Archives de Catégorie: AH. Histoire 19-20èmes siècles

Goethe et Haffner (1751-1831)

Goethe (1749-1836) et Haffner (1751-1831)

« Fils d’Isaac Haffner, huissier, et de Suzanne-Catherine Graffenauer, Isaac Haffner fils est né le 4 décembre 1751 à Strasbourg ». Source : article de Wikipédia.

1766-1772. « Haffner fit ses études au gymnase Jean-Sturm, puis à l’Université, où il étudia les lettres et la théologie.

Portrait d’Isaac Haffner, anonyme, fin 18ème siècle d’après Robert Lefèvre, après 1807.

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Notice de la gravure : Isaac Haffner (19 ans en 1770) fréquentait la Société des Beaux-arts ou Geselleschaft der schönen Wissenschaft où il fit la connaissance de Goethe (21 ans en 1770), et avec qui il entretint une correspondance après son départ de Strasbourg.

Source : Goethe à Strasbourg. L’éveil d’un génie, exposition Palais Rohan, Galerie Heitz, du 16 décembre 2020 au 31 mai 2021.

« Haffner  voyagea en Allemagne (à Göttingen et à Leipzig), où il fut fortement influencé par le prédicateur rationaliste Georg Joachim Zollikofer.

1779. Il se rendit ensuite à Paris, afin de se familiariser avec la langue française.

1780 (à partir de). Il se consacra à sa carrière ecclésiastique, qu’il réussit brillamment, étant donné que la même année, il devint vicaire, puis prédicateur à l’église Saint-Nicolas de Strasbourg.

1782 (dès). A 31 ans, il dirigea également le collège Saint-Guillaume.

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Goethe et Koch (1737-1813)

Goethe (1749-1836) et Koch (1737-1813).

Goethe est inscrit en licence de droit à Strasbourg entre avril 1770 et août 1771. Il suit des cours de Koch, assistant de Schoepflin, professeur d’Histoire à l’université.

Schoepflin meurt le 7 août 1771 (à l’âge de 76 ans). Durant son séjour, Goethe a-t-il eu l’occasion de rencontrer le vieux professeur avant de rentrer en Allemagne ?

Portrait de Christophe-Guillaume Koch, anonyme d’après Robert Lefèvre, après 1807.

Notice de la gravure : Koch (33 ans en 1770) fut l’ami et le condisciple de Goethe (21 ans en 1770) durant ses études à Strasbourg, avant de devenir juriste et professeur à Strasbourg.

Source : Goethe à Strasbourg. L’éveil d’un génie, exposition Palais Rohan, Galerie Heitz, du 16 décembre 2020 au 31 mai 2021.

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« Christophe-Guillaume Koch est un juriste, universitaire et homme politique alsacien. Source : Article de Wikipédia. Il naît en 1737 à Bouxwiller dans une famille luthérienne au service de la régence des Hesse-Darmstadt qui ont succédé au dernier comte de Hanau-Lichtenberg, décédé sans héritier mâle.

1750. Études aux gymnases protestants de Bouxwiller puis de Strasbourg, où résident ses parents à partir de 1750.

1752-1762. Il étudie l’histoire et le droit à l’Université luthérienne de cette ville. Licencié en droit, il séjourne à Paris où il se perfectionne en français, fréquente la Bibliothèque Royale et divers savants.

1762. Docteur en Histoire. Commentatio historico-juridica de collatione dignitatum ac beneficiorum ecclesiasticorum in Imperio romano-germanico, 1762 (lire en ligne).

Élève, disciple et collaborateur pendant huit ans de Jean-Daniel Schoepflin, son cousin, Christophe-Guillaume est nommé bibliothécaire de la ville de Strasbourg.

Comme l’indique la liste des professeurs d’Universitas Argentinensis (ci-dessous), Schoeplin, de 1746 à 1756 est professeur d’Histoire et professeur d’Éloquence (son assistant, Lorentz, lui succède en 1756 sur la chaire d’Éloquence). De 1746 à la date de sa mort, Schoepflin (76 ans en août 1771) est seul professeur d’Histoire de l’université. Koch qui était également son assistant n’obtient cette même chaire d’Histoire qu’en 1772 et non sans mal (extrait du livre de Voss)

Extrait de Jean-Daniel Schoepflin. Un Alsacien de l’Europe des Lumières. par Jürgen Voss, 1999.

