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2000 vins pour garder goût et odorat

Gardons le sourire en cette période de pandémie ! Une exposition et une conférence bienvenues à la BNUS !

Deux mille vins. Exposition à partir du 18 septembre 2020

Rions un peu. Boire 2000 vins pour garder ou retrouver le goût et l’odorat ?

Article sur la Covid 19. « Les symptômes de perte d’odorat (anosmie) et de goût (agueusie) ont été mis en évidence par de nombreuses études. La plus récente, publiée dans le Journal of Intern Medicine, mi-avril 2020, indique qu’il s’agit bien de « symptômes spécifiques » qui pourraient être en partie liés à une obstruction ou un écoulement nasal.  Mais les troubles olfactifs et gustatifs pourraient aussi être liés au potentiel neuro-invasif du virus ».

« La perte du goût ne serait pas seulement la conséquence d’une obstruction nasale ou d’une rhinorrhée (écoulement nasal) ». 

« La capacité de la Covid-19 à envahir le bulbe olfactif et, par conséquent, le système nerveux central, est probablement une piste » pour expliquer l’anosmie, relèvent les chercheurs ».

Conférence de la BNU.  L’évolution de la dégustation des vins et la consécration de l’odorat au 20e siècle. Avec Olivier Jacquet. Mardi 22 septembre 2020 à 18h30. BNUS,  Auditorium 1er étage. Entrée libre, sur réservation.

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2020. Deux mille vins à la BNUS

Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg (BNUS). Initialement prévue en juin, l’exposition Deux mille vins, multitude et diversité est reportée du 18 septembre 2020 au 17 janvier 2021.

Pour en savoir plus

« Véritable phénomène de civilisation, le vin imprègne de nombreuses dimensions des sociétés qui le cultivent depuis plusieurs millénaires. Qu’il soit associé aux cultes, à l’économie, aux arts, aux traditions ou encore aux savoir-faire des multiples acteurs qui œuvrent à sa production, il revêt, au-delà de sa seule consommation, des significations complexes, aussi diverses que les terroirs et les cépages qui font sa richesse ».

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Sarrebourg, un Hôtel du 18ème

Sarrebourg : Hôtel des Saintignon devenu bibliothèque municipale. Portail en grès rose des Vosges.

Album de 15 photos en grand format.

« C’est le monument le plus prestigieux laissé par le 18ème siècle à Sarrebourg. Construit par Marie-Joseph-Maurice de Saintignon (1727-1806), cet hôtel, rue de la Paix, abrite aujourd’hui la bibliothèque municipale » (source : Petit patrimoine)

« La famille de Saintignon est une famille subsistante de la noblesse française, d’ancienne extraction, originaire de Verdun, où, selon Bernard Chérin, elle est citée au XVe siècle dans l’échevinage de cette ville. Elle occupa la charge de bailli de l’évêché et comté de Verdun de 1591 à 1633″.

« La sobriété du bâtiment contraste avec le portail monumental. Deux pilastres cannelés supportent un fronton arrondi orné d’un médaillon de style rocaille. De chaque côté, deux lions surplombent les portes piétonnes.

Aujourd’hui, le portail est fermé par une grille de Sandor Kiss artiste mosellan, qui s’intègre fort bien à l’architecture 18ème.

Dans la cour, donner un coup d’œil aux fenêtres décorées d’agrafes en forme de coquilles asymétriques et à une fontaine de style rocaille ».

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18ème. Visitandines et éducation

Chronique du blog sur l’Abbaye de Saint-Etienne. 1687. Après la capitulation de Strasbourg en 1681, l’abbaye est rendue au culte catholique par la France. Des Antonins s’y installent. En 1702, ils sont remplacés par des Visitandines.

1718. Celles-ci ouvrent un pensionnat pour l’éducation des jeunes filles nobles. 1792. Elles sont expulsées.

J’ai  recherché des sources sur la mission d’éducation des Visitandines. L’histoire de l’Ordre de la Visitation Sainte-Marie n’en fait pas mention. Source : Wikipédia

1604. « Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Chantal, jeune veuve de 28 ans et mère de quatre enfants, rencontre à Dijon l’évêque de Genève François de Sales. Entre eux, va s’établir une grande amitié spirituelle, qui va la pousser à venir s’installer près de lui à Annecy et à fonder l’ordre de la Visitation Sainte-Marie.

