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Musée. Imprimerie et Carte à jouer

Grevenmacher (Luxembourg). Musée de l’imprimerie et de la Carte à jouer.

4 parties dans cette chronique :

  • Partie 1. Grevenmacher. Musée luxembourgeois de l’Imprimerie et de la carte à jouer. Diaporama de 33 photos.
  • Partie 2. Cartes à jouer et cartiers à Angers.
  • Partie 3. Histoire des cartes à jouer en Europe et en France.
  • Partie 4. Grevenmacher. Nouvelle exposition permanente sur l’histoire de l’imprimerie. Diaporama de 19 photos.

Partie 1. Grevenmacher. Musée luxembourgeois de l’Imprimerie et de la carte à jouer. Source : exposition sur le cartier Jean Dieudonné.

« Le musée du jeu de cartes est dédié à Jean Dieudonné, né vers 1720 aux environs de Thionville, fondateur d’une dynastie de cartiers qui s’est installée à Grevenmacher en 1754. Le musée reconstitue son atelier du début du XIXe siècle, avec la presse telle qu’elle fonctionnait alors, ainsi que les pochoirs, clichés et autres outils utilisés pour la fabrication des cartes ».

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« Les produits de la manufacture Dieudonné étaient surtout destinés au marché étranger, les avantages fiscaux au Luxembourg créant un contexte favorable pour cet artisanat florissant. Les successeurs de Jean Dieudonné continuèrent la manufacture jusqu’en 1880, date à laquelle Jean-Paul Dieudonné décida l’abandon de la production de cartes.

L’histoire de la manufacture est intimement liée aux mutations politiques qui ont jalonnée son existence. Ainsi, à la suite de la Révolution française et de l’annexion du Luxembourg en 1795, il fut interdit de représenter des têtes couronnées sur des cartes de jeux, et lorsqu’en 1797, le gouvernement français introduisit la taxe sur les jeux de cartes, il fallut toute l’intelligence commerciale des Dieudonné pour assurer la survie de l’entreprise.

Le gouvernement néerlandais qui succéda aux Français abolit la taxe, et ce n’est que bien plus tard, en 1905, que le gouvernement luxembourgeois décida de la rétablir ; à cette époque, les manufactures Dieudonné avaient déjà cessé d’exister ».

Partie 2. Cartes à jouer et cartiers à Angers. Source : extraits des Archives d’Angers.

« Angers fut pendant quatre siècles le siège d’une importante industrie cartière, maintenue jusqu’en 1952 par la fabrique Dieudonné qui dût fermer à la suite de la loi de 1946 accordant liberté totale de fabrication des cartes à jouer à tous les imprimeurs ».

« Les cartes de Jacques Rousseau, maître cartier documenté entre 1689 et 1695, constituent la plus ancienne trace des productions angevines. La première feuille, caractéristique des cartes au portrait de Paris très répandu en France du nord, de l’est et de l’ouest, présente la série complète des dames (Judic dame de cœur, Palas dame de pique, Argine dame de trèfle, Rachel dame de carreau), un fragment du valet de trèfle et le valet de pique Hogier, traditionnellement accompagné d’un petit chien dressé contre sa jambe gauche. Les personnages portent les noms actuels, fixés vers la fin du XVIIe siècle. Ceux de la seconde feuille, gravés en revanche selon le portrait de Guyenne, ne portent aucun nom. Toutes deux ne présentent aucune enseigne (pique, trèfle…) : celles-ci étaient peintes après l’impression.

Les registres paroissiaux livrent en 1674 le nom d’Étienne Madigné, tige d’une dynastie de « marchands cartiers » qui se poursuit jusqu’à la Révolution. Le 4 juin 1675, Simon Helboult, marchand cartier, épouse Marie Joret appartenant à une autre dynastie de cartier. Les Archives d’Angers conservent un spécimen d’enveloppe de jeu de Simon Elbout (orthographe la plus commune) marquée : A bon jeu, bon argent. Cartes très fines à batons faite par Simon Elbout rus du Beuf Couronné à la Bonne Renommée à Angers. Gros marchand, Simon Elbout, mort en 1708, paie vingt livres de capitation en 1694. Le cartier Quitteboeuf a un commerce encore plus considérable puisqu’il est taxé à cinquante livres.

