Archives de Tag: Communication

Paris 3. Le mur des congédiés

Envoi du Bureau SGEN de la Sorbonne Nouvelle Paris 3, Lundi 22 novembre 2021
Informations syndicales Sgen-cfdt. Pour le cinquantenaire de la Sorbonne Nouvelle, la direction de l’université enterre le dialogue social.
Envoi par courriel aux personnels de l’université.

« Le président Jamil Dakhlia a annoncé au Conseil d’administration du 29 octobre qu’il engageait une procédure judiciaire contre les syndicats SGEN CFDT et CGT FERC Sup. C’est la première fois en cinquante ans d’histoire de la Sorbonne Nouvelle que la direction de l’université se tournerait vers les tribunaux pour faire taire les syndicats. En cause, le Mur des congédiés que le président et ses proches ne supportent pas ».

A ses contractuels (et aux autres), la Sorbonne nouvelle peu reconnaissante. Plateforme mise en place, modérée et gérée par l’intersyndicale (SGEN CFDT, CGT FERC Sup), à destination des personnels de l’université

Cliquer sur les images pour les agrandir

Chacun.e pourra constater par lui-même ou par elle-même que les critiques formulées sur le mur ne relèvent pas d’attaques personnelles mais traduisent plutôt l’ironie du désespoir. Elles mettent en cause une politique qui est à la fois absurde et brutale, et qui se double d’un effort sans précédent pour verrouiller l’information. Nous nous opposons à la politique actuelle, dont le seul but est de contenir ou de faire baisser la masse salariale. On voit déjà les effets désastreux de l’annonce qui a été faite à une cinquantaine de personnels en CDD que leur contrat ne serait pas renouvelé, alors qu’une bonne partie d’entre eux sont employés sur des fonctions pérennes. La prochaine campagne d’emplois et les restructurations en cours ne font que déshabiller Pierre pour habiller – provisoirement – Paul. La non-consultation des collègues concernés, la mise à l’écart des instances élues, les injonctions au silence et les attaques contre les syndicats sont devenues systématiques.

Si le ton ou le style des textes postés sur le Mur des congédiés déplaisent à la direction de l’université, ils révèlent surtout de façon très concrète que la politique en cours désorganise le travail, dégrade la qualité du service rendu aux étudiants, crée de la souffrance au travail et démoralise les collègues. 

Passer par la voie judiciaire face à la critique, au lieu de veiller à maintenir le dialogue social dans un souci d’apaisement de la communauté universitaire soulignerait l’incapacité de cette présidence à garantir un environnement de travail respectueux des espaces délibératifs.

C’est cela qui devrait retenir l’attention de notre président, qui, rappelons-le, a été élu pour représenter l’ensemble de ses collègues ».

Le SGEN-CFDT pour l’intersyndicale SGEN-CFDT et CGT-FERC SUP

De son côté, la CGT FERC SUP des établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche a répondu à la sollicitation de l’université Sorbonne-Nouvelle : lettre au Président de l’université, copie à la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Poster un commentaire

Classé dans C. Ile-de-France

SUP, budget 2022 : oser dire NON !

CNESER du 15 novembre 2021 : discours de Guillaume Gellé, vice-président de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), sur la répartition des moyens 2022 de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Au CNESER, la CPU s’abstiendra lors du vote du budget. Le résultat a été sans appel : le budget n’a recueilli que 3 voix favorables sur 74 (39 contre, 32 abstentions).

A vrai dire, tout le monde se fout de ce résultat : le vote du CNESER est consultatif. Seul compte le vote du Parlement : il dira majoritairement OUI à la proposition de budget, établie par le gouvernement et, de fait, par le Ministère des Finances. Par ailleurs, tout le monde s’en fout des désirs de réforme que pourrait avoir Frédérique Vidal, ministre de l’ESR. Depuis 2017, a-t-elle gagné un seul arbitrage dans ses négociations avec Bercy ?

Avant le vote du budget par le Parlement en décembre 2021, la CPU joue sa partition habituelle, soufflant le chaud et le froid : elle remercie le Pouvoir pour les efforts qu’il fait en faveur de la l’enseignement supérieur et de la recherche, mais elle lui demande de faire beaucoup plus.