Jeanne de Chantal, sous la direction spirituelle de l’évêque de Genève, accepte de diriger un groupe que celui-ci voulait apostolique : comme lors de l’épisode évangélique de la Visitation, où la Vierge Marie, enceinte du Christ s’en va aider sa cousine Élisabeth âgée et enceinte de Jean-Baptiste, les religieuses auraient comme tâche principale de visiter malades et pauvres et les réconforter.

1610. Le premier groupe, formé le 6 juin et comprenant Jeanne de Chantal, Jaqueline Favre, Jeanne-Charlotte de Bréchard et Anne-Jacqueline Coste, s’installe à Annecy, dans les États du duc de Savoie« .

Source de cette carte

Pensionnat pour jeunes filles nobles que les Visitandines auraient ouvert à Strasbourg ? Aucune trace dans les Actes du Colloque, dirigé par Bernard Dompnier et Dominique Julia, Visitation et Visitandines aux XVIIème et XVIIIème siècles, Colloque, Publications de l’Université de Saint-Etienne, 2001, 603 pages. En ligne : livre Google

« Fondé à l’orée du XVIIème siècle par François de Sales et Jeanne de Chantal, l’ordre féminin de la visitation apparaît comme l’une des créations les plus originales du temps de la réforme catholique, en mettant l’accent sur la totale soumission à la volonté divine plus que sur les austérités corporelles. La rapide augmentation du nombre de ses monastères témoigne du succès du modèle qu’il propose,  empreint de cordialité et de douceur. En dépit de l’absence de gouvernement central, les monastères de la Visitation conservent tout au long des XVIIème et XVIIIème siècles une forte identité commune, dans le partage d’une conception de la vie en religion comme dans celui d’une spiritualité ».

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J-B. de La Salle (1651-1719)

Jean-Baptiste de La Salle (1651-1719). Source de la biographie : article de Wikipédia

1651. Né dans une famille noble de juristes, aîné de onze enfants, il est le fils de Louis de La Salle, conseiller au Présidial de Reims, et de Nicole de Moët de Brouillet. La famille vit dans l’Hôtel de La Salle, encore visible, actuellement.

1662 (11 ans). Jean se sent la vocation religieuse. Tonsuré à 11 ans, il se destine à la prêtrise. Formé à la Sorbonne et au séminaire de Saint-Sulpice à Paris, dont la spiritualité le marque profondément.

1667 (16 ans). Il devient dès janvier chanoine à Reims.

1670 (19 ans).  Il étudie la théologie à Paris à partir de 1670

1678 (27 ans). Il est ordonné prêtre le 9 avril.

1679 (28 ans). Dans sa ville natale, on lui confie la fondation d’écoles paroissiales pour enfants pauvres.

1680 (29 ans). Il est reçu docteur en théologie.

1683 (32 ans). Il résigne son canonicat.

1684 (33 ans). Il fonde la congrégation des Frères des Écoles chrétiennes (chronique du blog). Par la suite, il ouvre des écoles professionnelles, des écoles du dimanche, des maisons d’éducation pour les enfants des rues. Beaucoup s’opposent à la fondation des Frères des écoles chrétiennes, mais Jean-Baptiste de La Salle insiste et va jusqu’au bout de son projet.

1688 (37 ans). Il ouvre les premières écoles à Paris, la première au 12 rue Princesse dans le VIe arrondissement, où il vient s’installer.

1692 (41 ans). Il ouvre à Vaugirard le premier noviciat. Il recrute de jeunes maîtres auxquels il propose une forme de vie consacrée à Dieu qui leur laisserait cependant leur caractère laïque. À leur intention, il rédige une sorte de règle dans cet esprit. Ainsi se forme le noyau du futur Institut des Frères des écoles chrétiennes, voué à l’instruction et à l’éducation des enfants des milieux populaires.

1694 (43 ans). Il est élu supérieur de la nouvelle congrégation et la dote d’une règle plus élaborée. Il poursuit son œuvre pédagogique et spirituelle, rédigeant notamment un ensemble d’ouvrages à l’intention des maîtres.

1695 (44 ans). Un des plus anciens traités de politesse, Les Règles de la bienséance et de la civilité chrétienne.

1698 (47 ans). Il achève de mettre au point les règles de la Congrégation.

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BNU. Reprise des services

J’aime la BNU. 20 mai 2020, reprise des services. J’aime la BNU, l’importance de son fonds en Sciences humaines et sociales, ses expositions et ses conférences, son service de prêts et ses salles de lecture, la compétence et le dévouement de ses personnels.

