Archives de Tag: Présidents

Présidente Emmanuelle Garnier

Communiqué de l’université Toulouse 2 Jean Jaurès, Emmanuelle Garnier, élue première présidente de l’Université (CV détaillé).

« Professeure des universités, spécialiste de théâtre hispanique, elle dirige le laboratoire LLA-CREATIS.

Candidate pour les listes Ensemble pour l’Université, Emmanuelle Garnier, professeure des universités, a été élue présidente de l’Université Toulouse – Jean Jaurès lors du conseil d’administration du vendredi 30 novembre 2018 au 2ème tour de scrutin (19 pour, 14 blancs).

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UPEM : Gilles Roussel m’a tuer !

Gilles Roussel est président de l’université Paris Est Marne-la-Vallée (UPEM) et président de la Conférence des Présidents d’Université. Il souhaite faire un second mandat à la tête de la CPU : Gilles Roussel s’accroche. Il n’aura pas d’adversaire et dès lors il ne prend même pas de temps de communiquer sa profession de foi. Mépris pour les électeurs, présidents d’université ou directeurs de grande école. L’élection – le plébiscite – aura lieu le 16 décembre.

Gilles Roussel, c’est une première dans l’histoire des universités contemporaines, a décidé de saborder son université, de la faire disparaître dans un ensemble qui portera le nom d’Université Gustave Eiffel. Ensemble expérimental dans le cadre du projet d’ordonnance relative à l’expérimentation de nouvelles formes de rapprochement, de regroupement ou de fusion des établissements d’enseignement supérieur et de recherche (cf. ma chronique du 12 octobre 2018 : des rapprochements à la carte).

J’ai enseigné 9 ans dans cette université (1999 à 2008) : je n’imaginais que je recevrai, aujourd’hui et après dix ans de retraite, un tel coup de poignard dans le dos.

Ce sabordage est révélé par une dépêche de News Tank Higher Education de ce jour (article n°134396, cf l’image ci-dessous). L’UPEM, dans l’université Gustave Eiffel, perdra sa personnalité morale. Elle disparaîtra donc dans une université dominée par l’IFSTTAR et par les quatre Grandes écoles qui entreront dans cette fusion (celles-ci perdront-elles leur personnalité morale ? Le rapport de mission le proposera ou non).

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Qui doit surveiller les examens ?

Université de Lorraine : les chroniques du blog depuis 2009. Nouvelle chronique: échange de courriels sur La surveillance des examens ; sur cette question délicate, le courriel 3, avec humour, veut faire avancer le schmilblick : le président et les vice-présidents doivent aussi surveiller les examens !

1.9 novembre 2018, de la part du Cabinet du Président de l’Université de Lorraine. Objet. Question diverse

Une question diverse portant sur l’équité de traitement en matière de prise en compte des heures de surveillance dans l’ensemble des composantes de l’université a été posée.

La réponse prend appui à la fois sur le protocole de mise en œuvre de l’offre de formation approuvé par le conseil d’administration et sur la réglementation applicable aux enseignants-chercheurs et enseignants dont le ministère a confirmé l’interprétation large : la surveillance des épreuves est globalisée et répartie entre les enseignants, elle ne se limite pas aux seules matières effectivement dispensées. Par ailleurs l’appellation surveillance d’examen recouvre des réalités bien différentes selon les formes et objets de l’évaluation et selon les tailles des promotions.

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CPU. Gilles Roussel s’accroche !

Suite de la chronique du 29 octobre 2018 : CPU. Qui sera président(e) ?

Gilles Roussel, président de la conférence des présidents d’université (CPU) depuis décembre 2016 et président de l’université de Paris-Est Marne-la-Vallée depuis près de 6 ans, s’accroche à sa fonction. Il veut encore faire président CPU pendant deux ans. Pourquoi ?

Cliquer sur les images pour les agrandir. Photo de 2015 à Strasbourg

Interrogé par News Tank le 27/08/2018, il déclarait : ces deux ans à la tête de la CPU m’ont beaucoup mobilisé, il y a eu beaucoup de sujets à traiter et défendre. Et je sens que le gouvernement n’a pas prévu de baisser le rythme des réformes. Cela m’intéresse d’arriver à trouver des positions qui soient le reflet d’un collectif, et de les porter. Si on trouve un bureau représentatif et que les pairs nous élisent, alors pourquoi pas !

