Archives de Catégorie: C. Rhône-Alpes Auvergne

Militantisme et Mobilités

Professeur des universités, le cours sur les mobilités professionnelle, géographique et sociale était celui que je préférais dispenser. Tel  père, tel fils ? Pas forcément. Le militantisme peut-il être un facteur de mobilité aussi puissant que la reproduction sociale ? Oui. Se référer à la Note finale 1 pour un article en ligne sur Militantisme et Mobilité.

Aussi lors de l’entretien téléphonique avec Nathan de Arriba-Sellier, parce qu’il est fidèle lecteur du blog et parce qu’il a été vice-président étudiant dans une université, il est évident que j’allais lui poser des questions sur ses mobilités, la chronique du 5 décembre 2017, En doctorat aux Pays-Bas, a déjà mentionné ses mobilités géographiques dans plusieurs pays d’Europe après l’obtention de la licence à Lyon.

Mobilité géographique connue par ses ascendants : son grand-père anarchiste espagnol, réfugié en France, fuyant la dictature Franquiste, et son père y construisant sa vie professionnelle, obtenant le CAPES puis l’agrégation d’Histoire. Un vrai parcours de méritocratie, dit Nathan.

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En doctorat aux Pays-Bas

Entretien téléphonique avec Nathan de Arriba-Sellier. Je l’ai rencontré la première fois à Bordeaux en juillet 2012, lors d’une rencontre nationale qui réunissait les vice-présidents étudiants des universités (chronique du blog et photo ci-dessous).

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Nathan était alors président du conseil de surveillance de la CEVPU, lui-même étant, à 21 ans, VP étudiant à l’université Jean Moulin de Lyon. En 2013, il y devenait titulaire d’une licence de droit, après avoir obtenu, en plus, un diplôme d’université en droit germanique. Je reviendrai sur sa trajectoire de formation, son engagement étudiant et ses premières expériences professionnelles dans une prochaine chronique (son CV sur Linked in).

La chronique d’aujourd’hui porte sur la situation actuelle de doctorant et sur les conditions doctorales aux Pays-Bas, jugées par Nathan meilleures qu’en France. « J’occupe depuis février 2017 un contrat doctoral ou plus exactement une bourse de recherche (fellowship) d’un centre de recherches interdisciplinaire commun aux universités de Leiden, Rotterdam et Delft (Hollande Méridionale). J’y conduis un doctorat en droit européen sur le fonctionnement de la supervision financière ».

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A. Beretz s’est fait piquer le poste

En septembre 2016, Alain Beretz est nommé, vers la fin de son second mandat de président de l’université de Strasbourg, Directeur Général de la Recherche et de l’Innovation (DGRI) au ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Le ministère, Najat Vallaud-Belkacem et Thierry Mandon, cherchait alors un nouveau directeur pour mener un rapprochement entre la DGRI et la DGESIP (direction générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle). Dans quel but ? Celui de la politique de simplification pour une meilleure cohérence et performance des politiques de formation, recherche et innovation.

Alain Beretz est macron-compatible (cela ne le choquera pas que je l’écrive !). Il pouvait donc espérer que la réunion des deux directions DGRI et DGESIP se fasse sous sa houlette. C’est raté. Au mieux, il restera DGRI jusqu’à sa retraite. Il y a pire comme fonction et comme rémunération !

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Saint-Restitut, art roman provençal

Église de Saint-Restitut dans la Drôme. Sources des citations, Lieux sacrés et Wikipédia. Album de 33 photos.

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La tour funéraire (source des citations : Lieux sacrés). « La partie la plus ancienne de l’édifice est constituée d’une tour funéraire du XIe siècle sous laquelle aurait été enseveli Saint-Restitut, premier évêque du Tricastin. Au milieu du XIIe siècle, une église est venue s’accoler à cette tour ; elle constitue un des plus beaux exemples d’art roman provençal inspiré de l’antique.