1772. Koch succède à Schoepflin à la direction de l’École diplomatique de la ville et y enseigne le droit public, le droit international et l’histoire des traités et des systèmes politiques à de jeunes nobles de toute l’Europe.

Il est nommé professeur extraordinaire de droit public à l’Université protestante de Strasbourg.

1773. Il obtient le doctorat en philosophie.

1776. Obtention du doctorat en droit.

1787 à 1788. Il est recteur de l’Université.

La révolution de 1789 ouvre une parenthèse politique dans la vie universitaire de Koch.

1792. A 55 ans,  il devient professeur titulaire d’histoire politique et de droit public et chanoine du chapitre de Saint-Thomas.

1802. Table des traités entre la France et les puissances étrangères : depuis la paix de Westphalie jusqu’à nos jours ; suivie d’un Recueil de traités qui n’ont pas encore vu le jour (lire en ligne).

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Goethe et Blessig (1747-1816)

Source : larges extraits de Marcel Thomann, Jean-Laurent Blessig, Fédération des Sociétés d’Histoire et d’Archéologie d’Alsace, 1984.

« Prédicateur, responsable d’Église, professeur, philanthrope. Strasbourg, 29 mars 1747. Strasbourg, 17 février 1816.

J.-L. Blessig fut l’aîné de 12 enfants. Sa famille est originaire de Wasselonne, au moins depuis le milieu du XVIIe siècle. Fils de Jean Laurent Blessig, pêcheur et marchand de poisson, et de Suzanne Siegwald, fille d’un aubergiste.

Anonyme, Portrait de Jean-Laurent Blessig, fin du 18ème siècle.
Celui-ci côtoyait Goethe dans les sociétés littéraires strasbourgeoises. A deux ans près, ils avaient le même âge.
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Blessig fréquenta le Gymnase protestant où il s’enthousiasma pour l’étude des langues et de l’Antiquité et se lia d’amitié avec ceux qui furent, sa vie durant, des compagnons de lutte : les frères Jean et Frédéric de Turckheim, les deux frères Spielmann et Frédéric Rodolphe Saltzmann.

En 1762 et grâce à diverses bourses, Blessig put engager des études universitaires. Docteur en philosophie en 1770. Une importante subvention lui permit d’entreprendre un périple universitaire de deux ans et demi qui le conduisit à Vienne, Venise, Prague, Dresde, Leipzig, avec séjours à Halle et léna ; de là par Berlin, Magdebourg, Braunschweig et les Pays-Bas jusqu’à Dunkerque, retour vers l’Allemagne du Nord où il passa l’hiver 1774/1775 à Goettingen. Des séjours à Paris (1779 et 1803) complétèrent sa formation.

À son retour à Strasbourg, Blessig termina ses études avec le doctorat en théologie suivi de l’ordination (1778) et entama une carrière assez extraordinaire dont voici les principales étapes au plan pastoral : vicaire au Gymnase (1775, peu de temps) ; prédicateur du soir à Saint-Pierre-le-Vieux, puis diacre de la paroisse française, prédicateur du mardi au Temple Neuf, du dimanche à Saint-Nicolas, et enfin de 1781 à sa mort, à la suite de son beau-père, prédicateur principal du Temple Neuf.

Stèle dans le Temple neuf (Strasbourg). A notre divin maître. Digne enseignant

À ces activités, s’ajoutèrent les responsabilités les plus importantes à la tête des structures ecclésiales : président de la conférence générale de Strasbourg (1797-1801), président du consistoire, et inspecteur ecclésiastique du Temple Neuf (1804) et, la même année, membre du consistoire général et du directoire de la Confession d’Augsbourg.

Parallèlement sa carrière universitaire suivit un cours assez normal à compter de 1778 (31 ans) : professeur, professeur titulaire de philosophie (1786), de théologie (1787) ; recteur de l’Université (semestre d’hiver 1786/87 – semestre d’été 1789) ; chanoine de Saint-Thomas (1794).

La réputation strasbourgeoise et internationale de Blessig est d’abord celle d’un prédicateur hors pair, l’un des meilleurs de l’Europe protestante et le seul à pouvoir s’exprimer avec un bonheur égal, a-t-on dit, en français et en allemand. Les dimanches ordinaires, il excellait dans des thèmes de l’actualité la plus quotidienne : les soins à donner aux malades, l’honnêteté commerciale, la lecture, les dangers de la loterie ou l’éducation des enfants.