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Le cercle des 7 Macroniens

Un réseau de mise en œuvre de la politique d’Emmanuel Macron dans l’Enseignement supérieur et la Recherche : sept personnalités de l’académie de Versailles, de l’université de Cergy-Pontoise, de la COMUE Université Paris-Seine.

Un Ministre. Jean-Michel Blanquer (54 ans) est ministre de l’Éducation nationale depuis le 17 mai 2017. Il était directeur général du groupe École Supérieure des Sciences Économiques et Commerciales depuis le 1er juillet 2013, l’ESSEC étant membre de Paris-Seine. Auparavant, il avait été recteur de l’académie de Créteil (2007 à 2010), puis directeur général de l’enseignement scolaire au ministère de l’Éducation nationale (2010 à 2012).

Une Rectrice. Charline Avenel (40 ans). Secrétaire générale de Sciences po, elle est nommée rectrice de l’académie de Versailles, en Conseil des ministres, le 24 octobre 2018. Une nomination permise par le nouvel élargissement du vivier de recrutement des recteurs. L’énarque Charline Avenel est une ancienne camarade de promotion du chef de l’État, Emmanuel Macron (source Educpros).

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CPU. Qui sera président(e) ?

Le bureau de la Conférence des présidents d’université (CPU), comportant un président et deux vice-présidents, sera élu mi-décembre 2018. A ce jour, aucune information sur le site de la CPU, aucune déclaration de candidatures, aucune profession de foi. Je trouve cela fort dommage. Plus les semaines passent, plus le risque de candidature d’un seul trio de présidents est fort. Ce serait fort dommage.

Le précédent bureau a été élu le 15 décembre 2016, Gilles Roussel (université de Paris Est Marne la Vallée) devenant président. Fabienne Blaise (Université de Lille 3 Sciences Humaines et Sociales) était vice-présidente ; elle a démissionné quand elle a été nommée Recteur ; elle n’a pas été remplacée, comme si elle ne servait à rien ou comme si le respect des statuts n’avait pas d’importance.

Gilles Roussel termine son second mandat de président de l’UPEMLV dans deux ans ; il pourrait donc être candidat à sa propre succession à la présidence de la CPU et même reprendre la profession de foi d’alors. Ce serait dommage car on ne peut dire qu’il ait été audible dans les débats sur la loi ORE, sur ParcourSup, sur le budget 2019 de l’enseignement supérieur, sur l’ordonnance dédiée aux regroupements d’établissements.

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UPEC. Le plagiaire, élu VP étudiant

1.Le candidat plagiaire élu vice-président étudiant de l’université de Créteil, 94 _CITOYENS.Com, 2 octobre 2018.

« Le Conseil académique de l’université de Créteil (Upec) a élu, ce lundi 1er octobre, Lhéo Vincent, représentant du syndicat étudiant majoritaire Fac (FAGE).

C’est ce même candidat dont la profession de foi était constituée, sur trois pages sur quatre, de discours d’Emmanuel Macron et Nicolas Sarkozy (voir notre article précédent). Si l’étudiant avait le soutien de la présidence, il a toutefois du s’expliquer sérieusement auprès de ses pairs lors des présentations et des discussions préalables au scrutin, lequel s’est déroulé en trois tours de vote »…

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UPEC. Le PU-PH sera président

Suite et fin des chroniques concernant l’élection du Président de l’université de Paris-Est Créteil : lire les 11 chroniques précédentes (septembre 2017 à avril 2018).

Jean-Luc Dubois-Randé, professeur des universités et praticien hospitalier, devrait être élu Président de l’université en septembre prochain. Lire l’article détaillé de 94_CITOYENS.com

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Du localisme au clientélisme

13 avril 2018. Décision du Conseil d’État, n°397 866, non susceptible d’appel. « Le décret du Président de la République du 28 janvier 2016 en tant qu’il nomme M. B. professeur des universités en sciences économiques à l’université de Rouen est annulé« . Chronologie d’un recours gagnant dans la seconde partie de cette chronique.

Le requérant ? Olivier Beaumais, professeur d’économie dans la même université. Il est parvenu, après plus de deux années de parcours du combattant, de constitution d’un dossier comportant, pour ce qui le concerne, environ 200 pages (requête introductive, mémoires en réplique, pièces jointes), à persuader le Conseil d’État du bien fondé de ses arguments, conduisant ce dernier à annuler le recrutement d’un professeur.

