Archives de Catégorie: AH. Histoire 19-20èmes siècles

Sarreguemines. Carreaux de faïence

Chroniques antérieures sur Sarreguemines

La Faïencerie de Sarreguemines. Musée du Moulin de la Blies (affluent de la Sarre). Diaporama de 34 photos.

Sarreguemines : la Sarre, le canal, le port de plaisance, le casino de la faïencerie. Diaporama de 17 photos.

Partie 1. Carreaux et carrelages de Sarreguemines

Source : article de Wikipédia.

Diaporama de 32 photos

« Les premiers carreaux apparaissent en France dans les édifices religieux au 8ème siècle et se développe dans les maisons de notables au 18ème siècle, l’application de faïence peinte sur les carreaux datant du 16ème  siècle tandis que leur usage se démocratise à partir du 19ème siècle. Concurrencé par les parquets de bois, il se destine alors aux lieux moins nobles (passages, pièces de service) des bâtiments.

Argile ou terre, quartz, feldspath qui se vitrifie sous la chaleur, kaolin qui est un adjuvant et les émaux. Ces matières premières sont mélangées et broyées de manière à former une pâte fine et homogène appelée barbotine.

Cette barbotine est ensuite séchée via un atomiseur qui permet d’en extraire l’eau pour n’en retenir que la poudre. Cette poudre est ensuite injectée dans un moule de la taille et de la forme recherchée du carreau, puis est enfin pressée. Après pressage, le carreau est nettoyé puis soumis à plusieurs étapes de séchage pour faire tomber son taux d’humidité de 5-6 % à environ 0,5 %.

Le carreau est ensuite émaillé. Afin de lui donner l’aspect recherché, il existe trois types d’émaillage : l’émaillage à sec, l’émaillage humide et la sérigraphie. Le zircon (ou silicate de zirconium ZrSiO4) est utilisé pour l’opacification des émaux. Cet usage représente 53 % de la consommation mondiale de zirconium.

Le carreau subit une dernière étape de cuisson au four avant d’être conditionné pour la vente ».

Partie 2. Le Musée de la faïence et son Jardin d’hiver (1880)

Source : extraits du site du musée.

« La façade discrète de cette bâtisse de centre-ville cache bien son jeu ! A l’étage, le musée recèle un véritable trésor classé monument historique, presque insoupçonnable de l’extérieur. Si en 1882, vous aviez été un hôte de marque, c’est sans doute dans son magnifique Jardin d’Hiver décoré de carreaux de faïence que Paul de Geiger, le directeur emblématique des faïenceries de Sarreguemines, vous aurait reçu ».

3ème phase de restauration du jardin d’hiver. Youtube de 2’27. Autre Youtube : à partir de 5’40.

Au début du 20ème siècle, l’usine de Sarreguemines, qui se spécialise dans le carrelage décoratif, profite des artistes comme H. Steinlein. Ils sont engagés pour dessiner du carrelage mural pour des grands magasins, des entrées d’immeubles.

Partie 3. Histoire de la faïence à Sarreguemines. Source : infofaïence.

« La réputation de la faïence de Sarreguemines n’est plus à faire. En deux siècles, la petite industrie familiale née à la Révolution a fait chemin. De nombreux amateurs de ces pièces gaies et colorées sont disséminés un peu partout dans le monde.

Paul Utzschneider et Paul de Geiger, véritables hommes-orchestre, ont propulsé la petite ville au tout premier rang de l’industrie faïencière : dès le 19ème siècle, Sarreguemines propose dans le monde entier une vaste collection de faïences, vases, cache-pot, fresques murales, cheminées…

L’activité débute en 1790. Nicolas-Henri Jacobi et deux autres associés installent la première manufacture. Toutefois, la conjoncture n’est guère favorable. Jacobi achète alors un moulin à huile qu’il transforme en moulin de cailloutage situé en bord de rivière, mais sa bonne volonté ne suffit pas : les difficultés d’approvisionnement en matières premières, l’hostilité et la méfiance des habitants, la concurrence des manufactures anglaises et françaises et les troubles de la Révolution poussent Jacobi à céder la place…

Paul Utzschneider et le début de l’expansion

Ce jeune Bavarois dynamique reprend la manufacture en 1800 et la redresse rapidement. Napoléon Ier devient un de ses meilleurs clients et lui passe plusieurs commandes. L’usine produit la plupart de carrelage mural pour le métro parisien quand il est construit.

Utzschneider, un jeune homme inventif, introduit de nouvelles techniques de décoration. L’expansion est telle qu’il doit ouvrir de nouveaux ateliers. Il fait ainsi l’acquisition de plusieurs moulins. Les protestations suscitées par les déforestations l’amènent à l’utilisation de la houille en substitution du bois, mais il faut attendre 1830 pour que soient construits les premiers fours à houille.

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1754-1758. Saint-Jean, Sarrebruck

Suite des Chroniques d’Histoires d’universités sur Sarrebruck – Saarbrücken

Diaporama de 43 photos

Partie  1. La Basilique Saint-Jean est une église catholique située sur le marché Saint-Jean à Sarrebruck. Source : article de Wikipédia.

« St. Johann était administrée à l’époque de la Réforme par un seigneur protestant et seule une chapelle, la chapelle Saint-Jean, était affectée au culte catholique.

Au XVIIIe siècle, sous la domination française de Louis XIV, la population catholique s’accrut. Le pouvoir en place finança alors la construction de la basilique, qui était le seul édifice religieux construit depuis cent ans. Celui-ci fut construit à la place de la chapelle du même nom par l’architecte Frédéric-Joachim Stengel entre 1754 et 1758.

La basilique fut plusieurs fois réaménagée, détruite et rénovée.Elle tient son nom actuel d’une décision de Paul VI qui en fit une basilique mineure en 1975. Elle fait partie d’une paroisse qui compte cinq églises.