Aussi des postes enviés – qu’il refusa – lui seront offerts à Francfort, Berlin ou Vienne. Mais il était avant tout l’orateur des grandes célébrations politiques ou historiques. Les textes de son discours pour le centenaire du rattachement à la France ou pour la translation du corps du maréchal de Saxe – discours qui eut un retentissement européen – de même que les panégyriques annuels de Louis XVI qu’il proposa de 1784 à 1789 sont imprimés, traduits ou recopiés et circulent de main en main.

L’activité de Blessig au service des églises de la Confession d’Augsbourg n’est pas le moindre de ses mérites. Avant, pendant et après les évènements de 1789 il a largement contribué à la pérennité du culte évangélique. Il participa à la rédaction d’un projet de décret – non suivi d’effet – pour la Constitution civile des Églises de la Confession d’Augsbourg (début 1791) puis, après la Terreur et la réorganisation napoléonienne, il fut chargé, au sein du Directoire, de l’organisation générale et du recrutement des pasteurs. ll s’inspira alors largement des structures en place en Rhénanie et sur la rive droite du Rhin. Dans le cadre de sa mission il réorganisa le collège Saint-Guillaume, fit avancer le projet d’un recueil de cantiques et d’un catéchisme, mit en place le Séminaire, se préoccupa du Gymnase et de son autonomie face au lycée impérial. Il s’intéressa tout autant aux écoles primaires paroissiales pour lesquelles il avait préconisé, dès 1792, l’adjonction d’un enseignement technique. Il y introduisit un livre de lecture, étendit l’enseignement obligatoire aux mois d’été et applaudit à la création des écoles normales qu’il dota d’une bibliothèque. Par ailleurs, il fit collaborer les pasteurs avec l’autorité préfectorale en faisant recommander en chaire des affaires aussi profanes que la vaccination, la conscription ou l’entretien des chemins ruraux…

Blessig a été un fervent partisan de la Révolution à ses débuts. Membre élu de la municipalité, il recommanda le futur « terroriste » Euloge Schneider pour un poste de vicaire épiscopal. Mais dès août 1789 il rédigea un appel aux luthériens pour les inciter au calme, signa en août 1792 une adresse à la Constituante contre la déposition de Louis XVI et, à l’assemblée municipale, il s’éleva contre l’anarchie et la dictature des clubs.

En février 1793 il fut d’abord exilé à Nancy, puis dans sa maison de campagne de Dorlisheim et enfin enfermé pendant 11 mois, et au delà de Thermidor, au Séminaire épiscopal de Strasbourg (du 2.12.1793 au 3.11.1794).

Au plan des idées, Blessig tenta davantage que ses confrères d’accorder les principes du luthéranisme traditionnel à la philosophie rationaliste de l’Aufklärung. Si la majorité des juristes protestants strasbourgeois de l’époque avaient, comme Blessig, complété leur formation à Goettingen, bastion avancé du rationalisme « moderniste », il n’en était pas de même des théologiens, davantage influencés par le piétisme ou l’orthodoxie de Halle ou de Tübingen. Aussi les cours de B. sur Leibniz, Locke ou Malebranche comme celui de psychologie pratique (1785) étaient sans aucun doute les plus « modernes » de France et même d’Europe dans la mesure où ils supposent un bilinguisme total. Mais on ne saurait, pour autant, les assimiler aux « Lumières » françaises. Foncièrement spiritualiste, Blessig admirait Descartes, Leibniz, Newton et Christian Thomasius. Mais il n’adhéra pas aveuglément à Locke, combattit Rousseau comme Voltaire et se méfiait de Kant, de Fichte et de Schelling. Blessig n’avait rien d’un sectaire.

Son idéal est double : d’abord justifier la foi évangélique par des arguments tirés de la Raison, puis la concrétiser dans la pratique quotidienne. Son engagement social et politique ne s’explique pas autrement. Il a reconnu avoir participé aux activités maçonniques dont ses amis de toujours, F.-R. Saltzmann et les frères de Turckheim, étaient les dirigeants à l’échelle européenne ; et la formule de liberté, d’égalité et de fraternité le fascinait.