J’ai voulu être parmi les premiers pour emprunter de nouveau des livres. J’aime la BNU et tant pis si j’ai passé une heure et cinq minutes pour retirer trois livres réservés en ligne. La semaine suivante, par deux fois, j’ai observé qu’il n’y avait plus d’attente. Je vous raconte.

10 photos prises le 20 mai 2020 dans l’après-midi.

Reprise des services à la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg (BNUS).

Cliquer ici pour agrandir l’image

Après deux mois de confinement, la reprise des services, annoncée par courriel, est une excellente nouvelle : commandes en ligne des documents à partir du 18 mai, retraits des documents réservés le 19 mai à partir de 13 heures.

Je m’organise pour respecter les procédures. J’ai le temps : il y a bien longtemps en effet que j’ai terminé la lecture des trois livres empruntés, tous trois portant sur l’Histoire du 18ème siècle. Habitant à 13 minutes à pied de la BNU, ce n’est pas difficile d’y aller pour faire la première opération : rendre ces trois documents en les déposant dans l’automate extérieur, ouvert 24 heures sur 24. En panne ! Pas grave : la date ultime de rendu des livres empruntés a été repoussée au 30 septembre.

Lundi 18 mai matin, je décide de passer à l’étape suivante : réserver trois livres. Aucun problème pour accéder au catalogue, pour savoir si ces documents sont disponibles à la BNU et en combien d’exemplaires. Je fais la réservation : ça roule ! Cette fois l’automate extérieur fonctionne et je peux rendre les 3 livres empruntés.

Lors de la réservation de documents, l’heure de retrait est toujours indiquée : « retrait mercredi 20 mai à partir de 10 heures ». C’est la 1ère fois que le délai est aussi long. Je ne m’en étonne pas : les lecteurs sont privés de nouveaux emprunts depuis deux mois et sont, comme moi, impatients de pouvoir réserver ; il est normal que le temps pour la livraison s’allonge.

Mercredi 20 mai. Je ne me précipite pas pour aller retirer les livres réservés. Je pouvais y aller dès 10 heures. Je m’y rends en début d’après midi. Bonne surprise : il n’y a que 5 ou 6 personnes qui attendent fort tranquillement, en bas des marches du perron de la BNU. Je prends position à la queue de la file. Je consulte mon smartphone : il est 15 heures 04.

  • Message en ligne de la BNU : « Plus de 1000 demandes de documents ont été reçues, pour cette 1ère journée de reprise. Un très grosse affluence étant prévue mardi 19 mai après-midi, nous vous conseillons de décaler votre venue de 24 ou 48h pour éviter de trop longues attentes. Vos documents sont gardés une semaine ».

10 minutes plus tard, le premier de la file d’attente, en haut des marches du perron de la BNU, est toujours la même personne. Je commence à m’inquiéter. Connaissant bien les lieux et en particulier la banque de retrait n°2, j’échafaude plusieurs hypothèses : un seul poste de retrait et non deux, problème informatique, problème avec les emprunts réservés s’ils sont plus de 10, paiement de l’amende pour non respect du délai de retour de documents, amende déjà en cours avant le confinement.

Durant ce temps, un des agents de sécurité fournit, très aimablement, les consignes de placement dans la file (respectez le sens des petites flèches bleues et placez-vous toujours sur l’une d’entre elles aux fins de respecter la distanciation physique ; si vous ne suivez pas la file, vous allez déborder très dangereusement sur la piste cyclable). Autre intervention de la sécurité : certains d’entre vous ont-ils des livres à rendre ? Si oui, l’automate extérieur étant en panne, veuillez me suivre. Remarque : d’habitude, on peut rendre les livres au guichet de la banque de retrait. Réponse : aujourd’hui, ce n’est pas comme cela.

La file extérieure diminue d’une ou deux unités. Je reprends espoir. Il fait chaud, très chaud et, tout d’un coup, je me rends compte que je vais passer 30 à 35 minutes en plein soleil, sans guère bouger, sans chapeau, sans boire et avec un masque. Je me dis que j’ai plus de chances d’attraper une insolation que la Covid-19.

Animation dans la file d’attente externe. Arrivée de deux bibliothécaires. Elles nous disent : Oui, il y a hélas de l’attente ; nous allons positionner les panneaux qui en indiquent la durée. Un petit tour et puis s’en vont. Un petit tour, et puis reviennent, avec deux panneaux sur pied, 1/2 heure et 1 heure d’attente.

