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De Boissieu (1736-1810), graveur

Jean Jacques De Boissieu (1736-1810), un graveur lyonnais génial.

2 décembre 2022. Visite guidée du fonds De Boissieu au Cabinet des Dessins et des Estampes de Strasbourg par Aude-Marie Fritz, médiatrice au musée des Beaux-arts, et Florian Siffer, responsable du CDES.

Prochaine visite guidée : janvier 2023.

Diaporama de 44 photos (œuvres, cartels, détails).

Jean Jacques de Boissieu, autoportrait, 1796

Partie 1. Des prédécesseurs de De Boissieu : le comte de Caylus (1692-1765) et Edme Bouchardon (1698-1762) : un dessinateur et un graveur. Chronique d’Histoires d’universités (30 septembre 2020), Estampes 1737-1746. Les cris de Paris.

« Les Cris de Paris. La veine populaire, âpre et parfois à la limite de la caricature, adoptée par les artistes bolonais, fait place dans les Cris de Paris gravés d’après les dessins d’Edme Bouchardon (1698-1762) à une vision plus empreinte d’humanité. Chroniques sur Bouchardon.

Le comte de Caylus (1692-1765) est le graveur et l’instigateur de cette série, la plus ambitieuse du genre, qui regroupe cinq suites de douze estampes, publiées entre 1737 et 1746. Conjuguant observation et bienveillance à l’égard du petit peuple parisien de l’Ancien Régime, Bouchardon se garde des conventions pour rechercher au contraire le naturel des postures ».

Partie 2. Jean Jacques de Boissieu (1736-1810), un graveur lyonnais génial. Source : extraits d’un article de Wikipédia et présentations lors de la visite guidée.

« De Boissieu est un dessinateur, graveur et peintre, né le 30 novembre 1736 à Lyon. Il est le fils de Jacques de Boissieu, médecin. Il mourra à Lyon le 1er mars 1810.

Jouissant de son vivant d’un grand renom en France comme en Europe, surnommé par certains le Rembrandt français, il est considéré comme un des fondateurs de l’École lyonnaise de peinture.

Il se spécialise dans les portraits, les paysages et scènes de la vie quotidienne de la région lyonnaise. Son style se rattache, par son souci du réalisme, à l’école hollandaise.

1758 (22 ans). Très jeune, De Boissieu aurait cherché à imiter les tableaux que possédait son aïeul maternel. Il publie six feuilles de croquis à l’eau-forte : Livre de griffonnements inventés et gravés par de Boissieu.

1760. Il est en relations de correspondance avec le graveur Jean-Georges Wille. Il produit des eaux-fortes, des dessins d’une grande acuité aux crayons et des lavis. Avec des portraits expressifs, il a dessiné des paysages, soit au crayon (mine de plomb, sanguine, pierre noire), soit au lavis. Son œuvre gravée se compose de 140 planches.

1760. Vue du pont de la Guillotière à Lyon (aquarelle).

1761-1764. Boissieu parfait son éducation artistique par un séjour à Paris où il fréquente les artistes Claude Joseph Vernet, Claude-Henri Watelet« .

1763. Desmarest, Inspecteur des manufactures de la généralité de Limoges découvre dans l’Auvergne la même espèce de pierre (basalte), aussi en prismes réguliers, avec les mêmes détails curieux qu’on admirait comme un phénomène unique dans le Pavé des Géants (Irlande). De Boissieu  réalise deux  planches pour l’Encyclopédie de Diderot.

« 1765-1766 (30 ans). Boissieu part faire le traditionnel Grand Tour en Italie en compagnie de son protecteur François XII Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld. Les deux compagnons séjournent à Rome, Gênes, Naples, où Boissieu dessine dans les musées et surtout d’après nature.

Revenu à Lyon, il poursuit son œuvre artistique avec grand succès : Goethe collectionne ses œuvres (chroniques du blog sur Goethe). Le frère du roi de Prusse vient visiter son atelier.

