Archives de Tag: Présidents

Attribution de marché : favoritisme ?

Deux ans de prison avec sursis requis contre l’ex-président de l’Université d’Orléans, Youssoufi Touré, 29 mai 2020, par Christophe Dupuy, France Bleu Orléans

« Deux ans de prison avec sursis et 30.000 euros d’amende ont été requis par la justice contre Youssoufi Touré. L’ancien président de l’Université d’Orléans comparaissait jeudi devant le tribunal correctionnel pour détournement de fonds publics et favoritisme dans l’attribution de marchés publics.

Youssoufi Touré en mai 2012 dans le château de la Présidence : 5 photos du blogueur

Au final la question d’une « gestion autocratique », d’un « manque de contrôle » et d’un « domaine réservé du président » s’est posée tout au long du procès. Six mois de prison avec sursis et 15.000 euros d’amende ont été requis également contre l’ancienne maîtresse de Youssoufi Touré et gestionnaire de projet, A.F ».

Soupçons autour du contrat de la réhabilitation du hall Darcy

« Autre reproche à l’encontre de Youssoufi Touré : le dossier de la réhabilitation du Hall Darcy, bâtiment de Polytech, sur le campus orléanais. Au départ de l’opération, en avril 2013, un contrat de 640.000 euros est signé. Mais en juin 2014, le montant passe à 1 million 300.000 euros, via un simple avenant signé avec le cabinet d’architecte Abonneau. Il aurait fallu lancer un nouvel appel d’offres, conformément au code des marchés publics, a expliqué l’un des avocats de l’université.

Polytech Orléans en 2009 : 9 photographies du blogueur

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L’ex-président d’Orléans condamné ?

Toutes les chroniques sur Youssoufi Touré, ex-président de l’université d’Orléans de 2009 à 2016

Deux ans de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende requis contre l’ancien président de l’Université d’Orléans, La 3 Centre Val-de-Loire, 29 mai 2020. Extraits de l’article.

« Youssoufi Touré comparaissait ce jeudi devant le tribunal correctionnel. L’ancien président de l’Université d’Orléans est soupçonné de détournements de fonds publics et de favoritisme. Le parquet a requis deux ans de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende à son encontre.

Le jeudi 28 mai, Youssoufi Touré a expliqué devant la cour avoir pu fauter, « éventuellement par ignorance, mais pas par intention ». Celui qui fut président de l’université d’Orléans de 2009 à 2016 est pourtant poursuivi pour détournement de fonds publics et favoritisme.

La justice lui reproche d’avoir permis à une ex-collaboratrice, son ex-compagne, de bénéficier d’avantages indus, soit 33.020 euros de frais de déplacements en voiture entre son domicile et l’université. L’ancien président n’aurait pas non plus respecté les règles d’attribution de marchés publics pour la rénovation d’un bâtiment. Un architecte a également été cité devant la justice pour ces faits.

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Lionel Larré, un nouveau président

Communiqué de l’université. Ce mercredi 20 mai 2020, Lionel Larré a été élu président de l’Université Bordeaux Montaigne à l’issue du 1er tour de scrutin. Il succède à Hélène Vélasco-Graciet, présidente depuis 2016 qui ne se représentait pas. Lionel Larré prend immédiatement ses fonctions, son mandat est de 4 ans.

  • La large victoire de Lionel Larré était pronostiquée dans la chronique du blog du 6 mai 2020, Qui présidera Bordeaux Montaigne ?
  • Les élus étudiants (5 sur 6) et les personnalités extérieures élues (4 sur 4) ont fait l’élection du président. Il y a là un problème de gouvernance dans les universités : 11 des 22 voix recueillies par Lionel Larré émanent d’administrateurs ne faisant pas partie des personnels de l’université ; Patrick Baudry n’en a recueilli que 2.
  • Nicolas Champ (MCF d’Histoire contemporaine) a été élu VP du Conseil d’Administration. Sa thèse. Religion et territoire. L’espace public entre présence confessionnelle et sécularisation dans la France du XIXe siècle. Le cas de la Charente-Inférieure (1801-1914).