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St-Paul-3-châteaux. Tétramorphes

Cathédrale Notre-Dame, à Saint-Paul-Trois-Châteaux (Drôme), une des trois cathédrales du diocèse de Valence (avec celle de Die et de Valence). Album de 44 photos. Source des citations : Wikipédia et blog Medieval Mrugala

  • vers 1120 : début de la construction du chevet et du transept, puis élévation des murs de la nef.
  • vers 1180 : modification des croisillons et voûtement de l’édifice.
  • vers 1220 : fin des travaux.
  • 15ème siècle : rajout du porche méridional.

Je n’avais encore jamais vu une église possédant quatre tétramorphes (représentation des quatre évangélistes) : en pierre (aux angles de la nef), en mosaïque (derrière l’autel), en marbre (autel dans une chapelle du bas côté gauche), en peinture murale. Dans l’album à partir de cette photo.

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La Garde-Adhémar, Saint-Michel

Le village de La Garde-Adhémar (Drôme) et son église Saint-Michel dominent la vallée du Rhône du haut d’un éperon rocheux. Source des citations. 1. Wikipédia.

L’église aurait été construite dans la seconde moitié du 12éme siècle. D’abord chapelle castrale, elle devint au début du 12ème église paroissiale, dépendante de l’abbaye de Tournus jusqu’en 1540, époque où le pape Paul III la donna au chapitre de l’église collégiale de Grignan, qui en perçut les revenus jusqu’à la Révolution française.

Album de 29 photos

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Recruter des « ânes vivants »

Communiqué de SUP Autonome FO (13 juillet 2017). « L’indépendance des enseignants doit tenir en échec non seulement le pouvoir politique et administratif, mais tout pouvoir « temporel » quels qu’en soient la nature, l’origine ou le masque » (Georges Vedel). [ Lire aussi Université de Lorraine : recrutements invalidés ]

Les récentes mésaventures d’un collègue qui s’est vu écarter pour des raisons pour le moins douteuses du processus de sélection au poste de maître de conférences de l’IEP de Lyon et la décision en sa faveur du tribunal administratif doivent interpeler toute la communauté universitaire.

Ce qui est arrivé à notre collègue n’est pas un cas isolé. Car à la vérité il a payé cash son indépendance d’esprit et le fait que ses analyses sur un conflit sensible ne relèvent pas de la doxa dominante. Chercheur indépendant loin des réseaux qui font une carrière, il ne s’est pas contenté de faire un recours mais il dénonce à juste titre ces nouvelles commissions de recrutement dont l’objectif n’est plus de « recruter un spécialiste de la discipline mais d’écarter une personne précise ». (cf. nbp1)

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Univ Grenoble fondée en 1339

Nouvelle série de chroniques : les universités fondées dans la guerre de Cent ans, sur le territoire la France d’aujourd’hui. La première fondée, au début de la guerre (la défaite de Crécy n’aura lieu qu’en 1346) et en dehors du royaume de France, est Grenoble, en 1339.

Frédéric II de Hohenstaufen fonde l’université de Naples en 1224 (il a alors 30 ans). Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1339, Humbert II, dauphin du Viennois, demande à Benoît XII, docteur en théologie de l’université de Paris, pape en Avignon de 1335 à 1342, de pouvoir fonder l’université de Grenoble, ville de quelques milliers d’habitants. Celui-ci a 27 ans. Un record de jeune âge pour un fondateur ? Sans doute. Mais peut-être un record de faible durée pour l’université : les sources ne parlent plus de l’université de Grenoble dès la fin des années 1340. Dix ans d’existence seulement pour la 1ère université du Dauphiné.

Trois sources mobilisées dans cette chronique. 1. Article de Paul Fournier, Le dauphin Humbert II (1312-1355), in Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1912, Volume 56, Numéro 8, pp. 581-599.

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A 27 ans, il fonde une université

Frédéric II de Hohenstaufen fonde l’université de Naples en 1224 (il a alors 30 ans). Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1339, Humbert II, dauphin du Viennois, crée l’université de Grenoble, ville de quelques milliers d’habitants. Celui-ci a 27 ans. Un record de jeune âge pour un fondateur ? Sans doute. Mais peut-être un record de faible durée pour l’université : les sources ne parlent plus de l’université de Grenoble dès la fin des années 1340. Dix ans d’existence seulement pour la 1ère université du Dauphiné.

