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1667-1750. Manufacture des Gobelins

La Manufacture des Gobelins au 17ème et 18ème siècles. Deux dates importantes. 1667, un édit royal fixe l’organisation générale de la manufacture et les avantages octroyés à ses habitants. 1750, la manufacture connait une grave crise financière et artistique.

Suite de la chronique Château de Compiègne. Chasses de Louis XV

Diaporama de 21 photos

Article de l’Encyclopédie consacré à la Tapisserie des Gobelins

Pour aller plus loin. Encyclopédie Diderot & d’Alembert, Recueil de planches sur les sciences, les arts libéraux, et les arts mécaniques avec leur explication, Bibliothèque de l’image, 2002.

La Manufacture des Gobelins. Extraits de l’article de Wikipédia.

1660. « Reprenant pour le compte de Louis XIV le plan mis en œuvre par Henri IV, Colbert incite peu avant 1660 le hollandais Jean Glucq à importer en France un nouveau procédé de teinture écarlate appelé « à la hollandaise ». Celui-ci se fixe définitivement en 1684 dans une des maisons de l’ancienne folie Gobelin qu’il achète et embellit après avoir obtenu des lettres de naturalité.

Appréciant la qualité des productions de l’enclos des Gobelins, Colbert réussit à convaincre Louis XIV de donner les moyens nécessaires au lustre censé glorifier la monarchie. Voulant donner une tout autre organisation à l’œuvre d’Henri IV, il ne renouvelle pas à Hippolyte de Comans la concession en 1661 : il emprunte afin d’acheter le 6 juin 1662 au sieur Leleu l’hôtel des Gobelins (environ 3,5 hectares, maintes fois agrandi) pour la somme de 40 775 livres. Ainsi nait la Manufacture royale des Gobelins qui dépend du surintendant des bâtiments et est soumise par lui à l’autorité du premier peintre du Roi, Charles Le Brun, lequel, nommé officiellement en 1663, a par la suite sous ses ordres des équipes entières d’artistes, bons peintres, maîtres tapissiers en haute lisse, orfèvres, fondeurs, graveurs lapidaires et ébénistes

La Manufacture des Gobelins reçoit de l’édit royal de novembre 1667 son organisation définitive, d’importants avantages étant octroyés à ses habitants : exemption d’impôts, renoncement au droit d’aubaine, entretien des apprentis choisis. Charles Le Brun y déploie jusqu’à sa mort le 12 février 1690 une prodigieuse activité, en implantant les premiers travaux de haute lisse – 19 tentures (197 pièces) et 34 en basse lisse (286 pièces) – les œuvres de la Manufacture, destinées à l’ameublement des Maisons royales et aux présents diplomatiques, acquièrent par leur magnificence une réputation internationale qui subsiste trois siècles plus tard. Différents successeurs tels Pierre Mignard et Robert de Cotte continuent et développent le dessein de Le Brun.

En 1674, Jean Glucq épouse Marie Charlotte Jullienne, sœur d’un fabricant de drap et teinturier réputé auquel il s’associe, François Jullienne, qui possède de son côté un secret pour le bleu de roi. Jean de Jullienne, neveu de Marie Charlotte, seconde par la suite son oncle François à la direction des manufactures royales de draps fins et teintures de toutes couleurs, façon d’Angleterre, d’Espagne et de Hollande.

Le passage du Rhin par Louis XIV en juin 1672 (manufacture des Gobelins, 1682 à 1684)

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Critiquer le classement de Shanghai

Classement de Shanghai : 12 chroniques critiques d’Histoires d’universités depuis 2009

La Saison 8 du blog étant commencée, je ne commente pas le classement de Shanghai 2020.

Miche Abhervé, blogueur Alternatives Économiques, m’a communiqué le lien vers un article The Conversation (13 août) : Débat. Classement de Shanghai, un palmarès pas très classe. Je l’en remercie.

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1736. Strasbourg. Hôtel de ville

Chroniques sur l’Histoire du 18ème siècle. Suite de la chronique Princes possessionnés en Alsace

1728. Régnier III de Hanau-Lichtenberg décide la construction d’un nouvel hôtel à Strasbourg. Celui-ci prendra le nom de Hanau.

1731-1736. L’hôtel est édifié par Joseph Massol (1706-1771), architecte de l’Évêché et du Grand Chapitre. Les  plans, élaborés par Robert de Cotte (1656-1735), premier architecte du Roi, ont été modifiés par Massol.