Chaque année, les déclarations de la CPU constituent le même marronnier, comme le prouvent ses communiqués lors de la préparation des budgets 2022, 2018, 2017, 2015, analysés dans la seconde partie de cette chronique.

Quelle argumentation pour demander plus de moyens ? L’argument clé : l’augmentation des effectifs étudiants. Toujours plus d’étudiants ? Trop d’étudiants ? Toujours plus de diplômés ? Trop de diplômés (chronique : Bac + 5. Trop de diplômés ?). L’objectif d’atteindre 50 %, voire 60%, de diplômés du supérieur dans la population de jeunes sortants de formation initiale est-il toujours d’actualité ?

Doit-on se satisfaire de taux d’échecs élevés des néo-bacheliers en 1ère année de licence ? Parcours et réussite en licence : les résultats de la session 2020, Note flash SIES, n°24, novembre 2021.

Peut-on croire, une seule seconde, que le taux de succès dans cette première année a progressé significativement au cours de l’année 2019-2020, marquée par la fermeture des universités au second semestre pour cause de Covid ? C’est pourtant ce que la Note Flash du SIES affirme : dans le contexte de crise sanitaire, la réussite en L1 a fortement augmenté à la session 2020 : 5 4 % des bacheliers 2019 sont inscrits en L2 à la rentrée 2020, soit 8 points de plus que pour les bacheliers 2018. La dégradation objective des conditions de travail des étudiants au second semestre 2019-2020 aurait-elle fait progresser leurs résultats ? Un monde à l’envers !

De plus, l’amélioration du devenir scolaire de la cohorte de bacheliers 2019 au débit 2020 ne saurait permettre de prédire son devenir au bout de 3 à 4 ans après le bac : augmentation du taux d’obtention de la licence en 3 ou 4 ans ? La statistique publique ne doit pas donner lieu à des manipulations de communication institutionnelle.

Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Communiqués de la CPU sur les budgets 2022, 2018, 2017, 2015.

A. Budget 2022.  Déclaration de Guillaume Gellé au CNESER.

« Un budget 2022 en augmentation conformément à ce qui était prévu dans la LPR. Néanmoins la CPU tient à souligner plusieurs problèmes de fond, résumés en 6 points.

En premier lieu, malgré cette hausse du budget pour 2022 dont la CPU, je le redis, se réjouit, le coût moyen par étudiant continue à baisser. Il est en baisse constante depuis 2011 en raison de l’augmentation des effectifs étudiants.

Des moyens pour la réforme Santé en cours qui nous paraissent sous-évalués dans le budget 2022

Une compensation partielle des coûts de la protection sociale complémentaire.

La CPU constate avec inquiétude qu’à chaque nouvelle réforme décidée par l’Etat, il manque une partie de la compensation financière. En 2022, on s’interroge sur la compensation de l’indemnité inflation. Le financement des indemnités liées au télétravail qui représentent un cout estimé pour les universités de l’ordre de 10-12 M€ n’apparait pas dans le budget 2022.

La non-compensation du GVT et l’affaiblissement du capital humain

Le constat d’une sous-dotation historique qui perdure. La CPU souhaite qu’en 2022 une mise à niveau des établissements sous-dotés soit prévue par une enveloppe supplémentaire spécifique dédiée.  

Enfin, je voudrais souligner en conclusion que le CNESER doit se prononcer aujourd’hui sur 80 % des crédits ; mais les 20 % des crédits restants seront-ils présentés au CNESER en 2022 ? Cela n’a été le cas ni en 2020 ni en 2021. On ignore comment ils ont été répartis. La CPU dénonce le manque de transparence dans les crédits alloués par le dialogue stratégique et de gestion 2020-2021, qui peut apparaitre comme une politique de guichet ».

Poster un commentaire

Classé dans Non classé

L’Arc de triomphe, Wrapped

L’Arc de triomphe, Wrapped, Paris, 1961-2001. Longue et émouvante histoire d’une œuvre artistique contemporaine. Pour Christo et Jeanne Claude, une Histoire de vie commencée il y a 40 ans, et une Exposition de deux semaines, dans l’espace public. Une Histoire longue qui, le temps d’une exposition temporaire, devient courte et qui finit bien ! Clap de fin : 3 octobre 2021.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Quand Christo meurt en mai 2020, il sait, depuis 2018, que les différentes autorités compétentes françaises ont donné leur feu vert pour la mise en œuvre du projet du couple.