L’intérieur a été réaménagé conformément à l’original baroque entre 1972 et 1975″.

Partie 2. Source : Larges extraits du site canadien dédié à la musique d’orgue

« Le 21 décembre 1684, sous la pression du roi Louis XIV, la chapelle St. Johann est retirée au culte protestant et rendue au culte catholique. La base de cette décision veut que dans lieux réunifiés où il existe deux églises, la plus petite soit assignée aux catholiques, et là où une seule église existe, l’utilisation doit se faire en alternance. Selon le point de vue français, comme St. Johann et Saarbrücken ne forment qu’une seule ville, la chapelle St. Johann revient aux catholiques. Les moines prémontrés du monastère de Wadgassen se chargent des services de pastorale.

Lorsque la Paix de Rijswijk est signée le 30 octobre 1697, mettant fin à guerre de Neuf-Ans (1688-1697) entre la France et la Grande Alliance qui inclut l’Angleterre, l’Espagne, l’Autriche et la République hollandaise, la France doit retourner la région de Saar. L’empereur et les autorités impériales catholiques décident que toutes les mesures politico-religieuses françaises continuent de s’appliquer. Ainsi, la chapelle St. Johann demeure catholique.

Vers 1750, la vieille chapelle St. Johann est devenue trop petite pour accueillir tous les catholiques du comté de Saarbrücken. Le curé, Jean-Baptiste Namour, un moine prémontré du monastère de Wadgassen, soumet l’idée de construite une nouvelle église paroissiale aux autorités compétentes qui sont Michael Stein, l’abbé du monastère de Wadgassen, le prince Wilhelm Heinrich (1718-1763), et le roi de France, Louis XV (1710-1774).

Après que l’emplacement et le style du nouvel édifice aient été déterminés, les dons sont recueillis pour financer les coûts de construction. Parmi ceux-ci, Claude Charles de Rouvroy de Saint-Simon  (1695-1760), évêque (1733-1760) de Metz, fait don de 1 000 francs pour le maître-autel alors que le prince Wilhelm Heinrich fait don du bois en provenance de sa  forêt privée. Quelle que soit leur allégeance religieuse, tous les résidents doivent participer aux corvées sur le site.

La construction du clocher est rendue possible grâce à Herz Cerfbeer de Medelsheim (1730-1793), un banquier juif, par un prêt à Strasbourg ».

« Le principal architecte est Friedrich Joachim Stengel (1694-1787) qui a reçu l’aide de l’architecte Heinrich Eckardt au cours de la phase de planification. Ont participé à la construction, les sculpteurs Johann Philipp Mihm (vers 1710-après 1774), Jacques Gounin (avant 1750-après 1775), Jakob Stein, le plâtrier Wunibald Wagner, le peintre et doreur Saladin, et les facteurs d’orgues les frères Stumm. Aussi impliqués sont le maître maçon, les charpentiers, les menuisiers, l’ardoisier, le maître vitrier, les tuyautiers, le forgeron, et le plombier.

La consécration a lieu le 8 janvier 1758 et est présidée par Michael Stein, abbé du monastère des prémontrés de Wadgassen. Le clocher est complété en 1763.

Lorsque la paroisse St. Johann est rattachée au diocèse de Trèves à la suite du Concordat de 1801 avec Napoléon Bonaparte (1769-1821) et soumise à une réorganisation ecclésiastique en 1821, les moines prémontrés sont remplacés par des prêtres séculiers diocésains.

L’édifice a été restauré trois fois au cours du XIXe siècle : en 1835-1836 par l’architecte Fr. Hochapfel, en 1869-1870 par l’architecte Carl Benzel, et en 1879 par l’architecte H. Langwied. En 1907, sous la direction de l’architecte local Gustav Schmoll dit Eisenwerth (1881-1916), l’édifice est agrandi pour y inclure une sacristie, une salle latérale, et une façade de style du nouvel art baroque ».

« Dans les années 1972-1975, l’intérieur est complètement restauré et reçoit une allure baroque. Les travaux sont réalisés par la firme Fuchs, de Würzburg. L’intérieur est peint en blanc et vert océan, tel qu’il était, en 1757, aménagé par Michael Krieger. Pour ce faire, les restaurateurs ont retiré 18 couches de peinture provenant de 217 ans. La voûte en stucco du chœur comprend l’agneau de l’Apocalypse entouré des quatre symboles des évangélistes ».

« Le clocher est intégré dans la façade et forme une entité structurelle avec elle. La façade est divisée en trois parties tant sur la hauteur que sur la largeur. La nef, en forme de salle, intègre un chœur qui se termine par un chevet à six pans ».

« Un des éléments les plus importants de l’ameublement doré est la chaire qui a été fabriquée par le menuisier Hackspill et le sculpteur Graner en 1764. C’est un don de Michael Stein, abbé du monastère de Wadgassen ».

« Les niches contiennent les statues des quatre évangélistes et celle du Christ enseignant. À l’intérieur de l’abat-voix, une sculpture de l’Esprit-Saint sous forme d’une colombe est une allégorie de l’inspiration ».

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1762-1775. Église Louis de Nassau

1762-1775. Église de Louis de Nassau à Saarbrücken.

Sources. Article de Wikipédia et livret (en français) mis à disposition à l’entrée de l’église (34 pages).

La Ludwigskirche, église du Prince Louis de Nassau est une église protestante de style baroque située à Sarrebruck. Symbole de la ville, elle est avec la Frauenkirche de Dresde et le Michel de Hambourg un des meilleurs exemples d’église protestante bâtie en Allemagne.

Elle est considérée comme le couronnement des travaux de l’architecte baroque Friedrich-Joachim Stengel (photo) et elle compte parmi les églises protestantes baroques les plus connues en Allemagne.

Deux diaporamas : extérieur de l’église (40 photos), intérieur (23 photos).

Guillaume Henri (né le 6 mars 1718 à Usingen) est  prince de Nassau-Sarrebruck de 1741 jusqu’à sa mort en juillet 1768.

