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La Marseillaise dans l’Histoire

Suite de la chronique du 7 novembre 2021, 1792. Rouget de Lisle, La Marseillaise. Cabinet des dessins et estampes de Strasbourg. Source : gravures EV15 11-21. Diaporama de 31 photos (Pierre Dubois, octobre 2021).

Exposition du MAMCS de Strasbourg (5 novembre 2011 au 20 février 2022).

Années 1791-1792. 25 septembre 1791, fête de la proclamation de la Constitution française à Strasbourg. 25 avril 1792, création de la Marseillaise à Strasbourg par Rouget de Lisle. 22 juillet 1792, enrôlement de volontaires. 1792, départ du Bataillon des Marseillais. 30 juillet 1792, arrivée des Marseillais à Paris. 10 août 1792, prise du palais des Tuileries. 20 septembre 1792, bataille de Valmy.

Années 1845-1939. Artistes ayant commémoré la Marseillaise, Rouget de Lisle et le Baron de Dietrich : David d’Angers (1845), Isidore Pils (1849), Gustave Doré (après 1871), Auguste Pinelli (1875), Manufacture de Saxe (vers 1889), Jean-Jacques Scherrer (1909), Joseph Ponti (1939).

Source : extrait de la présentation de l’exposition. du MAMCS. « Lorsque le maire de Strasbourg commande en 1792 le chant de guerre à Rouget de Lisle, la guerre vient d’être déclarée aux ennemis de la Révolution française susceptibles de vouloir restaurer la monarchie. Paroles et musique sont destinées aux troupes de l’Armée du Rhin. Parvenu à Marseille, il accompagne la montée des fédérés sur Paris. Dès lors ce chant de guerre, devenu L’air des Marseillois, retentit lors des conflits menés par la France.

Plus qu’un hymne guerrier, La Marseillaise devient le chant révolutionnaire lors des fêtes civiques et retentit désormais à chaque révolution. Elle conquiert le monde et est de toutes les rébellions : dès 1793 en Amérique du Sud, en 1794 en Pologne, au XIXe siècle elle accompagne les opposants au tsar, après 1850 elle est revendiquée par les Espagnols républicains. Au XXe siècle on la chante lors de la révolution russe de 1917, elle accompagne la longue Marche de Mao. En 1989 on l’entend sur la place Tienanmen et lors de la chute du mur de Berlin.

La Marseillaise sera consacrée hymne national français en 1879/80. Au XXe siècle, elle est instrumentalisée mais n’en demeure pas moins l’expression de la démocratie française. Entre les deux guerres elle est revendiquée par le Front populaire et utilisée contre le parti communiste. Pétain tentera de la réduire au silence. Elle rassemble les résistants en France, en Espagne mais aussi dans les camps de concentration. Après-guerre, tous les partis s’en réclament »

Source : extrait de la présentation de l’exposition du MAMCS.

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Mourir à 25 ans : Marie Bashkirtseff

A. Close Up, exposition de la Fondation Beyeler (Riehen, Suisse), jusqu’au 2 janvier 2022.

« L’exposition présente des œuvres de femmes artistes dont l’œuvre occupe une position éminente dans l’histoire de l’art moderne depuis 1870 jusqu’à aujourd’hui. C’est l’époque où, pour la première fois, il devint possible à des femmes en Europe et en Amérique de développer une activité artistique professionnelle sur une large base.

Au centre de l’exposition figurent neuf artistes qui ont en commun leur intérêt pour la représentation d’êtres humains, le portrait dans ses différentes déclinaisons, et l’autoportrait.

Berthe Morisot, Mary Cassatt, Paula Modersohn-Becker, Lotte Laserstein, Frida Kahlo, Alice Neel, Marlene Dumas, Cindy Sherman, Elizabeth Peyton ».

Pourquoi le nom de Marie Bashkirtseff (1858-1884) ne figure-t-il pas dans la liste, alors que deux de ses toiles – l’Académie Julian (1881) et son autoportrait à la palette (1883) – sont exposés en salle 10 du Musée ?