Au final :

  • Un sublime cadeau posthume pour Christo & Jeanne Claude.
  • Un hommage à la France et à son histoire républicaine : les trois couleurs de l’enveloppe de tissu blanc-bleu et les cordes rouges rendent encore plus fascinant l’immense drapeau tricolore qui virevolte dans tous les sens.
  • Une assurance de visibilité accrue de la France dans son soutien à l’art contemporain.
  • Une des premières manifestations d’un courage audacieux : multiplier les œuvres éphémères et les garder en vie par l’Intelligence artificielle. L’espace public et l’espace muséal ne sont pas indéfiniment extensibles pour l’Art.
  • Un rappel historique : la France doit demeurer une terre d’accueil pour les exilés politiques. Christo a fui la Bulgarie en 1958, à l’âge de 23 ans.

Diaporama de 47 photos, prises par Pierre Dubois, dimanche 26 septembre 2021.

Biographie. L’univers de Christo & Jeanne Claude. Une brève histoire de leur art, par Jacob Baal-Teshuva, Éditions Taschen, 2020, 96 pages.

Source 1. Citations de L’Arc de triomphe, Wrapped, Paris, 1961-2001.

« L’équipe Christo et Jeanne-Claude a réalisé le projet selon le vœu de Christo qui souhaitait la poursuite du projet après sa disparition, survenue le 31 mai 2020.

Visible pendant 16 jours, du samedi 18 septembre au dimanche 3 octobre 2021, l’œuvre nécessite 25 000 mètres carrés de tissu recyclable en polypropylène argent bleuté et 3000 mètres de corde rouge de la même matière.

Le Centre des monuments nationaux, qui assure au nom de l’État la conservation et l’ouverture au public de l’Arc de triomphe, se félicite de la réalisation d’un projet qui témoigne de son engagement en faveur de la création contemporaine et de la mise en valeur de l’un des monuments les plus emblématiques de Paris et de France. 

Comme tous les projets artistiques de Christo et Jeanne-Claude, L’Arc de Triomphe, Wrapped, Paris (1961-2021) sera entièrement autofinancé grâce à la vente des œuvres originales de Christo : collages, dessins de ce projet et d’autres ainsi que des maquettes, œuvres des années cinquante-soixante et des lithographies. Il ne bénéficiera d’aucun autre financement public ou privé.

Histoire du projet. En 1961, trois ans après leur rencontre à Paris, Christo et Jeanne-Claude commencent à concevoir et créer des œuvres éphémères pour l’espace public. L’idée d’empaqueter l’Arc de triomphe voit le jour cette même année. Christo réalise, en 1962-63, un photomontage de cet empaquetage, vu depuis l’avenue Foch, puis, en 1988, un collage, avant de reprendre et développer ce projet à partir de 2017. 60 ans plus tard, ce projet sera concrétisé. 

Le projet a été présenté au Centre des monuments nationaux par le Centre Pompidou et reçoit le soutien de la Ville de Paris. En 2020, le Centre Pompidou a présenté l’exposition Christo et Jeanne-Claude. Paris ! qui retraçait la période parisienne de Christo et Jeanne-Claude, de 1958 à 1964, ainsi que l’histoire du projet Le Pont-Neuf empaqueté, Projet pour Paris, 1975-1985« .

Source 2. Larges extraits de deux articles  du Monde : Les visiteurs découvrent l’Arc de triomphe empaqueté par Jeanne-Claude et Christo, 18 septembre 2021.

« Le rêve de jeunesse de Christo et Jeanne-Claude se réalise : jusqu’au 3 octobre, l’Arc de triomphe est empaqueté dans 25 000 mètres carrés de tissu.

Commentaires fermés sur L’Arc de triomphe, Wrapped

Classé dans AH. Histoire 19-20èmes siècles, BA. Photos, C. Ile-de-France, E. Arts Lettres Langues, E. Mobilité internationale

Histoires d’universités a 12 ans

Le blog Histoires d’universités a 12 ans : 8ème saison en cours, près de 5 900 chroniques.