Au XVIIIe siècle, les maîtres cartiers d’Angers sont huit à dix en moyenne. Dès les années 1680-1690, leur production très soignée fait rude concurrence aux cartiers nantais. Le métier, regroupé avec les cartonniers, est libre. N’étant pas constitué en corporation, il n’a pas de statut. Seuls de grands centres comme Nantes, Toulouse, Rouen, Paris ou Lyon purent obtenir le groupement en corporation.

Les cartiers angevins ne sont plus que six en 1789 (quatre à Toulouse, huit à Lyon), mais produisent environ 105 300 jeux de piquet par an. Le plus actif d’entre eux, Pierre Sigogne, taxé à soixante-quatorze livres de capitation, fait partie des Angevins les plus imposés. Il rédige le cahier de doléances des cartiers-cartonniers en 1789″.

Partie 3. Brève histoire des cartes à jouer. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Les cartes à jouer sont apparues en Europe au XIVe siècle (leur présence est attestée en Catalogne en 1371, en Allemagne et à Florence dès 1377, en Espagne entre 1377 et 1381 et en France en 1381) ; elles y sont peut-être arrivées par l’intermédiaire des Arabes ou par les échanges marchands avec les Mongols le long de la Route de la soie, deux hypothèses retenues par Joseph Needham ou par Thomas T. Allsen.

Le jeu de tarots apparaît dans les années 1440 en Italie du Nord. Très tôt sa structure se fixe : quatre couleurs composées de dix cartes numérales de l’as au dix, quatre figures (valet ou fante, cavalier, reine et roi) ; à ces quatre séries est ajoutée une cinquième série de cartes (les triomphes qui seront plus tard désignés comme atouts) de vingt-deux cartes ».

« En France, l’énorme demande pour ce nouveau jeu de hasard va pouvoir être satisfaite grâce à la gravure sur bois, un procédé innovant qui permet la multiplication mécanique des images. Lyon, ville de l’impression sur étoffes utilise déjà ce mode de fabrication de motifs en gravant des figures sur une plaque de bois qui va servir de tampon. Après encrage, les plaques impriment leurs motifs par pression sur le papier. Puis le contre-collage de quatre feuilles de papier rigidifie le tout pour lui donner une texture cartonnée, d’où le nom de cartes. Elles sont alors peintes à la main, puis découpées avant d’être recouvertes de savon, et enfin passées au lissoir afin de faciliter une bonne manipulation du jeu.

Les cartiers de Lyon présentent leurs cartes avec des caractéristiques propres : les rois portent un sceptre à la fleur de lys, le roi de cœur tient un perroquet, le roi de trèfle un globe surmonté d’une croix, la dame de carreau une fleur de tournesol, le valet de carreau une hallebarde.

Sous l’Ancien régime, les cartes sont soumises à des droits qui provoquèrent parfois la colère des cartiers.

C’est en 1704 que le père jésuite François Ménestrier (1631-1705), enseignant au collège de la Trinité à Lyon, considère que le jeu de cartes représente un état politique composé de quatre corps: les ecclésiastiques, gens de cœur; la noblesse militaire et ses armes, les piques ; les bourgeois aux maisons pavées comme des carreaux et les trèfles revenant tout naturellement aux paysans. Louis XIV en profite, aussitôt, pour lever un impôt sur chaque jeu.

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Mon apprentissage en 180″

A l’occasion de la nomination de Sylvie Retailleau comme ministre de l’ESR, découvrir L’École Universitaire de Premier Cycle Paris-Saclay.

  • J’y reviendrai début juin dans une chronique dédiée. Cette EUPCPS est étroitement liée à Parcoursup: gérer les flux entre les campus et les formations, appliquer des capacités d’accueil limitées dans la plupart des 59 licences et bien sûr dans les 9 IUT, interdire l’accès des bacheliers professionnels dans les IUT et les dissuader de candidater à une licence, sauf dans les deux licences de sociologie d’Évry et de Versailles Saint-Quentin.