1767. Claude-Henri Watelete acquiert un lot d’eaux-fortes de Rembrandt qu’il admirait, et s’en inspire pour graver ses propres estampes.

Des connaisseurs d’art ouvrent leurs cabinets et galeries à de Boissieu et lui permettent de copier les tableaux de leur collection de son choix ».

1770-1772. Plusieurs portraits.Vieillard au front chauve (1770)

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Socio-économie havraise en ligne

Cahiers de sociologie économique et culturelle : collection en ligne sur Persée (années 1984 à 2015).

Partie 1. L’histoire de la Revue. « Les Cahiers de sociologie économique et culturelle sont une revue pluridisciplinaire de sciences humaines et sociales, fondée en 1984 par Albert Nicollet, et publiée par l’Institut de sociologie économique et culturelle (ISEC) de l’université du Havre. Elle fait suite à deux publications antérieures de l’Institut, La Revue de psychologie des peuples (1946-1971) et Ethnopsychologie (1971-1982).

Les articles publiés par les Cahiers s’inscrivent dans trois ensembles thématiques :

  • La rencontre des peuples, des nations, des cultures, dans ses dimensions contemporaines et historiques : relations interculturelles, migrations, transferts et hybridations, identités, stéréotypes,
  • Les dimensions sociales et culturelles (au sens anthropologique) des pratiques et des représentations économiques (travail, entreprise, échanges, consommation, argent…),
  • La sociologie des activités culturelles (artistiques, scientifiques, sportives).

Les Cahiers sont publiés avec le soutien de l’Université Le Havre Normandie, à laquelle l’Institut est lié par une convention de partenariat ».

Partie 2. Numéro Spécial, n°56, 2013. L’insertion des jeunes

« Présentation. D’une enquête de terrain à un cycle de conférences

Une génération « indignée » ? Les jeunes face à la crise en Europe 

Les jeunes à l’épreuve des institutions locales d’encadrement

Les épreuves de l’insertion des jeunes. Les limites de l’idée adéquationniste

Frontières scolaires et fractures de la jeunesse française

Quand le lycée professionnel contribue à l’émergence des projets chez les jeunes. Analyse sociologique d’une mutation

Quelques enseignements d’une recherche réalisée avec la Mission locale de l’agglomération havraise« 

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Aléas pour 3 chantiers universitaires

Aléas pour trois chantiers immobiliers universitaires. Concernant des constructions neuves, ils ont eu pour conséquences d’en retarder l’ouverture aux étudiants. Parmi eux, notons la pandémie COVID, la prévision approximative des besoins, les budgets serrés affectés, l’ambition de certains architectes de vouloir demeurer dans l’Histoire en prenant des risques architecturaux, la défaillance d’une entreprise retenue pour telle ou telle partie du chantier, la lenteur de la Justice pour trancher des conflits apparus entre parties prenantes, la mauvaise qualité de certains matériaux, la pénurie de main-d’œuvre qualifiée, la mise en chômage pour intempéries. Il faut enfin y ajouter un lot de surprises plus ou moins faciles à résoudre.

Des pénalités financières sont certes prévues pour les entreprises fautives. Mais elles ne suffisent pas pour éponger les surcoûts engendrés par la location temporaire de locaux pour assurer l’année universitaire. Quant aux préjudices moraux causés aux uns et aux autres, ils sont, au mieux, signalés par la communication universitaire institutionnelle.

Les aléas et les retards de trois chantiers de construction neuve illustrent cette chronique. Partie 1. Sorbonne nouvelle à Nation (Paris). Partie 2. Le CARDO (Sciences politiques à Strasbourg). Partie 3. Le STUDIUM (Learning Center de l’université de Strasbourg).

Cette chronique est la suite de SUP. Estimer les besoins immobiliers. Elle est illustrée par plus de 150 photos, prises tout au long des deux chantiers strasbourgeois.

Partie 1. Sorbonne Nouvelle à Nation : un chantier de huit années (2013 à 2021). Décembre 2021 : remise des clés du Campus Nation. Bilan : un campus trop petit, pas assez de salles de classes.

