notamment doyen de l’université de Strasbourg et du chapitre de Saint-Thomas.

Il étudie le droit dans l’université de sa ville natale où il obtient son doctorat en 1702. De cette date à 1710, il y est professeur de philosophie pratique, puis professeur de droit jusqu’à sa mort en 1754.

Une étude expérimentale de la physique du son, au jour du 16 novembre 1731.

Linguiste et médiéviste passionné, il élabore pendant cinquante ans un dictionnaire de l’allemand médiéval, le Glossarium germanicum mediiaevi, que lui-même jugeait inachevé, mais que le Magistrat de la ville classa parmi les Biens précieux. L’œuvre fut complétée après sa mort et éditée en deux volumes par le philologue Jérémie-Jacques Oberlin.

Chanoine du chapitre de Saint-Thomas pendant 52 ans, il en fut également le doyen et le prévôt.

Jean-Georges Scherz eut trois filles et un fils. Celui-ci s’apprêtait à suivre les traces de son père, mais disparut prématurément, lui laissant un petit-fils.

À l’église Saint-Thomas de Strasbourg, un monument funéraire de style baroque, richement décoré, perpétue sa mémoire et contribue à l’établissement de sa biographie ».

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R&I sous le quinquennat de Macron

2017-2022. Recherche et Innovation sous le quinquennat d’Emmanuel Macron. Chroniques critiques d’Histoires d’universités : chroniques sur la Recherche, chroniques sur le Doctorat (tableaux statistiques : page 2). En fin de chronique, commentaires de fiscalistes sur la loi de finances 2022.

21 mars 2017. Guide Crédit Impôt Recherche

Guide du Crédit Impôt Recherche (CIR). Cette niche fiscale va-t-elle désormais de soi ? Le guide précise les modalités d’application du crédit d’impôt recherche. dispositif qui a été étendu à certaines dépenses d’innovation, hors R&D, afin de renforcer la compétitivité des PME françaises.… Lire la suite →

 3 mai 2017. Impact du CIR ? On ne sait pas !

Études d’impact du crédit d’impôt recherche (OFCE). Il est intéressant de lire la conclusion de cette revue de la littérature académique. Il faut, en premier lieu, observer qu’elle est basée sur des données comptables et fiscales qui ne sont pas de la dernière fraicheur ! La conclusion peut être ainsi résumée : Impact du CIR ? On ne sait rien de sérieux ! Et pourtant, chaque année qui passe, l’État y consacre des milliards d’euros… Lire la suite →

14 novembre 2017. Le CIR en 2018 : 5,5 Mds €

Projet de loi de finances 2018 en vue du débat à l’Assemblée nationale, Recherche et Enseignement supérieur, Rapporteure, Mme Amélie de MONTCHALIN, députée. Le principal instrument de l’État pour accroître la R&D des entreprises est le Crédit Impôt Recherche dont l’ampleur place la France en tête des pays de l’OCDE (pages 45 à 49).… Lire la suite →

30 mai 2018. Les 40 milliards du CIR : impact ?

Cour des Comptes, Rapport sur la Mission MIRES, Note d’analyse de l’exécution budgétaire 2017, 112 pages. Analyse des effets du Crédit Impôt Recherche (pp. 66 et suivantes) : 40 milliards d’euros de dépense fiscale de 2008 à 2017. Quelle efficacité du CIR sur l’évolution de la dépense intérieure de recherche et développement des entreprises ? La Cour des comptes avoue ne pas savoir.… Lire la suite →

22 février 2019. Les démolisseurs de la recherche

Délégation de RogueEsr, reçue à l’Élysée, au siège du CNRS et au Ministère de l’ESRI. 50 postes rétablis au CNRS dès cette année, soit 5 millions d’euros par an : « cette demande de RogueESR était si minime rapportée au budget d’une nation aussi riche que la France, si ridicule rapportée au 5,5 milliards annuels du CIR), mais c’était déjà trop. Notre démarche aura au moins eu le mérite de montrer que la volonté politique d’en finir avec l’emploi scientifique pérenne est indiscutable »… Lire la suite →

15 mars 2019. Docteurs : impact du CIR ?

Voici enfin de nouveaux résultats sur l’impact du Crédit Impôt Recherche (CIR) ! Le CIR, c’est une dépense fiscale d’environ 6 milliards d’euros, soit les trois cinquièmes de l’ensemble des aides publiques à l’innovation… Lire la suite →

3 juillet 2019. Vous avez dit Campus d’innovation ?