Louis (1745-1794) est le dernier prince régnant de Nassau-Sarrebruck. Il règne de 1768 jusqu’à la Révolution française.

Chronique du 27 septembre 2022, Princes de Nassau au 18ème siècle. De 1741 à 1794, deux princes de Nassau-Sarrebruck se succèdent au pouvoir, Guillaume Henri (de 1741 à 1768) et Louis (de 1768 à 1794).

1761. Le Prince Guillaume ordonne le début de la planification pour la construction d’une nouvelle église luthérienne, destinée à l’usage de la Cour et de la paroisse.

1762. Pose de la première pierre sous le patronage du prince Guillaume Henri de Nassau-Sarrebruck. L’église est placée au centre de la place typiquement baroque, à la différence des places royales françaises où c’est la statue du roi qui a seule ce privilège.

1768. A la mort de Guillaume Henri, les travaux sont arrêtés pour raison d’endettement d’État.

1773. Reprise des travaux.

1775. L’église est terminée et inaugurée par le prince Louis de Nassau-Sarrebruck, fils et successeur de Guillaume-Henri, qui lui donne son nom ainsi qu’à la place sur laquelle elle est édifiée.

Le plan de l’église a la forme d’une large salle en croix grecque, avec l’ensemble autel et chaire situé au bout du côté long. C’est le plan qui répond le mieux aux exigences de la prédication protestante.

A l’origine, l’église est couverte de crépi et peinte en blanc comme le sont tous les édifices de la place. La peinture n’a pas résisté au temps ; elle est enlevée à la fin du 19ème,  laissant apparaitre le grès rose et ocre.

Vues de l‘extérieur. Les quatre évangélistes : Matthieu avec l’ange, Marc avec le lion, Luc avec le taureau, et Jean avec l’aigle (photos et détails dans le diaporama). Les quatre statues signifient que l’Église protestante a été construite sur les piliers porteurs de !’évangile.

L’église possède trois portails. Le clocher se trouve sur le côté ouest de l’église. Il est à toit plat, ressemble celui de Saint-Sulpice à Paris.

Le portail Est est couronné par les armoiries de la maison Nassau-Saarbrücken. Il est flanqué des apôtres principaux, Paul et Pierre, et distingué par la double inscription de dédication.

Vues de l’intérieur de l’église

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Cépage Grolleau, Loire, dès le 18ème

Cépage Grolleau, Loire, dès le 18ème siècle.

Victor & Vincent Lebreton, Grolleau du domaine de Montgilet (Maine et Loire).

Le Grolleau, cépage qui offre des vins légers, aériens aux notes de fruits frais et d’épices. Vin glouglou par excellence, il sera parfait autour d’un apéritif entre copains ou en famille. Une cuvée salivante à découvrir !

Source 1. Extraits de l’article de Wikipédia.

« Le grolleau est un cépage de raisins noirs, assez peu répandu en France. Sa culture serait en régression : 2.201 hectares en 2004 contre 11.400 en 1958. Elle est surtout concentrée dans la vallée de la Loire.

Le grolleau gris est un peu cultivé en Maine-et-Loire, dans la Vendée et la Loire-Atlantique. Le grolleau blanc a été signalé dans l’aire d’appellation des Coteaux-du-Layon.

Les grappes sont assez grosses et les baies sont de taille moyenne. La grappe est tronconique, ailée. Le cépage est vigoureux et il doit être taillé court. Il est sensible à l’excoriose, à la pourriture pédonculaire et le court-noué.

C’est un cépage productif (rendement compris entre 80 et 120 hectolitres à l’hectare). Ses vins sont légers et peu alcooliques (11°5 pour la bouteille photographiée).

Cinq clones ont été agréés ; ils portent les numéros 226, 228, 364, 365 et 366″.

Le grolleau est connu sous les noms Bourdalès, Gamay groslot, Grolleau de Cinq-Mars, Grolleau de Touraine, Grolleau de Tours, Groslot, Moinard, Pineau de Saumur, Plant boisnard.

Source 2. Dico du vin.

le nom Grolleau viendrait du vieux français grolle qui signifie la corneille aussi noire que ce raisin. A grappe assez grosse et compacte, il est connu pour ses forts rendements qui peuvent atteindre jusqu’à 120 hl/ha. Il fait partie de l’encépagement des appellations Touraine, Rosé de Loire, Crémant de Loire, Anjou et Saumur mousseux et Rosé d’Anjou. Ce cépage qui donne des vins légers, peu alcoolique est partout en régression au bénéfice du gamay et du cabernet franc. Il occupe aujourd’hui un peu plus de 2 000 ha.

Source 3. Blog Les cépages de Loire

« Aujourd’hui, il est connu sous les noms Grolleau Noir N et Grolleau Gris G. Il existe des mentions de Grolleau blanc au 19e siècle, probablement liées à la couleur du vin plutôt qu’à celle des baies.

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Rochefort et la Charente (17-19ème)

Rochefort et la Charente du 17ème au 19ème siècle. Suite de la chronique Turgot et la Charente (1772-1773). Le pont suspendu de Tonnay-Charente.

La Charente en Charente maritime : la marée à Rochefort, l’aménagement et la défense de l’estuaire à Port des barques, le canal de Brouage, l’assainissement au 18ème et 19ème siècles (page 2, cliquer ici), le pont transbordeur entre Rochefort et Échillais (page 3, cliquer ici).

Quatre diaporamas (63 photos).

Carte de 1689

Partie 1. De la création de l’Arsenal de Rochefort en 1666 à l’aménagement d’un système militaire complet, pour empêcher un ennemi éventuel de remonter l’estuaire de la Charente jusqu’à Rochefort. Source : extraits de Moisdon Pascale, présentation de la vallée de la Charente en Charente-Maritime, dossier d’aire d’étude.