Sous la terreur, Blessig a fait preuve d’un attachement sincère à ses convictions chrétiennes, à la Révélation et à son Église, rassurant ainsi des coreligionnaires que son rationalisme progressiste avait effrayés.

Blessig, dit un biographe, avait l’esprit pratique et était un homme d’affaires né. Sa vie est jalonnée par la multitude de structures et de groupements spécifiques qu’il a créés ou animés. Dès 1767, il était secrétaire perpétuel d’une société de Philosophie et de Belles Lettres et vers 1779 Blessig faisait partie de la Deutsche Gesellschaft et de loges maçonniques. Durant les années 1775-1780 il organisa des séminaires libres qui ont formé une bonne partie de l’élite strasbourgeoise du XIXe siècle, notamment L. Stoeber et G.-D. Arnold. Il participa, vers 1796, à l’inspection des monuments et bibliothèques nationales du département. À partir de 1803 il présida la conférence pastorale, dont il faut admirer l’efficacité sociale et culturelle, notamment dans l’institution de cours du dimanche et de bibliothèques de prêt pour les ouvriers-artisans. De 1805 à sa mort, Blessig dirigea la Société biblique. D’autres activités étaient orientées vers la bienfaisance.

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Goethe et Herder (1744-1803)

Goethe (1749-1832) et Herder (1744-1803).

Johann Gottfried (von) Herder « est un poète, théologien et philosophe allemand. Ce disciple de Kant est considéré comme l’inspirateur du Sturm und Drang et des deux grands Classiques de Weimar Goethe et Schiller, dans leur jeunesse ». Source principale de la chronique : citations de Wikipédia.

Herder peint en 1785 par Anton Graff (1736-1813). Exposition du Palais Rohan, Galerie Heitz, Goethe à Strasbourg. L’éveil d’un génie, du 16 décembre 2020 au 31 mai 2021.

Photo de Pierre Dubois. Cliquer sur les images pour les agrandir

« À Königsberg, Herder ne tarda pas à s’apercevoir qu’il n’était pas fait pour le métier de chirurgien, et s’inscrivit à la faculté de théologie de l’Université.

 Il trouva en la personne du libraire Johann Jakob Kanter un protecteur, qui avait été conquis par un de ses poèmes anonymes, Ode à Cyrus ; Kanter lui procura un emploi de répétiteur au Collegium Fridericianum, ce qui permit à Herder de se consacrer en toute quiétude à ses études.

De tous les professeurs de l’université, Emmanuel Kant fut le seul à captiver le jeune étudiant. Hors du cercle universitaire, il lisait avidement Jean-Jacques Rousseau. Il suivit de 1762 à 1764 tous les cours de Kant sur l’astronomie, la logique, la métaphysique, la philosophie morale, les mathématiques et la physiographie.

Herder rapporta plus tard à ce sujet : je me remémore avec reconnaissance la rencontre et l’enseignement d’un philosophe qui, dans mes années de jeunesse, fut pour moi un véritable modèle d’humanité… Sa philosophie incitait à penser par soi-même, et je ne puis pratiquement rien me représenter de plus érudit ni de plus pertinent que sa conversation.

Herder fut reçu franc-maçon à l’âge de 22 ans, lors de son séjour à Riga (1765-66), dans la loge de la Stricte Observance (A l’Epée), fondée en 1750 ). Il y exerça l’office de secrétaire. Son influence fut prépondérante au sein de l’Ordre allemand, au même titre que Goethe et Wieland ».

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Goethe, place de l’université

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Diaporama de 14 photos de Pierre Dubois.

Source : citations d’Archi-Wiki. « Le monument dédié à Goethe fait suite à un concours réalisé en 1899.

Il est l’œuvre du sculpteur berlinois Ernst Waegener. L’État allemand a accordé 50 000 marks au projet.

Implanté place de l’Université, il est inauguré le 1er mai 1904 en souvenir des études universitaires de Goethe à Strasbourg ». Chronique du blog : 1770-1771. Goethe à Strasbourg.

« Entouré de Melpomène (muse de la tragédie) et de Polymnie (muse de la poésie lyrique), le jeune étudiant s’avance avec une canne à la main, un manteau jeté sur le bras gauche, la tête haute, un vague sourire aux lèvres ».