Ma chronique de juillet 2022 : Sorbonne Nouvelle a, à la peine. De Censier à Nation, peines en chaine.

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Sorbonne-Nouvelle quitte le Quartier latin, sur fond de polémique, Jessica Gourdon, Le Monde, 19 juillet 2022. « Censier, clap de fin. Cet été, l’université Sorbonne-Nouvelle quitte définitivement ses bâtiments du Quartier latin, amiantés et à bout de souffle. Elle vient d’emménager sur un campus tout neuf, près de la place de la Nation. Enfin ! Neuf ans que ce projet, reporté à plusieurs reprises, avait été annoncé par le ministère de l’enseignement supérieur.

En septembre, les 17 000 étudiants de cette université parisienne (anciennement Paris-III), connue pour ses formations en langues, civilisations, théâtre et cinéma, franchiront les portes de ce bel ensemble vert-jaune-bleu tout en courbes et trapèzes, conçu par l’architecte Christian de Portzamparc.

Mais la rentrée s’annonce houleuse : le nouveau campus, bien que de surface équivalente à l’ancien, ne dispose pas d’assez de salles pour tous les cours prévus. Une partie de l’espace a été absorbée par la salle de spectacle et par le restaurant du Crous, dont l’ancien site était dépourvu. De fait, l’établissement comptera, à la rentrée, une trentaine de salles en moins.

La bombe à retardement avait été signalée depuis plusieurs années par les syndicats. « A mon arrivée, j’avais aussi signalé à ma tutelle que le compte n’y était pas », abonde Jamil Dakhlia, le président de l’université. Il fallait toutefois « faire avec ». Alors, la direction a réussi à produire des simulations certifiant que « tout rentrait », grâce à une optimisation de l’utilisation des locaux et des emplois du temps – avec des cours le samedi et le soir jusqu’à 21 heures. Mais ces estimations ne prenaient pas en compte tous les paramètres, notamment que certains cours ne pouvaient pas avoir lieu en même temps, car s’adressant aux mêmes étudiants »…

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Saverne, la Régence épiscopale

Partie 1. Saverne, siège de la Régence de la principauté épiscopale.

Celle-ci compte plus de 200 villages, regroupés sous l’autorité administrative de 20 baillis. Chaque maillon de l’administration fait l’objet d’une description (cf. Partie 2. La désignation d’un garde-chasse au XVIIIe siècle).

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Octave Meyer, La régence épiscopale de Saverne, 1935

Reproduction d’un dessin de F.P. Barbier représentant Saverne et le parc du château vers 1760. Source, Cabinet des Estampes et des Dessins de la ville de Strasbourg

Partie 2. La désignation d’un garde-chasse au XVIIIe siècle

Philippe Jéhin, professeur d’histoire au lycée Bartholdi à Colmar et chargé de cours à l’Université de Haute Alsace. Source : livre d’or de la chasse en Alsace, Strasbourg, Nuée bleue, 2008, en collaboration avec Gilbert Titeux

« A l’automne 1721, un garde-chasse est désigné pour les villages d’Eguisheim et de Wettolsheim, mais celui-ci éprouve quelques difficultés à obtenir les gratifications d’usage. A l’extinction de la lignée des comtes d’Eguisheim en 1225, l’évêque de Strasbourg entre en possession de la ville d’Eguisheim et du village voisin de Wettolsheim qu’il conserve jusqu’à la Révolution.

Il en est donc le seigneur territorial, représenté par un bailli qui réside au château d’Eguisheim, au cœur de la ville, jusqu’en 1752. Eguisheim et Wettolsheim possèdent un finage varié et giboyeux dominé par les silhouettes des Trois Châteaux. Leur territoire s’étire de la plaine occupée par les champs de céréales, à la montagne couverte de forêts, en passant par les collines sous-vosgiennes consacrées au vignoble.

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Sorbonne Nouvelle a, à la peine

Sorbonne Nouvelle a, à la peine. De Censier à Nation, peines en chaine.