« Rendu navigable à partir d’Angoulême par des aménagements pratiqués au Moyen Âge, le fleuve a permis le développement d’une myriade de petits ports et de quelques places plus importantes, comme celles d’Angoulême, Cognac, Saintes, Taillebourg ou Tonnay-Charente ».

Néanmoins, entre l’océan et Rochefort, la marée se fait puissamment sentir et rend difficile ou impossible la navigation à marée basse étale.

Diaporama 1 (14 photos). Marée basse à Rochefort

« A partir de 1666 et l’implantation de l’arsenal à Rochefort, l’accroissement du trafic fluvial pour l’alimentation de l’établissement en matériaux, vivres et marchandises manufacturées, stimule l’économie des communes traversées mais aussi celles alentours. Le rôle joué par Rochefort dans les échanges avec les colonies, en augmentant encore les besoins, participe de ce mouvement.

L’établissement militaire, qui se déploie sur la rive droite à Rochefort, possède un certain nombre de sites annexes dans l’estuaire : bassins ou fosses à bois, fontaine, magasins à poudre… En outre, des redoutes et des forts y sont édifiés pour protéger l’arsenal de toute incursion ennemie, ainsi que des phares pour guider les vaisseaux dans l’entrée du fleuve ».

Le fort Lupin (1685-1689).

La fontaine royale de Lupin « construite en 1676, reconstruite en 1763 en aval de fort Lupin, c’est la première source captée puisque son origine remonte à la fondation de l’arsenal de Rochefort pour permettre aux navires de se ravitailler en eau potable ».

Diaporama 2 (18 photos). Fontaine royale de Lupin

En mars 1780, La Fayette repart en Amérique à bord de la frégate Hermione. Il aurait embarqué à la Fontaine de Lupin, pour éviter le lent et long trajet naval depuis Rochefort. Il arrivera à Boston le 27 avril.

Partie 2. Le canal de Brouage, devenu canal de la Bridoire, relie la Charente à la Seudre. Source : inventaire Nouvelle Aquitaine

Diaporama 3 (15 photos). La citadelle et le canal de Brouage

« Le Canal de Brouage est le seul canal navigable aménagé dans les marais des environs de Rochefort. La carte de l’embouchure de la Charente relevée en 1704 par Claude Masse montre qu’il emprunte, au moins partiellement, l’ancien lit de la rivière d’Arnou ou de Pont-L’Abbé qui meut le moulin de la Bridoire situé à son embouchure. Sur cette carte, les terres basses alentour sont des marais. Ce canal est réalisé en plusieurs campagnes de travaux ; le projet initial qui prévoyait de relier Rochefort à Brouage est complété par une jonction avec la Seudre ».

« L’aménagement de la première partie d’une quinzaine de kilomètres entre Brouage et Rochefort est commencé entre 1782 et 1785 sous la direction de l’intendant Réverseaux ; en même temps sont ouverts les canaux de Broue et de Mérignac. Le canal de la Bridoire doit faciliter la navigation entre la mer et la Charente, tout en assainissant par un ensemble de canaux et de fossés les territoires marécageux de Pont-l’Abbé-d’Arnoult et de Champagne, dans les marais de Brouage. François Philibert Boischot, adjudicataire des ouvrages de dessèchement des marais de Rochefort en 1783, est chargé de ceux nécessaires à l’ouverture de ce canal.

Après avoir été interrompus une vingtaine d’années, les travaux reprennent sous la direction des ingénieurs Champion de la Bretonnière et Masquelez, au début du 19e siècle. La partie déjà réalisée est curée et deux écluses sont construites, l’une à l’embouchure du canal dans la mer, l’autre à celle de la Bridoire. Le canal, ainsi rendu navigable à partir de 1807, sert au transport de sels, de vins, d’eaux-de-vie et de bois de construction.

Pour permettre la navigation, le canal fait 17 mètres de large avec une profondeur de 2,50 mètres. Des gares et des élargissements pratiqués à chacune de ses inflexions servent de points de repos et facilitent le croisement des bateaux de fort tonnage à fond plat. Ainsi, les chargements peuvent partir de Brouage et remonter la Charente directement, sans subir de transvasements entre des bâtiments de mer et des bateaux de faible tirant. Deux fois par an, pour l’entretien du canal, il est nécessaire de faucher, de réparer les talus et banquettes et d’effectuer son curage. Le halage se fait à bras d’hommes et par chevaux ».

Commentaires fermés sur Rochefort et la Charente (17-19ème)

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Turgot et le fleuve Charente

1772-1773. Turgot, Trésaguet et la navigation sur la Charente. Depuis août 1761, Turgot  est intendant de la généralité de Limoges ; Trésaguet est ingénieur en chef des ponts et chaussées dans la même généralité. Avec le soutien de Louis XV, ils formulent le projet de rendre la Charente navigable en amont d’Angoulême. Rien n’est réalisé.

Louis XVI succède à Louis XV, décédé le 10 mai 1774. En août 1774, Turgot est nommé contrôleur général des finances, avec rang de ministre. Il crée la Commission de la navigation intérieure sous la houlette de Condorcet. Cette commission de savants n’aura pas davantage d’impact sur l’ouverture de nouveaux chantiers fluviaux ; le canal de Bourgogne demeure un serpent de mer. Louis XVI limoge Turgot le 12 mai 1776, non pour les projets de navigation, mais pour ses projets de réformes fiscales (égalité des trois Ordres devant l’impôt). Chronique à venir pour les  années où Turgot était contrôleur général.

Quatre parties dans cette chronique. 1. Le fleuve Charente. 2. Le pont suspendu de Tonnay-Charente. 3. 1772. Projet d’aménagement du fleuve Charente : Turgot tente de convaincre le Roi. 4. 1773 (6 janvier), mémoire de Trésaguet sur le projet relatif à la navigation de la Charente entre Civray et Cognac.