Je commente avec ma causticité habituelle : « plutôt que d’afficher un temps d’attente, ne serait-ce pas mieux d’afficher un message disant « nous faisons tout pour diminuer le temps d’attente ». L’une des deux me répond : « l’organisation de la reprise des services n’est pas dans notre fonction, personne nous a demandé ce qu’on en pensait ». Je n’avais pas à me plaindre auprès d’elles. Regrets !

La première demi-heure d’attente est passée et me voici en haut des marches du perron. C’est à mon tour d’entrer. Dans le Temple de la Raison ? Plus prosaïquement, l’ombre et la climatisation s’offrent à moi.

Un agent de sécurité m’invite à me désinfecter les mains avec le liquide hydro-alcoolique. Puis, je prends de ses nouvelles ; le confinement a été difficile pour lui. Je discute toujours avec un ou deux agents de sécurité, à chacune de mes visites à la BNU.

Pas plus de 5 personnes dans la file d’attente. Les distances marquées au sol sont supérieures à 2 mètres.

Au cours de ma montée des marches, je remarque qu’une personne sort de la banque de retrait et s’approche du deuxième de la file d’attente ; je réalise qu’elle lui demande son nom : le sésame (la carte d’abonné) est sorti de la poche ou du sac. Pourquoi ? Je ne sais.

Puis une surprise agréable. Une des deux bibliothécaires, qui ont placé les panneaux de temps d’attente, vient à ma rencontre, accompagnée d’un homme, sans doute plus haut gradé qu’elle. Monsieur, votre remarque sur la forte chaleur qui s’abat sur les gens lors de l’attente à l’extérieur est juste. Nous allons voir si, dans les jours qui viennent, nous pouvons créer un abri pour les protéger du soleil. Les personnels de la BNU, je l’ai constaté à de multiples reprises, sont dévoués, aimables, et efficaces.

Après une petite heure d’attente, j’entre dans la Banque de retrait. Les deux guichets sont ouverts. Dans le bureau attenant, les livres réservés attendent d’être délivrés. Je salue un des deux guichetiers : comment va ? pourquoi occupez-vous un poste de travail qui n’est pas le vôtre ? Il me sourit, disant que les cadres doivent aussi occuper les postes plus pénibles. Le plus difficile, c’est de saisir des informations sur le clavier car il est recouvert d’une bande plastique, pas tout à fait transparente.

C’est à vous ! Celui qui prononce cette courte phrase tant attendue est le bibliothécaire qui est venu me rejoindre dans l’escalier pour imaginer des pare-soleil qui amélioreraient les conditions d’attente à l’extérieur. Je lui montre ma carte de lecteur.

Il se lève pour aller chercher les 3 livres que j’ai réservés. D’habitude, le temps de recherche est très court car le classement dans les rayons de la salle d’attente est fait selon l’ordre alphabétique des abonnés. Je vois le bibliothécaire parcourir tous les rayons. Rien. Il recommence. Rien.

Il revient au guichet. Vos livres ne sont pas là ; je ne comprends pas. Je lui demande de vérifier sur mon compte : ils pouvaient être retirés le mercredi 20 mai à partir de 10 heures. Mon smartphone indique 16 heures. Cet incident bloque un des deux guichets et allonge d’autant l’attente des abonnés suivants. Deux incidents sur les deux guichets et ce serait le blocage absolu.

Pourriez-vous revenir ? Je réponds que je préfère attendre. Un coup de téléphone est donné à une salariée en back-office. Elle arrive au bout de quelques minutes avec mes livres ; elle est allée les chercher dans les rayons des salles de lecture.

L’attente a été productive ; retraité, je pouvais attendre sans aucun problème. Mais, j’ai manifesté de l’énervement, perturbant les procédures. J’ai ainsi fait perdre du temps à tout le monde au lieu d’en faire gagner.

Que tous les personnels de la BNU veuillent bien accepter mes excuses ! J’ai voulu une fois encore jouer au lièvre, plutôt qu’à la tortue.

Cette chronique est ma dernière chronique qui porte sur les universités, l’enseignement supérieur et la recherche contemporains. Finie, la saison 7 du blog. Vive la saison 8.

Le blog sera désormais consacré à l’Histoire du XVIIIème siècle en France et en Europe : évènements, guerres et traités, rois et ordres, institutions et organisation des pouvoirs, universités et académies, architecture et arts, économie et développement, inventions et savants, population, épidémies, et mortalité, biographies…

Histoire privilégiant la période de la Guerre de Succession d’Autriche (1740-1748). Une place est alors donnée à l’image, images de villes par lesquelles Louis XV est passé : Lille, Metz, Nancy, Lunéville, Saverne, Strasbourg, Fribourg en Brisgau.