Diaporama de 19 photos. Deux œuvres en détail : L’Atelier Julian, L’autoportrait à la palette.

1881. L’Atelier des Femmes ou L’Atelier Julian. « En 1877, Marie Bashkirtseff fait son entrée au secteur destiné aux élèves femmes de l’Académie Julian. Fondée par Rodolphe Julian en 1868, elle était l’unique établissement permettant aux femmes d’étudier la peinture.

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La possibilité que les jeunes filles puissent peindre la figure humaine à partir de modèles nus était difficile à assimiler pour la mentalité victorienne de l’époque. Dans cette œuvre, dont Marie n’était pas très satisfaite, elle se peint, de dos au spectateur » (en bas à droite du tableau).

1884. L’autoportrait à la palette

Quatre autres œuvres de Marie Bashkirtseff sont exposées au Musée d’Orsay (Paris).

B. Brève biographie de Marie Bashkirtseff (1858-1884) : peintre et diariste. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Marie Bashkirtseff, née dans le Gouvernement de Poltava (aujourd’hui en Ukraine) dans l’Empire Russe, le 11 novembre 1858 et morte à Paris, le 31 octobre 1884, est une diariste, peintre et sculptrice.

Marie Bashkirtseff, née dans une famille noble et fortunée, grandit à l’étranger, voyageant avec sa mère à travers l’Europe. Elle parle couramment, outre l’ukrainien, le français, l’anglais, l’italien et le russe. Sa soif de connaissance lui fait étudier les auteurs classiques et contemporains. Elle étudie la peinture en France à l’Académie Julian, l’une des rares en Europe à accepter les femmes ».

C. Le Journal. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Quelques mois avant sa mort, entrevoyant, malgré les dénégations de son entourage, qu’elle est condamnée par sa maladie, la tuberculose, elle s’avise de relire son Journal, les pages écrites au jour le jour, très librement, très franchement, qui constituent son histoire.

Écrit d’abord uniquement pour elle-même, elle y ajouta une sorte d’introduction, en mai 1884 (elle mourra au mois d’octobre suivant, le 31.

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Marseille, 1720. L’abattoir et la peste

Marseille, 1720. L’abattoir et la peste. La chronique d’aujourd’hui est la seconde chronique du blog sur l’épidémie de peste de 1720 à Marseille. La première datait du 19 mai 2020 : 1720, la peste arrive à Marseille.

Bernard Carrière, ancien président de l’université Louis Pasteur, Strasbourg, m’a par ailleurs signalé l’ouvrage écrit par son père, professeur à l’Université de Provence : Charles Carrière, Marcel Courdurié, Ferréol Rebuffat, Marseille ville morte : la peste de 1720, Éditions Jeanne Laffitte, réédition 2016. Compte-rendu de l’ouvrage dans la Revue d’Histoire de la Pharmacie.

A. Extraits de Chroniques de la peste, 1720, Musée d’Histoire de Marseille.

« La peste de 1720 est la dernière grande épidémie de ce type en France. Elle se déclare à Marseille avec l’arrivée du Grand Saint-Antoine le 25 mai 1720 (navire marseillais qui revient des Échelles du Levant). Le fléau s’étend au terroir puis gagne la Provence. À Marseille, environ la moitié de la population est décimée. Trois cents ans après, il apparaît incontournable de revenir sur ce tragique évènement qui marque encore la mémoire collective.

Les trois auteurs, cités ci-dessous, ont vécu en ville durant la peste et y ont survécu.

Jean-Baptiste Bertrand (1670-1752) était un médecin marseillais célèbre en son temps et il fut l’un des fondateurs de l’Académie de Marseille. Son récit s’achève en juin 1721 et comprend des observations médicales relatives aux pestiférés qu’il a soigné. La relation de Bertrand vise à rendre une place honorable aux médecins marseillais et à contester l’action des médecins de Montpellier.