6 janvier 2009 : 1ère chronique du blog. J’y présentais aux établissements, à leurs personnels et à leurs étudiant(e)s mes Vœux pour l’année nouvelle (texte ci-dessous).

Début 2021, dans le contexte de la terrible pandémie en cours, que souhaiter aux uns et aux autres ? Tout faire pour garder la santé ou la retrouver ! Tout faire pour que l’enseignement supérieur puisse obtenir les conditions les meilleures pour remplir les missions confiées par la loi !

Article L. 123-3 du code de l’éducation : les missions du service public de l’enseignement supérieur sont :

  1. La formation initiale et continue ;
  2. La recherche scientifique et technologique, la diffusion et la valorisation de ses résultats ;
  3. L’orientation et l’insertion professionnelle ;
  4. La diffusion de la culture et l’information scientifique et technique ;
  5. La participation à la construction de l’Espace européen de l’enseignement supérieur et de la recherche ;
  6. La coopération internationale.

Je ne crois pas que l’invitation du président de l’Université de Lorraine à participer, le 12 janvier 2021, à une cérémonie interactive 100% en ligne soit utile pour retrouver les conditions les meilleures pour l’exercice des missions énoncées ci-dessus. Le 100% en ligne est un ersatz de la cérémonie traditionnelle en présentiel. Et pourquoi ce slogan provocateur, ridicule ? Avec vous, faisons dialoguer les savoirs.

Texte de mes Vœux 2009. Les enseignants et les personnels techniques et administratifs ont élu en 2008 les conseils de l’université dans laquelle ils travaillent, conseils réformés par la loi Libertés et Responsabilités des Universités d’août 2007. Leurs représentants au conseil d’administration ont élu un président au pouvoir renforcé, pour un mandat de 4 ans renouvelable une fois. Les conseillers, élus selon un scrutin de liste, se sont engagés sur un programme.

1 commentaire

Classé dans Non classé

Hommage au professeur Samuel Paty

Cérémonie d’hommage national à Samuel Paty à la Sorbonne. Conclusion du discours d’Emmanuel Macron, président de la République (publié le 21 octobre 2020)

Photo Ville de Conflans Sainte-Honorine

« Samuel PATY fut la victime de la conspiration funeste de la bêtise, du mensonge, de l’amalgame, de la haine de l’autre, de la haine de ce que profondément, existentiellement, nous sommes.

Samuel PATY est devenu vendredi le visage de la République, de notre volonté de briser les terroristes, de réduire les islamistes, de vivre comme une communauté de citoyens libres dans notre pays, le visage de notre détermination à comprendre, à apprendre, à continuer d’enseigner, à être libres, car nous continuerons, professeur.

Nous défendrons la liberté que vous enseigniez si bien et nous porterons haut la laïcité. Nous ne renoncerons pas aux caricatures, aux dessins, même si d’autres reculent. Nous offrirons toutes les chances que la République doit à toute sa jeunesse sans discrimination aucune.

Nous continuerons, professeur. Avec tous les instituteurs et professeurs de France, nous enseignerons l’Histoire, ses gloires comme ses vicissitudes. Nous ferons découvrir la littérature, la musique, toutes les œuvres de l’âme et de l’esprit. Nous aimerons de toutes nos forces le débat, les arguments raisonnables, les persuasions aimables. Nous aimerons la science et ses controverses. Comme vous, nous cultiverons la tolérance. Comme vous, nous chercherons à comprendre, sans relâche, et à comprendre encore davantage cela qu’on voudrait éloigner de nous. Nous apprendrons l’humour, la distance. Nous rappellerons que nos libertés ne tiennent que par la fin de la haine et de la violence, par le respect de l’autre.

Nous continuerons, professeur. Et tout au long de leur vie, les centaines de jeunes gens que vous avez formés exerceront cet esprit critique que vous leur avez appris. Peut-être certains d’entre-eux deviendront-ils enseignants à leur tour. Alors, ils formeront des jeunes citoyens. À leur tour, ils feront aimer la République. Ils feront comprendre notre nation, nos valeurs, notre Europe dans une chaîne des temps qui ne s’arrêtera pas.

