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Reims. L'opposition a jeté l'éponge

Suite de la chronique d’hier (19 mars 2020), Reims (URCA). Tapis rouge pour Guillaume Gellé

Chroniques du blog d’avant le scrutin du 9 mars 2020 : élections des Conseils centraux de l’université de Reims Champagne Ardenne.

4 mars 2020. Profession de foi des listes QRF Qualité de la Recherche et de la Formation. Georges Durry, tête de liste pour le CA, est candidat à la présidence de l’université. Il jettera l’éponge après les élections des Conseils centraux (cf. deuxième partie de cette chronique).

« La liste Pour une université humaine, équitable et dynamique soutenue par QRF est une plateforme de rassemblement pour tous ceux qui partagent une vision démocratique et pluridisciplinaire de notre université.

Le scrutin majoritaire au CA ne laisse vraiment de place qu’à deux projets. Pour cette raison, notre liste n’a cessé d’œuvrer pour ces élections à l’élaboration d’un projet unitaire à opposer au président sortant. Nous déplorons sincèrement que cette démarche n’ait pas abouti en dépit de tous nos efforts ».

Propositions de QRF (7 pages).

5 mars 2020. « Le président de l’université de Reims, par le canal de la Direction des Affaires Financières, dévoile le résultat financier 2019 pour contrer un opposant. Cette fin de campagne pour les élections universitaires à l’Urca est marquée par une polémique autour de l’excédent budgétaire »…

Commentaire d’un opposant. « Communication de ces résultats financiers illégale ou non, on peut retenir de cette affaire que les finances se portent bien après quatre ans de mandat de Guillaume Gellé ».

Georges Durry souligne : « le conseil d’administration n’a pas vérifié la réalité de cet excédent de 6 millions en 2019, ni écouté le rapport des commissaires aux comptes qui doivent certifier le travail budgétaire. Un conseil d’administration peut parfaitement rejeter un compte financier. Sans parler du contrôle de légalité parla rectrice. Ce n’est pas pour rien que ces données ne sont rendues publiques qu’après toute cette procédure ». Communiqué de la liste (QRF),

Élection du Conseil d’administration (9 mars) : résultats détaillés pour chacun des 4 collèges : album de 4 photos en grand format. QRF a obtenu 2 sièges sur 8 dans le collège A des enseignants, 2 sur 8 dans le collège B, 1 siège sur 6 dans le collège des Biatss, 5 sièges en tout contre 12 à la liste G. Gellé

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Reims. Tapis rouge pour G. Gellé

9 mars 2020. Les listes Ensemble pour l’URCA. Poursuivons l’élan ont remporté largement les élections aux Conseils centraux de l’université de Reims Champagne Ardenne (URCA).

Guillaume Gellé, président sortant, sera réélu pour un second mandat de 4 ans. Pas de surprise possible : il est le seul candidat (arrêté ci-dessous). Les deux listes d’opposition ont jeté l’éponge (chronique à suivre).

Quiz. 3 photos de Guillaume Gellé. Dans quel colloque de l’URCA ? En quelle année ? Quelle fonction occupait-il alors ?

L’élection présidentielle devait avoir lieu demain, vendredi 20 janvier 2020. Qu’importe qu’elle soit reportée à cause du confinement COVID 19. Guillaume Gellé tient depuis 4 ans le gouvernail avec son équipe ; il va continuer…

Résultats détaillés des élections (Conseil d’administration) : 10 sièges sur 16 pour les listes Gellé dans les collèges enseignants.

Ensemble pour l’URCA. Poursuivons l’élan : les 12 élus au CA (10 enseignants, 2 BIATSS)

Conseil d’administration : résultats détaillés pour chacun des collèges : album de 4 photos en grand format

Aux 10 sièges « Enseignants » s’ajoutent 2 sièges sur 6 dans le collège des BIATSS. 229 voix obtenues pour Ensemble pour l’URCA (30% des suffrages exprimés)

Dans le collège des usagers, il est probable que les 4 élus Bouge ton campus avec Intercampus (FAGE) votent en faveur du président sortant. 4 voix au CA, c’est énorme, alors que la participation étudiante a été inférieure à 10% des étudiants inscrits, que seulement 5,2 % d’entre eux ont voté pour Bouge ton campus, que 4 syndicats représentant les personnels BIATSS n’auront qu’un administrateur chacun au CA.