Jean-Lou Chameau, membre de l’Académie des technologies, Rapport de la Mission sur les campus d’innovation. Je me suis dit que répéter les mêmes choses depuis des années ne servait à rien : ce rapport est déjà oublié dans les tiroirs. Il ne peut en être autrement car il n’essaie même pas de définir Innovation et donner une vision un peu réaliste de ce qu’est ou pourrait être un Campus d’innovationLire la suite

Septembre 2020. Évaluation des effets du dispositif Cifre sur les entreprises et les doctorants participants, Institut des Politiques publiques.

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Avril 2021. Évolution du nombre de doctorats et de docteurs.

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R&I Europe. Manuel de l’influence

Recherche & Innovation en Europe. Pour la France… un Manuel de l’influence informelle.

  • Suite de la chronique du 26 mars 2022. Cabinets de Conseil : le brûlot du Sénat. Commission d’enquête, Influence des Cabinets de Conseil sur les politiques publiques, rapport final, mars 2022, 385 pages. Synthèse de 8 pages.

Les Cabinets de Conseil ne sont pas les seuls à influencer les politiques publiques. C’est également le cas des plus grandes entreprises françaises privées au niveau des politiques européennes de Recherche et d’Innovation.  Et ce dans le cadre d’un soi-disant partenariat Public/Privé.

Mars 2022. R&I, Manuel de l’influence informelle. Comprendre pour agir en faveur de la Recherche et l’Innovation en Europe. Fruit des travaux de la mesure 12 du PAPFE, Plan d’action national d’amélioration de la participation française aux dispositifs européens de financement de la recherche et de l’innovation (MESRI, 24 pages).

Cliquer pour découvrir le Manuel d’influence

Influenceurs et influencés : rire ou pleurer des flèches noires figurant sur la droite du schéma.

Extrait de l’introduction du Manuel. « Selon le rapport des inspections de Février 2016, l’influence française est très en-deçà de celle déployée par ses partenaires européens et ne peut être compensée au niveau institutionnel. C’est donc par une présence continue, active et diversifiée que l’influence française peut croître sur les orientations de la recherche et de l’innovation soutenues par l’Union européenne.

Dans le cadre de l’Axe 3 du PAPFE « Renforcer les capacités d’influence française sur le PCRI et sa mise en œuvre », l’objectif de la Mesure 12 est d’influencer la préparation des textes européens de manière informelle. Cette influence informelle doit respecter pleinement le fonctionnement des institutions (aspects éthiques et déontologiques) et doit être conduite en cohérence, voire en coopération, avec les structures de négociation formelle (comités de programme, SGAE, RPUE).

Le Manuel de l’influence, à destination des organismes publics et privés français, vise à assurer une bonne compréhension de ce que l’on entend sous « influence informelle », d’en étudier ses formes, ses limites, et de définir les méthodes, structures et profils des personnes les mieux à même de l’exercer ».

Ce Manuel de l’influence informelle est le fruit de la réflexion de bureaux bruxellois de grandes entreprises privées. La présence du secteur public aurait dû être orchestrée par l’Association nationale de la recherche et de la technologie (ANRT).

Mais ce n’est pas le cas :

  • le secteur public ne figure pas dans la liste des membres du groupe de travail sur le Manuel

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Le vignoble : 80 espèces virales

L’édition 2022 de la finale Alsace Ma thèse en 180 secondes a eu lieu jeudi 24 mars à l’Université de Strasbourg. Les 11 finalistes ont présenté leurs travaux de recherche devant un public nombreux et enthousiaste. Source : Communiqué de presse de l’université de Strasbourg.

Anne Cousin. 1er prix du jury et prix du public

Institut de biologie moléculaire des plantes. Biologie et biotechnologie des virus de la vigne.

Thèse d’Anne Cousin : Nanocorps pour la détection et la résistance aux virus responsables de maladies de la vigne.

Saviez-vous que la vigne est l’une des cultures les plus fortement touchées par les virus ? A ce jour, on compte près de quatre-vingts espèces virales capables d’infecter nos vignobles. Afin de dépister les plants et de prévenir les maladies, je développe des tests à partir d’anticorps de… lamas.

10 juin 2014. Finale nationale de la 1ère édition de Ma thèse en 180 secondes.

Grâce au rectum d’un ver ; Marie-Charlotte Morin de l’université de Strasbourg avait gagné le prix du jury et le prix du public. Le sujet de thèse : Rôle des protéines lin-15A et rétinoblastome dans la reprogrammation cellulaire directe in vivo chez C.elegans.