  • Bertrand (Jean-Baptiste), Relation historique de la peste de Marseille en 1720, J. Mossy éditeur, Amsterdam, 1779, 439 p. ; in-12.

Le Père Paul Giraud, Trinitaire Réformé, qui fut Ministre du couvent et Provincial de l’Ordre, a écrit la relation la plus longue et la plus détaillée. Transcrit par Fleur Beauvieux, Docteur ès Lettres, titulaire d’une thèse d’histoire relative à la peste, il sera prochainement publié.

  • Giraud (Paul), Journal historique de ce qui s’est passé en la ville de Marseille et son terroir, à l’occasion de la peste, depuis le mois de mai 1720 jusqu’en 1723, Manuscrit de la BMVR de Marseille, fonds patrimoniaux, Ms 1411, folios 144-348. 

Nicolas Pichatty de Croissainte, avocat, procureur du roi de la police, Conseil orateur de la Communauté durant la peste, publia dès 1720 un texte très bref et ultérieurement remanié par les soins du censeur royal. Cette source officielle, émanant du pouvoir local en charge de la gestion de l’épidémie, a pour but prioritaire de justifier l’action des échevins.

  • Nicolas Pichatty de Croissainte, Journal abrégé de ce qui s’est passé en la ville de Marseille depuis qu’elle est affligée de la contagion, Paris, chez Henry Charpentier et Pierre Prault, 1721.

B. Le cuir de la Tuerie, vecteur de propagation du mal.

Extraits. « La tuerie, c’est-à-dire l’abattoir de la ville, fut une source de préoccupation sérieuse durant l’épidémie. Elle était située à l’intérieur de l’enceinte urbaine, à l’ouest de la Porte de la Joliette, sur le promontoire du Cap Titol, c’est-à-dire d’une part, à proximité immédiate des bergeries par où, arrivaient du nord les moutons et, d’autre part, des tanneries et autres manufactures qui étaient le débouché de leurs sous-produits.

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1753-1765. Vernet, ports de France

« Joseph Vernet (1714-1789) s’installe à Marseille en 1753, après avoir longtemps vécu en Italie. Or, si la ville est riche et dynamique, elle est loin du rôle de capitale artistique. Vernet comprend qu’il ne saurait trouver là une clientèle suffisante. Dès juillet, il part pour Paris où, le 23 août, il est reçu à l’Académie royale de peinture ».

Source 1. Vernet. Vues des ports de France (Wikipédia).

« En 1753, Abel-François Poisson de Vandières, frère de la marquise de Pompadour, propose à Louis XV de faire réaliser par Joseph Vernet une série de tableaux illustrant les différents ports de France et glorifiant leurs richesses. Vernet reçoit ainsi commande de 24 tableaux, payés chacun 6 000 livres. Pour chaque tableau, Vernet reçoit un cahier des charges précis ; on lui demande ainsi de représenter au premier plan les activités spécifiques à la région.

La commande doit être exécutée en commençant par un tableau concernant le port de Marseille, avec la quantité considérable de bâtiments de commerce de toutes espèces et de toutes nations qui s’y trouvent continuellement.

Entre 1753 et 1765, Joseph Vernet se déplace dans dix ports : Marseille, Bandol, Toulon, Antibes, Sète, Bordeaux, Bayonne, La Rochelle, Rochefort et Dieppe. La commande reste inachevée. En 1791, Jean-François Hue, élève de Vernet, se voit confier la tâche de terminer la série : entre 1792 et 1798, il exécute une série de six tableaux sur le thème des ports de Bretagne

À leur réalisation, les quinze tableaux sont exposés à Paris au Salon de peinture et de sculpture. Joseph Vernet en fait imprimer de longues descriptions, dans un but didactique. Leur diffusion est assurée à partir de 1758 par une série d’estampes gravées par Charles-Nicolas Cochin et Jacques-Philippe Le Bas ; ces estampes rencontrent un grand succès.