Trois albums sur l’Hôtel de Hanau (Hôtel de ville de Strasbourg. 69 photos

  • Le portail (rue Brûlée) et la façade de la Cour intérieure: 32 photos
  • La façade et ses 17 fenêtres (place de Broglie) : 14 photos
  • Les salons de l’étage : 23 photos.

Source principale du texte : citations de Maryla Boutineau, Bernard Rohfritsch, A la découverte de l’Hôtel de Ville de Strasbourg, L.D. L’Édition, 2017, 113 pages.

Le plan du palais s’apparente à celui d’un grand hôtel parisien du style Régence de la première moitié du 18ème siècle. La vaste demeure en forme de fer à cheval est située entre la cour d’honneur rectangulaire et un espace libre qui servait principalement de marché aux chevaux (place de Broglie aujourd’hui).

Le portail (rue Brulée aujourd’hui)

La Cour d’honneur est fermée au sud par un mur concave, percé en son milieu d’un portail solennel surmonté du blason de la Ville de Strasbourg.

Il est entouré d’armes et de drapeaux, d’ailes, de tambours, de boucliers et de trompettes ; l’ensemble évoque la force militaire, la victoire, le courage et la renommée.

Deux trophées militaires et deux vases sont posés sur le parapet. L’un d’entre eux est composé d’une armure romaine, d’un casque à panache, de haches, d’un faisceau de licteur, de piques, d’un bouclier…

Les trophées d’applique, célébrant la chasse et la guerre, encadrent le portail. Sur le bas-relief de gauche, des flèches, un arc et un carquois. Sur celui de droite, une épée, un sabre, une hache et une masse d’armes.

Corps de logis principal

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18ème siècle. Abbaye Saint-Étienne

Chroniques sur l’Histoire du 18ème siècle. En 1687, l’église de l’abbaye Saint-Étienne de Strasbourg est rendue au culte catholique. En 1718, les Visitandines y ouvrent un pensionnat pour l’éducation des jeunes filles nobles (chronique à venir).

Quatre albums (photos en grand format)

718. « Fondation du monastère Saint-Étienne (Strasbourg) par le duc d’Alsace Adalbert, frère de sainte Odile, décédé en 722. Celle-ci en devient la première abbesse. 12ème siècle (3ème quart). Les reliques de sainte Attale, fille d’Adalbert et première abbesse du lieu, attiraient tant de pèlerins que leurs dons permirent de reconstruire l’église durant le dernier quart du 12e siècle ». Source, Route romane d’Alsace, église Saint-Étienne

Vues générales de l’abbaye, hier et aujourd’hui. 16 photos

15ème siècle, deux tapisseries. 1450 (vers). Tenture de la vie de sainte Attale, laine et lin. 1470-1480. Tenture de la vie de sainte Odile, laine et lin.

15ème siècle. Tapisseries de sainte Odile et de sainte Attale. 29 photos

« Bâle et Strasbourg ont constitué au XVe siècle les deux grands centres de production de tapisserie du Rhin Supérieur. L’art réputé de la tapisserie strasbourgeoise subsiste en particulier à travers les longues bandes conçues pour l’ornementation des chœurs, des autels ou des stalles des églises. Les tentures de chœur, accrochées lors des jours de fête, relatent généralement l’histoire du saint patron de l’église. Par leurs dimensions considérables, elles se prêtent à d’importants développements narratifs.

Ces deux séries provenant de l’église Saint-Étienne de Strasbourg, un couvent de chanoinesses nobles, sont consacrées à la vie de sainte Odile et à celle de sainte Attale, nièce d’Odile et fille du duc Adalbert, le fondateur de l’abbaye. Au-dessus des scènes qui décrivent les différents épisodes de la vie des saintes, des phylactères portent des inscriptions qui en expliquent le sens.

Les deux tentures, d’une seule pièce à l’origine, ont été séparées en deux par la suite. La tapisserie de sainte Attale raconte par le texte et par l’image l’histoire de la fondation du couvent au début du VIIIe siècle et celle des reliques qu’il possède. Celle de sainte Odile, plus tardive, présente différentes scènes de sa vie. Elle témoigne d’une évolution stylistique : son arrière-plan n’est plus purement ornemental, mais présente des décors architecturaux et paysagers qui tendent à plus de réalisme ».