Commentaires fermés sur Hommage au professeur Samuel Paty

Classé dans E. Droit et Sciences politiques

Sauver l’apprentissage !

Rencontre, jeudi 4 juin, entre le chef de l’État et les partenaires sociaux : un plan pour l’emploi des jeunes. Après une année record dans la progression de l’apprentissage, en particulier dans l’enseignement supérieur (chronique : 37,9% des apprentis à Bac+2 ou plus), la Covid-19 freine dramatiquement les perspectives de l’apprentissage.

Revue de presse. L’étudiant, France Info, Aix-Marseille Université, Université de Strasbourg.

  1. L’étudiant, 4 juin 2020

« Une aide élargie aux grandes entreprises et aux formations post-bac jusqu’au niveau licence. Jusqu’ici, l’aide unique à l’embauche d’apprentis était réservée aux entreprises de moins de 250 salariés et pour préparer des diplômes de niveau inférieur ou égal au bac (CAP, BEP, bac pro). Le dispositif d’aide est désormais élargi à toutes les entreprises et pour préparer des diplômes jusqu’au niveau licence professionnelle« .

2. France Info. C’est galère de trouver un contrat » : la filière de l’apprentissage en grande difficulté suite au confinement, déplore Gnagna Diouf, 21 ans. 

En septembre, elle va rentrer en deuxième année de BTS mécanique. Elle doit décrocher un contrat en alternance de 12 mois, dans une entreprise industrielle. Mais aucune de ses candidatures n’aboutit, dans un contexte économique délicat où les entreprises ressortent fragilisées de la période de confinement dû au coronavirus.

« Pour le moment j’ai envoyé 20 candidatures et je n’ai reçu qu’une seule réponse depuis le début du confinement. En plus elle était négative ». Gnagna Diouf,

3. Aix-Marseille Université (communiqué de presse du 4 juin 2020)

« La taxe d’apprentissage (TA) est une contribution financière que peut percevoir Aix-Marseille université chaque année via les entreprises qui souhaitent ainsi participer au financement de l’apprentissage et des formations technologiques et professionnelles qu’AMU déploie.

1 commentaire

Classé dans Non classé

ParcourSup, le diktat, le calendrier

Dans la chronique ParcourSup piège les bacs pros, j’écrivais en conclusion : Plus ParcourSup propose de formations, plus il a des effets négatifs sur le devenir des élèves de terminale professionnelle. L’existence de Parcoursup est un piège pour eux.

Le 1er piège est une sorte d’obligation à déposer des vœux de poursuite d’études dans le supérieur, comme si cela allait de soi. Cette année, 95% d’entre eux ont émis un vœu de poursuite, ce qui ne les distingue plus guère des élèves de bac général ou technologique.

Confirmation et étonnement critique, en lisant en ligne un article des Dernières Nouvelles d’Alsace, daté du 13 mai, Ouverture de la phase d’admission sur ParcourSup. Il démontre comment la formulation de vœux (taux proche désormais des 100%) est devenue une quasi-obligation. Un diktat ?

Au total, dans l’académie de Strasbourg, 23 967 candidats ont confirmé au moins un vœu en phase principale, soit une nette augmentation de 2,35 % par rapport à 2019-2020. Cette hausse, qui est la même qu’au niveau national, s’explique, précise-t-on au SAIO, par la « large mobilisation de tous les acteurs de l’orientation durant la crise sanitaire pour inciter les jeunes à confirmer leurs vœux. Ils ont été extrêmement insistants« .

Cela dans les établissements scolaires où les professeurs principaux étaient en contact étroit avec leurs élèves, comme dans les centres d’information. « Plus de  3 000 candidats non scolarisés dans des établissements ont été appelés, par exemple des travailleurs en service civique, des jeunes en stage ou en année de césure ». Plus largement en comptant les publics des collèges, prolonge le SAIO, « plus de 200 entretiens téléphoniques par semaine ont été menés durant la période de confinement ».

Phase 2 du calendrier de ParcourSup : la saisie des vœux, la finalisation du dossier.

Commentaires fermés sur ParcourSup, le diktat, le calendrier

Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne)

Univ. Strasbourg, reprise progressive

Texte du communiqué : 5 pages.

