Archives de Catégorie: AH. Histoire 19-20èmes siècles

1er mai : ni manif, ni muguet

Pas de muguet ? Pour cause de confinement, interdiction de vendre à la sauvette du muguet dans la rue. Mais muguet livrable en drive. Un exemple banal d’inégalités sociales.

Pas de muguet. Mais il y a les Roses du Jardin de Cécile : album de 20 photos.

Pas de manifestation du 1er mai pour cause de pandémie. Mais une occasion pour revoir en photos des manifestations qui se sont déroulées à Strasbourg

A. Photos de la manifestation du 1er mai 2019

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David Lodge, 30 ans en 1965

Lectures en confinement. Une fois lus les livres empruntés à la BNUS, les polars achetés à la Librairie Café La Tache Noire (Strasbourg), que lire ?

J’ai choisi de relire certains romans de David Lodge, non seulement pour le plaisir de savourer son humour et sa satire, mais aussi pour y repérer les facettes de l’évolution de l’organisation des universités et des missions  des universitaires. David Lodge écrit en effet des Histoires d’universités et d’universitaires en crise, à partir de son expérience personnelle, de son autobiographie professorale, religieuse, familiale.

J’ai relu quatre romans de David Lodge. J’aurais aimé relire Nice Work, 1988 (Jeux de Société, 1990), mais la police de caractères en livre de poche est trop petite, ce qui rend la lecture fatigante. Relire également Thérapie mais le roman drolatique sur le PIG, problème interne du genou, ne figure plus dans notre bibliothèque (un prêt ou un emprunt non rendu ?)

Les 4 romans. 1980 (45 ans). How Far Can You Go ? Jeux de maux. Version française, Payot & Rivages, 1993

1984 (49 ans). Small World. Un tout petit monde, Version française, Payot & Rivages, 1991

1991 (56 ans). Paradise News. Nouvelles du Paradis, Version française, Payot & Rivages, 1992

2008 (73 ans). Deaf Sentence. La vie en sourdine, Version française, Payot & Rivages, 2008;

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Hommage à J-C Chamboredon

Le sociologue Jean-Claude Chamboredon est mort le 30 mars 2020, à l’âge de 81 ans, extraits de l’article de Pierre-Paul Zalio, Le Monde, mis à jour le 6 avril 2020.

Souvenirs de l’année universitaire 1964-1965. Ce fut la seule année où nos chemins se sont croisés. Jean-Claude Chamboredon avait 26 ans et était l’assistant de Pierre Bourdieu.

Les 12 étudiants qui allaient obtenir, en 1966, la licence de sociologie, avaient 20 ans en moyenne. Cette licence, ainsi d’ailleurs que le doctorat de sociologie, avaient été créés en 1958.

Le lieu de la rencontre en cours, rue Auguste Angellier, Faculté des Lettres, Lille.

Les apprentis sociologues ignoraient tout du statut de Chamboredon. C’était un parisien. Nous étions des provinciaux, plutôt impressionnés par cet habitué du TEE, Trans Europe Express, 1 heure 57 pour faire Paris-Lille. Impressionnés bien qu’il fût de petite taille et habillé toujours pareil : veston bleu marine, pantalon gris, chemise blanche ; une cravate ? Je ne sais plus.

Nous ignorions son excellent parcours scolaire ; il ne le mettait d’ailleurs jamais en avant.

  • Extrait de l’article de Pierre-Paul Zalio. Né en octobre 1938 à Bandol (Var), Jean-Claude Chamboredon fut reçu en 1959 à l’Ecole normale supérieure (ENS), où il fit partie des quelques normaliens littéraires (il est lauréat de l’agrégation de lettres classiques en 1962) qui, dans les années 1960, se tournèrent vers la sociologie, dans un milieu intellectuel alors dominé par la philosophie (dont Louis Althusser était, rue d’Ulm, la figure éminente). Il rejoignit alors, au sein du laboratoire fondé par Raymond Aron, un groupe de sociologues qui, autour de Pierre Bourdieu et de Jean-Claude Passeron, jeta les bases d’une entreprise collective visant à édifier une sociologie scientifique.

Les 12 étudiants lillois n’étaient pas des Héritiers. Ils en étaient fiers. La plupart avaient choisi la sociologie pour changer la société. Comment ? Et pourraient-ils en vivre ? Ils n’en savaient trop rien. Bourdieu, Passeron et Chamboredon ne publieront le Métier de sociologue qu’en 1966.