« Avec le soutien de la Fondation Paris-Saclay, elle a organisé de 24 mai 2022 un concours ouvert à tous les apprenti.e.s inscrit.e.s en premier cycle de l’Université Paris Saclay et des universités membres associés (Université Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines et Université d’Évry-Val-d’Essonne) ».

Il s’agit de la Grande Finale. Et ailleurs, il ne se passe rien en matière d’alternance ?

Parmi les 53 candidat.e.s au concours, ils.elles sont10 à avoir été sélectionné.e.s pour participer à la grande finale ! Ils.elles devront raconter leur expérience de l’apprentissage en 3 minutes devant un jury constitué de représentants du monde socio-économique, de la lauréate de l’édition précédente et présidé par Isabelle Demachy, Vice-Présidente Formation, Innovation pédagogique et Vie universitaire de l’Université Paris-Saclay.

Une récompense financière a été attribuée aux trois meilleurs pitcheurs.

En direct, mardi 24 mai à partir de 16 heures : captures d’écran (page 2 de la chronique)

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La broderie : le bal de Madame B

Présentation sur le site des Ateliers ouverts 2022. Nathalie Berizzi-Graux. Atelier, 35 rue du Fossé des Treize, Strasbourg.

Youtube, février 2022, 4’08. L’atelier du Bal de Madame B, une découverte en forme de portrait.

Diaporama de 20 photos.

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Brodeuse de mode, chineuse de précieux. « Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, je chine mes matières premières nobles, naturelles, perles, tissu, vêtements anciens, linge de lit, pour en raconter des histoires et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille. Toiles ordinaires à usage domestique, humbles et modestes, pudiques et anonymes, habits austères, ils deviennent pour moi le prolongement d’une garde robe raffinée et sophistiquée. Sortir la toile de la coulisse pour la placer sur scène pleine d’artifices, grâce à l’impression de mes collages, personnages romanesques, dandy, androgynes et au décalage par le fil ».

Le site web : le Bal de Madame B.

« Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, le travail de Nathalie Berizzi-Graux commence à l’instant même où elle se met à chiner des matières premières nobles, anciennes et naturelles, perles, fils et paillettes, pour en raconter des histoires immuables, et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille »…

Collages papier, impression à l’encre, broderie main

« Le processus de réalisation est long et aléatoire. Il dépend essentiellement du butin, de la source première, des matériaux trouvés imparfaits et uniques, de la matière, du tissage et finition particulière et irrégulière, traces, tâches, de leur réaction à l’eau, à la pression de l’encre et poids des passementeries anciennes, qui y seront appliquées et à la part de hasard à laquelle le BAL DE MADAME B tient absolument.

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Dijon. Passion et Résurrection

La Semaine Sainte dans l’Art : Passion et Résurrection du Christ. Premier musée visité : Dijon, Musée des Beaux-arts, Chapelle des Élus, Église Saint-Étienne.

Diaporama de 39 photos (14 œuvres, notices, et détails).

  • Évènements de la Semaine sainte. L’Entrée du Christ à Jérusalem. Le lavement des pieds. La cène. Au jardin des oliviers. Devant le grand prêtre. Les outrages et la trahison de Pierre. La flagellation. Le couronnement d’épines. La condamnation à mort. Ecce homo. Le portement de la croix. Le voile de Véronique. La crucifixion. Le Christ et les deux larrons. La descente de croix. la Pietà. La mise au tombeau. La déploration.  La résurrection. Le Christ et les pèlerins d’Emmaüs. Le Christ à Thomas : Noli me tangere.

A. Le retable de Saint Rombault de Malines. L’entrée à Jérusalem et le lavement des pieds, par Rubens, 1632.

« Les deux petits panneaux de L’Entrée du Christ à Jérusalem et du Lavement des pieds formaient autrefois la prédelle, c’est à dire la partie inférieure, d’un grand retable où figurait, comme scène principale, une grande Cène aujourd’hui conservée à la Pinacothèque de la Brera à Milan.