Pour aller plus loin : Xavier Ohresser, Les tapisseries de l’église Saint-Étienne de Strasbourg, Lyon, 1968.

1501. Déploration du Christ par Nicolas de Haguenau

16ème siècle. Déploration du Christ. 9 photos

17ème et  18ème siècles. Schlaefli Louis, Cent cinquante images de Saint-Étienne à Strasbourg, Imprimerie Scheuer, 2011, 64 pages.

« Les dessins de J. J. Arhardt et de Silbermann, les lithographies de Sandmann ou d’A. Straub permettent de se faire une idée de l’église romane et de l’abbaye aux XVIIe et XVIIIe siècles.

1661. La crucifixion. Source : citation du cartel du tableau. Toile commandée en 1661 à un maître resté anonyme par la prieure du couvent saint Marguerite et Agnès. Restaurée en 1820 par un dénommé Diebold, elle a été acquise par l’abbé Mühe pour l’église Saint-Etienne.

17ème siècle. Crucifixion. 12 photos

S’inspirant de Rembrandt et de Dürer, l’artiste y présente plusieurs scènes différentes de la mise en croix du Christ dans lesquelles se répartissent une cinquantaine de personnages.

1687. Après la capitulation de Strasbourg en 1681, l’abbaye est rendue au culte catholique par la France. Des Antonins s’y installent.

1702. Ils sont remplacés par des Visitandines.

1710. Un orgue est attesté. 1716. Construction d’un orgue neuf par André Silbermann.

1718. Les Visitandines ouvrent un pensionnat pour l’éducation des jeunes filles nobles. Pour aller plus loin : Chantal Grell et Arnaud Ramière de Fortanier, L’éducation des jeunes filles nobles en Europe, XVII – XVIIIèmes siècles, Presses de l’université Paris-Sorbonne, 2004.

1792. Les Visitandines sont expulsées.

1944. Les bâtiments romans sont détruits au cours d’un bombardement aérien. Le transept et le chœur, moins endommagés, sont restaurés. La nef est moderne (1961).

Déjà très endommagée au cours du 19e siècle alors qu’elle servait de salle de spectacle, l’église romane fut victime des bombardements aériens de 1944. Seuls subsistent le transept et le chevet à trois absides voûtées en cul de four. Un beau linteau roman représentant deux dragons affrontés est visible dans le croisillon sud.

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J-B. de La Salle (1651-1719)

Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719). Source de la biographie : article de Wikipédia

1651. Né dans une famille noble de juristes, aîné de onze enfants, il est le fils de Louis de La Salle, conseiller au Présidial de Reims, et de Nicole de Moët de Brouillet. La famille vit dans l’Hôtel de La Salle, encore visible, actuellement.

1662 (11 ans). Jean se sent la vocation religieuse. Tonsuré à 11 ans, il se destine à la prêtrise. Formé à la Sorbonne et au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, dont la spiritualité le marque profondément.

1667 (16 ans). Il devient dès janvier chanoine à Reims.

1670 (19 ans).  Il étudie la théologie à Paris à partir de 1670

1678 (27 ans). Il est ordonné prêtre le 9 avril.

1679 (28 ans). Dans sa ville natale, on lui confie la fondation d’écoles paroissiales pour enfants pauvres.

1680 (29 ans). Il est reçu docteur en théologie.

1683 (32 ans). Il résigne son canonicat.

1684 (33 ans). Il fonde la congrégation des Frères des Écoles chrétiennes (chronique du blog). Par la suite, il ouvre des écoles professionnelles, des écoles du dimanche, des maisons d’éducation pour les enfants des rues. Beaucoup s’opposent à la fondation des Frères des écoles chrétiennes, mais Jean-Baptiste de La Salle insiste et va jusqu’au bout de son projet.

1688 (37 ans). Il ouvre les premières écoles à Paris, la première au 12 rue Princesse dans le VIe arrondissement, où il vient s’installer.

1692 (41 ans). Il ouvre à Vaugirard le premier noviciat. Il recrute de jeunes maîtres auxquels il propose une forme de vie consacrée à Dieu qui leur laisserait cependant leur caractère laïque. À leur intention, il rédige une sorte de règle dans cet esprit. Ainsi se forme le noyau du futur Institut des Frères des écoles chrétiennes, voué à l’instruction et à l’éducation des enfants des milieux populaires.

