Archives de Catégorie: C. Rhône-Alpes Auvergne

Recruter des « ânes vivants »

Communiqué de SUP Autonome FO (13 juillet 2017). « L’indépendance des enseignants doit tenir en échec non seulement le pouvoir politique et administratif, mais tout pouvoir « temporel » quels qu’en soient la nature, l’origine ou le masque » (Georges Vedel). [ Lire aussi Université de Lorraine : recrutements invalidés ]

Les récentes mésaventures d’un collègue qui s’est vu écarter pour des raisons pour le moins douteuses du processus de sélection au poste de maître de conférences de l’IEP de Lyon et la décision en sa faveur du tribunal administratif doivent interpeler toute la communauté universitaire.

Ce qui est arrivé à notre collègue n’est pas un cas isolé. Car à la vérité il a payé cash son indépendance d’esprit et le fait que ses analyses sur un conflit sensible ne relèvent pas de la doxa dominante. Chercheur indépendant loin des réseaux qui font une carrière, il ne s’est pas contenté de faire un recours mais il dénonce à juste titre ces nouvelles commissions de recrutement dont l’objectif n’est plus de « recruter un spécialiste de la discipline mais d’écarter une personne précise ». (cf. nbp1)

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Univ Grenoble fondée en 1339

Nouvelle série de chroniques : les universités fondées dans la guerre de Cent ans, sur le territoire la France d’aujourd’hui. La première fondée, au début de la guerre (la défaite de Crécy n’aura lieu qu’en 1346) et en dehors du royaume de France, est Grenoble, en 1339.

Frédéric II de Hohenstaufen fonde l’université de Naples en 1224 (il a alors 30 ans). Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1339, Humbert II, dauphin du Viennois, demande à Benoît XII, docteur en théologie de l’université de Paris, pape en Avignon de 1335 à 1342, de pouvoir fonder l’université de Grenoble, ville de quelques milliers d’habitants. Celui-ci a 27 ans. Un record de jeune âge pour un fondateur ? Sans doute. Mais peut-être un record de faible durée pour l’université : les sources ne parlent plus de l’université de Grenoble dès la fin des années 1340. Dix ans d’existence seulement pour la 1ère université du Dauphiné.

Trois sources mobilisées dans cette chronique. 1. Article de Paul Fournier, Le dauphin Humbert II (1312-1355), in Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1912, Volume 56, Numéro 8, pp. 581-599.

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Classé dans A. Histoire médiévale, C. Rhône-Alpes Auvergne, E. Arts Lettres Langues, E. Droit et Sciences politiques, E. Médecine Pharmacie

A 27 ans, il fonde une université

Frédéric II de Hohenstaufen fonde l’université de Naples en 1224 (il a alors 30 ans). Un peu plus d’un siècle plus tard, en 1339, Humbert II, dauphin du Viennois, crée l’université de Grenoble, ville de quelques milliers d’habitants. Celui-ci a 27 ans. Un record de jeune âge pour un fondateur ? Sans doute. Mais peut-être un record de faible durée pour l’université : les sources ne parlent plus de l’université de Grenoble dès la fin des années 1340. Dix ans d’existence seulement pour la 1ère université du Dauphiné.

Trois sources mobilisées dans cette chronique. 1. Article de Paul Fournier, Le dauphin Humbert II (1312-1355), in Comptes rendus des séances de l’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres, Année 1912, Volume 56, Numéro 8, pp. 581-599.

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Dix ans plus tard, Humbert devint archevêque et le Dauphiné fut intégré dans le royaume de France

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2. Françoise Autrand, Charles V, Fayard, 1994, chapitre III, Charles, dauphin de Viennois, le premier dauphin de France, pages 52 à 76.