Partie 1. Le fleuve Charente. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

Cliquer sur les images pur les agrandir

« La Charente prend sa source à Chéronnac dans la Haute-Vienne à 295 mètres d’altitude. La longueur totale du fleuve est de 381,4 km, dont 224 km concernent le seul département de la Charente. Elle se jette dans l’océan Atlantique par une large embouchure entre Fouras et Port-des-Barques.

De la source jusqu’à Mansle (altitude 55 m), la pente est forte avec un dénivelé de 185 m sur 127 km, ce qui rend impossible la navigation fluviale.

Depuis Mansle jusqu’au Port-du-Lys, en aval de Cognac (altitude 5 m), soit 130 km, la pente devient particulièrement faible. C’est alors que le fleuve paresse dans de larges méandres mais n’est accessible à la navigation fluviale qu’à partir d’Angoulême.

En Charente-Maritime, la pente du fleuve est quasi nulle et l’effet de la marée, qui se fait sentir jusqu’à Saintes, ralentit l’écoulement jusqu’à Cognac et Jarnac, ce qui contribue à augmenter les inondations lors des crues. Les zones inondables en aval de Cognac jusqu’à l’estuaire s’appellent localement les prées.

L’amplitude des marées qui est de 6,50 m à l’embouchure est de 5,40 m à Rochefort, puis le pont-barrage de Saint-Savinien atténue son effet ».

Partie 2. Le pont suspendu de Tonnay-Charente. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

Diaporama de 23 photos (octobre 2014).

« Le pont suspendu de Tonnay-Charente succède à un vieux pont médiéval en 1242, mais plusieurs fois détruit et reconstruit.

L’idée de construire un pont avait été évoquée dès 1831 pour répondre aux besoins des Charentais, l’obligation d’utiliser le bac pour rejoindre l’autre rive du fleuve étant par trop contraignante. Pierre Debans obtint en 1839 une concession de 77 ans pour construire le pont suspendu de Tonnay-Charente, avec une subvention de 250 000 francs. La première pierre fut posée le 18 février 1841.

Réalisé sur les plans de Lazare Joseph Aimé Dor (1780 Marseille – 1846 La Rochelle), alors ingénieur en chef des travaux du génie civil du département, ce pont suspendu fut réalisé en onze mois et inauguré le 21 avril 1842.

Pour l’époque faisait figure de véritable prouesse technique tant les conditions du milieu naturel sont plutôt défavorables. En effet, celles-ci se signalent par les contraintes d’une vallée dissymétrique avec, sur la rive droite, un escarpement calcaire assez abrupt et, sur la rive gauche, une vaste zone plate entièrement marécageuse et inondable.

D’une longueur totale de 623 mètres dont 90 mètres pour la plus longue travée, son tablier central mesure 204 mètres ».

Partie 3. 1772. Projet d’aménagement du fleuve Charente : Turgot tente de convaincre le Roi. Source : extraits du blog Histoire / Passion.

« En 1772, Turgot (1727-1781) est Intendant de la Généralité de Limoges, dont dépend l’Angoumois. Il est convaincu de l’importance du dossier de l’aménagement du fleuve Charente pour la navigation. Le 7 juillet, il adresse un mémoire sur ce sujet au Roi Louis XV.

Cette demande intéresse trop essentiellement la province dont l’administration m’est confiée, pour ne pas me faire un devoir de l’appuyer auprès de vous. La Charente, dont les ports de Rochefort et de Charente (aujourd’hui Tonnay-Charente) forment l’abord, est le débouché naturel de toutes les denrées de la Saintonge et de l’Angoumois. Plusieurs parties du Périgord, du Poitou et du Limousin n’ont de communication avec la mer et avec l’étranger que par le moyen de cette rivière. C’est par elle que leurs habitants peuvent se procurer les moyens de pourvoir à leurs besoins et tirer un parti utile de leur superflu. Ils ont donc le plus grand intérêt à tout ce qui peut donner au commerce de cette province plus d’étendue et d’activité.

Les vrais principes du commerce auraient dû sans doute assurer à tous les ports, à toutes les provinces, à tous les lieux, à tous les particuliers du Royaume, la libre jouissance des avantages que la nature leur a donnés car la liberté, la concurrence universelle, l’activité qui en résultent, peuvent seules établir entre toutes les parties et tous les membres d’un État la proportion la plus juste et l’équilibre le plus favorable à la plus grande richesse du tout. Un débouché plus facile diminue les frais, augmente le profit des exportations, et modère la dépense des importations ; un débouché qui communique avec l’intérieur par un plus grand nombre de routes et de canaux, multiplie au profit de l’État les objets et les bénéfices du commerce.

A ces titres, les villes de Rochefort et de Charente, situées au débouché d’une grande rivière navigable et qui peut le devenir encore plus, devraient, s’il était nécessaire de limiter le nombre des villes autorisées à faire le commerce des colonies, obtenir la préférence sur beaucoup d’autres…

Il faut, ou prendre ce moyen de suppléer au vide des consommations, ou se résoudre à voir dépérir le commerce et la culture, baisser les revenus des propriétaires, languir le recouvrement des revenus du Roi dans toutes les provinces que vivifiaient ces consommations. Il faut sacrifier les espérances fondées qu’on a, et qu’on doit avoir, d’étendre le commerce et les productions des provinces qu’arrose la Charente fort au delà de l’état actuel.

Cette rivière n’est à présent navigable que jusqu’à Angoulême ; encore, depuis Cognac jusqu’à cette ville, la navigation est-elle difficile, embarrassée, interrompue pendant une partie de l’année. Il est possible et même aisé, non seulement de rendre cette navigation sûre et facile dans tous les temps, mais encore de la prolonger pendant un cours de près de cinquante lieues ̃de rivière, depuis Angoulême jusqu’à Civray, petite ville assez peu éloignée de Poitiers.