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Cet ensemble fut commandé en 1632 par Catherine Lescuyer pour orner la chapelle du Saint-Sacrement de l’église Saint-Rombault de Malines où son père était enterré. L’iconographie de ces trois tableaux est très cohérente et traite de scènes de la vie du Christ précédant immédiatement la Passion : l’arrivée à Jérusalem le dimanche des rameaux, puis le lavement des pieds qui prend place immédiatement avant la Cène, dernier repas partagé entre le Christ et ses disciples.

L’exécution des deux panneaux sur chêne de la prédelle, plus rapidement brossés que le tableau central, peint sur toile, a parfois fait pencher les historiens en faveur d’une intervention de l’atelier dans leur réalisation. Aujourd’hui, cette exécution assez libre, surtout dans le panneau de L’Entrée du Christ à Jérusalem, semble plutôt plaider en faveur de la main de Rubens lui-même ».

B. Retable de la crucifixion. Retable des saints et martyrs. Notice de Sophie Jugie, musée des Beaux-arts de Dijon, 2002.

Jacques de Baerze (sculpteur), Melchior Broederlam (peintre), à partir de 1392, Bois peint et doré, et peinture à l’huile sur bois. Hauteur : 167 cm ; Largeur de la partie centrale : 252 cm ; Largeur de chaque volet : 125 cm.

« Le Retable de la Crucifixion, comme son pendant le Retable des saints et martyrs, qui porte les armoiries de Philippe le Hardi et de Marguerite de Flandre, provient de la chartreuse de Champmol.  

Les sculptures de Jacques de Baerze, presque entièrement dorées, offrent une vision somptueuse, qui emprunte à l’orfèvrerie la dentelle des architectures, la moulure ornée de fleurettes ou les plis comme métalliques des drapés, rivalisant avec les émaux sur ronde-bosse d’or alors en vogue. Les rehauts de polychromie sont très soignés : visages peints au naturel et riches brocarts.

Ce triptyque de bois sculpté et doré compte parmi les plus anciens exemples conservés de ces retables flamands dont les villes de Bruxelles, Anvers et Malines se sont fait une spécialité tout au long du XVe siècle et au début du XVIe siècle.

Le fond or relevé de motifs poinçonnés, les couleurs éclatantes parmi lesquelles se détache le pigment le plus cher, le bleu outremer, font des peintures de Melchior Broederlam un travail raffiné et précieux.

Par leur exceptionnelle qualité, ces peintures sont des jalons essentiels de la peinture de la fin du XIVe siècle. Melchior Broederlam fut le peintre attitré du comte de Flandre Louis de Mâle, puis de son gendre Philippe le Hardi. Son activité est documentée de 1381 à 1410. Le Retable de la Crucifixion est sa seule œuvre conservée.

Encore marqué par l’art gothique international, le peintre témoigne de sa connaissance de la peinture italienne, perceptible dans le fond or et les rochers de tradition byzantine, mais aussi dans la composition de la « Présentation au Temple », qui dérive de modèles siennois. Il doit aussi beaucoup à l’art parisien pour l’élégance des gestes et des drapés ».

C. Retable de Saint-Georges. Dijon, milieu 15e siècle, Anonyme bourguignon, Peinture à l’huile sur bois transposé sur toile marouflée sur panneau. Hauteur : 161,5 cm ; Largeur : 211,5 cm. Notice de Sophie Jugie, l’Art à la cour de Bourgogne : Le mécénat de Philippe le Hardi et de Jean sans Peur (1364-1419).

« Le parallèle est évident entre le Retable de Saint Georges et le Retable de Saint Denis. Jusqu’à sa mise en dépôt à Dijon, en 1968, leur histoire les lie.

Les circonstances exactes de la commande du Retable de saint Georges nous échappent : la présence d’un chartreux sur le tableau laisse penser qu’il s’agit, plutôt que d’une commande ducale, de l’offrande d’un des religieux désireux de compléter un décor demeuré incomplet. On peut préciser leur emplacement d’origine, car on sait que deux tableaux de sujets identiques, peints en 1741 par Carle Van Loo, furent installés dans le chœur des convers, de part et d’autre de la porte qui donnait accès au chœur des pères. C’est sans doute à cette date que les deux retables quittèrent Champmol.