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Univ. Besançon. Duel sans vainqueur

Chroniques sur les élections des conseils centraux de l’université de Franche-Comté :  Président Jacques Bahi : bilan de deux mandats par Sudversion (20 février 2020) ; Duel électoral à Besançon (7 mars 2020).

Les élections ont eu lieu le 10 mars 2020. Deux candidats élus au Conseil d’administration brigueront la présidence de l’université, Macha Woronoff, 60 ans, diplômée de l’université de Franche-Comté, est professeure de pharmacie clinique, vice-présidente sortante en charge du conseil d’administration, et Daniel Gilbert, 50 ans, professeur en biologie et écologie, élu d’opposition au Conseil d’administration.

Le duel électoral du 10 mars 2020 n’a pas désigné de vainqueur. Au conseil d’administration (36 membres dont 8 personnalités extérieures) qui élira la/le président/e, Macha Woronoff et Daniel Gilbert pourront compter chacun sur 8 voix d’administrateurs, obtenues dans les collèges des enseignants (301 voix pour N. Woronoff, 131+170 ; 404 voix pour Daniel Gilbert, 93+311).

Pour être élu-e président-e, il leur faudra obtenir la majorité absolue, soit 19 voix sur 36. Résultats du scrutin. Rien n’est jamais joué quand les professeurs et les autres enseignants votent pour des listes différentes, opposées. Je fais pour ma part l’hypothèse que les enseignants et les chercheurs de rang B n’ont plus les mêmes intérêts que ceux des rangs A ni dans le champ de la formation, ni dans le champ de la recherche. Les professeurs et directeurs de recherche souhaitent la continuité de la gouvernance, maintenir les réseaux constitués au cours du ou des deux mandats précédents.

Collège A
Collège B

Quelques commentaires. 1. Taux de participations. En 2020, ce taux a été supérieur à celui observé en 2016, et ce dans chacun des 3 collèges des personnels.

  • A (professeurs) : 87,68% (242/276). Participation très forte
  • B (autres enseignants) : 65,99% (685/1038). Participation moyenne
  • C (BIATSS) : 65,36% (751/1149). Participation moyenne
  • Usagers : 9,46% (2173/22969). Participation faible (moins de 10%)

Élections 2016. La participation au scrutin a été moyenne : 70,98% dans le collège des professeurs (203 votants sur 286 inscrits), 62,08% dans le collège des autres enseignants (542 sur 873), 60,18% dans le collège des BIATSS (671 sur 1115). La participation a été faible – c’est traditionnel –   dans le collège des usagers (2.461 votants sur 21.537 inscrits, soit 11,43%).

2. Listes en compétition. Nombre important dans chacun des différents collèges (8 listes chez les BIATSS !). Ce qui veut dire que toutes les listes n’auront pas de siège d’administrateur.

  • A (professeurs) : 3 listes
  • B (autres enseignants) : 5
  • C (BIATTS) : 8. Pas de liste portant le nom de l’une ou l’autre liste d’enseignants. Bien sûr, certaines listes se sont déclarées officieusement pour tel ou tel candidat à la présidence (2 élus pour Daniel Gilbert, 1 pour macha Woronoff
  • Usagers : 5

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Eric Berton, président d’AMU

AMU Aix-Marseille Université. Yvon Berland a été président de l’université de la Méditerranée, puis président d’Aix-Marseille Université, fusion des trois universités d’aix et de Marseille. Il n’a pas terminé son second mandat pour partir à la conquête de la mairie de Marseille, comme candidat de la République en marche. Toutes les chroniques du blog sur Yvon Berland.

Simone Bonnafous, ancienne présidente de Paris 12 Créteil, ancienne directrice de la DGESIP sous le ministère de Geneviève Fioraso, a été nommée, le 1er septembre 2019, administratrice provisoire, avec pour mission l’organisation d’élections se concluant par l’élection d’un nouveau président (il n’y a pas eu de candidate à la présidence). Simone Bonnafous, service fait,  a pu rendre son tablier le 31 décembre 2019 et être nommée rectrice début février 2020.

Le nouveau président a été élu par les membres du Conseil d’administration, le lundi 6 janvier. Eric Berton a été élu avec 28 voix sur 36 votants contre 5 voix pour Philippe Blache, et 3 votes blancs.

Le communiqué de presse annonçant la nouvelle de l’élection publie

CV peu classique : il énumère au début, une liste de cinq distinctions (cinq médailles, dont celle de Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur en 2015).