« Les bas-reliefs évoquent les rencontres sur la plate-forme de la cathédrale et l’idylle de Sessenheim ».

Le sculpteur Ersnt Waegener, né en 1854 et après des études à la Berliner Akademie et dans la classe de perfectionnement de Reinhold Begas, s’est fixé à Berlin, commençant une longue carrière marquée par l’empreinte du baroque et du néoclassicisme.

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Jupeoner. Bulbe bleu sur le Rhin

L’industrie Magnifique à Strasbourg, édition 2021, place Broglie.

Bulbe bleu de Jupeoner : à propos de l’œuvre

Diaporama de 11 photos

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Photo de l’artiste plasticien, publié par Coze, l’Agenda culturel alsacien, 7 juin 2021.

« Georges Eric Majord alias JUPEONER vit et travaille à Strasbourg. Il y pratique le spraycan art depuis plus de 20 ans. Aussi à l’aise devant un écran d’ordinateur que devant un mur, il décline un style retro-futuriste en marge du graffiti classique. Les comics books américains, Transformers et classic gaming ont fait de son travail un univers singulièrement cosmique peuplé de lettres et formes géométriques.

Bulbe bleu. Dans cette fresque mobile, l’univers technique et industriel qui inspire l’artiste rencontre celui d’EDF. Pour les 50 ans de la centrale hydroélectrique de Strasbourg, Georges-Eric s’est glissé dans ses entrailles : un lieu qui fascine tant par son gigantisme que par ses lignes graphiques qu’il a souhaité valoriser dans Bulbe Bleu. On y retrouve simultanément la linéarité robuste de l’architecture et les courbes du mouvement de l’eau ; celle du Rhin dont l’énergie est transformée en continu en une électricité performante et durable. Le container symbolise la navigation sur le fleuve assurée par EDF à Strasbourg comme à l’amont » (source : texte pour l’Industrie magnifique).

Mécénat d’EDF. « En service depuis 1970, l’aménagement hydroélectrique EDF de Strasbourg est l’une des dix grandes centrales EDF du Rhin franco-allemand.

Source. EDF Centrale de Strasbourg

Il est composé d’un barrage, des écluses, d’une centrale de production et d’une passe à poissons. La centrale « au fil de l’eau » est située en amont du port fluvial de Strasbourg. Elle est équipée de six groupes turbines d’une puissance totale de 150 mégawatts, installés en extérieur pour alléger la structure du bâtiment. La hauteur de chute entre l’amont et l’aval du barrage est d’environ 13 mètres.

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F. Rude (1784-1855), sculpteur

« François Rude, né le 4 janvier 1784 à Dijon et mort le 3 novembre 1855 à Paris, est un sculpteur, représentatif de la transition entre le néoclassicisme et le romantisme, dont il est un des maîtres ». Source : article Wikipédia.

« Il a débuté sa carrière artistique à l’École des Beaux-arts de Dijon. En 1815, il doit partir en exil à Bruxelles. Lors de son retour en France, il s’installe à Paris et devient un grand statuaire reconnu pour l’importance de son œuvre ». Source : notice du Musée des Beaux-arts de Dijon.

Le musée Rude occupe le transept et le chœur de l’église Saint-Étienne. Il abrite les moulages des œuvres monumentales du sculpteur dijonnais.

Diaporama de 30 photos (Pierre Dubois, mai 2021). Réponses au Quiz d’hier.

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Dans le musée, des œuvres sculptées par Rude, en mémoire d’évènements et d’hommes célèbres du 18ème siècle (chroniques du blog sur l’Histoire du 18ème siècle).

Jacques-Louis David (1748-1825), œuvre de 1826 (surmoulage en plâtre).

Jean-François de La Pérouse (1741-1788), œuvre de 1828 (surmoulage en plâtre).

Le Départ des volontaires de 1792 (plus connu sous son surnom populaire de La Marseillaise), œuvre de 1834-1836 (surmoulage en plâtre).

Le Maréchal de Saxe (1696-1750), œuvre de 1838. Lire également la chronique du blog : le Mausolée de Maurice de Saxe par Pigalle (Église Saint-Thomas Strasbourg).

Gaspard Monge (1746-1818), œuvre de 1849 (surmoulage en plâtre).

Biographie résumée. Source : citations de la notice du Musée des Beaux-arts de Dijon.