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Université de Paris, bureaucratie ++

Suite de la chronique sur le changement de nom de l’Université de Paris : Université de Paris Quartier Latin. La sommation du Conseil d’État et la polémique qui s’en est suivie n’auraient pas dû exister.

Le problème n’est pas tant celui de la dissémination du nom de Paris dans les titres des universités que celui de la complexification pitoyable du tissu universitaire en région francilienne. Subsiste une première strate historique : celle des trois formes de regroupement de la loi Fioraso : fusion, communauté d’établissements (COMUE), association. Se dessine une seconde strate, celle de la création en 2018 d’Établissements Publics Expérimentaux.

L’université de Paris est un EPE. Une histoire pas drôle de gouvernement par les bureaux.

Université de Paris. Le décret fondateur du 20 mars 2019 crée une pléthore de structures qui constituent un écheveau organisationnel inextricable, entraînant des coûts de coordination élevés, une centralisation des décisions dans les équipes de direction et les services centraux. L’université de Paris, une bureaucratie galopante… en excellente santé. Un établissement expérimental pour arriver à un résultat confondant. Tout ça pour ça !

Le décret et son annexe statutaire sont très longs pour ne pas dire bavards. Croyant pouvoir anticiper toutes les facettes de la réalité universitaire, le décret fait rentrer les détails de l’organisation dans un processus centralisateur. Ce faisant, il commet une analyse organisationnelle erronée : les détails fixés en amont de l’existence de l’université bloquent d’emblée les expérimentations qu’elle voudrait tenter pour prendre en compte telle ou telle évolution de son environnement. Il est d’ailleurs paradoxal d’avoir glissé l’Établissement Public Expérimental dans une loi sur la Société de confiance ; l’effet produit est l’inverse de celui recherché : les détails institutionnalisent une Société de méfiance.

Pire : des soi-disant détails, cachés sous le tapis, ont un effet dévastateur quand leur contenu est révélé. Ainsi en va-t-il de l’affaire du « charnier » de Descartes révélée en particulier par Le Monde. « Frédéric Dardel, l’ex-président de l’université de 2011 à 2019, a été mis en examen, le 4 juin, du chef d’atteinte à l’intégrité d’un cadavre portant sur les conditions de conservation et de mise à disposition des corps au sein du Centre du don des corps (CDC). Situé rue des Saints-Pères, dans le 6arrondissement de la capitale, le CDC est le plus grand centre anatomique de France, fondé en 1953 et rattaché à l’université de Paris (Descartes)« . Le CDC n’est évidemment pas mentionné dans le décret statutaire.

L’évolution des universités vers une centralisation et une présidentialisation renforcée de leur gouvernance n’est pas nouvelle. Nous l’avions observée en France et en Italie lors de notre recherche sur les Présidents français et les Rettori italiens, il y a près de 20 ans (article en  ligne : Pierre Dubois, Stefano Boffo, La faiblesse de l’instance législative dans les universités. Le cas de la France et de l’Italie, Revue Internationale des Sciences Administratives, Vol 71 (1), mars 2005, pp. 35-54).

Attention : lire la suite en cliquant sur les pages 2, 3, ou 4.

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Casanova, 30 ans en 1755

Giacomo Casanova (1725 – 1798). Bourreau des cœurs , par Pénélope Pélissier, Hérodote.net, avril 2021.

Extraits de la 1ère partie de l’article. « De tous les libertins de l’Ancien Régime, Giacomo Casanova est le plus célèbre. C’est au point que son nom est devenu un mot commun pour désigner un séducteur à la fois aimable et troublant. Sa vie exubérante, sa curiosité et ses talents ne sauraient cependant se réduire à ce cliché.

Giacomo Girolamo Casanova est né le 2 avril 1725 à Venise dans une famille de comédiens. Il est élevé par sa grand-mère dans un milieu de femmes et reçoit une éducation soignée.

Le jeune homme mène ses études avec sérieux. Il se consacre au droit et à la théologie de 1735 à 1742, obtient son doctorat à l’université de Padoue et se prépare à devenir abbé : il prononce ses vœux et officie à l’église San Samuele.

Après en avoir été chassé pour cause d’ivresse, il profite de la protection du sénateur Malipiero et du cardinal Acquaviva pour continuer à prêcher à Venise, Naples et Rome. Ses aventures féminines sont alors mises au grand jour ; il doit abandonner ses habits de prêtre pour se tourner vers une autre voie : celle d’aventurier ».