Un certain nombre de détails invitent à situer la réalisation du Retable de saint Georges au milieu du XVe siècle, comme la solidité des figures, les drapés aux plis cassés du manteau de la Vierge et de la veste du bourreau, ainsi que le traitement naturaliste de la végétation entre les figures. On peut rapprocher également les visages de la Vierge et des saintes femmes de fragments de vitraux provenant de la Sainte-chapelle de Dijon, qui datent du milieu du XVe siècle »…

… « Ces caractéristiques contradictoires rendent le tableau difficile à dater et le peintre difficile à situer dans une production bourguignonne du XVe siècle.  Le peintre n’est pas exempt d’une certaine maladresse, comme en témoignent le dessin peu heureux des mains, la sécheresse de certains drapés et l’entassement des figures dans un espace trop étroit. Mais il faut reconnaître chez lui la robustesse, la vigueur expressive et l’efficacité narrative qui font la saveur de la peinture bourguignonne à l’époque où le mécénat ducal s’est effacé ».

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Crespi dit Lo Spagnolo (1665-1747)

Giuseppe Maria Crespi dit Lo Spagnolo, né le 14 mars 1665 à Bologne où il est mort le 16 juillet 1747, est un peintre et graveur italien.

Le musée des Beaux-arts de Strasbourg possède trois peintures de Crespi :

  • L’Amour vainqueur ou L’Ingegno (vers 1695-1700) : partie 1 de la chronique.
  • Portrait de jeune homme accordant sa pandurina (1700-1710) : partie 2.
  • Le Christ tombé sous la croix (vers 1740) : partie 3.

Diaporama de 17 photos. La 1ère et la dernière photo (les deux tours de Bologne, la statue de Neptune), ainsi que la photo de céroplastie anatomique (partie 4) ont été prises par mes soins. J’ai en effet eu le bonheur de pouvoir travailler à Bologne, 4 mois en 1998 et 2 mois en 2008.

Autoportrait de Crespi, vers 1700, Source Wikipédia

Source : citation de l’article de Wikipédia. « Crespi est le fils de Girolamo Crespi et Isabella Cospi. Il a été surnommé Lo Spagnolo pour son habitude de porter des habits serré,s typiques de la mode espagnole de l’époque.

Élève de Domenico Maria Canuti, il se laisse d’abord imprégner par le naturalisme des Carrache, en particulier par Ludovico, diffusé par Carlo Cesare Malvasia dans la Bologne de l’époque.

Le pape Benoît XIV l’engagea comme peintre personnel, et lui donna le titre de comte palatin ».

Tableau de Pierre Subleyras, 1741 (copie du portrait peint en 1740 par Crespi)

« En 1708, il se présente au grand-prince Ferdinand de Toscane qui l’invite à séjourner à la villa Pratolino en 1709, où il réalisera La Foire de Poggio a Caiano, inspirée d’une œuvre de Jacques Callot ».

Partie 1. L’Amour vainqueur ou L’Ingegno, vers 1695-1700, huile sur toile, 114 x 95 cm. Source : notice du MBA de Strasbourg.

« C’est seulement depuis quelques années que les critiques considèrent Giuseppe Maria Crespi comme l’un des plus remarquables artistes italiens de la première moitié du XVIIIe siècle. Ce fut un peintre très éclectique : il réalisa de grands retables, des natures mortes et des portraits. Le mélange d’attention naturaliste et d’émotion contenue qui apparaît dans son travail, allié à de grandes qualités de luministe, confère à l’œuvre de Crespi une grande originalité.

Ce tableau représente l’Ingegno, personnification de l’esprit d’invention : l’arc et la flèche évoquent son adresse et sa pénétration ; l’aigle et le cimier signifient sa générosité, la hauteur et la justesse de ses vues.

Il est possible de voir ici également le thème de l’Amour vainqueur : il apparaît sous la forme d’un bel adolescent souriant qui, l’arc et les flèches à la main, se désigne lui-même de l’index comme l’éternel vainqueur sur tout ce qui pourrait nous distraire de l’amour, notamment les sciences et les lettres, symbolisées par le livre qu’il écrase de sa main gauche et l’astrolabe placé derrière lui.