Après cette commande, Joseph Vernet peut vendre très avantageusement ses marines. De fait, la liste de ses commanditaires est aussi variée et internationale que prestigieuse ; elle comprend, entre autres figures célèbres, Catherine II« .

Le 16 octobre 1753, Vernet est de retour à Marseille et se met à la tâche.

Tableau, 1754. L’Intérieur du Port de Marseille, musée national de la Marine, Huile sur toile, 165 x 263 cm.

Commentaires par l’Institut de l’Océan (Sorbonne université). Vidéo de 7 minutes 56

« Architecture du Port de Marseille. La vue est prise du haut du pavillon de l’Horloge dominant l’actuel quai des Belges. Devant, s’étale le bassin du vieux port, fermé à droite par la tour du fort Saint-Jean. Des voiliers encombrent le quai et les mâtures dissimulent la plupart des façades. Vernet a toutefois pris soin de dégager celle de l’hôtel de ville, aux frontons triangulaires et son médaillon sculpté par Pierre Puget (1620 – 1694). De l’autre côté de la passe, large de quarante mètres, se dresse la butte de la Tête de More, à l’emplacement de l’actuel parc du Pharo.

Au premier plan, plongée dans l’ombre, se situe la façade de l’arsenal des galères, véritable ville dans la ville. En réalité, il ne reste plus alors à Marseille que onze galères car, depuis 1748, Toulon détient la suprématie en matière de marine militaire.

Un port de commerce international. En revanche, Marseille demeure le premier port de commerce de France. La quantité de navires amarrés n’est sans doute guère exagérée par Vernet ; certaines années, jusqu’à deux mille bateaux de commerce transitent dans le port.

Les orientaux, qui semblent tous porter des costumes turcs, sont nettement reconnaissables. Marseille entretient d’excellents rapports avec la Sublime Porte, et détient le monopole des échanges avec les pays sous domination ottomane, de l’Égypte à la Grèce. Marseille commerce également avec les Echelles de Barbarie, c’est-à-dire la Libye et l’Afrique du Nord, ainsi que l’Italie et l’Espagne.

Les petits métiers. Sur le quai un navire débarque du blé, car la Provence, faible productrice de céréales, en importe du sud de l’Italie et du Levant. Près du bateau, un homme crible le grain. Il appartient à la corporation des gabeleurs-jurés, chargés par la ville du triage des produits pouvant contenir des impuretés.

Vernet représente d’autres métiers liés à la vie du port, comme les peseurs. Placés sous la protection royale, ils ont le droit de porter l’épée. L’un d’eux, en veste rouge, apparaît sur la gauche. Les portefaix, pieds nus, également nommés « gagne-deniers », détiennent le privilège du transport des marchandises embarquées ou débarquées.

A gauche, un homme vêtu de noir, mais portant manches de dentelles, surveille le marquage d’un ballot. A droite du groupe de turcs, un autre homme, vêtu de façon similaire, vérifie les attaches d’un paquet de toile. Ils pourraient appartenir à la chambre de commerce, laquelle jouait le rôle d’intermédiaire entre le pouvoir royal et les Échelles.

Derrière les orientaux, un homme passe, portant un thon sous le bras. La corporation des pêcheurs compte alors deux cent soixante quatre bateaux et où travaillent deux mille hommes ».

1755. Ces deux vues (extérieur et intérieur du port) sont exposées au Salon.

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1726-1743. Fleury, 1er ministre

Source : extraits d’André Larané, 11 juin 1726. 11 juin 1726, Fleury, Premier ministre de Louis XV, Hérodote-net, novembre 2019.

« Le 11 juin 1726, André-Hercule de Fleury (73 ans) devient Ministre d’État de Louis XV suite à la disgrâce du duc de Bourbon. Tout en prétextant se passer de Premier ministre comme son trisaïeul Louis XIV, le jeune roi (16 ans) va de fait lui confier la direction des affaires.