Casanova par Francesco Narici (source Wikipédia). Cliquer sur l’image pour l’agrandir

« Dès lors, Casanova enchaîne les petits boulots à travers le monde : marin, violoniste, (faux) guérisseur, il reçoit l’appui de la famille Grimani. Il joue beaucoup aux casinos et a des aventures avec de nombreuses femmes, 142 selon ses dires.

Contrairement à l’image laissée par le personnage de Don Juan, Casanova n’est pas un cynique ou un dominant. Chaque conquête renouvelle son désir et sa passion. Chaque rupture est ressentie comme un échec. Sans doute est-ce qui lui vaut d’être apprécié par les soubrettes comme par les princesses »… 

Lire aussi l’article de Wikipédia. Giacomo Girolamo Casanova

« Né le 1725 à Venise et mort le juin 1798 à Dux en Bohême. Aventurier, il est tour à tour violoniste, écrivain, magicien (dans l’unique but d’escroquer Madame d’Urfé), espion, diplomate, puis bibliothécaire, mais revendique toujours sa qualité de Vénitien »…

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La médecine des années 1774-1792

Chroniques sur l’Histoire de la médecine au 18ème siècle.

5. Années 1774-1792. La médecine sous le règne de Louis XVI. Source. État de la médecine au 18ème siècle, Université de Paris, BIU Santé médecine, BIU Santé, Pharmacie.

1775GUYTON de MORVEAU préconise le chlore pour désinfecter l’air, Nouveau moyen de purifier absolument et en très peu de temps une masse d’air infecté.
LE FEBURE de SAINT-ILDEPHONT préconise l’arsenic comme thérapeutique du cancer, Remède éprouvé pour guérir radicalement le cancer occulte et manifeste ulcéré.
Percival POTT décrit le cancer des ramoneurs.
1776Sous la présidence de Félix VICQ D’AZYR, le roi accorde son soutien à la création de la SOCIÉTÉ ROYALE DE MÉDECINE. Chronique du blog : Vic d’Azyr, 30 ans en 1778.
L’abbé de l’Épée publie dans un ouvrage célèbre, Institution des sourds et muets par la voie des signes méthodiques, son expérience éducative menée auprès de jeunes sourds et muets.
Jean-Paul MARAT ouvre une boutique d’électricité médicale à Paris pour soigner ses patients par l’électrothérapie.
LA SOCIÉTÉ ROYALE DE MÉDECINE est fondée en 1776 sur l’initiative de François de LASSONNE et de Félix Vicq d’Azyr, elle a pour but de rassembler les médecins en France. Elle fut d’abord chargée d’étudier le problème des épizooties, des épidémies et des eaux minérales. Très vite elle eut des correspondants à travers tous les hôpitaux et les médecins de France et de l’étranger et ce malgré les vives attaques lancées par la Faculté de médecine de Paris. Elle publiera l‘Histoire et les mémoires de la Société royale de médecine entre 1776 et 1789.
1777Création du Collège de pharmacie.
Antoine LAVOISIER présente un mémoire devant l’Académie des sciences, Expériences sur la respiration des animaux et sur les changements qui arrivent à l’air en passant par leurs poumons. Il explique ainsi les effets semblables entre respiration et combustion.
Annes-Charles LORRY publie le 1er traité moderne de dermatologie, Tractatus de morbis cutaneis.
Jean-René SIGAULT pratique la première symphysiotomie lors d’un accouchement laborieux.
1778  Paul-Joseph BARTHEZ, défenseur du vitalisme, publie Nouveaux éléments de la science de l’homme.
Anselme JOURDAIN décrit dans son ouvrage, Traité des maladies et des opérations chirurgicales de la bouche, l’ostéopériostite alvéolodentaire.
1779  Franz-Anton MESMER publie Mémoire sur la découverte du magnétisme animal.
1780 Les pharmaciens peuvent suivre à Paris des cours de chimie et de botanique. 
Création d’un hospice pour les femmes enceintes syphilitiques dans le quartier Vaugirard à Paris.
1781  Jean-Louis BAUDELOCQUE, qui a inventé le pelvimètre, publie L’art des accouchements.
1782Antoine LAVOISIER présente un mémoire à l’Académie royale des sciences, Mémoire sur l’affinité du principe oxygène avec les différentes substances auxquelles il est susceptible de s’unir..
1783Jean-Paul MARAT publie Mémoire sur l’électricité médicale.
1784 Un rapport des Drs. Bailly et Guillotin condamne la théorie de MESMER, « Rapport des commissaires chargés par le Roi de l’examen du magnétisme animal« 
1785Antoine-François de FOURCROY, L’art de reconnaître et d’employer les médicaments.
1786  Félix VICQ D’AZYR, Traité d’anatomie et de physiologie avec planches coloriés représentant au naturel les organes de l’homme et des animaux. Ses œuvres complètes seront publiées en 1805.
1788Pierre-Joseph DESAULT réorganise le service de chirurgie de l’Hôtel-Dieu de Paris et développe l’enseignement des étudiants en médecine au lit du malade. 
Nicolas DUBOIS de CHEMANT propose des dents en porcelaine dans sa Dissertation sur les avantages des nouvelles dents et râteliers artificiels, incorruptibles et sans odeur
Louis ODIER propose le bismuth pour soigner les affections gastriques. 
Jacques TENON dresse un tableau de l’état sanitaire des hôpitaux et propose des réformes concernant l’hygiène et un architecture propre aux besoins des hôpitaux dans un Mémoire sur les Hôpitaux de Paris.
1790  Félix VICQ D’AZYR présente devant la Société royale de médecine une réforme des études de médecine
Le docteur Joseph-Ignace GUILLOTIN présente la Guillotine.
1791 Une loi établit la liberté d’exercer la médecine. 
Joseph DAQUIN s’inquiète du sort des aliénés et publie La philosophie de la folie ou essai philosophique sur les personnes attaquées de folie.