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3. Article de Wikipédia. « L’existence d’un enseignement supérieur à Grenoble est bien antérieure à la création de l’université, car plusieurs décennies avant sa création, alors que Grenoble s’appelle encore Gratianopolis, un certain Jacques Borgarel s’intitule professeur de droit (professor legum) en 1277. Un titre repris par la suite en 1282, par Berenger Chevalier, et en 1322, par Nicolas Constant. L’enseignement du droit à Grenoble se poursuit puisqu’en 1333, Amblard de Beaumont, protonotaire du dauphin Humbert II, prend la qualité de professor juris civilis. Cet enseignement permet de créer, quatre ans plus tard, le conseil delphinal, cour de justice à vocation judiciaire et militaire du Dauphiné de Viennois.

L’université de Grenoble est créée le 12 mai 1339 par le dauphin Humbert II, qui obtient une bulle pontificale du pape Benoît XII, lors d’un séjour à Avignon. Dans un document traduit du latin par l’historien Nicolas Chorier, on apprend « que la ville de Grenoble aura toujours une université où l’on enseignera droit civil, droit canon, médecine et arts » (en latin : ut in ea essent perpetuó generalia studia in utriusque juris, médicinæ, et artium facultatibus, etc). Humbert II, influencé par sa vie à la cour de Naples, prend diverses dispositions dans des lettres du 25 juillet, promettant et jurant sur l’évangile, une protection vigilante aux étudiants, de la nourriture et un abri sans frais, pour au moins une centaine d’entre eux. On installe alors l’université dans une maison de la rue Neuve appartenant à Jean Chaunais. Le premier recteur est Amédée Alleman, également prieur au monastère Saint-Laurent. L’enseignement du droit canonique et du droit civil est assuré par des membres du Conseil delphinal. Le dernier recteur connu est Bernard de Croysllis en 1346, également archidiacre de Besalú.

L’absence de documents les années suivantes semble montrer que l’Université de Grenoble a disparu, probablement vers l’année 1349 : période de crise économique pour le Dauphiné de Viennois, dont le dauphin ruiné par une croisade en Palestine et confronté à une épidémie de peste, est contraint de vendre sa principauté au Royaume de France. L’acte est signé le 30 mars 1349 et les diplomates chargés du protocole, ménagent les susceptibilités en lui donnant le nom de transport du Dauphiné ».

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Ordres religieux hospitaliers

Suite des chroniques sur les Hôpitaux, Hospices, Hôtels-Dieu au Moyen-Âge.

Source et citation : André Duval, Hospitaliers Ordres Religieux, Encyclopædia Universalis en ligne.

« Ordres religieux masculins voués spécialement à l’hospitalité. Ils sont une création du Moyen Âge. Ils procèdent habituellement de l’établissement d’un nouvel hôpital, qui en vient à essaimer ou à s’annexer d’autres maisons ; l’ordre prend ensuite le nom de l’hôpital fondateur.

Hospitaliers de saint Antoine. La congrégation, reconnue comme ordre religieux en 1218, s’est instituée beaucoup plus tôt à partir d’un hôpital ouvert à Saint-Didier-de-la-Mothe (Dauphiné). La fondation, approuvée au concile de Clermont par Urbain II (1095), en avait été décidée en reconnaissance pour une guérison du mal des ardents obtenue par les reliques de saint Antoine. L’ordre devait compter 369 hôpitaux à la fin du XVème siècle. Chronique à suivre.

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L’IDEX Lyon sera retoquée

Le jury international des IDEX n’aime pas qu’on se moque de lui. Il va donc retoquer, en février prochain, le projet IDEX de Lyon, et ainsi épargner à l’État une dépense de quelques centaines de millions. Il faut l’en féliciter d’avance.

Petit rappel de calendrier.

Plusieurs motifs d’énervement à la lecture du seul document disponible à ce jour sur l’IDEX Lyon : un résumé de trois pages (voir également le site de l’IDEX).

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Bureau de la CPU : 5 gros ratés

Suite de ma chronique du 16 novembre 2016. Bureau de la Conférence des Présidents d’Université : trois inconnus.

Communiqué de la CPU du 30 novembre 2016. « Le 15 décembre, les 130 membres de  la CPU sont appelés aux urnes pour l’élection du bureau et le renouvellement des instances. Le prochain bureau conduira la CPU pour les deux prochaines années ».