Nous trouvions assez marrant que Chamboredon nous demande d’apporter en TD des photos de famille pour les analyser en tant que sociologues. Nous jouions le jeu.

Les photos qui me représentent en 1954-1955 (j’ai 10 ans en octobre 1954) étaient marquées socialement. La famille posait, devant la maison familiale en rang d’oignons, ou dans le jardin (fort petit). Famille ouvrière qualifiée (le chef d’œuvre de mon père), famille nombreuse (4 enfants mais ma sœur, âgée de 17 ans, meurt dans un accident de la route, fin 1954), famille qui met ses habits du dimanche, qui est de religion catholique pratiquante et militante, qui me photographie en communiant avec brassard blanc et en garçon d’honneur pour le mariage de ma grande sœur et la naissance d’une première petite fille pour mes parents. Une nouvelle vie, un mois après une mort.

Jean-Claude Chamboredon nous a appris, par des TD ludiques, les usages sociaux de la photographie. Petit dernier de quatre enfants, je découvrais par les photos les questions de mobilité professionnelle et sociale ascendante d’une famille ouvrière.

Merci, Jean-Claude Chamboredon, de m’avoir fait découvrir un des champs de la sociologie et certains de ses instruments d’investigation (la photo, le film, le magnétophone). Cette histoire de photos demeure un des meilleurs souvenirs de mon parcours étudiant.

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1918. Wear a mask or go to jail

Chroniques sur la pandémie Covid-19. Billet de Fabrice Montebello, Professeur, Arts et industries culturelles, Université de Lorraine, siège de Metz.

Le 11 novembre 1918, la foule de San Francisco fête la fin de la guerre. Sur ces deux premières photos, toutes les personnes – et même le chat – portent un masque pour se protéger de la grippe espagnole.

Le premier cas avait été reporté dans la ville, le 23 septembre 1918. En trois semaines, on enregistrait 500 cas et 50 morts. On ferma les dancings, les écoles, les églises et on obligea le port du masque sous peine d’amende ou d’arrestation, « wear a mask or go to jail ».

La situation d’aujourd’hui n’a donc rien d’exceptionnel et on a peut-être mis un certain temps avant d’adopter les réflexes californiens d’il y a un siècle…

Peter Hartlaub, San Francisco Chronicle, Long before the coronavirus, SF faced the 1918 Spanish flu. It was horrifying, March 14, 2020.

Au total, la grippe espagnole fit plusieurs milliers de morts à San Francisco, beaucoup plus que le tremblement de terre de 1906. 

Darmon Pierre. Une tragédie dans la tragédie : la grippe espagnole en France (avril 1918-avril 1919), Annales de démographie historique, 2000-2. pp. 153-175.

On remarquera que le 11 novembre 1918 à Paris place de l’Opéra, aucune personne ne porte de masque.

L’épidémie était au plus fort à Paris, lors de la 3ème semaine d’octobre, 1473 morts ; 771 morts lors de la première semaine de novembre, et 226, la seconde. Une décrue est amorcée, mais l’épidémie sévira en France jusqu’en avril 1919.

Nombre total  de morts : 210.900 morts en France

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L’université déchiffrée, livre inédit

J’ai fait valoir mes droits à la retraite fin novembre 2008. Menant des recherches sur les transformations des organisations universitaires en Europe depuis 1992, je voulais travailler dans un contexte de plus grande liberté de temps et de ton.

J’ai terminé mes deux derniers mois de vie active à Bologne, au siège d’AlmaLaurea. Le défi : écrire L’université déchiffrée, un livre électronique à vocation interactive, en collaboration avec mon ami Andrea Cammelli, directeur d’Almalaurea. Au final, j’ai écrit une 1ère version des trois chapitres et des éléments d’introduction et de conclusion.

Ce livre virtuel, basé sur les données statistiques les plus récentes en France et en Italie, est en ligne aujourd’hui, au titre de la constitution des archives de ce blog et d’un réemploi des sources par d’autres.

L’université déchiffrée ?

Éléments d’introduction

Chapitre 1. Stopper l’inflation de l’offre de formation (67 pages).

Chapitre 2. Les parcours de formation. Poursuivre des études supérieures toujours plus longtemps (66 pages).

Chapitre 3. Le devenir professionnel des diplômés (58 pages).