1694 (43 ans). Il est élu supérieur de la nouvelle congrégation et la dote d’une règle plus élaborée. Il poursuit son œuvre pédagogique et spirituelle, rédigeant notamment un ensemble d’ouvrages à l’intention des maîtres.

1695 (44 ans). Un des plus anciens traités de politesse, Les Règles de la bienséance et de la civilité chrétienne.

1698 (47 ans). Il achève de mettre au point les règles de la Congrégation.

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Peintures du 18ème à Strasbourg

Suite de la chronique, Quiz. 8 peintures françaises du 18ème siècle, musée des Beaux-arts de Strasbourg.

9 peintures du 18ème siècle (Espagne, Flandres, Hollande, Italie), collections du Musée des Beaux-arts de Strasbourg. Ci-dessous citations de quelques notices en ligne.

Album de 23 photos

La Vierge en gloire avec saint Laurent et à saint François de Paule, Gian Domenico Tiepolo (Venise, 1721 – Venise, 1804).

« Ce grand tableau ornait au XVIIIe siècle l’autel principal de l’église de Campolongo al Torre, petite ville du Frioul au nord-est de Venise. Au XIXe siècle, il fut vendu afin de subvenir aux frais de reconstruction du campanile et, vers 1895, acheté par le musée des Beaux-Arts de Strasbourg chez un marchand de Florence.

Il était alors attribué à Giambattista Tiepolo, le plus célèbre des peintres italiens du XVIIIe siècle. À cette époque, on confondait souvent l’œuvre de ce peintre avec celle de son fils Giandomenico, au style très proche, et l’on attribuait volontiers les plus beaux tableaux au père. Ce n’est qu’au cours des dernières décennies que les historiens d’art ont pu départager les œuvres de l’un et de l’autre, mettant en lumière l’originalité et la grandeur de l’art de Giandomenico et lui rendant nombre d’œuvres importantes parmi lesquelles le tableau de Strasbourg ».

Vue de l’église de la Salute depuis l’entrée du Grand Canal, Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto (Venise, 1697 – Venise, 1768), vers 1727.

« Canaletto, peintre vénitien renommé, s’est surtout adonné au genre pictural de la veduta. Ce type particulier du paysage, centré sur la représentation d’une vue de ville, tend à rendre avec précision la réalité, sans pour autant que l’œuvre soit dénuée d’une certaine poésie rendue par la transparence lumineuse.

Canaletto privilégie la représentation des sites et monuments célèbres de la ville de Venise ou de sa lagune et reprend souvent le même sujet dont il donne de multiples variantes.

Le tableau, grâce au support, rayonne de clarté et de luminosité. L’éclairage venant du sud-ouest indique une heure déjà avancée dans l’après-midi et la peinture lisse et fluide donne un effet d’ »après la pluie ».

Canaletto, à destination des riches touristes anglais, rend compte également de la vie quotidienne à Venise, à proximité du Grand Canal : les gondoliers, la présence de marchands, des diplomates venus d’Orient »…

Allégorie du Bon conseil, Francesco Zugno, vers 1750.

« Cette peinture de plafond qui ornait une pharmacie vénitienne est remise dans sa position d’origine et accompagnée d’une élévation dessinée des meubles de l’officine ».

Portrait de Don Bernardo Iriarte,  Francisco de Goya y Lucientes (Saragosse, 1746 – Bordeaux, 1828).

« Bernardo Iriarte était lié d’amitié avec Goya. Il faisait partie de ces Illustrados (« hommes éclairés ») qui entreprirent à la fin du XVIIIe siècle de sortir l’Espagne de sa léthargie intellectuelle et sociale, et de l’ouvrir au « siècle des lumières ». Libéraux, ils sympathisèrent avec les idées de la Révolution française. Plusieurs devaient s’engager aux côtés du roi Joseph, le frère de Napoléon, de 1808 à 1813. Iriarte fût de ceux-là et dût s’exiler comme Goya, après la guerre d’Espagne.

Le portrait a été exécuté en 1797, au moment où ces Illustrados étaient provisoirement arrivés au pouvoir et où Iriarte avait été nommé ministre de l’Agriculture. Que Goya portraiture plusieurs des hommes les plus éminents de ce parti libéral, ainsi que Guillemardet, ambassadeur de la République française est d’ailleurs l’une des indications les plus fiables quant à ses inclinations idéologiques personnelles. La première personnalité étrangère qu’il ait peinte, en 1798 précisément, était un régicide !