L’ancien précepteur du jeune roi de France (16 ans) reçoit peu après du pape la barrette de cardinal. Il sera le quatrième chef du gouvernement dans ce cas, comme avant lui Richelieu, Mazarin et Dubois.

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Le lavement des pieds d’Arles

Chroniques sur la semaine sainte dans l’Art

Le lavement des pieds, appelé aussi podonipsie en grec ou pedilavium en latin, est un acte rituel accompli en mémoire du lavement des pieds des apôtres par Jésus-Christ, la veille de sa Passion, avant de se mettre à table pour la Cène.

Le lavement des pieds dans l’Art. Exemple à Arles dans le cloître de la cathédrale Saint-Trophime, Chronique d’Histoires d’universités (août 2019) : diaporama de 30 photos de Pierre Dubois.

Les trois premières scènes de la Passion sont représentées dans ce cloître. Trois photos : l’entrée de Jésus dans Jérusalem, le Lavement des pieds, la Cène.

Le lavement des pieds, cloître de Saint-Trophime. Cliquer sur les images pour les agrandir.

Histoire du cloître de Saint-Trophime (citations extraites de Wikipédia).

« L’édification du cloître débute peu après 1150 avec la construction de la galerie nord qui sera suivie de peu par celle de la galerie orientale. Son emplacement est inhabituel car il n’est accolé ni à la nef ni au transept. Il communique avec le chœur au moyen d’un escalier de vingt-cinq marches ».

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Deux styles différents pour les galeries : le roman pour les galeries nord et est, et le gothique pour les galeries ouest et sud (fin du 14èmesiècle).

Entrée de Jésus dans Jérusalem

Symbolisme du Lavement des pieds (citations extraites de Wikipédia : le lavement des pieds). « Ce geste était effectué par les serviteurs ou les esclaves. Dieu créateur venant sur la terre dans la personne du  Verbe incarné, le Christ prend la condition d’un esclave avant de mourir sur une croix, pour racheter les hommes, et il le fait par ce geste. Il montre ainsi l’exemple de l’humilité et l’abaissement qu’il avait enseignés auparavant à ses disciples : Le plus grand parmi vous sera votre serviteur : quiconque s’élèvera sera abaissé, et quiconque s’abaissera sera élevé (Matthieu 23.12).

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Aix en Provence. Fontaines du 18ème

Cinq fontaines du 18ème siècle à Aix-en-Provence. Sources diverses, dont Aix-en-Provence de fontaine en fontaine et une chronique antérieure du blog (août 2019) : Fontaines d’Aix-en-Provence (diaporama de 21 photos : fontaines des quatre Dauphins, des trois Tritons, des Bagniers, d’Albertas).

Fontaine Pascal, 1713

« La source à partir de laquelle la fontaine Pascal tirait l’eau n’en apportait pas assez. En temps de sécheresse, la population du quartier souffrait de ce manque, et des épidémies se propageaient. En 1833, dans l’obligation de mettre un terme à ces pénuries répétées, on fora plus profondément dans le puits (la source) et ce fut un succès. Afin de célébrer ce nouveau flux d’eau, une fontaine avec  quatre canons fut construite après la démolition de l’ancienne, qui rappelait la misère ».

Source : Monumentum. Cliquer sur les images pour les agrandir

Fontaine des trois tritons, entre 1715 et 1735

Sources : Hôtel de Caumont, Wikipédia, Photos de Pierre Dubois.

« Quand François Rolland de Réauville décide de la construction de l’hôtel particulier en 1715, il charge l’architecte Robert de Cotte (1656-1735) de dessiner les plans du jardin de l’Hôtel de Caumont dans le goût classique de l’époque : tracés géométriques soignés, perspective ouverte, jeux d’eaux…

On accède directement au jardin haut depuis le salon chinois et la grande galerie dont il est le prolongement lors des réceptions. Un bassin circulaire est encadré de quatre parterre de gazon ponctués de buis boule.