« Les représentants des personnels et représentants des étudiants élus en février 2020, ainsi que les personnalités extérieures désignées en mars 2020 qui composent le nouveau Conseil d‘administration de l’université (36 membres) ont élu ce 20 mai 2020 le président de l’Université Bordeaux Montaigne.

Étaient candidats à cette élection

  • Lionel Larré, professeur de civilisation américaine, directeur de l’UFR Langues et civilisations
  • Patrick Baudry, sociologue, professeur en sciences de l’information et de la communication, directeur de la MSHA

Les votes

  • 22 voix pour Lionel Larré
  • 11 voix pour Patrick Baudry
  • 3 votes blancs »

Qui est Lionel Larré ? Quelle est la profession de foi de la liste qui a soutenu sa candidature à la présidence ?

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Qu’avez-vous fait Mme la Présidente?

A propos des examens en ligne et de l’égalité de traitement entre les candidats. Chroniques du blog sur l’adaptation des modalités de contrôle des connaissances durant le confinement.

Lettre ouverte de Gildas Loirand, enseignant-chercheur, à Madame Sylvie Retailleau, Présidente de l’Université Paris-Saclay, à la suite de la suspension du professeur Jean-Pierre Dubois au motif de graves manquements à ses obligations d’universitaire fonctionnaire (7 pages).

Extraits de la Lettre de 7 pages.

« Par une décision en date du 13 mai 2020, vous avez pris le parti de prononcer à titre conservatoire une suspension de toute activité professionnelle à l’encontre du Professeur Jean-Pierre Dubois, spécialiste de droit constitutionnel, au motif de graves manquements à ses obligations de fonctionnaire. Jean-Pierre Dubois, qui aurait proposé une épreuve simplifiée à ses étudiants et modifié frauduleusement les paramétrages informatiques d’une épreuve dématérialisée aurait alors de ce fait méconnu « l’obligation de préserver l’égalité entre les candidats, conformément à la législation en vigueur ». La faute disciplinaire reprochée au Professeur Jean-Pierre Dubois dans votre décision serait donc d’avoir organisé par ses pratiques potentiellement coupables une rupture d’égalité de traitement entre les candidats. Rien d’autre.

Il semble d’ailleurs que vous ayez fini par vous persuader vous-même de la faiblesse ou de la fragilité des charges retenues contre Jean-Pierre Dubois puisqu’on a appris, par suite du recours gracieux déposé devant vous par l’intéressé, que vous renonciez finalement à la mesure de suspension qui le visait. À moins que la pression syndicale et le bon millier de signatures recueillies en moins de deux heures par une pétition dédiée vous aient amenée à plus de mesure, pour ne pas dire ramenée à la raison.

Si je m’autorise à prendre parti dans cette sordide affaire, c’est que j’ai moi-même été suspendu de toutes mes fonctions d’enseignant-chercheur pour une durée de quatre mois, en mai 2018, pour des faits que j’ai contestés avec la plus grande vigueur et que je dois encore continuer de contester deux ans après les événements qui m’avaient valu les poursuites engagées par le président de mon université d’exercice. Dès lors, je peux me prévaloir d’une expérience toute personnelle et intime des effets délétères d’une suspension professionnelle tant sur le moral et la santé psychologique de celui qui en a fait l’objet que sur sa famille, ses proches, ses relations de travail habituelles, sa réputation et sur l’exercice même de son métier au quotidien…

… De ce florilège non exhaustif il ressort sans nul doute, comme il l’était clairement prévu et dénoncé par plusieurs enseignants-chercheurs, que l’organisation d’épreuves dématérialisées en ligne a par elle-même introduit et généralisé de manière inédite une immense rupture d’égalité entre les candidats. Sans reprendre l’ensemble des arguments largement développés ailleurs, il est certain qu’aucune épreuve en ligne n’a permis de garantir en quoi que ce soit l’égalité prescrite, quelles qu’en aient été les précautions techniques prises en la matière. Cela pour la simple raison que l’égalité de traitement lors d’un examen s’apprécie nécessairement et en tout, de la toute première seconde de chaque épreuve jusqu’à la remise des copies aux surveillants. Or, nulle modalité dématérialisée d’examen ne permet de satisfaire cette exigence cardinale fixée par la loi et dont le respect incombe formellement aux établissements. Et non pas aux étudiants eux-mêmes comme a pourtant tenté de le faire admettre le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche en prescrivant aux établissements…