On doit relever l’extraordinaire qualité picturale du tableau et ce qu’elle annonce de l’impressionnisme par la fragmentation de la touche ».

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Les prince-évêques au 18ème siècle

Saison 8 du blog. Histoire du 18ème siècle en France et en Europe. Chronique sur les prince-évêques (citations d’extraits de l’article de Wikipédia).

« Prince-évêque (Fürstbischof) est le titre que portaient les évêques du Saint-Empire romain germanique qui, en plus d’administrer leur diocèse, régnaient sur un domaine temporel ou principauté ecclésiastique jouissant de l’immédiateté impériale. Ils étaient membres des États impériaux et siégeaient à la diète d’Empire. Les pouvoirs qu’ils exerçaient étaient équivalents à ceux des princes laïcs.

Le pouvoir politique des évêques est notamment lié au combat entre l’autorité centrale de l’Empire et les maisons princières puissantes. Au Moyen Âge central, les rois des Romains avaient commencé à conférer des droits souverains aux évêques désignés par eux. Les dignitaires religieux sont ainsi devenus des alliés essentiels et loyaux dans la lutte contre l’influence des grandes dynasties

Les princes ecclésiastiques d’Empire les plus puissants étaient les trois archevêques électeurs de Mayence, Cologne et Trèves. Le premier était l’archichancelier pour la Germanie et le plus important des électeurs : la Bulle d’or, établie par l’empereur Charles IV en 1356, stipulait qu’il était le président de l’assemblée électorale à Francfort et le dernier des sept à voter ; sa voix était donc déterminante en cas de partage à égalité des six premiers votes.

La matricule d’Empire, arrêtée à la diète de Worms en 1521, recense les trois électeurs ecclésiastiques et quatre États impériaux au rang de princes-archevêques : à Magdebourg, Salzbourg, Besançon et Brême. De plus, elle connaît au total 46 princes-évêques catholiques, par exemple à Bâle, Cambrai, Genève, Hildesheim, Liège, Münster, Paderborn, Sion, Strasbourg, Trente et Utrecht, ainsi que les Trois-Évêchés lorrains de Metz, Toul et Verdun.

Le nombre de prince-évêques a été réduit considérablement au cours de la réforme protestante.

Les grands dignitaires étaient souvent des chefs temporels plus que spirituels et il n’était pas rare qu’ils ne fussent même pas prêtres. Ainsi Ferdinand de Bavière, frère du duc Maximilien Ier de Bavière qui fut prince-archevêque de Cologne au temps de la guerre de Trente Ans, était également évêque de Freising, de Hildesheim, de Liège, de Münster et de Paderborn, mais n’était pas prêtre ». Par contre, pour être créé « cardinal », il faut être prêtre.

« Au siècle des Lumières, la légitimation du pouvoir temporel des évêques a pris fin face au rationalisme et à l’Aufklärung, notamment sous l’effet de la Révolution française. La totalité des principautés ecclésiastiques restantes fut supprimée à la suite de la paix de Lunéville au début du XIXe siècle » ».

Lire la suite…

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Strasbourg. L’alliance inattendue

Dimanche 7 juin 2020, vers 17 heures, terrasse du Palais Rohan, en bordure de l’Ill. J’ai programmé de photographier quelques édifices du 18ème à proximité, dont certains poêles de corporations de métiers (chroniques du blog sur l’Histoire du 18ème siècle).

Changement de programme : je comprends tout de suite que se font photographier les deux hommes-clés de l’alliance inattendue pour le second tour des élections municipales 2020, le 28 juin prochain. Alliance d’entre les deux tours, conclue entre la liste LREM, conduite par Alain Fontanel (premier adjoint au maire sortant), arrivée en 2ème position, et la liste du Parti Républicain, menée par Jean-Philippe Vetter et arrivée en 4ème position. Je vais les saluer, et engage une conversation avec eux ; les photographes officiels s’impatientent et me le disent gentiment.

Jean-Phillippe Vetter et Alain Fontanel

Je photographie à mon tour les deux alliés de fraiche date. J’ai choisi 7 photos : les regarder en diaporama plein écran, c’est mieux !