Chroniques du blog Histoires d’universités sur Sorbonne Nouvelle. La plus ancienne de ces chroniques (mars 2011) : Sorbonne nouvelle en photos. Les photos ? Elles sont disparues en 2015 quand Picasa a été arrêté pour céder la place à Google Photos.

Chacune des 5 parties de la chronique débute par un bref commentaire de ma part.

Partie 1. Une adresse Google pour le site de l‘université

  • Mon commentaire. C’est à ma connaissance la première emprise visible de Google, entreprise privée, sur une université publique. Je n’ai pas trouvé trace de contrat entre Google et Sorbonne nouvelle. Cette association « innovante » ne ternit-elle pas l’image de l’université ?

Le campus Nation en dates

Cliquer sur les images pour les agrandir. L’architecte

Le campus en chiffres

Le campus, Plan général

  • Commentaires. Une surface importante pour la Bibliothèque Universitaire ; Sorbonne Nouvelle n’est-elle pas, depuis 2010, membre fondateur du Campus Condorcet et de son Grand Équipement Documentaire ? Comment les collections sont-elles réparties entre les deux sites ?
  • des bâtiments d’enseignement (C) adossés au Restaurant Universitaire. Sorbonne Nouvelle, université des cultureset des odeurs culinaires de tous les pays ?

Partie 2. La Sorbonne Nouvelle en danger : la présidence est responsable. Le campus Nation est trop petit. Blog de la CGT FERC Sup Paris3, 8 juillet 2022.

Mon commentaire. La CGT a eu raison avant les autres parties prenantes. Le problème est qu’elle est de plus en plus rarement entendue.

« Le campus Nation est trop petit : depuis plus de 8 ans, la CGT le dit et le redit (voir nos communications envoyées dès 2013 sur ce sujet). La direction de l’université a persévéré dans le déni toutes ces années (“Ça passera, ça rentrera”). Le comparatif avant/après (Censier + autres sites/Nation) avait pourtant été fourni au président par le secrétaire du CHSCT dès le début de son mandat. Peine perdue.

Maintenant, ça y est, nous y sommes. D’un coup, en juin-juillet, la révélation, ils découvrent ce qui leur avait été répété depuis des années : le campus Nation est trop petit ! Il n’y a pas assez de salles de cours.

Mais il est trop tard… Alors quoi ?

Eh bien, on n’a qu’à supprimer des cours, en faire passer un tas d’autres en distanciel, décrète brutalement l’équipe présidentielle, alors que le mois de juillet est déjà bien entamé, que les emplois du temps ont souvent été achevés à marche forcée au gré d’injonctions contradictoires, fluctuantes et toujours urgentes, que les chargé·es de cours ont été recruté·es et leurs cours casés sur des horaires fixes, que les services des enseignant·es ont été établis »…

Lire la suite…

Partie 3. Sorbonne-Nouvelle quitte le Quartier latin, sur fond de polémique, Jessica Gourdon, Le Monde, 19 juillet 2022.

  • Mon commentaire. Le Monde ne mâche pas ses mots : « climat social fortement dégradé. Projet datant de 9 ans et plusieurs fois reporté. La rentrée s’annonce houleuse. Bombe à retardement ».

« Sur son nouveau campus, l’université n’a pas assez de salles pour tous ses cours. Elle jongle pour établir les emplois du temps, dans un climat social fortement dégradé.

Censier, clap de fin. Cet été, l’université Sorbonne-Nouvelle quitte définitivement ses bâtiments du Quartier latin, amiantés et à bout de souffle. Elle vient d’emménager sur un campus tout neuf, près de la place de la Nation. Enfin ! Neuf ans que ce projet, reporté à plusieurs reprises, avait été annoncé par le ministère de l’enseignement supérieur.

En septembre, les 17 000 étudiants de cette université parisienne (anciennement Paris-III), connue pour ses formations en langues, civilisations, théâtre et cinéma, franchiront les portes de ce bel ensemble vert-jaune-bleu tout en courbes et trapèzes, conçu par l’architecte Christian de Portzamparc.