Aussi, la question des motivations et des mobiles qui vous ont conduit à prendre une décision de suspension s’impose-t-elle à moi avec force. Je n’entends pas chercher à y répondre en tout mais je me trouve nécessairement conduit, au regard de la démonstration qui précède, à adhérer fortement à la vision des choses cultivée par le SNESUP-FSU, syndicat qui « se demande dans quelle mesure l’attaque portée à Jean-Pierre Dubois n’a pas vocation à servir d’exemple et à dissuader les enseignant·es et les enseignant·es – chercheur·es de faire preuve d’humanité dans un contexte de crise difficile pour toutes et tous. »…

Le second élément qui plaide en faveur d’une volonté de faire un exemple nous ramène à un passé encore relativement récent. En 2017 vous avez été saisie d’une dénonciation visant un professeur de l’Université de Paris Sud-Orsay que vous présidiez à ce moment. Preuves fournies à l’appui, celui-ci y était mis en cause pour plusieurs infractions graves au cumul des emplois et des rémunérations. Par suite des poursuites que vous avez diligentées à son encontre, il s’est confirmé que l’intéressé – finalement faiblement sanctionné par une interdiction d’exercice de ses fonctions d’enseignement durant un an à mi-traitement – avait durant près de dix années doublé frauduleusement le montant de son traitement annuel de professeur. Ceci en se livrant à des activités d’enseignement et de recherche dans divers établissements supérieurs privés proposant des formations directement concurrentes de celles dans lesquelles il était investi dans l’université publique que vous présidiez alors. Pour le dire autrement et plus brutalement, en vendant sa force de travail à des écoles supérieures privées, le professeur d’université en cause avait en quelque sorte illégalement « soustrait » à son employeur public une somme totale d’environ 850 000 euros, faute d’avoir sollicité et obtenu les autorisations de cumul requises…

Tout me porte à penser que vous avez usé d’une mesure de suspension pour « punir » un enseignant-chercheur qui n’avait pas dû manquer d’exprimer – en vous déplaisant sans doute – des réserves responsables à l’adresse des épreuves dématérialisées que vous aviez pris le parti d’organiser dans votre établissement en dépit des problèmes bien identifiés qu’elles posaient. En tout état de cause, et en prenant acte des positions exprimées par Jean-Pierre Dubois sur le thème des examens en ligne, il m’apparaît que vous ayez pu tenter de le contraindre par force à changer sa position optant ainsi pour un pouvoir arbitraire plutôt que de chercher à faire autorité

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Univ. Nantes. O. Laboux toujours là !

14 mai 2020. Mediacités Nantes. Olivier Laboux, président depuis 2012, joue les prolongations à la tête de l’Université de Nantes.

« L’un part, l’autre reste… Destins divergents pour les deux duettistes de l’enseignement supérieur nantais, un temps partenaire dans le projet I‑Site. Alors qu’Arnaud Poitou, l’ancien patron de Centrale a quitté, il y a peu, les murs de l’école d’ingénieurs ; Olivier Laboux, président depuis 2012, s’incruste dans ceux de l’Université. Le 31 mars, son second mandat présidentiel était pourtant arrivé à son terme »…

Pourquoi Olivier Laboux est-il encore là ? Parce que le processus électoral engagé le 14 février 2020 n’est pas allé à son terme. Élections aux conseils centraux de l’université de Nantes. Pas de vainqueur

« Quatre listes se partageaient les 20 postes du conseil d’administration réservés aux personnels. Cinq pour la liste « Université demain » soutenue par Carine Bernault, actuellement dans l’équipe du président Olivier Laboux, deux pour la liste intersyndicale « Ensemble pour le service public d’enseignement supérieur et de recherche » (FSU, CFDT, FO, CGT) pour le collège A (enseignants-chercheurs). Pour le collège B (enseignants, chercheurs et enseignants-chercheurs), c’est l’inverse. Les deux listes en fait, sont au coude à coude : 921 voix sur 2 233 pour « Université demain », 861 pour la liste intersyndicale.

