Archives de Tag: Bacheliers

2018. Moins d’entrants en licence ?

Aurélie Delaporte et Diane Marlat, Les effectifs universitaires en 2017-2018, Note Flash du SIES, n°5, mai 2018, 2 pages.

Nombre de nouveaux bacheliers entrés à l’université en 1ère année de licence ou de DUT (cf. tableau ci-dessous)

  • 2016-2017. 287 400
  • 2017-2018. 290 800 (+ 3 400, soit +1,2%, +0,8% hors CPGE)
  • 2018-2019. Et si le nombre de néo-entrants, attendu à la hausse, s’avérait, au final, en baisse à cause des incertitudes – créées par ParcourSup – pour les candidats en attente encore à ce jour ou n’ayant que des réponses négatives ? Lire ou relire la chronique : Pourquoi des candidats quittent-ils la plateforme ParcourSup ?
  • situation des candidats au 2 juin 2018 : 244 898 candidats sur 812 054 ont accepté définitivement une proposition d’admission.

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Blanquer, pro du n’importe nawak

Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Éducation nationale, lance la réforme du lycée professionnel et du bac éponyme, Transformer le lycée professionnel : former les talents aux métiers de demain. Pourquoi ? Par addiction aux réformes à marche forcée ! par addiction au jeu numérique du Super Nawak !

Avant Nicolas Sarkozy, le baccalauréat professionnel était préparé en quatre ans. Sous Sarkozy, une année a été supprimée pour des rasions financières, cela induisant une progression des poursuites d’études des bacheliers professionnels.

Le ministre JMB souhaite pour sa part que la 1ère année du bac pro soit une étape avant la spécialisation en 2ème année. Conséquence : la préparation à un métier précis trouvant des débouchés sur le marché du travail passerait de 4 ans (avant Sarkozy) à deux ans. Ce sont les employeurs qui vont être contents ! Pauvres bacheliers professionnels qui seront poussés à obtenir un BTS – deux ans d’études de plus – pour pouvoir trouver un travail payé comme un bac pro, et financé par les contribuables. En France, on ne compte pas ?

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Taux de poursuites d’études

Aline Pauron, Projections des effectifs dans l’enseignement supérieur pour les rentrées de 2017 à 2026, Note d’information n°4, avril 2018

Deux informations clés de cette Note d’information. 1. L’évolution du taux de poursuites d’études (dans les 4 principales filières post-bac), selon le type de baccalauréat

  • Moins de poursuites d’études pour les bacheliers généraux (87,5 % en 2010, 84% en 2017, 83,5% en 2026)
  • Stabilisation du taux pour les bacheliers technologiques (71,5% en 2010, 70,6% en 2017, 71,7 en 2026)
  • Progression du taux pour les bacheliers professionnels (25,1% en 2010, 30,1% en 2017, 31,4% en 2026)

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L’EC n’est pas un précepteur

Dans le contexte actuel, l’enseignement dans la plupart des licences universitaires ne peut être qu’un enseignement de masse.

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Accompagnement individualisé et personnalisation des parcours. Il s’agit de deux fausses bonnes idées, pour les raisons que j’ai énoncées dès novembre 2017 dans la chronique Irréaliste personnalisation des parcours.

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Les quatre silences de F. Vidal

Depuis le 31 mars 2018, nouvelle étape de la procédure d’admission ParcourSup. Les établissements, qui ont été l’objet d’au moins un vœu des élèves candidats à l’enseignement supérieur, ont accès à leurs dossiers, ont jusqu’au 21 mai pour les traiter, et devront faire des propositions à partir de cette date (acceptation ou refus de l’admission). Du 14 au 31 mars, les candidats au SUP avaient à constituer leurs dossiers et à confirmer leurs vœux. Le calendrier

Dans ce contexte, quatre silences de la Ministre Frédérique Vidal ne sont pas admissibles, surtout parce qu’ils émanent de quelqu’un qui a promis la transparence totale de la procédure d’admission.

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), C. Nouvelle Aquitaine (Aquitaine Poitou Charentes), Non classé

Loi ORE. Le Recteur et le Président

Patrick Hetzel, député LR de Saverne (67) et ancien directeur de la DGESIP, a donné une interview à l’AEF. La question finale a porté sur la loi Orientation et Réussite des Étudiants : L’autre grande actualité du moment est le vote de la loi ORE et la mise en place de Parcoursup. Comment jugez-vous ce qui est sorti du Parlement ? Patrick Hetzel s’inquiète des ambiguïtés de la loi en matière de rapports entre l’autorité académique et la présidence d’université. L’autonomie des universités pourrait être de plus en plus battue en brèche.

Patrick Hetzel. « Je pense que c’est une occasion manquée, car nous ne sommes pas allés au fond des choses. On a voulu résoudre un problème juridique – et réel -, celui du tirage au sort, et on a créé un nouveau monstre juridique. Frédérique Vidal a dit dans l’Hémicycle, en réponse à une question que je lui avais adressée sur le sort des étudiants handicapés, que les recteurs pourraient inscrire ces derniers où ils le voudraient. Or, cela est juridiquement impossible ! L’autonomie juridique des établissements d’enseignement supérieur existe, comme l’a encore dit récemment le TA saisi par Paris-II.