Les plans et les devis de ce travail ont été levés et rédigés sous mes yeux par l’ingénieur de la Province, et j’ose dire que la dépense de l’exécution sera fort au-dessous des avantages qu’elle procurera. J’attends que l’ingénieur ait mis la dernière main à son travail pour avoir l’honneur de vous en rendre compte ; plus la navigation de la Charente se rapprochera de sa source, plus les communications qu’elle ouvre se ramifieront dans l’intérieur, plus il deviendra utile d’ouvrir et d’étendre ses débouchés à l’extérieur ; plus son commerce intérieur acquerra d’activité, plus aussi la navigation intérieure développera les richesses naturelles de cette partie du Royaume ; plus l’État trouvera d’intérêt, plus il aura de motifs pour donner aux habitants de Rochefort, et par eux à une partie considérable du Royaume, la faculté d’user de tous leurs avantages en commerçant directement avec les colonies ».

Partie 4. 1773 (6 janvier). Mémoire de Trésaguet sur le projet relatif à la navigation de la Charente entre Civray et Cognac. Source : extraits du blog Histoire / Passion.

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Sarreguemines. Sarre, port, casino

Sarreguemines (partie 1) : la Sarre (partie 2), le canal (partie 3), le port de plaisance (partie 4), le casino de la faïencerie (partie 5).

Diaporama de 17 photos.

Partie 1. Histoire de Sarreguemines. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« L’agglomération s’étend de part et d’autre de la frontière. L’aire urbaine compte 45 579 habitants pour sa partie française. Sarreguemines est la cinquième commune la plus peuplée du département de la Moselle après Metz, Thionville, Forbach et Montigny-lès-Metz.

La première mention de Sarreguemines dans un texte officiel remonte à 777, il s’agit d’un testament dans lequel le prêtre Fulrad, conseiller de Pépin le Bref et Charlemagne, cède ses possessions de la région – dont celles de Sarreguemines à l’abbaye de Saint-Denis…

Sarreguemines passa du duché de Deux-Ponts au duché de Lorraine, état souverain du Saint-Empire romain germanique qui fut annexé à la France en 1766 en vertu du traité de Vienne de 1735-1738. De 1737 à 1766, le duché fut attribué à Stanislas Leszczynski, roi détrôné de Pologne (anciennement réfugié dans le duché de Deux-Ponts voisin) mais beau-père du roi Louis XV de France qui résidait dans le sud du duché, à Lunéville, à Nancy ou à Commercy.

La ville devint en 1698 le chef-lieu du bailliage d’Allemagne. Les habitants y parlaient (et y parlent encore pour un certain nombre) un dialecte germanique, le Francique lorrain. Les actes officiels du bailliage d’Allemagne étaient rédigés en allemand jusqu’à ce que, en 1748, une ordonnance inspirée par le chancelier, impose le français dans les actes officiels en Lorraine ».

Partie 2. La Sarre. Source : Académie de Nancy-Metz.

« La Sarre prend sa source en deux endroits, dans le Massif du Donon, ( Bas-Rhin, altitude 558 m ), formant ainsi la  Sarre Blanche et sur le Ban de Saint Quirin ( Moselle, altitude 638 m ) formant la Sarre Rouge. Elles se rejoignent à Hermelange pour former la Sarre. Elle continue ainsi sa route, traversant la Moselle, le Bas-Rhin, à nouveau la Moselle, puis l’Allemagne ( Saarland ) avant de se jeter à Konz, dans la Moselle ( altitude135 m ). Elle a une longueur totale d’environ 220 Km. Elle a de nombreux confluents, la Blies en étant le principal ( il la rejoint à Sarreguemines, à 20 m du lieu, situé en amont, où se font les prélèvements ). Elle prend sa source en des lieux où le sous-sol est principalement constitué de grès, pour éroder par la suite, à Sarreguemeines, des argiles et du calcaire.

La Blies, son confluent à Sarreguemines, a un débit moyen légèrement supérieur à celui de la Sarre. Elle est de loin l’affluent le plus important de la Sarre. Son débit a été observé durant une période de 30 ans (1977-2007), à Bliesbruck, localité du département de la Moselle située à une quinzaine de km en amont de son confluent à Sarreguemines ».

  • Pour aller plus loin : Faïencerie de Sarreguemines. Musée du Moulin de la Blies. Diaporama de 34 photos. Extérieur du musée : le Jardin des Faïenciers. Diaporama de 42 photos. Intérieur du musée : les Techniques Faïencières.

Partie 3. Le canal des houillères de la Sarre . Source. Article de Wikipédia.

« Le canal fut réalisé entre 1861 et 1866, il traverse le nord-est de la Lorraine et borde l’Alsace bossue à l’ouest. »Le canal fut réalisé entre 1861 et 1866, il traverse le nord-est de la Lorraine et borde l’Alsace bossue à l’ouest.

La présence du gisement houiller de Sarrebruck et de l’industrie de Mulhouse, grosse consommatrice de charbon, tous deux relativement éloignés l’un de l’autre furent à l’origine de la création de ce canal. Les aciéries de la Sarre, ainsi que les faïenceries de Sarreguemines et de Mettlach (Villeroy et Boch) utilisèrent ce canal pour leurs livraisons de masse et lointaines, telles que Paris ou le port de Marseille. La canalisation depuis le confluent de Trêves fut réalisée dans les années 1980, au grand gabarit rhénan, mais à partir de Sarrebruck seulement.

Le canal des houillères de la Sarre et la Sarre canalisée forment une voie d’eau de 105 km, dont 63 km de canal artificiel comprenant 27 écluses. Il traverse aussi les étangs réservoirs lorrains de Gondrexange, de Mittersheim et du Stock.

La navigation est autorisée à des bateaux de 38 mètres de longueur, 5 mètres de largeur avec un tirant d’eau de 1,80 mètre (chargement de 250 à 280 tonnes, gabarit Freycinet) ».

De Gondrexange à Sarreguemines. Source 2 : Fluviacarte.