Trois sources mobilisées dans cette chronique. 1. Article de Paul Fournier, Le dauphin Humbert II (1312-1355), in Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1912, Volume 56, Numéro 8, pp. 581-599.

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Dix ans plus tard, Humbert devint archevêque et le Dauphiné fut intégré dans le royaume de France

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2. Françoise Autrand, Charles V, Fayard, 1994, chapitre III, Charles, dauphin de Viennois, le premier dauphin de France, pages 52 à 76.

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3. Article de Wikipédia. « L’existence d’un enseignement supérieur à Grenoble est bien antérieure à la création de l’université, car plusieurs décennies avant sa création, alors que Grenoble s’appelle encore Gratianopolis, un certain Jacques Borgarel s’intitule professeur de droit (professor legum) en 1277. Un titre repris par la suite en 1282, par Berenger Chevalier, et en 1322, par Nicolas Constant. L’enseignement du droit à Grenoble se poursuit puisqu’en 1333, Amblard de Beaumont, protonotaire du dauphin Humbert II, prend la qualité de professor juris civilis. Cet enseignement permet de créer, quatre ans plus tard, le conseil delphinal, cour de justice à vocation judiciaire et militaire du Dauphiné de Viennois.

L’université de Grenoble est créée le 12 mai 1339 par le dauphin Humbert II, qui obtient une bulle pontificale du pape Benoît XII, lors d’un séjour à Avignon. Dans un document traduit du latin par l’historien Nicolas Chorier, on apprend « que la ville de Grenoble aura toujours une université où l’on enseignera droit civil, droit canon, médecine et arts » (en latin : ut in ea essent perpetuó generalia studia in utriusque juris, médicinæ, et artium facultatibus, etc). Humbert II, influencé par sa vie à la cour de Naples, prend diverses dispositions dans des lettres du 25 juillet, promettant et jurant sur l’évangile, une protection vigilante aux étudiants, de la nourriture et un abri sans frais, pour au moins une centaine d’entre eux. On installe alors l’université dans une maison de la rue Neuve appartenant à Jean Chaunais. Le premier recteur est Amédée Alleman, également prieur au monastère Saint-Laurent. L’enseignement du droit canonique et du droit civil est assuré par des membres du Conseil delphinal. Le dernier recteur connu est Bernard de Croysllis en 1346, également archidiacre de Besalú.

L’absence de documents les années suivantes semble montrer que l’Université de Grenoble a disparu, probablement vers l’année 1349 : période de crise économique pour le Dauphiné de Viennois, dont le dauphin ruiné par une croisade en Palestine et confronté à une épidémie de peste, est contraint de vendre sa principauté au Royaume de France. L’acte est signé le 30 mars 1349 et les diplomates chargés du protocole, ménagent les susceptibilités en lui donnant le nom de transport du Dauphiné ».

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Ordres religieux hospitaliers

Suite des chroniques sur les Hôpitaux, Hospices, Hôtels-Dieu au Moyen-Âge.

Source et citation : André Duval, Hospitaliers Ordres Religieux, Encyclopædia Universalis en ligne.

« Ordres religieux masculins voués spécialement à l’hospitalité. Ils sont une création du Moyen Âge. Ils procèdent habituellement de l’établissement d’un nouvel hôpital, qui en vient à essaimer ou à s’annexer d’autres maisons ; l’ordre prend ensuite le nom de l’hôpital fondateur.

Hospitaliers de saint Antoine. La congrégation, reconnue comme ordre religieux en 1218, s’est instituée beaucoup plus tôt à partir d’un hôpital ouvert à Saint-Didier-de-la-Mothe (Dauphiné). La fondation, approuvée au concile de Clermont par Urbain II (1095), en avait été décidée en reconnaissance pour une guérison du mal des ardents obtenue par les reliques de saint Antoine. L’ordre devait compter 369 hôpitaux à la fin du XVème siècle. Chronique à suivre.

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