« La jeunesse dijonnaise. François Rude est né le 4 janvier 1784, rue Poissonnerie à Dijon, où son père est établi « maître poêlier ». Il entre en 1800 à l’École de Dessin de François Devosge pour suivre un enseignement fondé sur le dessin et le modelage d’après l’antique et le modèle vivant. En 1807, muni d’une lettre de recommandation de son maître auprès de Vivant Denon, directeur des Musées impériaux, François Rude quitte sa ville natale pour Paris.

Il travaille successivement dans l’atelier d’Edme Gaulle et de Pierre Cartellier avant d’être admis à l’École impériale des Beaux-arts en 1809 avec la figure de Marius méditant sur les ruines de Carthage, puis il obtient le premier Prix de Rome de 1812 avec Aristée déplorant la perte de ses abeilles. Ses premières compositions, très empreintes des leçons de l’Académie (portraits, drapés…) marquent un souci constant pour le fini des détails et le rendu des textures.

A la chute de l’Empire, Rude accompagne son protecteur dijonnais, Louis Fremiet, dans son exil bruxellois, et, de 1815 à 1827, réalise de nombreux travaux décoratifs. Les moulages d’après les bas-reliefs de l’Histoire d’Achille (Musée Rude, Dijon) et le fonds de dessins légué au Musée des Beaux-arts de Dijon par Albert Joliet en gardent le souvenir.

Un artiste parisien. Peu de temps après son retour définitif à Paris, le Mercure rattachant sa talonnière (Salon de 1828) et le Petit pêcheur napolitain (Salon de 1831 et de 1833) le désignent comme l’un des principaux sculpteurs de sa génération. L’équilibre des mouvements opposés du Mercure, et la modernité du sujet du Petit pêcheur napolitain, nourrissent les débats critiques du temps. Rude est associé au programme du sculpteur de l’Arc de Triomphe de l’Etoile, où il réalise en 1836 le haut relief du pied-droit, le Départ des volontaires de 1792 (plus connu sous son surnom populaire de La Marseillaise). Les caractères particuliers d’expressivité et de mouvement donnent à la composition sa ferveur d’épopée romantique. Ce sens de l’histoire, augmenté du goût archéologique du détail, est manifeste avec les figures du Maréchal de Saxe (Musée du Louvre) et de Louis XIII adolescent (Musée des Beaux-arts de Dijon)

Ses œuvres monumentales. Le Réveil de Bonaparte (Parc Noisot, Fixin), commandé en 1845 par Claude Noisot, ancien commandant des grenadiers de l’Ile d’Elbe, est dédié à l’empereur. La première esquisse représente Napoléon, mort, veillé par l’aigle impérial ; l’exécution définitive le montre s’éveillant à l’Immortalité. La Jeanne d’Arc (1852) semble, elle aussi, transfigurée. Rude renonce à l’image convenue de la Pallas chrétienne, lui préférant celle de la sainte visionnaire. Les statues du Général Bertrand (1850-52, Châteauroux), du Maréchal Ney (1852, Paris) et la figure gisante de Godefroy Cavaignac (1845-47 Cimetière Montmartre, Paris) concluent ce panthéon de héros anciens et modernes ».

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Quiz. Trouver le sculpteur !

Quiz en trois questions et photos :

  • 1. qui est le sculpteur représenté par ce buste et auteur des deux œuvres des questions 2 et 3?
  • 2. qui est ce militaire du milieu du 18ème siècle ?
  • 3. quel est l’évènement historique célèbre, évoqué par ce haut-relief imposant ?

Question subsidiaire : dans quel musée de province peut-on admirer ces 3 œuvres ?

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Le PAS au port du Rhin

Suite de la chronique : 1732-1734. Hôtel Andlau-Klinglin.

1853. Acquisition de l’hôtel d’Andlau-Klinglin par le baron Renouard de Bussière, banquier, qui y établit le siège de la Société de la navigation à vapeur sur le Rhin.

1872. Génie militaire, en partie pour le service de la garnison, en partie logements pour le service de la garnison.

1926. L’hôtel d’Andlau-Klinglin devient la propriété du Port Autonome de Strasbourg (PAS).

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2017-2020. Le bâtiment est mis en vente.   