« Malgré son ancien nom industriel (ex-canal des Houillères de la Sarre), cette voie d’eau serpente dans un cadre magnifique. On y traverse la Sarre par un canal-aqueduc et la forêt de Fénétrange par une échelle d’écluses. Le parcours se termine en apothéose au beau milieu des lacs du Parc régional de Lorraine. »Malgré son ancien nom industriel (ex-canal des Houillères de la Sarre), cette voie d’eau serpente dans un cadre magnifique. On y traverse la Sarre par un canal-aqueduc et la forêt de Fénétrange par une échelle d’écluses. Le parcours se termine en apothéose au beau milieu des lacs du Parc régional de Lorraine ».

Distance en km : 64 km. Nombre d’écluses : 27. Gabarit : 38,50 m x 5,10 m. Tirant d’eau : 1,80 m. Tirant d’air : 3,50 m.

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L’âne à l’honneur. Quiz du W-E

L’âne à l’honneur en trois parties : ânes au cœur de la peinture d’un artiste contemporain et de deux scènes du Nouveau Testament, personnage central de deux films récents.

Partie 1. Quiz : ânes / ânesses dans 6 tableaux d’un artiste contemporain.

Diaporama de 6 photos (Pierre Dubois, octobre 2022)

Quiz. A. Qui est l’artiste auteur des 6 toiles?

B. Dans quel musée son œuvre est-elle exposée actuellement ?

C. Titre et date d’au moins deux des six tableaux ?

Le Quiz a été trouvé (cf; le commentaire) : merci Jean-Marc. Pour aller plus loin : Gérard Garouste, l’exposition. Boutique du Centre Pompidou (Paris), 58 pages, 10 euros 30.

Partie 2. L’âne au cœur de deux épisodes du Nouveau Testament

Bernard Antérion, L’âne, humble animal biblique et riche symbole, Imaginaire & Inconscient, 2003/3 (no 11), pages 117 à 118.

Entrée de Jésus dans Jérusalem. Chronique du 28 mars 2021 : 31 photos. « Il avait dit à ses disciples : allez au village et vous trouverez une ânesse et un ânon et si on vous demande quelque chose, dites : le Seigneur en a besoin ! Comme en eurent besoin Balaam et le messie pacifique de Zacharie. La monture n’est pas brillante, mais elle est solide. Elle est liée à la marche et à la démarche du Seigneur sur le chemin des hommes; elle est solide, commune, familière et proche de la volonté de Dieu même dans ce qu’elle a de plus surprenant pour les hommes : outil de bénédiction plutôt que de malédiction, outil de lucidité plutôt que de vanité, instrument de service et de paix plutôt que de gloire et de conquête ». Peinture (1480) ci-dessous : Martin Schongauer, Musée Unterlinden, Colmar.

Fuite en Égypte. Chronique du 25 janvier 2022 : 38 Fuites en Égypte. « L’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; restes-y jusqu’à nouvel ordre, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode (Matthieu, 2, 13-15) ».

Corrado Giaquinto, Le repos pendant la fuite en Égypte, vers 1736-1737, Musée du Louvre.

Partie 3. L’âne au cœur de deux films récents

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1790. Sarreguemines Faïencerie

La Faïencerie de Sarreguemines. Musée du Moulin de la Blies (affluent de la Sarre).

Diaporama de 34 photos. Extérieur du musée : le Jardin des Faïenciers.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Diaporama de 42 photos. Intérieur du musée : les Techniques Faïencières.

Partie 1. Les 100 ans des Musées de Sarreguemines (19 et 20 novembre 2022).

« Le week-end des 19 et 20 novembre 2022, le Musée de la Faïence fête son centenaire. En 1922, le Maire de Sarreguemines décide de créer un musée d’histoire régionale et y rassemble de collections très hétéroclites. Retour sur cent ans d’évolution des collections entre art et traditions populaires, archéologie et céramique »…

Partie 2. Musée des Techniques Faïencières : le Moulin de la Blies. Source : Sarreguemines Tourisme

« Le Moulin de la Blies réunit sur un seul site deux lieux exceptionnels.

Une friche industrielle ? Un jardin ? Une œuvre d’art ? C’est tout cela à la fois le Jardin des Faïenciers ! Un lieu de promenade et d’évasion grâce à un décor qui associe la nature au patrimoine historique des berges de la Blies. Ici, d’anciennes meules ou cheminées de briques côtoient Lys des Steppes et autres hortensias fleuries en période estivale, à l’automne laissez-vous surprendre par les odeurs de pain d’épice des arbres à gâteau. Couleurs, végétaux et autres petites bêtes qui peuplent le jardin varient au gré des saisons et évoquent les sources d’inspiration des faïenciers décorateurs des siècles passés.

Sur le même site, un autre incontournable : le Musée des Techniques Faïencières. C’est comme si rien n’avait bougé depuis le départ des ouvriers. Sur les tables des piles d’assiettes semblent prêtes à être cuites ou décorées, au milieu de la pièce l’on trouve encore des chariots de matière crue et entre deux machines un séchoir chargé de pièces. Des démonstrations interactives sont données ponctuellement au public dans cette ambiance d’ateliers de production reconstitués presque intégralement. De la préparation de la pâte, aux différentes cuissons, en passant par la décoration vous deviendrez incollable sur les techniques de fabrication de la faïence et sur les arts de la table ! »

Partie 3. Évènement en ligne (2 novembre 2022 à 18 heures) : le Musée de la Faïence a 100 ans. Source : Pass Musées. Formulaire d’inscription

Partie 4. Des hommes, des terres, des machines… La production de la faïence à la manufacture de Sarreguemines. Auteurs : E. Decker, D. Hoffmann et Ch. Thévenin Editions. Source : Les Libraires, site de vente en ligne.

Partie 5. La Faïencerie de Sarreguemines. Source : Blog Terres d’Est, C. Sébastien, août 2020.