CV plus classique, le parcours après le post-doctorat ; chargé de recherche au CNRS pendant 11 ans (1994 – 2005), puis, à partir de 2005, professeur des universités en mécanique des fluides et aérodynamique, doyen de la Faculté des Sciences du Sport à partir de 2010, directeur de l’Institut des Sciences du Mouvement AMU/CNRS, directeur de deux incubateurs d’entreprises

Dès le premier mandat d’Yvon Berland à la tête de l’AMU en 2012, Eric Berton est vice-président Innovation et Valorisation. Bref, il a fait – en principe – ses preuves managériales : il a été doyen de faculté, directeur de labo de recherche, président d’incubateurs, élu au Conseil national des universités et vice-président.

Profession de foi des listes PAIR, soutenant l’accès d’E. Berton à la présidence. Pour une université Partagée, Attractive, Innovante et Rayonnante énumère tous les défis du moment. Comment pourrait-on être en désaccord avec de telles propositions ? Tout est politiquement correct.

  • « mission de service public
  • mode de gouvernance devant être celui de la proximité et de la confiance mutuelle.
  • la formation, la recherche et leurs relations sont au cœur de notre mission.
  • favoriser la réussite du plus grand nombre d’étudiants et permettre une meilleure insertion professionnelle de nos diplômés.
  • notre recherche doit se développer en lien avec nos partenaires et en s’appuyant sur une politique de site.
  • l’expertise et la compétence de notre administration sont parfois freinées par des modalités et des conditions de travail inappropriées. Simplifier et fiabiliser les circuits d’information et de décision, notamment grâce au numérique,
  • l’innovation sociale, l’innovation technologique et les relations avec le monde socio-économique doivent positionner AMU comme un acteur majeur du territoire
  • qualité de vie au travail est une condition première.
  • nous placerons le développement durable et la responsabilité sociétale au cœur de nos politiques
  • je suis convaincu que nous pouvons faire d’AMU un acteur local, national et international de premier plan, dans le respect de la transparence, des valeurs humaines et pour le bien de notre communauté ».

Le site de campagne dans lequel figurait l’intégralité du projet PAIR, les 50 engagements et la liste des soutiens n’existe malheureusement déjà plus : https://www.amu2020-2024.fr/

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Bordeaux Montaigne. 2 gagnants ?

PV des résultats des élections des 11 et 12 février au Conseil d’administration de l’université Bordeaux Montaigne. Chroniques de la campagne électorale : Bordeaux Montaigne. Scrutin serré (12 février), Élections à Bordeaux Montaigne (10 février), Trois listes à Bordeaux Montaigne) (10 février).

Le taux de participation a été supérieur à 60% des électeurs inscrits dans chacun des trois collèges des personnels (ce taux est supérieur à celui observé dans les élections qui concernent les COMUE). Le taux est traditionnellement plus important dans le collège des professeurs, 78,5% à Bordeaux Montaigne (117 votants sur 149 inscrits), contre 68,9% dans le collège des autres enseignants (348 votants sur 505 inscrits), et 64,1% dans le collège des BIATSS (351 votants sur 548 inscrits).

Conseil d’administration. Répartition des élus par collège (A, B, C) et par liste en concurrence.

La liste Montaigne Autrement (candidat à la présidence, Lionel Larré) arrive en première position dans le collège A (professeurs) avec 54 voix (36,2% des inscrits) et emporte 5 sièges.

La liste Montaigne en partage (candidat à la présidence Patrick Baudry) arrive en première position dans le collège B (Maîtres de conférences et autres enseignants), avec 173 voix (soit 34,3% des inscrits) et emporte 5 sièges.

Total des voix et des sièges, obtenus par les deux listes dans les deux collèges enseignants

  • Montaigne autrement : 209 voix (54 + 155) et 8 sièges (5 + 3)
  • Montaigne en partage : 222 voix (49 + 173) et 7 sièges (2 + 5)

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Mettons l’université à l’arrêt

Université de Strasbourg. Motion de l’Assemblée générale des personnels du 31 janvier 2020. AG à l’initiative des organisations suivantes : SES-CGT, SNTRS-CGT, SNESUP-FSU, SNASUB-FSU, SNCS-FSU, DICENSUS, SUD Éducation Alsace, FO-ESR, CNT-STP 67.

La loi de programmation pluriannuelle de la recherche (LPPR), la retraite à points et la réforme de la formation des enseignants font système et constituent une même politique.