Pour le collège des personnels administratifs, techniques et de service, ces deux listes remportent chacune deux sièges. L’Unsa Éducation et le SNPTES, un siège chacun. Le taux de participation se situe entre 53 et 65 %.

Le futur président, ou présidente, sera élu en mars par le conseil d’administration »

  • Enjeu de ces élections : rebondir après la Fusion mort-née de Nantes Université (chronique du 18 octobre 2019). Le Conseil d’administration de l’École centrale de Nantes avait rejeté, par un vote de 17 voix contre, 12 voix pour, et 1 abstention, les statuts de Nantes Université. La majorité absolue des 31 membres en exercice, soit 16 voix, était requise. Pas de Nantes Université en janvier 2020 !

La fermeture de l’université suite à la pandémie Covid-19 et au confinement du pays qu’elle a entraîné a eu raison des élections universitaires en cours. L’élection présidentielle par le conseil d’administration de l’université de Nantes n’a pu avoir lieu.

Il était logique qu’elle soit reportée par arrêté. Celui-ci est daté du 26 mars 2020

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Bordeaux, printemps sans président

Deuxième chronique du 6 mai 2020 sur l’université de Bordeaux Montaigne.

Après l’élection des quatre représentants extérieurs le 9 mars 2020, le conseil d’administration de Bordeaux Montaigne, en formation complète (36 membres), devait élire le président de l’université, le 25 mars (chronique précédente : Qui présidera l’université Bordeaux Montaigne ?). En raison de la fermeture de l’université et du confinement, le recteur d’académie avait autorisé un vote électronique.

Les trois candidats à la présidence, réunis par Hélène Velasco-Graciet, présidente sortante non candidate à sa succession, ont préféré reporter l’élection. Hélène Velasco a été nommée Administrateur provisoire de l’université.

L’histoire se répète donc à Bordeaux Montaigne. En 2020, un printemps sans président. En 2012, un été sans président. En 2020 et en 2012, c’est la/le président/e sortant/e, qui s’était engagé/e à ne faire qu’un seul mandat, qui a été obligé/e de prolonger celui-ci parce qu’un successeur n’a pu être élu.

L’élection du président est programmée désormais le 20 mai 2020, après le dé-confinement.

Message du 26 mars 2020

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Qui présidera Bordeaux Montaigne ?

Trois chroniques de ce 6 mai 2020 sur l’université Bordeaux-Montaigne

Rappel des résultats des élections aux conseils centraux de l’université de Bordeaux Montaigne (11 et 12 février 2020). Chronique du blog : Deux gagnants ? L’élection du président, par le Conseil d’administration en formation complète (36 membres) devait avoir lieu le 25 mars. Suite à la crise sanitaire, elle a été reportée, un administrateur provisoire a été nommé par le Recteur (chronique à suivre)

Courriel reçu le 10 mars 2020. Source : un universitaire de Bordeaux Montaigne commente les résultats et prévoit l’élection de Lionel Larré à la présidence.

« Hier se sont déroulées les élections des quatre représentants extérieurs. Elles ont été favorables à Lionel Larré, qui s’oppose depuis le début de la campagne à l’équipe sortante.

Quelques chiffres : Lionel Larré disposait chez les enseignants de huit élus (6+2), Patrick Baudry de sept (1+6), Laurent Coste de un.

Les étudiants ont massivement suivi Lionel Larré : les quatre élus d’une association (rattachée à la FAGE), un élu de l’UNEF ont voté pour lui. Un élu d’extrême gauche a refusé de voter pour qui que ce soit. 5 voix pour Lionel Larré : les étudiants feront l’élection du président.

Les BIATSS n’avaient pas donné d’indication sur leur vote à l’exception de l’UNSA qui, avant les élections, avaient annoncé qu’ils voteraient Lionel Larré (2 élus). La CGT (1) la FSU (1) ont voté à coup sûr Patrick Baudry, le SGEN (1 élu) sans doute aussi. L’élu dont la liste s’était rattachée à celle de Laurent Coste a voté une fois pour un extérieur présenté par la CGC (qui n’a obtenu que deux voix), trois autres fois pour ceux présentés par Patrick Baudry.