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Moulins à vent au 18ème

Innovations touchant les Moulins à vent au 18ème.

Partie 1. Les moulins à vent de Mondrian. Suite de la chronique du blog : Mondrian. Moulins, arbres, masures.

Exposition Mondrian Evolution, Fondation Beyeler. Neuf moulins à vent.

Mondrian les a peints entre 1903 et 1917. Certains sont nommés : moulin au bord du Gein, moulin Winkel. On peut penser qu’ils sont bien réels, qu’ils ne sont pas le fruit de la seule imagination ; c’est ainsi qu’on peut assez facilement distinguer les moulins-tour et les moulins sur pivot (cf. partie 2).

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Mais des questions demeurent. Quels sont les critères de choix de Mondrian : pourquoi ce moulin-ci ou celui-là ? Disposait-il de photographies avant de commencer son travail de stylisation ? Peignait-il en atelier ou sur site, y compris au crépuscule ou dans la nuit ? Certains d’entre eux ont-il été construits au 18ème siècle ou même avant ? Je n’ai pas trouvé de réponses en ligne. Figurent-elles dans le catalogue ? Je l’ai parcouru, mais… non acheté.

Partie 2. Les Moulins à vent : innovations mises en œuvre au 18ème siècle. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« Le moulin à vent est un dispositif qui transforme l’énergie éolienne en mouvement rotatif au moyen d’ailes ajustables. Il est utilisé le plus souvent pour moudre des céréales, broyer, piler, pulvériser diverses substances, presser des drupes ou écraser des olives pour produire de l’huile ; il a pu aussi servir à actionner une pompe, par exemple pour l’irrigation ou pour assécher les polders ; ou un groupe de scies (scierie à vent).

Le moulin à vent s’est généralisé en Europe vers le XIIe siècle, d’abord sur les côtes maritimes des pays du Nord : Grande-Bretagne, Pays-Bas, puis dans les pays de la bordure atlantique : Portugal, France, de la mer du Nord et de la mer Baltique : Belgique, Allemagne, Danemark, et dans les îles, y compris en mer Méditerranée.

On les trouve sur des éminences, soit isolés, soit groupés en série, ainsi que dans des lieux éloignés des cours d’eau. La première attestation de moulin à vent en France, en 1170, figure dans une charte de la ville d’Arles. Il se développe au XIIe siècle dans les régions à côte venteuse (Cotentin, Pays de Caux, Bretagne) même si certains seigneurs sont réticents à remplacer le moulin à eau, banalité plus robuste ».

« 1779. En France, les seigneurs profitèrent de la construction des moulins à vent pour exiger un droit de vent qui fut contesté. Jean François Finot note dans son Journal, début novembre 1779, que le propriétaire d’un moulin à vent construit à Mertrud (Champagne) ne paie aucun cens au seigneur parce qu’il a été jugé depuis peu que le vent étant un élément libre, il n’appartenait pas aux seigneurs mais à tout le monde (Cahiers Haut-marnais. 2009).

Les Pays-Bas sont probablement le pays qui a compté le plus grand nombre de moulins à vent. Éléments caractéristiques du paysage, ils sont représentés notamment dans la peinture flamande.

Le moulin à vent classique est constitué d’une tour en maçonnerie, surmontée d’une calotte orientable dans le sens du vent, qui supporte les ailes fixées à un axe horizontal ou légèrement incliné vers le haut et un toit en bardage ; c’est le moulin-tour.  

Parfois, c’est tout le corps du moulin, construit en bois, qui s’oriente selon le vent : c’est le moulin sur pivot, aussi appelé chandelier dans certaines régions de France, ou post mill en Angleterre, standaardmolen en néerlandais. Il repose sur un socle en bois, formé par deux poutres en croix, la croisée, et par des liens obliques. Il peut reposer sur une base maçonnée ou être assis par terre, c’est-à-dire reposer uniquement sur son socle en bois ».

« 1792. Par leur structure en bois, ils étaient aussi souvent victimes d’incendies ou, en temps de guerre, de destructions volontaires car constituant des repères et des moyens de communication par signaux (ce fut le cas par exemple du moulin de Valmy lors de la célèbre bataille de 1792).

1772. Ailes à voilures réglables. La nécessité de régler la voilure avec les ailes à l’arrêt a toujours été un inconvénient majeur. En 1772, le charpentier de moulins écossais Andrew Meikle (1719-1811) invente les ailes à jalousie (spring sails), qui permettent une régulation de la surface alaire en fonction de la vitesse du vent. Des volets de bois montés sur ressorts s’ouvrent plus ou moins selon la force du vent. Le meunier doit néanmoins arrêter le moulin pour régler la tension des ressorts. Ce système étant complexe, les ailes à jalousie sont souvent combinées avec des ailes traditionnelles, deux à deux. Les ailes à jalousie se répandent principalement au Danemark vers 1880″.

« 1789. L’aile à enrouleur (roller riefing sail) fut inventée en 1789 par Stephen Hooper. Sur le principe de l’aile à jalousie, ce sont des petits secteurs de toile qui sont enroulés et déroulés au moyen d’un système de leviers sans avoir à arrêter les ailes.

1745. Fantail. Le forgeron anglais Edmund Lee invente un dispositif d’orientation automatique, le fantail, parfois appelé en France papillon ou moulinet d’orientation. Il s’agit d’ailes disposées perpendiculairement aux ailes principales et solidaires soit de la calotte (dans le cas d’un moulin-tour), soit du corps du moulin dans le cas d’un modèle chandelier et reposant alors sur un chemin de roulement au sol. En faisant tourner ce moulin miniature, le vent provoque la rotation de la calotte, jusqu’à ce que, se trouvant parallèle au fil du vent, il cesse de tourner : les ailes principales sont alors face au vent, en position optimale. Le fantail se retrouve principalement en Grande-Bretagne, au Danemark, en Allemagne ».

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