Mais la rentrée s’annonce houleuse : le nouveau campus, bien que de surface équivalente à l’ancien, ne dispose pas d’assez de salles pour tous les cours prévus. Une partie de l’espace a été absorbée par la salle de spectacle et par le restaurant du Crous, dont l’ancien site était dépourvu. De fait, l’établissement comptera, à la rentrée, une trentaine de salles en moins.

La bombe à retardement avait été signalée depuis plusieurs années par les syndicats. « A mon arrivée, j’avais aussi signalé à ma tutelle que le compte n’y était pas », abonde Jamil Dakhlia, le président de l’université. Il fallait toutefois « faire avec ». Alors, la direction a réussi à produire des simulations certifiant que « tout rentrait », grâce à une optimisation de l’utilisation des locaux et des emplois du temps – avec des cours le samedi et le soir jusqu’à 21 heures. Mais ces estimations ne prenaient pas en compte tous les paramètres, notamment que certains cours ne pouvaient pas avoir lieu en même temps, car s’adressant aux mêmes étudiants »…

La suite : seulement pour les abonnés

Partie 4. Petite histoire du site historique qui jouxte le Campus Nation

Article de Sylvie Chalaye, Institut de Recherche en Études Théâtrales de la Sorbonne Nouvelle.

  • Mon commentaire. Une analyse de la Révolution à sens unique, qui se limite à la période de la Terreur. Ne fallait-il pas d’abord mentionner la date du 4 août 1789 : abolition des privilèges et des droits féodaux, triomphe du principe d’égalité devant la loi ? … Qui a validé cet article réducteur et qui ne permet aucune droit de réponse ?

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7% de Samouraïs à la fin du 18ème

Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, exposition Samouraïs. Guerriers et Esthètes (jusqu’au 13 juillet 2022).

Diaporama de 46 photos (16 œuvres, notices, détails).

Page 1 de la chronique : Brève histoire des Samouraïs du 12ème au 19ème siècle.

Page 2. Des Samouraïs Esthètes : Katsukawa Shunshō (1726-1792), Tōshūsai Sharaku, actif de 1794 à 1795, Hokusai Katsushika (1760-1849).

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Le Japon. Avènement des Tokugawa. Source : extraits de l’article de Wikipédia sur les Samouraïs au 2ème millénaire :

« 12ème siècle. Après leur victoire, les Minamoto fondèrent en 1185 un nouveau régime politique à Kamakura dans les provinces orientales… Le chef de ce régime, le Shôgun, fut reconnu par l’empereur comme seul responsable de l’ordre militaire et policier…

14ème et 15ème siècles. Le Shogunat se déplaça à Kyoto vers 1336 et s’installa en 1378 définitivement dans le quartier de Muromachi…. Cette structure bicéphale qui réunit l’est et l’ouest du Japon correspond à une alliance entre la noblesse de la cour de Kyoto, les grands monastères bouddhistes et les grands vassaux guerriers du shôgun… Cette alliance fonctionna  avant son délitement avec les guerres seigneuriales d’Ônin (1467-1477) et laissant place à une franche anarchie politique.

16ème, 17ème et 18ème siècles. Avec la pacification de la Période Edo, la fonction combattante des guerriers diminue et ceux-ci deviennent des fonctionnaires.

Armure du 18ème siècle

Ils vont laisser le côté guerrier pour les cérémonies, et commencer à s’intéresser aux arts (surtout l’écriture). Néanmoins, probablement pour se redonner de la valeur, des règles très strictes sont codifiées, sous le nom de bushido (voie du guerrier, mise en place dès le 16ème siècle). Le suicide rituel du seppuku — aussi connu sous le nom de hara-kiri (littéralement : ouvrir le ventre) — devra être interdit à certaines périodes par le shogun (seigneur militaire du Japon).