La figure, vue à mi-corps, se détache par son intense luminosité sur un fond neutre. L’ensemble de la composition se fond dans la monochromie et le coloris ne joue que sur des subtiles nuances de brun, de jaune, et de beige, que viennent ça et là animer quelques légères touches plus froides. Tout semble être conçu pour mettre en valeur la triomphante et éclatante beauté du personnage ».

Partie 2. Portrait de jeune homme accordant sa pandurina, 1700-1710, Hauteur en cm 81.5, Largeur en cm 69, Huile sur toile (ovale). Source : Pop culture.

« Un jeune homme, vêtu d’une chemise blanche et d’un veston brun-rouge accorde une pandurina posée sur ses genoux. Assis de trois quarts, il est entouré des instruments de ses loisirs : une raquette et un volant sont posés sur une table, une arbalète est laissée contre un mur. Derrière le personnage, un vase avec des fleurs claires prend également place sur une table. Le personnage, unique protagoniste du tableau se détache d’un fond très sombre ».

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Mulhouse. J-J. Henner, dessinateur

Mulhouse. Jean-Jacques Henner (1829-1905), dessinateur

Exposition du Musée des Beaux-arts, 9 octobre 2021 | 30 janvier 2022.

Diaporama de 49 photos : dessins de J-J. Henner réalisés avant 30 ans, dessins réalisés à Rome (copie de maîtres italiens), dessins sur des supports insolites.

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Exposition à Strasbourg : Henner, prix de Rome en 1858 (10 photos), Henner, 30 ans en 1859 (47 photos).

Citations du site du Musée des Beaux-arts de Mulhouse.

« En 2021, trois expositions à Paris, Strasbourg et Mulhouse rendent hommage à Jean-Jacques Henner (1829-1905), artiste alsacien unique en son temps. Grand Prix de Rome, membre de l’Académie connu pour ses représentations de femmes rousses, Henner s’avère également un dessinateur talentueux et prolifique. Le Musée des Beaux-arts de Mulhouse, qui possède la plus importante collection du peintre en région, dévoile ces dessins d’une étonnante modernité issus du fonds d’atelier.

L’étroite collaboration avec le Musée national Jean-Jacques Henner à Paris et la Bibliothèque de Mulhouse permet de redécouvrir ces étonnants croquis et esquisses, parfois réalisés sur des supports insolites. Le parcours thématique, présentant plus de soixante-quinze dessins et carnets ainsi que des peintures, offre un regard intime sur le processus créatif de l’artiste.

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Le palais Rohan en 46 photos

Strasbourg, le palais Rohan en 46 photos. Suite de la chronique : 1727-1742. Le palais d’Armand-Gaston de Rohan et de Robert de Cotte.

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Deux diaporamas : le Portail d’entrée et la Cour d’honneur (28 photos de Pierre Dubois), la façade palatiale sur la rivière Ill (18 photos).

Source. Citations du Blog Noblesse et Royauté.

La façade d’entrée, donnant sur la place du château et la cathédrale, est percée en son milieu d’un portail monumental en forme d’arc de triomphe qui reprend, de façon plus somptueuse, celui de l’Hôtel de Soubise (1705), à Paris, propriété des parents du cardinal.

Ce portail, logé au centre d’un hémicycle, est encadré de deux pavillons d’angle.

Il est couronné par les groupes sculptés de la Clémence et de la Religion, tandis que, de part et d’autre, des pots-à-feu en forme d’encensoir et des groupes de génies ponctuent la balustrade de la terrasse et complètent l’iconographie épiscopale.

Cette façade est celle qui, par son décor, fait le plus explicitement allusion à la fonction de résidence épiscopale ; elle est aussi le seul élément baroquisant du palais.

Le grand portail donne accès à la Cour d’honneur.

La façade au fond de cette Cour est marquée par un avant-corps médian en léger ressaut, animé de pilastres superposés et couronnés par un fronton armorié portant sur les rampants deux statues de Robert Le Lorrain (1666-1743, actif à Strasbourg de 1735 à 1738) : la Force et la Prudence.