Le jardin haut offre une belle vue sur le jardin bas, ceint d’une double haie formée de chênes verts et d’ifs encadrant une broderie de buis. La fontaine des Trois-Tritons vient fermer la perspective. Sculptée dans de la pierre d’Estaillades, elle rend hommage à Robert de Cotte, initiateur du style rocaille en France ».

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1783. École des mines de Paris

Suite des chroniques sur les Académies royales, les Écoles Royales, fondées au 18ème siècle en dehors des universités : École des Ponts et Chaussées, École Polytechnique, Académie Royale de Peinture, Sculpture et Architecture…

Deux parties dans cette chronique. La première (page 1) est dédiée à l’Histoire de l’École des Mines entre sa fondation en 1783 et 1816. La seconde (page 2) concerne les prémisses de l’école en 1750 et 1783.

Source de la chronique : article de Wikipédia. « Fondée le 19 mars 1783 sur ordonnance du roi Louis XVI, dans le but de former des directeurs intelligents pour les mines du royaume de France, l’École nationale supérieure des mines de Paris est l’une des plus anciennes et sélectives écoles d’ingénieurs françaises.

À l’époque de sa fondation, l’exploitation des mines était à la fois une industrie d’excellence et un secteur stratégique, où se retrouvaient toutes sortes de problèmes allant de la géophysique au génie des procédés en passant par la sécurité minière, la gestion économique des ressources et la stratégie géopolitique. Les ingénieurs des mines étaient alors formés pour les résoudre.

La bibliothèque des Mines est créée en 1783 afin de permettre aux élèves de jouir d’une documentation pratique. Des choix dans les dépôts littéraires permettent de l’enrichir pendant la Révolution. Les fonds se constituent parallèlement à l’émergence des sciences comme la minéralogie ou la géologie. Le fonds ancien est également marqué par les documents en langue étrangère, particulièrement en allemand, pays où se développent d’abord ces sciences.

La première école des mines est établie à l’hôtel des Monnaies de Paris. Disparue en 1791 dans la tourmente révolutionnaire, puis reconstituée par un arrêté du Comité de salut public le 13 messidor an II (1794), elle fut transportée à Peisey-Nancroix en Savoie, à ce moment française, après l’arrêté des consuls du 23 pluviôse an X (1802). L’école prend le nom d’École pratique des Mines du Mont-Blanc. L’administration de l’école est installée dans les locaux de l’ancien grand séminaire de Moûtiers.

Les élèves-ingénieurs, qui portent un uniforme, sont rémunérés durant leur scolarité. Les promotions annuelles comportent une demi-douzaine d’élèves. La formation est à la fois théorique et pratique, sur le site de la mine de Peisey, mais aussi dans toute la région au moyen de cours géologiques et de «voyages métallurgiques. Un examen sanctionne la fin de la scolarité, avec la rédaction d’un mémoire.

Les lauréats sont nommés dans un grade d’aspirant puis d’ingénieur pour être affectés dans un département de l’Empire. Durant ses douze années de fonctionnement, l’école a formé entre 60 et 70 élèves. L’invasion sarde de 1814 interrompt le fonctionnement de l’école.

Après les événements de 1814, avec le même personnel, l’école est définitivement reconstituée à Paris, par l’ordonnance du 6 décembre 1816, et établie à l’hôtel de Vendôme, longeant le jardin du Luxembourg,

Pour aller plus loin. Alexis Chermette, Un ingénieur des mines au XVIIIe siècle : Johann Gottfried Schreiber (1746-1827), publications de la Société Linnéenne de Lyon, Année 1975, 44-10, pp. 33-42.

Ivan Cadenne et  Patrick Givelet, L’École des Mines de Peisey-Nancroix en Savoie (1802-1814), Le Monde alpin et rhodanien. Revue régionale d’ethnologie, Année 1996, 24-2-4, pp. 169-182.