En effet, pour sauvegarder son honneur, un samouraï devait se faire seppuku s’il arrivait malheur à son maître, à sa famille, ou simplement s’il avait fait une faute grave, son seigneur pouvait lui commander à n’importe quel moment le seppuku s’il ne s’estimait pas satisfait. Ce rite provoquait parfois des ravages dans les rangs des samouraïs.

À la fin du 18ème siècle, les samouraïs représentent environ 7 % de la population japonaise« .

  • John Whitney Hall and alii, The Cambridge History of Japan : Volume 4 : Early Modern Japan, Cambridge University Press, 1991, 831 pages. Lire en ligne.

Demi-masque et gorgerin pour protéger la partie basse du visage et la gorge (18ème siècle)

« 19ème siècle. La période des Tokugawa amène un certain renfermement du Japon sur lui-même, peu ouvert aux pays étrangers. Cet isolement prend fin avec l’intervention du commodore Matthew Perry qui force le pays à s’ouvrir au commerce extérieur à partir de 1854. Des changements majeurs surviennent alors, avec notamment la reprise en main du pays par l’empereur.

La restauration de Meiji en 1867 entraîne avec elle toute une série de mesures. Les samouraïs sont également frappés par les réformes. Ils sont privés du droit d’usage exclusif des noms de famille, de porter le sabre, et de tuer les roturiers sous prétexte de manque de respect » (suite page 2).

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Campus Condorcet : la Cour accuse

L’Établissement Public Campus Condorcet, Cour des comptes, 27 janvier 2022.

« Annoncé en septembre 2009, le projet de création d’un campus consacré aux sciences humaines et sociales (SHS) devait être l’instrument de la relance de cette discipline en France. L’établissement public Campus Condorcet (EPCC), souvent présenté comme le pendant de l’opération Paris-Saclay, est le résultat d’un projet partenarial regroupant onze établissements, écoles, universités et organismes de recherche.

Le Grand équipement documentaire (GED) a, lui, été conçu comme une plateforme documentaire et numérique mutualisée de niveau international, dont la vocation était de fédérer l’ensemble.

Or, la Cour relève que la mise en service de cet établissement public fait aujourd’hui face à des difficultés majeures : son mode de fonctionnement (entre coopération, mutualisation et coordination) n’a pas été défini précisément, et sa capacité à appuyer les chercheurs dans leurs travaux – outre l’accès aux équipements qu’il leur offre – reste à développer.

Le risque est grand que cet établissement, bien en deçà des attentes initiales, soit réduit à un rôle de gestionnaire d’un projet immobilier à ce jour inachevé ».

Je note pour ma part que les 11 établissements :

  • n’ont pas la même localisation : aucun n’a son siège sur le Campus d’Aubervillers. La majorité des présidences se situent dans Paris intra-muros.
  • n’ont pas le même statut. Parmi eux, 5 universités qui ne peuvent sélectionner à l’entrée, qui subissent les faiblesses structurelles d’un premier cycle hypertrophié.
  • n’ont pas la même offre de formation (offre couvrant les trois cycles ou seulement deux) et donc les mêmes besoins documentaires. Le GED ne peut remplacer les BU de proximité, les BU disciplinaires sur chacun des campus de chaque établissement. Par ailleurs, les revues SHS (tout au moins leurs numéros anciens) sont en Open source ; idem pour Google Books.
  • et surtout n’ont pas les mêmes objectifs du point de vue des coopérations avec d’autres. Par exemple l’École Pratique des Hautes Études affiche sur sa page d’accueil son appartenance à l’élite, l’université Paris Sciences Lettres…
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Retour sur les deux chroniques publiées en décembre 2021 par Histoires d’Universités.

4 décembre 2021, Campus Condorcet, un chaos durable

« Le Campus Condorcet Paris-Aubervilliers (Cité des sciences humaines et sociales) a été créé par le décret n° 2017-1831 du 28 décembre 2017 relatif à l’organisation et au fonctionnement de l’établissement public.

Le projet date en fait de 2008. Le chaos d’aujourd’hui a demandé beaucoup de temps pour se mettre en place. Surprenant !