Alliance à droite conclue peu avant la dépôt des listes en mairie, et après l’échec de l’alliance attendue entre la liste Strasbourg Écologiste et Citoyenne, arrivée en tête au premier tour, et la liste du Parti socialiste, arrivée en 3ème position. Jeanne Barzeghian et Catherine Trautmann ne sont pas parvenues à un accord, accord qui leur aurait permis – probablement – de remporter l’élection.

Pour la première fois de ma vie

  • je n’ai pas voté au premier tour des élections municipales 2020 pour cause de pandémie, à cause des risques de contamination dans les bureaux de vote.
  • j’aurais voté pour l’alliance à gauche au second tour, le 28 juin. La fusion des listes Barzeghian – Trautmann ne s’étant pas faite pour des raisons mesquines, je m’abstiendrai. Je suis dégoûté de ces petits jeux politiciens, menés en catimini ! La politique n’est pas une lutte des places.

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Expérimentation et Technocratie

Commentaire critique de la circulaire du 6-5-2020, Expérimentation de nouvelles formes de rapprochement, de regroupement ou de fusion, Source MESRI – DGRH A1-2, BO du 4 juin 2020.

Texte de la circulaire en PDF

  • Une longue circulaire, ennuyeuse à ce point que je me demande si quelqu’un la lira en entier ; en tous cas, ce ne sera pas moi.
  • Une circulaire émanant d’un bureau d’une administration centrale, bref une circulaire technocratique.
  • Expérimenter suppose qu’une autonomie soit accordée aux établissements qui souhaitent se rapprocher, voire fusionner. Autonomie statutaire, financière, pédagogique. Pour le pire ou pour le meilleur. Diminuer la proportion d’élus des personnels dans le conseil d’administration jusqu’à la rendre minoritaire par rapport à celle des administrateurs extérieurs ne me semble pas représenter une expérimentation progressiste (cf. l’exemple de l’université Gustave Eiffel)
  • La technocratie n’aime pas l’expérimentation : elle adore réglementer jusque dans les moindres détails. La circulaire se propose de préciser les conditions de mise en œuvre des principales dispositions introduites par le texte de la loi en matière de gestion des ressources humaines. Ce faisant, elle va à l’encontre de l’autonomie ; elle est ainsi antinomique avec l’expérimentation.
  • La technocratie, puisqu’elle veut tout régenter, consomme le temps avec une extrême lenteur. Près de deux ans lui ont été nécessaires pour élaborer la circulaire GRH.
  • Heureusement, pendant ces deux années, les nouveaux établissements ont géré leurs ressources humaines. Pour le pire ou pour le meilleur. La technocratie va-t-elle rechercher maintenant les contrevenants aux règles précisées dans sa circulaire ? Non. Ce n’est pas son rôle. La DGRH A1-2 n’est ni une société de conseil, ni une inspection interne au MESRI, ni un département du HCERES, ni une Cour régionale des comptes.
  • En fait, la technocratie de la DGRH du MESRI avait-elle la compétence pour élaborer et de publier cette circulaire ? Quel types d’actes autorisés pour cette instance ? « la DGRH s’attache également à vérifier que le processus de prise de décision reste bien cohérent entre les différentes instances. Il s’agit d’écrire clairement quelle instance fait une proposition, rend un avis ou prend une décision. Différents types d’actes doivent être distingués : la proposition, l’avis simple, l’avis conforme et la décision ».
  • Une circulaire n’a pas force de loi ; au mieux, elle n’est qu’un avis. Dans le contexte d’un expérimentation organisationnelle, elle ne se sert à rien.

Texte intégral de la circulaire. L’article 52 de la loi n° 2018-727 du 10 août 2018 pour un État au service d’une société de confiance permet à un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) d’expérimenter de nouveaux modes d’organisation et de fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur et de recherche et de leurs regroupements, de nouvelles modalités de coordination territoriale et de nouveaux modes d’intégration.  

L’ordonnance n° 2018-1131 du 12 décembre 2018, prise en application de l’article 52 précité ouvre ainsi la possibilité d’expérimenter de nouvelles formes de rapprochement, de regroupement et de fusion.

La présente circulaire vise à préciser les conditions de mise en œuvre des principales dispositions introduites par le texte en matière de gestion des ressources humaines, pour les enseignants-chercheurs, les personnels de bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniques, de santé et sociaux (BIATSS) et les personnels contractuels.