Les quatre extérieurs institutionnels semblent s’être partagés à part égale, sans que l’on puisse être certains du sens de leur vote. La rumeur ambiante veut que le CNRS et le Conseil Régional aient voté pour les candidats de Patrick Baudry, la mairie de Bordeaux et Bordeaux Métropole pour ceux de Lionel Larré.

En tout cas, la configuration du CA tel que complétée hier donne des résultats très nets : une élection dès le premier tour pour Lionel Larré.

L’affaire n’est pas complètement jouée mais il faudrait de bien curieux retournements pour que le résultat final (prévu le 25 mars, hors coronavirus) s’inverse.

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Gustave Eiffel, université de papier

Suite des chroniques du :

Créée officiellement le 1 janvier 2020, l’université Gustave Eiffel n’existera que sur le papier, tant que les sites Web des deux établissements, objets de la fusion (Paris-Est Marne-la-Vallée et IFSTTAR), ne seront pas fermés. Trois sites pour un seul établissement, c’est deux de trop.

La nouvelle université fait état, sur son site, de trois organigrammes, mais ceux-ci n’ont aucune valeur juridique (cf; page 2 de cette chronique).

La gouvernance prévue par les statuts – législatif et exécutif – n’est en effet pas encore en place ; elle devait l’être avant le 30 juin 2020 mais la fermeture de la pseudo-université jusqu’en septembre ne permettra pas l’élection de 15 des 35 membres du conseil d’administration avant l‘automne. Pas de chance pour cette université fantôme ; la pandémie Covid-19 la fait naître sous de mauvais auspices. Et ce en dépit de la formidable énergie humaine qui a été déployée, largement en vain.

En page 1 de cette chronique, je reviens sur le décret fondateur du 13 décembre 2019, et en particulier sur les dispositions transitoires et finales, sur la composition du Conseil d’administration.

Historiquement, les statuts de Gustave Eiffel ouvrent une ère nouvelle, celle de la suppression de la collégialité universitaire, celle d’une gouvernance composée très minoritairement d’élus de l’établissement et en particulier d’élus enseignants.

Article 8. Composition du conseil d’administration

Le conseil d’administration est composé de 35 membres, dont au moins la moitié dispose d’une expérience dans le milieu académique :
1° Le président.
Quinze élus disposant chacun d’un suppléant :
– cinq représentants des professeurs d’université, directeurs de recherche et assimilés au sens de l’article 11 des présents statuts ;
– cinq représentants des autres enseignants, maitres de conférences, chargés de recherche et assimilés au sens de l’article 11 des présents statuts ;
– trois représentants des autres personnels ;
– deux représentants des usagers.

Les 10 représentants des enseignants sont moins nombreux que les 11 membres de droit, représentants de ministères, de collectivités territoriales, de grands organismes, d’instances économiques (chapitre 2 du décret, article 8)

Les enseignants ne seront plus en position de gouverner l’établissement.

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Aucun semestre ne sera neutralisé

Suite de la chronique Pour ou contre le 10 améliorable

Pierre Mutzenhardt, Président de l’Université de Lorraine, Communiqué du 14 avril 2020.

  • Photos du siège de la présidence de l’université de Lorraine, cours Léopold à Nancy. 14 photos de juin 2010 quand les 3 universités de Lorraine n’étaient pas encore fusionnées et formaient un Pôle de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES).

Le Président de la République a également annoncé que le Gouvernement précisera pour chacun la bonne organisation qui sera nécessaire, en particulier pour les examens et les concours. Ces annonces nous concernant plus particulièrement devraient avoir lieu cette semaine. 

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Les modalités de contrôle des connaissances seront arrêtées cette semaine à l’issue des travaux des conseils de collégiums permettant l’organisation de la première session à distance pour l’ensemble des formations. Nous devrions recevoir dans les jours qui viennent des informations plus précises de la part du ministère qui pourraient avoir un impact sur la seconde session des examens et sur l’organisation des concours. Nous savons que nos étudiants sont en attente d’une réponse rapide mais également la plus précise et définitive possible. C’est pourquoi, nous adresserons aux composantes et collégiums une note complète dans le courant de la semaine prochaine.