Encadré 1

Encadré 2. Neuf motifs d’annulation invoqués

30 avril 2018. Le président de l’université de Rouen, Joël Alexandre (chronique du blog de juin 2016) a commenté la décision du Conseil d’État dans une lettre adressée aux chères et chers collègues.

« Le Conseil d’État a annulé, pour irrégularité de procédure, le décret de nomination d’un collègue professeur à l’Université de Rouen Normandie. Cette décision a été prononcée sur le recours d’un enseignant-chercheur, contre l’État défendeur en tant qu’auteur du décret présidentiel de nomination. Elle ne retient qu’un seul motif d’annulation, formel, qui repose sur une irrégularité de procédure devant le Conseil académique, soit en amont de la phase proprement dite de recrutement par un comité de sélection ». Rappel : environ 200 pages, pièces comprises, ont été communiquées au Conseil par Olivier Beaumais.

Encadré 3. Autre extrait de la lettre du Président

Le Conseil d’État aurait donc fondé sa décision sur un seul motif, formel ? Le président Joël Alexandre aurait dû consulter les services juridiques de son université avant de se ridiculiser par ignorance du langage utilisé par le Conseil.

Olivier Beaumais explique ce langage dans sa réponse au Président.

Encadré 4. Extrait de la réponse d’Olivier Beaumais

En fin de lettre, Olivier Beaumais précise : « toute personne qui voudrait consulter l’ensemble du dossier (300 pages en tout, deux années d’instruction contradictoire), peut m’en faire la demande ».

Pourquoi Olivier Beaumais a-t-il gagné son recours en annulation contre le recrutement d’un maître de conférences comme professeur dans l’établissement où il exerçait jusqu’alors ? Les recrutements locaux – phénomène du localisme – sont loin d’être exceptionnels dans l’université française. Ils peuvent être acceptés sous réserve de profils de postes qui ne soient pas Ad hominem, d’égalité de traitement de toutes et tous les candidat(e)s pour l’accès à l’audition et lors de l’audition.

Le Conseil d’État a annulé le décret présidentiel parce que ce recrutement ad hominem – qu’il faut bien dans ce cas qualifier de clientéliste – a été organisé avec une légèreté incommensurable par toutes celles et tous ceux qui sont intervenus dans une procédure très complexe, extrêmement codifiée par des règles écrites, nationales et internes. Toutes et tous ont fait fi des règles à respecter. Olivier Beaumais a ainsi relevé neuf irrégularités par rapport aux règles en vigueur (cf. encadré 2).

Chronologie d’un recours gagnant en Conseil d’État. Selon moi, fort de mon expérience de 28 ans de participation à des instances de recrutement aux niveaux nationaux et locaux, j’ai constaté, en lisant les premières pièces du dossier constitué par Olivier Beaumais, qu’il s’agissait là d’un recrutement ad hominem, appuyé sur du clientélisme, organisé et couvert par la présidence de l’université.

2014. Un recrutement de professeur des Universités en sciences économiques avait été organisé par l’Université de Rouen, au titre de l’article 46.3 du décret 84-431. Le relevé de décisions du Conseil d’administration de l’Université de Rouen en date du 17 décembre 2013 fait apparaître, conformément à l’étape 7 de publication des postes d’enseignants-chercheurs, un poste de professeur des Universités en économie, avec un profil clairement défini : Économie industrielle, Économie du développement et Économie internationale. La fiche de ce poste PR 0048  est régulièrement publiée en 2014 sur le site Galaxie du ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche

Pourquoi un 46.3 ? Explication par Olivier Beaumais. « Début 2014 le dispositif du 46.1 n’était pas possible pour les sections 01 à 06 du Conseil national des universités (la section 05 correspond à l’économie). M.B. avait échoué à l’agrégation du supérieur, à l’époque voie d’accès principale au corps des professeurs pour les sections 01 à 06. En conséquence, le président d’université avait mis un poste au 46.3 avec l’idée que M.B. soit recruté : les conditions d’accès sont différentes ; on appelle cette voie de recrutement (pour les sections 01 à 06), la voie longue. Pour pouvoir postuler, il faut des conditions d’ancienneté dans le corps des maitres de conférences, être habilité à diriger des recherches. Le ministère accorde ces postes au compte gouttes. A l’issue du concours, le CNU de la section compétente examine les dossiers et accepte ou pas les candidatures (ce n’est pas une qualification). M.B. n’a pas été classé pour ce recrutement au titre du 46.3.