2021. Nouveau siège du PAS au Port du Rhin, deuxième port fluvial de France. Source : site du PAS.

« Une proposition architecturale en cohérence avec les activités du PAS. Lancé par un concours de maîtrise d’œuvre en février 2017, le projet de construction a été confié à l’atelier d’architecture Rey-De Crécy.

Ce projet de 8,4 millions d’euros symbolise un nouveau départ pour le PAS. Implanté depuis près d’un siècle dans l’hôtel d’Andlau, rue de la Nuée bleue, le PAS entame une nouvelle page de son histoire, ancrée sur son territoire, au plus proche des bassins et voies ferrées où est réalisée près de 70 % de l’activité fluviale et ferroviaire du port.

Le nouveau bâtiment comporte 70 postes de travail sur 2 800 m². Il met au centre de ses préoccupations le bien-être au travail avec des espaces de travail, d’échanges et de convivialité, des terrasses extérieures et un traitement acoustique.

La durabilité et la sobriété énergétique sont également au cœur du projet avec l’emploi de matériaux comme le bois et le métal, des produits de construction à faible impact environnemental, une consommation d’énergie maîtrisée, des clauses d’insertion sociale dans les marchés de travaux ».

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1766-1767. Blondel, l’Aubette

Suite de la chronique 1764-1770. Échec du plan Blondel. Seconde chronique sur l’œuvre de Blondel à Strasbourg : l’Aubette : trois époques. Source : extraits de Wikipédia.

Diaporama de 24 photos (Pierre Dubois, avril 2021).

A. L’Aubette, époque 1. « En 1765, Louis XV confie la modernisation de Strasbourg à l’architecte Jacques-François Blondel (1705-1774).

Les nouveaux plans d’aménagement qu’il conçoit comprennent la création d’une place centrale (actuelle place Kleber) encadrée de deux bâtiments monumentaux.

Faute de ressources, un seul des bâtiments est finalement réalisé : l’Aubette (1766-1767). Il s’agit d’un long immeuble de facture classique.

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L’Aubette est pendant un siècle à destination militaire : il est prévu pour abriter des logements et un corps de garde, ainsi que la Chambre de la Maréchaussée. Son nom correspond sans doute à l’un des sens anciens du mot aubette (abri). On dit aussi qu’il viendrait du mot aube, en raison des relèves de la garde militaire qui s’effectuent chaque jour à l’aube devant le bâtiment.

Blondel prévoit de régulariser l’espace de la place en accentuant sa forme en fer-à-cheval. Les deux côtés, au nord et au sud, sont infléchis par des façades reprenant l’élévation du bâtiment militaire de l’Aubette. À l’ouest, un arc de cercle, prévu à l’origine pour une salle de spectacles, est réservé à une vaste auberge, la future Maison rouge.

La conjoncture pré-révolutionnaire et le manque de finances entraveront le programme ambitieux de Blondel. Il ne sera concrétisé qu’avec le bâtiment de l’Aubette.

Au 19ème siècle, l’Aubette abrite le bureau de l’état-major et un café-concert au premier étage. Celui-ci cède sa place en 1869 au musée municipal de peinture et de sculpture ».

B. Époque 2. 1870, l’aubette incendiée. 1877, l’Aubette reconstruite.

« Lors de la guerre franco-allemande de 1870, les troupes allemandes font le siège de la ville et la bombardent. Le 24 août, l’Aubette et son musée sont détruits par un violent incendie qui ne laisse subsister que la façade.

L’architecte officiel de la Ville de Strasbourg, Jean Geoffroy Conrath, dirige la reconstruction à partir de 1873, conserve la façade tout en y apposant des ajouts sculptés et réalise un nouveau toit en ardoise à comble brisé tout à fait étranger au projet de Blondel. La réhabilitation du bâtiment est achevée en 1877.

La façade est alors ornée de médaillons représentant les portraits de musiciens célèbres (Auber, Bach, Beethoven, Gluck, Haendel, Haydn, Mozart, Rossini, Weber…).

Chronique du blog : Ludwig van Beethoven, 30 ans en 1800

Dans les pas de Mozart à Strasbourg, DNA, 21 août 2020. « En 1778, Mozart a 22 ans passe quelques semaines à Strasbourg. Il y donne plusieurs concerts, avant de retourner en Autriche. Son séjour fut bref, mais il marqua les esprits ».

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