1er gros raté : une seule liste de candidats. « A la date de clôture des candidatures (le 30 novembre ), Gilles Roussel président de l’université Paris-Est-Marne-la-Vallée, Fabienne Blaise, présidente de l’université Lille 3 Sciences humaines et sociales et Khaled Bouabdallah, président de l’université de Lyon sont les seuls à avoir déposé une liste candidate ».

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Bureau de la CPU : 3 inconnus

Suite de la chronique du 6 novembre 2016 : la Conférence des Présidents d’université – CPU – recherche son bureau.

Selon News Tank Education de ce jour, Gilles Roussel, président de l’Université de Paris Est Marne-la Vallée, a fait acte de candidature à la présidence de la CPU. Ses acolytes pour les deux vice-présidences : Fabienne Blaise (présidente de Lille 3 Sciences Humaines et Sociales) et l’éternel Khaled Bouabdallah, président de l’Université de Lyon, ancien président de Saint-Étienne, et vice-président de la CPU depuis deux mandats.

Ces trois présidents sont certes connus de leurs collègues : les deux premiers en sont à leur second mandat présidentiel et le troisième en est à son troisième mandat. Qu’ont-ils fait de si remarquable dans leur université et avec leurs universités proches pour prétendre représenter tous les établissements du supérieur ?

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Enseignants PU/PH et MCU/PH

Arrêté du 5 septembre 2016, Effectifs hospitalo-universitaires des centres hospitaliers et universitaires.

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Les deux ministres chargés respectivement de l’enseignement supérieur et de la santé fixent par décision commune, conformément à la volonté du législateur (article L.952-21 du code de l’éducation ), les effectifs pour chacun des 34 centres hospitaliers et universitaires (CHU)et pour chaque catégorie : professeurs des universités et praticiens hospitaliers (PU/PH), maîtres de conférences des universités et praticiens hospitaliers (MCU/PH).

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Pédagogies universitaires en SHS

Lundi 27 juin 2016, Université Lyon 2.  Journée d’étude : Les sciences sociales, des savoirs et pratiques à et pour enseigner. Le programme détaillé.

« Depuis une quinzaine d’années en France et de façon plus ancienne dans d’autres pays, des discours, dispositifs et initiatives visant la professionnalisation des enseignants du supérieur se développent. Il peut s’agir de manifestations de types Journées d’études, Assises ou de services institutionnalisés tels que des Services Universitaires de Pédagogie.

Largement relayé par des publications en augmentation, le message fédérateur est le suivant : la pédagogie universitaire est une préoccupation qui doit devenir importante car elle s’inscrit dans une perspective de changement jugé indispensable à la fois pour l’intervenant (afin de soutenir son développement professionnel), pour l’étudiant (qui sera mieux formé par des enseignants prenant en considération son apprentissage), enfin pour les structures universitaires (qui pourront pleinement participer à la production d’une offre de formation de qualité) »…

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Classé dans C. Rhône-Alpes Auvergne, E. Sciences humaines et sociales

Lyon. 2nd mandat pour J. Comby

Courriel reçu le 5 avril 2016. Bonjour Pierre, Comment allez vous ? Je suis toujours avec attention votre blog et j’ai vu que vous n’aviez pas traité de Lyon 3 Jean Moulin qui tient ces élections ce jour même. Les documents ne sont en effet pas en ligne, seuls le sont ceux des élections étudiantes (elles ont eu lieu en février).

Je vous joins l’arrêté des listes de candidatures et la seule profession de foi en ligne, celle de l’intersyndicale SNASUB FSU et FERC CGT.

Vous pourrez voir que cette année le président Jacques Comby s’est allié à ses adversaires de 2012, n’a pas de liste concurrente pour le conseil d’administration dans le collège A et ne doit faire face qu’à une seule liste dans le collège B (SNESUP : 5 candidats alors que huit candidatures sont possibles). Je vous tiendrai au courant des résultats même si le suspense est mince.

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