Le texte de la loi ORE ne tranche pas entre autonomie de l’établissement et pouvoir du recteur. Mais juridiquement, le recteur n’a pas le pouvoir d’imposer une inscription. Un jour, un président d’université qui ne voudra pas se laisser imposer quelque chose pourra déposer un recours au TA. Le législateur a été lâche : in fine, c’est le juge qui prendra la décision, là où il aurait dû y avoir une décision politique. Il fallait trancher ce débat dans l’hémicycle. Mais cette question était le chiffon rouge des organisations étudiantes, et le législateur a joué sur l’ambiguïté. C’est de la procrastination, et c’est potentiellement explosif ».

Patrick Hetzel a raison. Les articles de la loi dédiés au pouvoir de l’autorité académique sont bien plus nombreux que je ne me le rappelais. Et pourtant personne ne parle des différents quotas fixés par cette autorité pour les différents types d’inscription. Opacité, manque de transparence.

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643 800 bacheliers en 2017

Résultats définitifs de la session 2017 du baccalauréat : 79,1% d’une génération est titulaire du baccalauréat, Fanny Thomas, DEPP, Note d’information, N°18.03, mars 2018, 4 pages

Résumé. « Avec 732 700 candidats et 643 800 bacheliers, le taux de réussite atteint 87,9 % à la session 2017 : 90,6 % en général, 90,4 % en technologique et 81,5 % en professionnel. Il diminue très légèrement dans la voie technologique, et de façon plus marquée dans les voies générale et professionnelle en recul de près d’un point ».

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« La proportion de bacheliers dans une génération fluctue entre 78 % et 79 % depuis quatre sessions. Elle augmente très légèrement cette année (+0,3 point), la hausse dans la voie générale étant partiellement compensée par la baisse dans la voie professionnelle. Elle atteint 79,1 % en 2017″.

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La fiche Avenir a disparu

Je ne m’étais pas rendu compte : la Fiche Avenir, pièce a priori importante du dossier de l’étudiant candidat à une formation post-bac, a disparu des radars. Elle ne figure ni dans la loi ORE du 8 mars 2018, ni dans ses décrets d’application, ni dans le nouveau calendrier (cf l’image jointe).

Ai-je raison ? Si oui, je n’ai jamais vu un tel micmac depuis la création du blog en 2009. Grave échec de la communication sur ParcourSup : des informations non stabilisées ont été diffusées ; de graves inégalités sociales ont été introduites dans l’accès à « l’information finalement vraie ».

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La saisie des vœux sur ParcoursSup est terminée. La deuxième phase de ParcourSup se déroule du 14 mars au 31 mars 2018, comme l’indique le Vadémécum envoyé aux lycées en novembre 2017 (chronique du blog du 17 novembre 2017, Plan étudiant : la fiche Avenir).

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ParcourSup. Vœux et calendrier

Projet de décret et d’arrêté (mars 2018). Règles de fonctionnement de la procédure nationale de préinscription Parcoursup. Le texte définit notamment le calendrier de la procédure, les modalités d’expression des vœux par les candidats et l’organisation des phases de la procédure.

En principe, les décrets et arrêtés ont pour but de préciser la mise en œuvre de la loi, quelquefois jusque dans les plus grands détails. Pour ParcourSup, de nombreuses précisions sont apportées, mais elles ont plutôt l’effet d’embrouiller les choses.

Modalités d’expression des vœux. Le nombre de vœux demeure limité à dix, ce qui était annoncé depuis le début. Mais… il y a aussi, dans certains cas, dix vœux supplémentaires, des vœux multiples et des sous-voeux. Par contre, rien n’est dit dans le décret d’une hiérarchisation des vœux rendue possible pour les candidats mais qui ne serait pas portée à la connaissance des établissements recruteurs.

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CAEN accueille tous les bacheliers

Lettre de Pierre Denise, président de l’Université de Caen Normandie, à ses chers Collègues. Commentaires critiques de cette lettre en fin de chronique.

« La loi Orientation et Réussite des Étudiants (ORE) a été adoptée le vendredi 16 février 2018 par les deux chambres du Parlement. Elle fait suite à l’aberration et à l’illégalité du tirage au sort dans les licences en tension.

Se pré inscrire aux formations de l’université de Caen

La loi ORE comporte des dispositions qui ont fait débat pendant sa préparation, et sur lesquelles, avec d’autres présidents d’université, nous sommes intervenus pour prévenir les risques notamment relatifs aux stratégies de sélection que pourraient déployer certains établissements : déclinaison locale des attendus et des critères d’appréciation, fin de la préférence académique, absence de hiérarchie des vœux, prise en compte des débouchés professionnels dans la détermination des capacités d’accueil. Malgré l’introduction de dispositifs pour encadrer ces pratiques potentiellement concurrentielles, la plus grande vigilance s’impose.

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Classé dans C. Bretagne Normandie