I- L’élaboration des statuts de l’établissement public expérimental au regard de la problématique de la gestion des ressources humaines

L’ordonnance du 12 décembre 2018 permet aux établissements d’enseignement supérieur et de recherche d’expérimenter de nouveaux modes d’organisation et de fonctionnement dans le respect des objectifs et missions de l’enseignement supérieur. Les statuts de l’établissement public expérimental définissent ses règles particulières d’organisation et de fonctionnement. [1]

Les établissements qui envisagent de recourir à l’expérimentation dans ce cadre peuvent soumettre leurs projets de statuts à l’analyse des services de la DGRH pour ce qui concerne la gestion des ressources humaines.

Quels que soient les choix d’organisation, ces statuts doivent définir, de manière exhaustive, par énumération et/ou par renvois, les compétences des différents organes décisionnels en matière de ressources humaines, sous réserve des compétences obligatoires des instances mentionnées au livre IX du Code de l’éducation. Le tableau joint en annexe de la présente circulaire présente un panorama complet des actes de gestion RH concernant les enseignants-chercheurs et les enseignants non titulaires (cf. annexe 1) et permettra de vérifier que chaque acte relève bien d’une instance donnée.

Les statuts doivent également définir toutes les matières RH déléguées soit par le président ou le directeur de l’établissement expérimental aux établissements-composantes, soit par le président ou directeur de l’établissement-composante à l’établissement expérimental, soit entre établissements-composantes.

Outre la question de la vérification du traitement dans les statuts de l’exhaustivité des actes relatifs aux personnels de l’établissement expérimental et de ses établissements-composantes, la DGRH s’attache également à vérifier que le processus de prise de décision reste bien cohérent entre les différentes instances. Il s’agit d’écrire clairement quelle instance fait une proposition, rend un avis ou prend une décision. Différents types d’actes doivent être distingués : la proposition, l’avis simple, l’avis conforme et la décision. Dans le premier cas, la formule « Sur proposition de » sera privilégiée. S’il s’agit d’un avis, il devra être indiqué que l’instance « rend un avis ». Dans ce dernier cas, il conviendra de préciser si l’avis est simple ou conforme. Enfin, s’il s’agit d’une décision, le terme « délibère » devra être employé.

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1682-1712. Louis, duc de Bourgogne

Chroniques du blog sur le 18ème siècle en France et en Europe. Source de la chronique du jour : citations extraites de Wikipédia.

Louis de France (1682-1712), duc de Bourgogne, fils de Louis de France (dit le Grand Dauphin) et de Marie-Anne de Bavière. Par analogie avec son père, il est parfois appelé après sa mort le Petit Dauphin. Il était l’héritier en seconde ligne de son grand-père paternel Louis XIV mais mourut avant ce dernier, à l’âge de 30 ans. Son plus jeune fils devint le roi Louis XV en 1715.

Le 7 décembre 1697, il épouse Marie-Adélaïde de Savoie (1685 -12 février 1712), fille de Victor-Amédée II, duc de Savoie. Ils eurent trois enfants :

  • Louis de France (25 juin 1704 – 13 avril 1705), duc de Bretagne,
  • Louis de France (8 janvier 1707 – 8 mars 1712), duc de Bretagne puis dauphin de France,
  • Louis de France (15 février 1710 – 10 mai 1774), duc d’Anjou, futur Louis XV.

Il succéda à son père comme dauphin après la mort de ce dernier en 1711. Mais sa femme Marie-Adélaïde de Savoie et lui tombèrent malades et moururent à six jours d’intervalle au cours d’une épidémie de rougeole, entre le 12 et le 18 février 1712. Leur fils aîné, Louis, duc de Bretagne, succomba à la même maladie le 8 mars suivant.

Seul survécut leur plus jeune fils, le duc d’Anjou, alors âgé de deux ans seulement, et qui devint le roi Louis XV en 1715.

Louis de France, duc de Bourgone montra peu d’habileté à la guerre et n’éprouva que des revers dans la campagne de 1708, qu’il fit en Flandre avec l’assistance du duc de Vendôme, en réalité sous sa conduite autoritaire et fort peu bienveillante, et dans laquelle il eut à combattre Eugène de Savoie et le duc de Marlborough (déroute d’Audenarde dans la Guerre de Succession d’Espagne (1701-1714).

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