Et pour cette histoire et encore plus qu’avant, j’aurai besoin des services de la BNU. Que voulez-vous, je l’aime..

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1681. Capitulation de Strasbourg

30 septembre 1681. Capitulation de Strasbourg. Source : citations de Wikipédia

24 octobre 1681. Louis XIV fait son entrée à Strasbourg. Source : citations de Hérodote.net

Constantyn Francken (1661-1717). Remise des clefs de Strasbourg à Louis XIV

La prospère métropole alsacienne perd son indépendance. Jusque-là tournée vers la Rhénanie, elle va se réorienter vers les Vosges et Paris.

Française malgré elle. Ville libre du Saint empire romain germanique, Strasbourg affichait une neutralité de façade dans les griefs qui opposaient le roi de France à l’empereur et au reste de l’Europe.

Ces griefs s’étaient multipliés avec la politique des Réunions» : profitant de la paix consécutive au traité de Nimègue (1678), le Roi-Soleil utilisait des arguments juridiques plus ou moins valides pour rattacher au royaume des places fortes frontalières. 

Louis XIV ne cachait pas ses visées sur Strasbourg mais n’ignorait pas l’hostilité de ses habitants envers les Français et il les savait prêts à se mobiliser contre ses troupes.

Lorsqu’il apprend en 1681 qu’un général des armées impériales, le baron de Mercy, est dans les murs de la ville, il y voit les préparatifs de manœuvres militaires. Aussitôt, dans la nuit du 27 au 28 septembre, trois régiments de dragons se postent devant Strasbourg. Le lieutenant général Pons de Guimera, baron de Montclar, signifie aux habitants qu’ils doivent se soumettre.

Ce déploiement de force sème la panique et le magistrat de la ville envoie un émissaire à Louvois. Ce dernier lui répond sans ménagement que la ville a vingt-quatre heures pour se soumettre. Le 30 septembre, les Français investissent Strasbourg sans avoir à combattre.

Acte de capitulation (archives de l’eurométropole et de la ville de Strasbourg)

Moins d’un mois plus tard, le 24 octobre, le Roi-Soleil, âgé de 43 ans et à l’apogée de sa gloire, franchit les murs de la ville. Les privilèges et les institutions de Strasbourg sont confirmés. La liberté de culte est garantie, mais la cathédrale rendue aux catholiques.

Comme souvent, on fait frapper une médaille qui commémore l’événement. Elle a pour légende : « Clausa Germanis Gallia » (la Gaule fermée aux Germains).

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Enterrer la Fondation MSH

Objet. Fondation Maison des Sciences de l’Homme (FMSH). Rapport de la Cour des Comptes, 9 pages, 17 janvier 2020. Signalement par Michel Abhervé, blog Alternatives Économiques.

Le Premier président de la Cour des Comptes à Madame Frédérique VIDAL, Ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

Héritière de la tradition d’excellence des sciences humaines et sociales françaises des années 60 et 70, la FMSH voit aujourd’hui sa spécificité et sa valeur ajoutée propre très fortement questionnées dans un contexte que l’ouverture du Campus Condorcet fait considérablement évoluer. Elle apparaît secouée par des crises multiples qui ont pour conséquence une perte d’influence et d’attractivité marquée. En l’absence, à ce stade, de toute orientation forte de la part des pouvoirs publics sur son positionnement, elle privilégie une stratégie autonome et aventureuse, radicalement différente de son ambition originelle.

1. UNE INSTITUTION EN CRISE

  • 1.1. Une gouvernance défaillante et divisée
  • 1.2. Un climat social très dégradé
  • 1.3. Des activités à la peine

2. UNE TENTATION DE FUITE EN AVANT

  • 2.1. Une absence anormale de pilotage de la part des pouvoirs publics
  • 2.2. Une volonté de positionnement autonome dans un environnement institutionnel et scientifique en très forte recomposition
  • 2.3. Une stratégie patrimoniale aventureuse

3. UNE NÉCESSITÉ DÉSORMAIS URGENTE DE CLARIFIER L’AVENIR

  • 3.1. Un scénario a minima de redéfinition, à périmètre institutionnel inchangé, des modalités de fonctionnement et de financement de la FMSH
  • 3.2. Un scénario d’adossement universitaire: une entrée dans le droit commun synonyme de perte d’originalité scientifique
  • 3.3. Le scénario de l’ambition pour les SHS : l’apport des activités de la fondation au Campus Condorcet pour contribuer à la réussite de ce projet majeur.