Éléments de conclusion. Cette conclusion est reprise dans ma chronique du 19 février 2009, Créer 480 Instituts d’Enseignement Supérieur

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Lausanne, Hermitage. 3 expositions

C’est en 1841 que le banquier Charles-Juste Bugnion achète le terrain de l’Hermitage, situé sur une colline surplombant Lausanne… Il y fait construire, entre 1842 et 1850, une maison de maître d’après des plans établis en collaboration avec l’architecte Louis Wenger, et il fait aménager le parc avec des essences rares.

Le Banquier et la Science. Charles-Juste Bugnion suit des études de droit mais devient banquier… Membre de la Société helvétique des sciences naturelles, il est aussi l’un des fondateurs de la Société entomologique de France. Léguée à la Bibliothèque cantonale et universitaire en 1999, sa bibliothèque entomologique est une collection comprenant 27 ouvrages formant 74 volumes relatifs aux insectes (notamment aux papillons) et aux oiseaux.

Trois expositions à la Fondation de l’Hermitage (2010, 2013, 2020)

2010. Exposition Edward Hopper. Album de 25 photos : Œuvres avant 1915, dont trois autoportraits de 1903, dont des dessins réalisés à Paris 1905-1906. Album de 29 photos : œuvres de 1925 à 1955.

2013. Lausanne, le banquier et Joan Miro, Miro, Poésie et Lumière. Album de 18 photos : la villa, le parc, la Cathédrale, le Léman, les Alpes.

2020. Du 24 janvier au 24 mai. Le Canada et l’impressionnisme. Nouveaux horizons

« Organisée en collaboration avec le Musée des beaux-arts du Canada à Ottawa, l’exposition montre comment les peintres canadiens découvrent l’impressionnisme à la fin du XIXe siècle en France, et comment ils réagissent, à travers leur style et leurs sujets, à cette révolution picturale. Nourris par ce mouvement international, bon nombre de ces artistes donnent, une fois de retour au pays, une impulsion cruciale à l’émergence de la peinture moderne canadienne ».

Pour aller plus loin. François Vallotton, L’Hermitage, une famille lausannoise et sa demeure, Lausanne, La Bibliothèque des Arts, 2001, 146 pages.

Extraits. ‘En retraçant l’histoire de l’Hermitage, un livre fait revivre les grandes heures de la Lausanne mondaine

Le domaine de l’Hermitage a peu changé depuis que Charles-Juste Bugnion en a posé les fondations. La maison de maître devient vite le passage obligé de la vie mondaine lausannoise. Elle sera rapidement un des lieux de rassemblement privilégiés du Parti libéral et des fidèles du culte protestant libre, refusant, dès 1847, de se soumettre à la tutelle du pouvoir radical.

Ce statut très mondain aura une importance sur la carrière professionnelle de Charles-Juste Bugnion, fêtes et autres réunions mondaines lui permettant en effet de fidéliser une clientèle locale ou de passage. Outre les mondanités, les réceptions organisées à l’Hermitage permettent aux familles de la société bourgeoise de l’époque d’arranger des rencontres entre leurs rejetons et de leur trouver de cette manière un conjoint issu du même milieu. Tout cela sous l’œil inquisiteur des mères de famille, chargées de s’assurer de la bonne réputation (morale et financière) du potentiel nouveau membre de leur clan. Même si l’amour entre deux époux constituait un élément dont il fallait tenir compte dans un mariage, il n’était alors pas le plus important. Des facteurs tels que le milieu social, la fortune et la religion devaient également être pris en compte. Un mariage se concluait moins entre deux individus qu’entre deux maisons.

Cette sociabilité se raidira quelque peu avec la nomination de Charles-Auguste, fils de Charles-Juste, à la tête de la Banque Bugnion. Les réunions mondaines réunissant l’élite lausannoise laisseront la place à des petits goûters destinés à la clientèle internationale de l’institut bancaire lausannois. Le domaine de l’Hermitage finira même par se refermer sur lui-même lorsque Paul, neveu et successeur de Charles-Auguste, sera contraint de cesser toute activité professionnelle à la suite de problèmes de santé.

La Banque privée Bugnion est reprise en 1964 par l’UBS et l’Hermitage perd ainsi sa raison d’être en tant que vitrine de respectabilité. Le poids croissant des charges et la volonté affichée des descendants de la famille Bugnion de ne plus vivre à l’Hermitage conduiront les propriétaires à donner au domaine l’orientation culturelle que les Lausannois lui connaissent aujourd’hui ».