Deux parties dans cette chronique. Revendications des personnels et préavis de grève. Le Campus : le projet stratégique, les 11 établissements, les instances (conseil d’administration, comité de site), le rapport d’activité 2020″.

16 décembre 2021, Condorcet. GED ouvert 2 jours par semaine

« Poursuite du mouvement social au Campus Condorcet. Le communiqué du SNPTES aborde la question du GED. Vous avez dit GED ? GED = l’acronyme insensé de Grand Équipement Documentaire. Pourquoi pas BNSHS, comme  BNF, BNUS

Le constat est partagé, il manque 40 Emplois Équivalent Temps Plein. Le GED est le joyau des SHS en France, il se doit d’être ouvert 5 jours / 5 jours. Les chefs d’établissements doivent rendre d’ici cette fin de semaine une copie avec un nombre significatif de postes offerts au GED pour garantir cette ouverture. Les profils de postes restent à définir à ce stade… 20 postes GED et 5 en support. Ce sont des conditions sine qua pour réussir à ouvrir plus de 2 jours par semaine !

Par comparaison, la BNUS Strasbourg est ouverte 7 jours sur 7, 80 heures par semaine.

Rapport de la Cour des comptes, L’Établissement Public Condorcet. Le risque d’échec d’une grande ambition pour les sciences humaines et sociales, Rapport public thématique, Janvier 2022, 111 pages.

Sommaire

Liste des 9 recommandations de la Cour des Comptes : lire page 2.

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Apothicaires et Pharmaciens

Apothicaires & Pharmaciens. Remèdes aux maladies. Source 1. Archives de Loire-Atlantique : extraits.

Nantes, jusqu’au 23 décembre 2021. « Les Archives consacrent une exposition aux apothicaires et pharmaciens, aux remèdes et aux médicaments afin de retracer leur histoire au sein du département, éclairer l’évolution des métiers et des substances, interroger les parts d’empirique et scientifique. Exposition en partenariat inédit avec l’Assistance publique – Hôpitaux de Paris ».

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Source 2. Blog Saint-Yrieix-la-Perche. Christophe Cesbron. L’exposition Remèdes. “Un apothicaire doit être prudent, sage, de bonnes mœurs, modéré en ses passions, sobre, craignant Dieu, laborieux, vigilant…”, écrivait Nicolas Lémery dans l’introduction de son ouvrage La Pharmacopée universelle.

L’exposition proposée par les Archives départementales de Nantes porte un regard riche, documenté sur l’histoire du médicament et celle du professionnel qui le délivre. Guérisseurs, apothicaires, charlatans, chercheurs, pharmaciens se partagent nos espoirs de guérisons mettant au point toutes sortes de pratiques, de potions, de remèdes, de médicament pouvant plus ou moins soulager nos souffrances. Au travers d’un parcours savamment scénographié, mettant en scène documents et objets “de curiosité”, s’appuyant sur l’histoire de Nantes, l’exposition propose avec rigueur, pédagogie et beaucoup d’humour, un parcours chronologique clair mais jamais dogmatique. Elle montre tout autant l’évolution d’une profession (qui peu à peu s’organise) que celle du rapport humain à la maladie et à la guérison (qui souvent oscille entre rationalisme et pensée magique). Passionnant ! »

Source 3. Charles-Henri Fialon. Histoire des mots « Pharmacien » et « Apothicaire ». Revue d’Histoire de la Pharmacie, Année 1920, 28, pp. 262-269.

 

Source 4. Deux vidéos à propos de l’exposition des Archives départementales de Loire-Atlantique.

Brève présentation (58 secondes).

La maison des apothicaires de Nantes (1 heure 21). « Au cœur de la ville, se trouve une maison emblématique, rare vestige d’un Moyen Âge tardif dans la ville : la Maison des apothicaires, ou Maison du Change. Pourquoi ces appellations ? Qui étaient les occupants successifs de cette maison ? Un bel exemple d’histoire foncière en zone urbaine ».

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Sauvons la BSG !