    Extraits. Après 8 semaines de confinement, l’Université de Strasbourg renoue partiellement avec une activité en présentiel sur ses différents campus. Après la distribution de 300 000 masques et solutions hydro-alcooliques ce lundi 11 mai et la diffusion des consignes sanitaires la semaine précédente, l’Université de Strasbourg sera accessible  à partir du 12 mai à certains personnels uniquement. Il s’agit en priorité de faire respecter les consignes nationales, d’accompagner tous les acteurs de l’université dans cette période délicate, et d’impulser une reprise progressive de toutes les activités possibles.

    Si le télétravail va perdurer pour une grande partie des agents, des activités de recherche en lien direct avec le CNRS et l’Inserm, certaines activités administratives, la gestion des bâtiments et des chantiers reprendront en présentiel selon un protocole strict respectant les mesures sanitaires et gestes barrière. Ces consignes s’appliquent à tous les personnels de l’université quels que soient leurs missions, professions, statuts. L’Université de Strasbourg reste attentive à toute situation individuelle et notamment aux personnels qui ont été isolés.

    Les étudiants quant à eux poursuivront leurs enseignements à distance, tout comme les évaluations dont les nouvelles modalités ont été récemment validées par la Commission formation et vie universitaire (CFVU).  

    1 commentaire

    Classé dans Non classé

    Covid-19. Critères et Indicateurs

    Rouge ou Vert ? La carte du déconfinement.

    France Info, 7 mai. Déconfinement : quatre régions et Mayotte restent en rouge sur la carte sanitaire présentée par le gouvernement. « Nous sommes en mesure de valider le déconfinement sur l’ensemble du territoire métropolitain » à partir du 11 mai, a annoncé le Premier ministre, Édouard Philippe, lors d’une conférence de presse, jeudi 7 mai. 

    Le ministre de la Santé a dévoilé la dernière version de la carte sanitaire de la France. Tous les départements de quatre régions restent en rouge : Ile-de-France, Hauts-de-France, Bourgogne Franche-Comté et Grand Est.

    Problème. Premier Ministre (dans la séance de questions-réponses au gouvernement) et Ministre de la Santé confondent Critères et Indicateurs.

    Olivier Véran. « Cette carte articule les trois indicateurs de circulation du virus, de tension hospitalière, de capacité de couverture des besoins en tests »

    Les trois indicateurs qu’il énonce sont en fait des critères ; le troisième n’a d’ailleurs été annoncé par Édouard Philippe qu’avant hier. Pour les critères, la transparence aurait exigé de préciser ce que veut dire « articulation » : 1. Les critères ont-ils la même pondération (celui de la tension hospitalière est-il deux fois plus important que chacun des deux autres critères ?) 2. Pour être au vert, faut-il que les trois critères le soient, ou seulement deux d’entre eux ou seulement un ?

    Tout critère doit pouvoir s’appuyer sur plusieurs indicateurs, c’est-à-dire des batteries de mesures, de données chiffrées.

    1 commentaire

    Classé dans C. Bourgogne Franche-Comté, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie), C. Ile-de-France, E. Médecine Pharmacie, E. Mobilité internationale, E. Sciences humaines et sociales

    Confinement. Évolution du ressenti

    Aix-Marseille Université, communiqué de presse, 3 pages, lundi 27 avril 2020. Publication des résultats d’une double étude scientifique dans le cadre du projet Com COVID-19.

    Extraits du Communiqué. 1ère étude. « Une équipe de chercheurs d’Aix-Marseille Université, a mené une étude sur l’évolution du ressenti d’une population diversifiée de Français lors du confinement à J+10, J+20, J+30. Parmi les principaux résultats :

    Le ressenti général en cours de confinement, plutôt positif en J+10, devient de plus en plus négatif les jours avançant…

     J+30, les personnes commencent à accepter l’idée, socialement nouvelle, de vivre dans une certaine incertitude, en manquant d’informations fondamentales par exemple sur l’avenir…

     Un après-confinement qui soulage et effraye à la fois. Les personnes y perçoivent une grande incertitude »…

    Commentaires fermés sur Confinement. Évolution du ressenti

    Classé dans C. PACA Corse