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E. Hopper. Paysages d’Amérique

Edward Hopper. Exposition à la Fondation Beyeler, 26 janvier – 17 mai 2020.

 » La Fondation présente un ensemble d’œuvres d’Edward Hopper (1882-1967). Ses  peintures sont l’expression du regard singulier qu’il porte sur la vie moderne. Il commença sa carrière comme illustrateur. Aujourd’hui, il est surtout connu pour ses peintures à l’huile, qui témoignent de son intérêt pour l’impact de la couleur et de sa virtuosité dans la représentation de l’ombre et de la lumière. Le thème central de l’exposition est fourni par ses images des immenses paysages naturels et urbains de l’Amérique.

L’exposition réunit des aquarelles et des huiles des années 1910 (28 ans) aux années 1960 (78 ans), offrant ainsi un large et passionnant panorama des multiples facettes de la peinture hoppérienne ». 

Album de 23 photos : œuvres de 1909 à 1929

Album de 30 photos : œuvres de 1930 à 1950

Pour les différentes œuvres commentées ci-dessous, citations du livret mis à disposition du visiteur.

1899 (17 ans) – 1901 (19 ans). Hopper étudie tout d’abord l’illustration commerciale.

1901 (à partir de). Il étudie la peinture à la New York School of Art

1906 (24 ans) – 1910 (28 ans). Trois voyages en Europe : Hopper séjourne principalement à Paris. Ses esquisses d e l’époque reflètent un intérêt accru pour la couleur et les effets d’ombre et de lumière.

1912 (à partir de). Hopper passe souvent ses étés sur les côtes du Maine et du Massachusetts.

1905 (23 ans) – 1925 (43 ans). Hopper travaille à son compte en tant qu’illustrateur et graphiste pour des agences publicitaires à New York. Ce n’est que passé 40 ans qu’il rencontre le succès en tant peintre.

1914 (32 ans). Rocher carré, Ogunquit

Cette peinture sur toile à l’huile datant de ses jeunes années ne montre qu’un petit extrait du paysage. La composition nous amène à cherche inéluctablement à imaginer commet se poursuit le paysage en dehors de l’espace pictural. L’océan, les rochers et le ciel semblent s’étendre au-delà des bords latéraux du tableau.

L’artiste crée sur place plusieurs vues de la côte. Dans ces peintures d’exécution rapide, il étudie les effets d’ombre et de lumière. Il restitue les blocs rocheux avec des coups de pinceau audacieux, leur conférant corporalité plastique, chaleur et froideur. Les parties claires et les parties sombres se côtoient directement, dans un orientation de lumière saisissante.

A gauche, l’image est dominée par le rocher carré. Il dépasse la ligne d’horizon et surplombe les autres formations rocheuses, barrant même la vue sur la surface bleutée de l’océan ».

1924 (42 ans). Mariage avec Joséphine Nivison. Le couple entreprend plusieurs voyages transcontinentaux en train vers le Colorado et le Nouveau Mexique. Succès d’exposition et réussite commerciale croissants avec ses aquarelles et ses peintures à l’huile.

1927 (45 ans). Le phare sur la colline

« Lors d’un séjour dans le Maine en 1927, Edward Hopper a consacré toute une série d’œuvres à l’un des deux phares de Cape Elizabeth, dont les murs de fondation datent du 18ème siècle.

La prédilection de Hopper pour les phares est probablement liée à sa notion de représentations de paysages illimités : les phares offrent un repère dans une nature incommensurable en évolution permanente ».

1928 (46 ans). Granite à Cape Ann

« La toile montre un paysage côtier de Cape Ann, Massachusetts. Sur un versant de pâturages verts se dressent d’impressionnantes formations de granite projetant des ombres obliques et créant ainsi des effets de lumière dramatiques. Le ciel bleu qui les surplombe est traversé de voiles nuageux.

A droite, le terrain descend en pente rapide, ouvrant le regard vers la profondeur et faisant deviner la proximité de l’océan.

Pendant son séjour à Cape Ann à l’été 1928, il crée également de nombreuses aquarelles représentant les paysages environnants.

Cape Ann Granite illustre bien l’intérêt de Hopper pour la corporalité des paysages et pour l’intensité de sa perception individuelle des paysages américains ».

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Villa Cavrois. Un château moderne

Suite de la chronique Mallet-Stevens et la Villa Cavrois. Histoire de la Villa. Album 1 de 35 photos : vues extérieures de la villa et du jardin (30 novembre 2016).