La bibliothèque Sainte-Geneviève (Université Sorbonne Nouvelle) est en danger. Sauvons-la !

Signer la pétition : cliquer ici

Cette vénérable institution conserve les collections exceptionnelles héritées de l’abbaye Sainte-Geneviève, continûment enrichies jusqu’à atteindre aujourd’hui plus de deux millions de documents dont 250 000, anciens, rares ou précieux, forment l’un des fonds patrimoniaux les plus importants de France et d’Europe. Le bâtiment bien connu qu’elle occupe place du Panthéon depuis 1850, conçu par l’architecte Henri Labrouste, est classé au titre des Monuments historiques et constitue un joyau de l’architecture, étudié, copié et admiré dans le monde entier. L’importance de la bibliothèque Sainte-Geneviève, tant de ses collections que de son bâtiment, est unanimement reconnue comme un élément fondamental de notre patrimoine national. 

Le travail des équipes de la bibliothèque pour conserver et transmettre ce patrimoine est, lui aussi, apprécié des lecteurs, mais souffre d’un manque chronique de moyens. De nombreux travaux de restauration et de rénovation ont été entrepris depuis plusieurs années afin, non seulement, d’offrir au public les meilleures conditions de travail et les services qu’ils sont en droit d’attendre ; mais aussi d’assurer, simplement, la sécurité des biens et des personnes.

C’est dans ce contexte que de vives inquiétudes surgissent, tant au sein du personnel qui a débuté un mouvement de grève, que des lecteurs. Universitaires, chercheurs, enseignants-chercheurs et enseignants, nous souhaitons rendre publiques ces inquiétudes.

En effet, tout le monde s’accorde à reconnaître que les nombreux travaux réalisés sur le bâtiment étaient nécessaires mais qu’ils ne sont pas suffisants, et que d’autres, de grande ampleur, doivent encore être menés pour le sécuriser complètement (toiture, électricité…). Pourtant, contre toute logique, l’université de tutelle de la bibliothèque, l’Université Sorbonne Nouvelle, a récemment décidé de réorganiser les équipes ayant pour responsabilité le patrimoine immobilier, la surveillance des bâtiments et la direction des travaux, pour les affilier directement à l’Université et ainsi les couper de la bibliothèque.

Ce jeu de passe-passe en gestion des ressources humaines prive la bibliothèque des moyens humains, déjà faibles, absolument nécessaires à son fonctionnement et à la sécurité du bâtiment, des collections, du public et des agents. Il supprime ainsi la totalité de son département dédié au Patrimoine immobilier, laissant les équipes sans aucun agent compétent sur place à qui se référer en situation d’alerte sur le bâtiment ou les collections, et privant enfin l’institution de deux postes de conservateurs, dont les supports de poste avaient été temporairement dévolus à l’immobilier justement par manque de moyens humains dans la bonne filière. 

Il représente enfin un risque considérable pour la bibliothèque. Nous avons tous à l’esprit le souvenir de la catastrophe de Notre-Dame, il ne faudrait pas que de bas calculs gestionnaires fassent de la bibliothèque Sainte Geneviève, au patrimoine inestimable, la prochaine sur la liste.

À cela s’ajoute un signal très négatif envoyé à la bibliothèque mais aussi à ses lecteurs.

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La BNU en Orient : 4 coups de cœur

Exposition de la Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg : L’Orient inattendu, du Rhin à l’Indus. Catalogue remarquable : 192 pages, extrêmement soignées

3ème chronique sur cette exposition : 4 coups de cœur :

Diaporama de 28 photos (dont détails).

Portrait d’homme, Inde, 18-19ème siècle. Catalogue : pièce 6.22, page 171.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Trois pages d’une Ragamala, Inde, Jaipur et Lucknow (peintures) et Iran (marges). Fin du 18ème – début du 19ème. Catalogue : pièce 6.20, page 170.

Hemacandra (12ème siècle). Commentaire particulier des six règles obligatoires. Catalogue : pièce 6.15, page 166.

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