Cette politique tourne le dos aux valeurs du Service public que nous défendons. Elle attaque nos statuts, brise les solidarités et accroît la précarité, des titulaires comme des non titulaires, des enseignants comme des personnels Biatss, et des étudiants. De plus les conditions d’étude ne cessent de se dégrader. Il faut mettre un point d’arrêt à cette politique…

… Sur la base de ces deux constats – un gouvernement qui reste sourd et qui louvoie, une protestation qui s’amplifie et une colère légitime qui croît – l’AG de l’Université de Strasbourg lance un appel à tous les personnels et à tous les étudiants visant à inscrire la protestation dans la durée et à obtenir satisfaction sur notre demande de retrait des trois réformes :

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Non titulaires maltraités

Courriel du Secteur non titulaires du SNES-FSU (9 septembre 2019).

« Chères collègues, chers collègues. Beaucoup d’entre vous sont en attente d’une affectation, de l’envoi de leur contrat ou leur arrêté d’affectation ou plus souvent encore, dans l’attente du certificat de travail et d’une attestation pour faire valoir leurs droits auprès de Pôle Emploi.

Vous cherchez certainement à contacter le bureau des remplacements au rectorat, à téléphoner aux gestionnaires, à leur écrire, à vous rendre directement sur place. Tout ceci en vain. Vos appels n’aboutissent pas, vous n’obtenez pas de réponse à vos mails, vous vous faites refouler à l’accueil du rectorat.

Ne sachant pas de quoi demain sera fait, vous avez l’impression que votre situation n’est pas prise en compte. Les personnels de l’académie, au premier rang desquels figurent les non titulaires, paient l’incapacité du rectorat à assurer une préparation de rentrée qui permette d’anticiper l’affectation des collègues sur des besoins de remplacement.

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5 août 2019, un décret stupide

Information et orientation : un décret stupide. Un an après sa publication, la loi n°2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel ne pourra être pleinement appliquée lors de l’année scolaire 2019-2020, faute de textes d’application clairs et non contradictoires (cf en note finale : les différents textes).

Les conventions de mise à disposition des régions de personnels de l’ONISEP ne sont pas encore négociées et signées. Il serait donc urgent d’en abandonner l’idée, et ce d’autant que le décret du 5 août 2019 laisse entendre qu’il faut faire une convention par profession, celle-ci n’étant d’ailleurs l’objet d’aucune définition !… Des milliers de conventions ? Totalement irréaliste!

De plus et en réalité, ces conventions et leurs modalités ne sont que facultatives. Elles mettraient donc inutilement la pagaille dans les services d’information et d’orientation et instaureraient des différences de politiques d’une région à l’autre (chronique de mai 2019 : le grand bazar de l’orientation).

Analyse et critiques des articles du décret du 5 août 2019

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Bretagne Loire : 4 ans pour mourir

COMUE Université Bretagne Loire : principe de dissolution voté en CA, la forme de la future organisation encore à définir, NewsTank, 23 juillet 2019. Site de l’UBL : aucun communiqué de presse n’accompagne cette décision.

  • Cette COMUE créée par décret le 8 janvier 2016 n’aurait jamais dû exister. Elle n’avait en effet aucune raison d’être puisque la loi no 2015-991 du 7 août 2015, portant nouvelle organisation territoriale de la République, également connue en tant que la Loi NOTRe, n’avait pas créé la Grande Région Bretagne Loire

Chroniques d’Histoires d’universités sur luniversité Bretagne Loire.

Suite de la chronique de Newstank. « Le principe de la dissolution de la Comue Université Bretagne Loire est voté par le CA du 24/06/2019, « pas à l’unanimité, on peut le comprendre et l’imaginer, mais à la majorité quand même », déclare Marc Renner, administrateur provisoire de l’UBL, à News Tank le 19/07.

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Spoil System dans l’EducNat, l’ESR

Le mandat des personnalités membres du conseil scientifique et du conseil d’orientation de l’École supérieure de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESENER créée en 2011) est interrompu. Ces personnalités peuvent donc vaquer à d’autres occupations.

  • Article 8 de l‘arrêté du 24/12/2018. « Est abrogé l’arrêté du 24 août 2011 modifié portant création de l’ESENER.
  • Est abrogé l’arrêté du 9 septembre 2015 fixant la composition et les modalités de fonctionnement du Conseil d’orientation et du Conseil scientifique de l’École supérieure de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche ».

Pourquoi la mise en œuvre de cet article 8 peut-elle donner lieu à un Spoil System, à un système de dépouilles ?

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