La crise sanitaire que nous traversons nous conduit à exercer autrement nos missions de formation et de recherche, différemment, mais certainement pas à les arrêter. Dans tous les domaines de formation, les équipes pédagogiques et administratives ont travaillé à l’aménagement des modalités de contrôle des connaissances dans le cadre des ordonnances nationales relatives à l’état d’urgence sanitaire et des dispositions adoptées par le Conseil de la Formation le 24 mars dernier.

Aucun semestre ne sera « neutralisé », de même que toute pratique contraire à l’esprit de nos missions ne pourra être acceptée. Partout dans l’établissement, les équipes ont travaillé à la mise en place de modalités de contrôle adaptées, à distance et en s’appuyant sur le contrôle continu déjà réalisé. J’appelle ici solennellement les présidents de jury à la plus grande bienveillance et à notamment porter attention à ce que ces circonstances exceptionnelles d’évaluation ne portent pas préjudice aux étudiants, notamment celles et ceux qui sont dans une situation particulièrement difficile.

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Univ Reims. Se Regrouper ou non ?

Reims (URCA) : regrouper, dégrouper. Télécharger le pdf de la chronique (10 pages).

Des coûts de coordination extrêmement élevés et une absence de résultat : retour à la case départ. De 2009 à 2017, l’université de Reims Champagne Ardenne est allée de regroupements en dégroupements.

2009. Début de la discussion sur la création d’un Pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) avec l’université de Picardie. 2012 (avril) : création de ce PRES (rappel : les PRES ont été créés en 2006 !).

2015. Décret abrogeant le PRES et le remplaçant par une Communauté d’universités et  d’établissements (COMUE), sans l’université de Picardie, mais avec l’Université Technologique de Troyes.

2017 (décembre). Abrogation de la COMUE et création d’une Association entre 13 établissements du site Champenois.

Onze chroniques d’Histoires d’universités (texte intégral). 5 présidents de 1997 à 2020.

2009. Les présidents de l’URCA, Université de Reims Champagne Ardenne. 23 photos : Quiz. 5 présidents de l’URCA (Reims)

Présidents de 1971 à 1997. Michel Devèze (historien), de 1971 à 1976. Jean Le Men (pharmacien), de 1976 à 1977. Lucien Bernard (physicien), de 1977 à 1982. André Laberrigue (physicien), de 1982 à 1987. Jean Raymond (angliciste), de 1987 à 1992. Claude Séverin (physicien et odontologiste), de 1992 à 1997.

Présidents de 1997 à 2020. Jacques Meyer, mathématicien, président de 1997 à 2002. Gérard Mary, physicien (2002 à 2007). Richard Vistelle, pharmacien (2007 à 2012), Gilles Baillat, sciences de l’éducation (2012 à 2016). Guillaume Gellé, Génie informatique, automatique et traitement du signal (2016 à 2020, réélu en 2020).

Jacques Meyer, 1997-2002

Président du Département mathématiques de la faculté des sciences de 1984 à 1986, puis le doyen de cette même faculté, de 1986 à 1990. Il est nommé directeur de l’IUFM de Reims en 1990, où il restera sept années avant d’être élu président de l’université de Reims Champagne-Ardenne de 1997 à 2002.

Jacques Meyer est élu le lundi 14 mars 2016 président de la Comue Université de Champagne pour un mandat de quatre ans par le conseil d’administration de l’établissement, dont il était administrateur provisoire depuis le 17 juillet 2015.

L‘ancien président de l’établissement (1997-2002) et premier vice-président en charge de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation au conseil régional de Champagne-Ardenne (2010-2015) a réaffirmé vouloir « poursuivre la structuration en cours dans une démarche respectueuse des sept établissements membres, et de mettre la communauté au service de l’animation de la vie universitaire et scientifique du site.

Gérard Mary, 2002-2007

Le CD2R, conseil de développement de Reims et du Pays Rémois (Reims 2020), présidé par Gérard Mary, ancien président de l’URCA, préconise également la création d’un PRES

Richard Vistelle, 2008-2012

2009 (mars). Pas de PRES à Reims !