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18ème. Blog Échos des Lumières

J’ai découvert le blog Échos des Lumières, en faisant une recherche sur la toile. Mots-clés : Universités + 18ème siècle. J’ai trouvé une chronique de mai 2019, L’université pour tous ? Parcoursup au XVIIIe siècle.

A propos du blog. « Doctorants en histoire moderne, nous souhaiterions à travers ce blog tisser des liens entre notre actualité et le siècle des Lumières. Convaincus que l’étude de l’histoire permet de mieux éclairer le présent et, qu’en retour, celui-ci pose de nouvelles questions au passé, nous voudrions poser un autre regard sur notre monde contemporain. Les articles postés ne s’adressent pas à un cercle restreint de spécialistes, mais au plus large lectorat possible. Ouverts aux plumes amicales et bienveillantes, nous essayerons de transmettre notre passion pour un siècle qui a été, avec toutes ses contradictions, au principe de notre modernité ».

Un docteur et deux doctorants. Jan Synowiecki, Paris en vert. Jardins, nature et culture urbaines au XVIIIe siècle, thèse soutenue le 16 novembre 2019, EHESS.

Suzanne Rochefort, Travailler sur le devant de la scène : la professionnalisation des comédiens et des comédiennes à Paris (1743-1799), projet de thèse en Histoire et civilisations, EHESS.

 Guillaume Lancereau, projet de thèse sur les historiens de la Révolution française, entre les débuts de la Troisième République et la Seconde Guerre mondiale, EHESS.

Chroniques du blog Échos des Lumières en 2020 (lire page 2)

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18ème. Approvisionner Strasbourg

Valérie Feuerstoss, Nourrir, chauffer, éclairer les habitants de Strasbourg au XVIIIème siècle : les autorités et l’approvisionnement (1681-1788), doctorat d’Histoire sous la direction de Claude Muller. Université de Strasbourg, 2015, 829 pages.

Résumé. « Au XVIIIe siècle, il incombe aux autorités de veiller à l’approvisionnement des habitants en denrées alimentaires, en combustibles et en chandelles de suif. Le rattachement de Strasbourg au royaume de France de Louis XIV en 1681 signifie la fin de l’indépendance de la cité, le préteur royal étant à la tête du magistrat. Quelle conséquence cette évolution institutionnelle a-t-elle sur la politique d’approvisionnement de la ville ? Celle-ci demeure régulièrement perturbée par les accidents météorologiques, les guerres et les agissements des spéculateurs. Elle doit par ailleurs répondre à une demande croissante. La cité continue de se ravitailler en grain et en vin dans la province d’Alsace, mais elle recourt à l’importation pour le bois de chauffage, les bestiaux ou encore le café. Les tribus, à l’instar de celle des bouchers, jouent un rôle important dans l’approvisionnement de la ville qui se trouve compromis en 1788 ». Le premier prêteur royal, Ulrich Olbrecht, 1685-1701

Article : Revue d’Alsace, 142-2016, pages 405-410.

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