Septembre 2014. La voie du 46.1 est ouverte pour les sections 01 à 06. Elle nécessite, en préalable, une qualification aux fonctions de professeur… En date du 5 décembre 2014, le directeur du département d’économie indique, dans un courrier au président de l’université, qu’un recrutement de professeur avec un profil « Monnaie, banque et politiques monétaires » répond à des impératifs pédagogiques urgents.

4 au 6 février 2015. La section 05 du Conseil national des universités qualifie M.B. spécialiste d’économie internationale /économie du développement. C’est à l’issue de cette réunion du CNU que la direction de l’Université choisit un profil « Économie internationale / Économie du développement », et non le profil évoqué au paragraphe précédent.

26 mai 2015. Le comité de sélection pour le poste (la composition de celui-ci a été contestée par Olivier Beaumais, cf. encadré 2 ci-dessus) auditionne seulement trois personnes (sur les quatorze qui s’étaient portées candidats) et classe M.B. en tête.

28 janvier 2016. M.B. est nommé professeur des Universités en sciences économiques à l’université de Rouen par décret du Président de la République.

2016 et  2017. 11 mars, 3 août et 10 octobre 2016 ; 16 février, 28 mars, 6 avril et 10 juillet 2017 : une requête au Conseil d’État, un mémoire en réplique et six autres mémoires, déposés par Olivier Beaumais.

13 avril 2018. Le Conseil d’État annule le décret du 28 janvier 2016. Cette annulation est définitive. Aucun recours n’est possible.

Question : existe-t-il d’autres cas d’annulation de recrutement depuis la loi Faure de 1968 ?

Selon Olivier Beaumais, « il n’existe pas d’autres cas d’annulation d’un décret de nomination d’un professeur des universités, à la demande d’un autre professeur en poste dans le même établissement ».

« En revanche, des candidats retoqués à un recrutement de professeur ont parfois réussi à faire annuler le recrutement d’un professeur, en contestant la procédure de recrutement, et par voie de conséquence, le décret de nomination du candidat qui avait été retenu et nommé » (Conseil d’État, arrêt n°398 351, 2017, et Conseil d’État, arrêt n°330 366, 2012). « Ce sont les deux seuls cas que je connais : le premier concerne l’université de Nice Sophia Antipolis, le second, l’université de Grenoble 1 ».

La décision du Conseil d’État d’annuler le décret de nomination d’un professeur des universités fera-t-elle réfléchir celles et ceux qui s’affranchissent de toutes les règles pour appuyer le recrutement de parents, de copains, de clients, et ce avec le soutien de la direction de leur université ? Ce n’est hélas même pas sûr dans cette situation de crise morale profonde que traverse l’Université publique !

Dans le cas ici présenté, l’université de Rouen a dépensé plusieurs milliers d’euros, voire plus, en frais d’avocats pour défendre l’indéfendable en Conseil d’État. Vain gaspillage d’argent.

Le président Joël Alexandre aura-t-il la décence de rembourser la somme dépensée, sur ses deniers propres ? Le conseil d’administration votera-t-il une motion de défiance à son égard. A suivre !

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Le Campus vert est rouvert

Vendredi 20 avril, Université de Strasbourg. Comme mercredi dernier, je fais le tour des bâtiments du Campus historique et du Campus de l’Esplanade : fermés ou ouverts ? des bloqueurs ou des non-bloqueurs ? Chronique : 9 bloqueurs, 14 vigiles.

Cette fois, le Palais U, construit à la fin du 19ème siècle et qui est resté le cœur historique et symbolique de l’Alma Mater, est ouvert. Je présente mon certificat d’inscription comme auditeur libre à l’un des deux agents de sécurité (j’apprends que la jeune femme a un diplôme de chargée de communication). J’entre. Une grande émotion dans un grand silence. Je photographie.

Diaporama de 26 photos. 1. Le Campus historique. 2. Le Campus de l’Esplanade.

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