Des têtes sculptées (mascarons), dues au ciseau du même artiste, ornent les clés de cintre des fenêtres du rez-de-chaussée. Les ailes en retour, abritant les entrées, sont encadrées de piliers et colonnes accouplées, composition chère à Robert de Cotte.

La façade principale (côté Ill) est à dix-sept fenêtres, entourant un corps central à quatre colonnes engagées et coiffé d’un fronton triangulaire. Cette façade est la plus palatiale.

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1689-1728. La médecine bernée

Suite de la publication d’estampes du 18ème siècle, archivées au Cabinet des dessins et estampes de Strasbourg. 1689-1728. La médecine bernée pendant 39 ans.

Diaporama de 13 photos.

A. Strasbourg, une fille phénomène, Anne-Marie Salomé Erdrich (source : Canalblog).

« Portrait authentique de la nommée Anne-Marie-Salomé Erdrich, décédée célibataire à Strasbourg le 24 février 1728, dans la 64e année de son âge, et qui a, de son vivant, mystifié le monde savant pendant environ 39 ans par un formidable ventre« .

« Cy l’on peut voir, en image exacte et véridique, la femme dépravée opprobre de son sexe, qui pendant près de 40 ans, a berné sans vergogne le monde, d’habitude si défiant. Nul n’y soupçonnait malice ni tromperie ; son travestissement lui attirait partout compassion, alors que son gros ventre, arsenal d’une rare fourberie, n’était qu’imposture et artifice. Messieurs les médecins épiaient le moment où ils découvriraient un nouveau phénomène dans ce sac à chiffons. N’ayant jamais supposé la ruse, le sac à chiffons les a rendus rouges de confusion. Ô sac, ô paquet de vermine, il semble que rien ne te manque, car les poux peuvent bien s’y compter par millions. Fi ! le vilain son que ça rend ! Est-ce là l’avorton qui en sort ? Oh ! Oh ! écartez-en les mains ».

« Les lignes qui précèdent sont la traduction littérale du titre et de la légende de la gravure … Cette planche allait être mise en vente, quand l’Académie, instruite de la chose et confuse du résultat d’une autopsie à laquelle avaient procédé trois de ses illustres professeurs, Jean Saltzmann, Jean Boecler et le vieux Valentin Scheid, assistés de tous leurs disciples et d’un grand nombre de médecins de la ville, obtint par l’influence du comte Du Bourg, gouverneur d’Alsace, non seulement la destruction des épreuves déjà tirées, mais même celle de la planche« .

  • Destruction des épreuves ? Peine perdue : les gravures sont facilement reproduites et circulent à grande vitesse. Destruction de la planche ? Peine perdue : quatre caricatures différentes dans cette chronique sourcée auprès du Cabinet des estampes ; il devait y en avoir d’autres.

« Cependant l’Académie ne put empêcher la divulgation de sa singulière déception, malgré le mémoire que publia Jean Boecler pour se disculper ; les périodiques de l’époque en firent des gorges chaudes en la relatant tout au long, et c’est ainsi que Barbier, avocat au Parlement de Paris, la consigna dans son célèbre journal ».

Chronique de la Régence et du règne de Louis XV (1718-1763) au Journal de Barbier. Voici, en effet, ce qu’on y lit sous la date de mai 1728, t. II, p. 43″ :

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1792. Rouget de Lisle, La Marseillaise

1792 (25-26 avril), Rouget de Lisle et Philippe-Frédéric de Dietrich, La Marseillaise.

1.Cabinet des dessins et estampes de Strasbourg. Source : Archives GF15, gravures EV15 11-21

Diaporama de 31 photos. (Pierre Dubois, octobre 2021).

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2. Biographie de Rouget de Lisle : 32 ans en 1792. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Claude Joseph Rouget dit de Lisle, souvent appelé Rouget de l’Isle, est un officier du génie, poète et auteur dramatique, né le 10 mai 1760 à Lons-le-Saunier et mort le 26 juin 1836 à Choisy-le-Roi.