Seconde chronique. Loger une famille bourgeoise nombreuse dans les années 30 : l’intérieur de la villa

Interview de Paul-Hervé Parsy, administrateur de la villa Cavrois, You Tube, 2’20

Un excellent article : Gilles Kraemer, Le Curieux des Arts, 4 Juin 2015, Après son calvaire, la villa Cavrois de Robert Mallet-Stevens à Croix retrouve ses splendeurs de 1932

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Gae Aulenti. 30 ans en 1958

Gae Aulenti (décembre 1927 à Palazzolo dello Stella, dans la province d’Udine, et morte le 31 octobre 2012 à Milan) est une architecte, designer, muséographe, enseignante. Source des citations : Wikipédia.

Exposition Gae Aulenti, a Creative Universe, Vitra Design Museum, Pavillon Schaudepot, du 29 février au 28 juin 2020.

Album de 19 photos.

1953 (25 ans). « Gae Aulenti est diplômée en architecture de l’école polytechnique de Milan en 1953. Elle y a également obtenu le diplôme de la profession. Dans les années cinquante, l’architecture italienne est engagée dans une recherche culturelle historique sur la récupération des valeurs architecturales du passé et de l’environnement bâti existant qui se joindra au mouvement Neoliberty. Aulenti fait partie de cette tendance, qui est en désaccord avec le rationalisme.

1955-1965 (27-37 ans). Elle fait partie de la rédaction de Casabella-continuità dirigée par Ernesto Nathan Rogers, qu’elle considère comme son « père spirituel ». Ses premiers projets de mobilier sont partagés entre la comparaison avec les formes et les matériaux du passé et les expériences allant dans le sens de la pensée rogérienne de l’architecte en tant qu’intellectuel, capable de comprendre les transformations sociales et culturelles du pays.

1960-1962 (32-34 ans). Aulenti enseigne en tant qu’assistante en composition architecturale à l’université IUAV de Venise.

1962 (34 ans). Sgarsul Poltronova

1964-1967 (36-39 ans). Elle enseigne cette même matière au Politecnico de Milan ».

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L’université est-elle une entreprise ?

Comment caractériser l’organisation universitaire ? Une polémique stérile est engagée à Strasbourg. Elle oppose le président de l’université, Michel Deneken, et l’Assemblée générale des personnels de l’université résistante. Communiqué du 13 février 2020 : « Nous ne sommes pas une entreprise ».

Quand, dans la première moitié des années 90, une équipe de Travail et Mobilités (Université Paris X Nanterre et CNRS) a commencé à mener des recherches comparatives sur l’organisation des universités en Europe, nous ne savions pas que l’université était une organisation particulièrement complexe, une organisation qui devait tenir ensemble plusieurs dimensions. Elle doit être, pour réussir dans la durée :

  • une Institution qui doit incarner au quotidien des valeurs communes, d’intérêt collectif,
  • une Bureaucratie, univers de règles fixées par la puissance publique,
  • un Ensemble de corps professionnels, organisés en disciplines scientifiques, d’enseignement et de recherche, depuis presque un millénaire
  • une Organisation de production et de diffusion de savoirs, concrétisée par des activités, des moyens financiers et humains, et des résultats. Efficience et efficacité doivent pouvoir être évaluées, mesurées rigoureusement (diplomation, insertion professionnelle, publications, innovations)…

Deux articles de 1997, aujourd’hui en ligne, illustrent cette construction née de la recherche. Liens en fin de chronique.

Retour sur le communiqué de l’Assemblée générale résistante.

« Le président Deneken a dit « Nous sommes une entreprise qui a du mal à être heureuse d’avoir plus de clients ».

Propos simpliste ou provocateur. Mais il est logique que l’Assemblée générale soit montée rapidement au créneau.

  • « Non, Monsieur le Président, nous ne sommes pas une « entreprise », mais un Service public.
  • Les étudiants ne sont pas des « clients » : nous leur offrons une formation publique, des savoirs publics et une recherche publique.
  • Nous vous prions instamment de défendre les valeurs de la Fonction publique de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, et non celles du secteur privé, auquel nous n’appartenons pas et auquel nous ne voulons en aucun cas appartenir ».

La précipitation est mauvaise conseillère. Les propos tenus par l’AG sont tout aussi réducteurs que ceux de Michel Deneken.

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