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Le Corbusier. La Cité radieuse

La Cité Radieuse de Marseille : diaporama de 32 photos.

Photos de 2009 : visite d’un appartement de la Cité radieuse.

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De 2013 : exposition à Marseille, Le Corbusier (1887-1965) et la question du brutalisme.

De 2020 : exposition à Saint-Dié- des-Vosges, Le Corbusier et Jean Prouvé, proches à distance.

Source du texte : extraits de l’article de Wikipédia Le Corbusier

« Sortie de la Seconde Guerre mondiale, la France a besoin de se reconstruire. À cette époque le manque de logements sociaux est un problème auquel il faut apporter rapidement une solution. C’est dans ce contexte que l’État français passe commande en 1946 à Le Corbusier : la construction d’une unité d’habitation à Marseille. Il lui demande alors de montrer un nouvel art de bâtir qui transforme le mode d’habitat. Dès 1944, Le Corbusier avait entrepris des recherches sur des immeubles de capacité importante, longs et de grande hauteur ».

Les cinq points d’une architecture nouvelle : les pilotis gigantesques en béton, les toits-jardins, le plan libre, la fenêtre en longueur, la façade libre.

« L’unité d’habitation de Marseille, connue sous le nom de Cité radieuse ou plus familièrement La Maison du fada, est une résidence édifiée entre le 14 octobre 1947 (pose de la première pierre) et le 14 octobre 1952 par l’architecte Charles-Édouard Jeanneret, dit Le Corbusier. Celui-ci en aurait souhaité trois à Marseille ; une seule verra le jour.

Bâtie sous forme de barre sur pilotis (en forme de piétements évasés à l’aspect brutaliste), elle tente de concrétiser une nouvelle forme de cité, un village vertical appelé Unité d’habitation.

Plan. Expo de Saint-Dié-des-Vosges

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1748. Louis XV, abolition des galères

27 septembre 1748, Abolition des galères, dossier d’André Larané, fondateur d’Herodote.net en 2004.

« Le 27 septembre 1748, une ordonnance du roi Louis XV abolit l’institution des galères et incorpore ces dernières dans la marine royale. Les forçats sont désormais internés dans des prisons côtières ou dans des navires hors service, notamment à Toulon, dans ce qui sera le bagne.

Depuis 1560, où une ordonnance de Charles IX avait institué une peine de réclusion d’un minimum de dix ans, les condamnés étaient enchaînés à leur banc. À leurs côtés, les engagés volontaires n’étaient pas enchaînés. Quand la galère coulait, ceux-ci pouvaient tenter de survivre si, du moins, ils savaient nager… Les condamnés quant à eux coulaient avec l’épave. Les uns et les autres formaient… la chiourme.

Naissance de la Royale. Les galères s’étaient multipliées au siècle précédent, sous le règne de Louis XIV. Le Roi-Soleil avait manifesté sa volonté de dominer les mers comme le continent et il avait confié à son ministre Colbert le soin de créer une marine digne de ce nom, rivale des marines anglaise et hollandaise.

Colbert avait d’abord acheté des navires à l’étranger avant de lancer une industrie navale en France même. Dès 1677, la France comptait 116 vaisseaux dont douze de premier rang, avec 74 à 120 canons. Au total plus de 6000 canons.

Les galères royales basées à Toulon étaient au nombre d’une quarantaine. Ces bateaux longs et bas, à un pont et deux mâts, étaient armés de canons à l’avant. À l’arrière, ils étaient surmontés du carrosse ou tabernacle, où se tenaient les officiers… Lire la suite

Pour aller plus loin. Extrait du dossier de Wikipédia, Galères.

« La marine recrutait ses galériens auprès des tribunaux qui condamnaient, dans un premier temps les criminels et, par la suite, les petits délinquants, les faux-sauniers, les contrebandiers, les déserteurs, les mendiants, les vagabonds, les protestants, les révoltés contre les nouveaux impôts.

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