Sorti de l’École royale du génie de Mézières, il est nommé dans différentes garnisons, dont Mont-Dauphin. En garnison à Strasbourg à partir du 1er mai 1791, il fait la connaissance de Philippe-Frédéric de Dietrich, maire de Strasbourg, dans une loge maçonnique. À la demande de celui-ci, il compose plusieurs chants patriotiques, dont l’Hymne à la Liberté pour la fête de la Constitution célébrée à Strasbourg, le 25 septembre 1791. La musique, inspirée d’Ignace Joseph Pleyel et que de Dietrich fait chanter par la foule sur la place d’Armes à Strasbourg.

Plus tard, il compose Le Chant de guerre pour l’armée du Rhin, le 25 avril 1792, chanté par Philippe-Frédéric de Dietrich lui-même pour la première fois en public dans son salon, dès le lendemain 26 avril.

Rouget de Lisle quitte Strasbourg le 13 juin 1792 pour diriger la forteresse de Huningue. Le 10 août 1792, il est destitué de ses fonctions de capitaine par Lazare Carnot pour avoir protesté contre l’internement de Louis XVI à la suite de la prise des Tuileries.

Rapidement réhabilité, il rejoint l’armée du Nord comme capitaine au corps de génie et devient aide de camp du général Valence à l’armée des Ardennes où il se lie d’amitié avec le général Le Veneur et l’adjudant général Hoche. Il s’illustre en tant qu’ingénieur lors du siège de Namur, dont la citadelle est prise aux Autrichiens le 2 décembre 1792. Il ajoute alors deux couplets à la Marseillaise, intitulés Couplets aux Belges, qui sont imprimés à Namur.

Proche des monarchiens, il est emprisonné sous la Terreur mais échappe à la guillotine.

En 1795, il est envoyé à l’armée des côtes de Brest sous les ordres du général Hoche. Il affronte les Chouans et les Émigrés lors de l’expédition de Quiberon. Il démissionne en 1796 et vit difficilement à Lons-le-Saunier.

Il est l’auteur d’autres hymnes moins connus tels que l’Hymne Dithyrambique sur la conjuration de Robespierre et la Révolution du 9 Thermidor (1794) et Vive le Roi ! (1814) ».

3. Postérité immédiate de la Marseillaise (source : extraits du site Emig.free)

« Après un discours prononcé le 21 juin 1792 devant le Club des amis de la Constitution de Marseille, le médecin montpelliérain François Mireur est l’invité d’honneur d’un banquet ; il est prié de prononcer un nouveau discours au club des Jacobins, mais il préfère entonner le chant, entendu à Montpellier quelques temps plus tôt.

Suscitant l’enthousiasme, le chant de Claude Joseph Rouget de Lisle est imprimé dès le lendemain par le Journal des départements méridionaux daté du 23 juin 1792 et dirigé par Alexandre Ricord. Ce périodique donne, sur sa seconde colonne de sa quatrième et dernière page, le texte du Chant de guerre aux armées des frontières.

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Strasbourg. Marche, Festival Climat

Strasbourg, Samedi 2 octobre 2021. Manifestation au départ du Palais universitaire, devant lequel se tient le Festival Climat : une dizaine de stands dont Alsace nature, CCFD Terre Solidaire, Emmaüs Mundus, Oxfam, Green Peace, Le Stück monnaie citoyenne. Il est 13 heures 45, la fréquentation du public est clairsemée.

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Album de 56 photos. Une vingtaine de drapeaux et de pancartes, écrites pour l’occasion, une nouvelle marche pour le climat, centrée sur l’éducation à l’environnement.

Banderole ouvrant le défilé : une vraie éducation à l’environnement pour maintenant. Que veut dire dans le contexte actuel une vraie éducation ? et une éducation pour maintenant ? Impossible d’obtenir une réponse : aucune organisation n’est mentionnée sur ce grand calicot de couleur dégradée, du vert foncé au blanc.

7 à 800 manifestants au plus fort de la manifestation. Atmosphère zen, mais au rythme de deux orchestres percutants.

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