4èmes Assises Recherche & Entreprises organisées par la Région Champagne-Ardenne. Atelier 6 : vers un pôle de recherche et d’enseignement supérieur (PRES) en Champagne-Ardenne.

Les PRES (cliquer ici pour en savoir plus) sont créés en 2006. Les 2 présidents d’université présents à Reims et les 2 directeurs d’école de commerce et de management se sentent sans doute coupables de n’avoir pas encore créé de PRES. La région pousse à sa création (lire la note) ! Lors de l’atelier, les 4 dirigeants se sont dits partisans d’un PRES ; mais un seul y croit-il vraiment ? Chacun a surtout insisté sur les obstacles : points forts non sérieusement identifiés, services communs non encore partagés, difficile alliance du public et du privé (question des droits d’inscription), périmètre (à 4, à 6 ?), quelle gouvernance?…

Depuis la création des PRES, est apparue l’opération Campus (2008) (cliquer ici pour en savoir plus) : la Champagne-Ardenne ne fait pas partie des élus. Drame ! Être transformé à terme en collège universitaire ! Et si ces 4 établissements du supérieur transformaient ce retard à l’allumage en atout : OK pas de PRES en CA, pensons plutôt à l’organisation de l’enseignement supérieur dans les 5 à 10 années qui viennent !

Discutons avec le Conseil régional et mettons-nous d’accord pour proposer la création de lycées d’enseignement supérieur (IES), établissements publics autonomes des lycées et des universités, chargés d’organiser un premier cycle de 3 ans conduisant à la licence, regroupant, dans un même établissement, environ 2.500 élèves de CPGE, de STS et IUT fusionnés, et de l’ex-licence universitaire. Sept ou huit LES pourraient être créés en région : à Reims, à Troyes, à Châlons en Champagne, à Epernay, à Charleville Mézières et à Chaumont. Les LES sont la condition de l’objectif partagé par tous : porter à 50% la proportion de jeunes obtenant un diplôme du supérieur, la licence.

Pensons alors à la création d’une université unique de 20 à 25.000 étudiants délivrant des masters et des doctorats (et non plus des licences) : masters et doctorats universitaires à Reims correspondant aux pôles de compétitivité actuels (agroressources, matériaux nouveaux, santé-pharmacie) et incluant deux pôles en formation des maîtres et en SHS, école d’ingénieurs et doctorats en ingénierie à Troyes, école de management – commerce à Reims avec une antenne à Troyes.

Pour atteindre la taille critique d’une université de 20.000 à 25.000 étudiants en master et doctorat, université d’excellence estimée internationalement, les forces des 4 établissements actuels et le soutien de la Région ne suffiront pas. Il faut donc franchir les frontières, ouvrir la future université aux deux universités picardes et à des universités wallonnes. Et si la Champagne Ardenne était pionnière pour inventer l’université de demain, l’Université franco-belge ?

2012 (avril). L’Université fédérale européenne Champagne Ardenne Picardie est un pôle de recherche et d’enseignement supérieur créé par décret du 26 avril 2012, et regroupant l’université d’Amiens (Picardie Jules Verne) et l’université de Reims Champagne-Ardenne.

2012 (24 avril). Décès du président Richard Vistelle

Richard Vistelle, président de l’université de Reims Champagne-Ardenne (URCA), professeur de pharmacie et praticien hospitalier, est décédé brutalement, dimanche 21 avril 2012, à l’âge de 61 ans. Hommage à lui qui s’est battu pour faire reconnaître par toutes et tous, dans un contexte difficile, deux grands projets, construits avec son équipe : le regroupement de toutes les facultés de l’université sur le campus de Croix-Rouge et l’alliance avec l’université de Picardie dans le cadre d’un Pôle de recherche et d’enseignement supérieur.

Les membres du CA, nouvellement élu en mars, avaient décidé de ne pas reconduire Richard Vistelle dans ses fonctions présidentielles. Gilles Baillat, le nouveau président, prendra ses fonctions le 6 mai et aura à cœur de conduire à terme les deux projets de son prédécesseur.

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