La Cour formule donc les principales recommandations suivantes:

Recommandation n°1 (MESRI). Clarifier, au plus vite, la place et le rôle de la FSMH et de ses activités, en priorisant un scenario d’intégration complète à l’établissement public du Campus Condorcet, dont les conséquences devront être tirées sur le maintien de la fondation;.

En cas de maintien d’une fondation autonome. Recommandation n°2 (MESRI): établir un nouveau contrat quinquennal définissant, de manière précise, les objectifs fixés à la fondation et revoir les modalités de financement de l’État, en conformité avec le statut de fondation reconnue d’utilité publique en les liant à l’atteinte des objectifs ainsi déterminés et en mettant fin au système de concours sous forme de dotation globale de financement.

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J. Meyer. L’Art de l’escrime (1570)

A. Colloque Autour du Livre de combat du strasbourgeois Joachim Meyer (1537-1571)

« Joachim Meyer, un coutelier d’origine bâloise, bourgeois de Strasbourg, est l’auteur d’un des ouvrages les plus aboutis sur l’art du combat de son temps. La parution de Gründtliche Beschreibung der Kunst des Fechtens en février 1570, imprimé chez Thiebolt Berger place du Vieux marché aux Vins, n’a eu que peu de succès à Strasbourg même. Il n’y a pas même un seul exemplaire conservé dans les différents fonds patrimoniaux de la ville, et un seul en Alsace, à la bibliothèque Humaniste de Sélestat.

L’ouvrage a pourtant marqué son temps et a donné lieu à plusieurs rééditions au XVIIe siècle… Enfin le contenu allie la tradition des armes chevaleresques de la fin du moyen âge (dague, épée à deux mains, bâton), des armes de guerres employées dans le contexte du combat singulier (hallebarde, grande pique) et modernité avec la rapière et le poignard ».

Un exemple d’arme : l’épée longue.

Album de 14 photos : le colloque, les planches de l’ouvrage de Meyer

B. Joachim Meyer, article de la Fédération Française des Arts Martiaux Historiques Européens.

« Auteur du dernier ouvrage pouvant être attribué à la tradition martiale de Johannes Liechtenauer, Joachim Meyer est un auteur du milieu du XVIe siècle, et son œuvre demeure la seule tentative de modernisation de la tradition liechtenauerienne. Probablement originaire de la ville de Bâle (né en 1537) et coutelier de profession, son père aurait été papetier.

Ce serait au cours de son compagnonnage que J. Meyer se serait rendu dans la ville de Strasbourg. En 1560, il accède officiellement à la bourgeoisie. C’est également autour de 1560 qu’il semble diriger la rédaction de son premier ouvrage, un manuscrit dédié au comte Otto de Sulms, Minzenberg et Sonnenwaldt,

En février 1561, puis en septembre 1563, en juin 1566, en février 1567 et en juin 1568, on trouve dans les archives de Strasbourg des demandes de Joachim Meyer, afin de pouvoir organiser des « fechtschulen ».

Son œuvre majeure, « Discours détaillé sur l’Art de l’Escrime », est datée du 24 février 1570, visiblement à la fin d’une décennie d’enseignement et de pratique de l’escrime.

L’année 1570 semble également être liée à la rédaction de son second manuscrit, dédié au comte Heinrich von Eberst, aujourd’hui conservé à Rostock.

 Durant cette année, il parvient également à se faire engager comme maître d’armes (fechtmeister) par le duc Jean-Albert 1er de Mecklembourg. Il quitte Strasbourg un jeudi de janvier 1571, arrive à la cour du duc de Mecklembourg le 10 février et y meurt le 24, à l’âge de 34 ans« .

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Un somptueux livre d’escrime (1570)

Joachim Meyer, bourgeois de la ville de Strasbourg de 1561 à 1571, a profité de sa présence pour y faire imprimer en 1570 un somptueux livre d’escrime : Gründtliche Beschreibung der Kunst des Fechtens. Son contenu s’inscrit dans une vieille tradition allemande, mais la renouvelle de fond en comble à une époque où pourtant l’escrime italienne commence déjà à porter son influence un peu partout en Europe de l’ouest.

La qualité de son travail était telle que son ouvrage a été cité par des maîtres italiens ou espagnols dans le courant du XVIIe siècle.

A l’occasion des 450 ans de cette parution, deux événements sont programmés consécutivement à Strasbourg :

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