Archives de Catégorie: D. Italie

Peintures du 18ème à Strasbourg

Suite de la chronique, Quiz. 8 peintures françaises du 18ème siècle, musée des Beaux-arts de Strasbourg.

9 peintures du 18ème siècle (Espagne, Flandres, Hollande, Italie), collections du Musée des Beaux-arts de Strasbourg. Ci-dessous citations de quelques notices en ligne.

Album de 23 photos

La Vierge en gloire avec saint Laurent et à saint François de Paule, Gian Domenico Tiepolo (Venise, 1721 – Venise, 1804).

« Ce grand tableau ornait au XVIIIe siècle l’autel principal de l’église de Campolongo al Torre, petite ville du Frioul au nord-est de Venise. Au XIXe siècle, il fut vendu afin de subvenir aux frais de reconstruction du campanile et, vers 1895, acheté par le musée des Beaux-Arts de Strasbourg chez un marchand de Florence.

Il était alors attribué à Giambattista Tiepolo, le plus célèbre des peintres italiens du XVIIIe siècle. À cette époque, on confondait souvent l’œuvre de ce peintre avec celle de son fils Giandomenico, au style très proche, et l’on attribuait volontiers les plus beaux tableaux au père. Ce n’est qu’au cours des dernières décennies que les historiens d’art ont pu départager les œuvres de l’un et de l’autre, mettant en lumière l’originalité et la grandeur de l’art de Giandomenico et lui rendant nombre d’œuvres importantes parmi lesquelles le tableau de Strasbourg ».

Vue de l’église de la Salute depuis l’entrée du Grand Canal, Giovanni Antonio Canal, dit Canaletto (Venise, 1697 – Venise, 1768), vers 1727.

« Canaletto, peintre vénitien renommé, s’est surtout adonné au genre pictural de la veduta. Ce type particulier du paysage, centré sur la représentation d’une vue de ville, tend à rendre avec précision la réalité, sans pour autant que l’œuvre soit dénuée d’une certaine poésie rendue par la transparence lumineuse.

Canaletto privilégie la représentation des sites et monuments célèbres de la ville de Venise ou de sa lagune et reprend souvent le même sujet dont il donne de multiples variantes.

Le tableau, grâce au support, rayonne de clarté et de luminosité. L’éclairage venant du sud-ouest indique une heure déjà avancée dans l’après-midi et la peinture lisse et fluide donne un effet d’ »après la pluie ».

Canaletto, à destination des riches touristes anglais, rend compte également de la vie quotidienne à Venise, à proximité du Grand Canal : les gondoliers, la présence de marchands, des diplomates venus d’Orient »…

Allégorie du Bon conseil, Francesco Zugno, vers 1750.

« Cette peinture de plafond qui ornait une pharmacie vénitienne est remise dans sa position d’origine et accompagnée d’une élévation dessinée des meubles de l’officine ».

Portrait de Don Bernardo Iriarte,  Francisco de Goya y Lucientes (Saragosse, 1746 – Bordeaux, 1828).

« Bernardo Iriarte était lié d’amitié avec Goya. Il faisait partie de ces Illustrados (« hommes éclairés ») qui entreprirent à la fin du XVIIIe siècle de sortir l’Espagne de sa léthargie intellectuelle et sociale, et de l’ouvrir au « siècle des lumières ». Libéraux, ils sympathisèrent avec les idées de la Révolution française. Plusieurs devaient s’engager aux côtés du roi Joseph, le frère de Napoléon, de 1808 à 1813. Iriarte fût de ceux-là et dût s’exiler comme Goya, après la guerre d’Espagne.

Le portrait a été exécuté en 1797, au moment où ces Illustrados étaient provisoirement arrivés au pouvoir et où Iriarte avait été nommé ministre de l’Agriculture. Que Goya portraiture plusieurs des hommes les plus éminents de ce parti libéral, ainsi que Guillemardet, ambassadeur de la République française est d’ailleurs l’une des indications les plus fiables quant à ses inclinations idéologiques personnelles. La première personnalité étrangère qu’il ait peinte, en 1798 précisément, était un régicide !

On doit relever l’extraordinaire qualité picturale du tableau et ce qu’elle annonce de l’impressionnisme par la fragmentation de la touche ».

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1715. Carte de l’Europe

Suite des chroniques du blog sur le 18ème siècle en France et en Europe.

Carte de l’Europe issue des Traités d’Utrecht (1713) qui marquent la fin de la Guerre de Succession d’Espagne.

Quelques commentaires. Le royaume de France à la mort de Louis XIV est d’un seul tenant (à l’exception du duché de Lorraine qui ne sera intégré à la France qu’en 1766). La France est le pays dominant. Vauban et ses ingénieurs ont construit une chaîne de forteresses à son pourtour.

L’empire ottoman est encore bien implanté en Europe, mais est en recul après avoir échoué à prendre Vienne en 1683. La Hongrie s’intègre dans les possessions des Habsbourg.

Le Saint-Empire Romain Germanique demeure une mosaïque d’États. La couronne impériale revient traditionnellement aux Habsbourg ; par les traités d’Utrecht, l’Autriche est désormais implantée au nord du Royaume de France (Pays-Bas autrichiens).

Dans la partie non-Hasbourgeoise du Saint-Empire, se sont glissées des possessions de puissances européennes en expansion : le Royaume-Uni possède le Hanovre ; la Prusse des Hohenzollern commence une irrésistible ascension avec Berlin pour capitale ; l’Empire de Russie veut s’étendre vers la Mer Noire et lorgne sur la Pologne.

Le royaume de Pologne, plus étendu que la France, est fragilisé par son système de succession au trône. Inséré dans une sorte d’étau entre la Russie, la Prusse et l’Autriche-Hongrie, il sera confronté, vingt ans plus tard, à la Guerre de Succession de Pologne (1733-1738).

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L’université déchiffrée, livre inédit

J’ai fait valoir mes droits à la retraite fin novembre 2008. Menant des recherches sur les transformations des organisations universitaires en Europe depuis 1992, je voulais travailler dans un contexte de plus grande liberté de temps et de ton.

J’ai terminé mes deux derniers mois de vie active à Bologne, au siège d’AlmaLaurea. Le défi : écrire L’université déchiffrée, un livre électronique à vocation interactive, en collaboration avec mon ami Andrea Cammelli, directeur d’Almalaurea. Au final, j’ai écrit une 1ère version des trois chapitres et des éléments d’introduction et de conclusion.

Ce livre virtuel, basé sur les données statistiques les plus récentes en France et en Italie, est en ligne aujourd’hui, au titre de la constitution des archives de ce blog et d’un réemploi des sources par d’autres.

L’université déchiffrée ?

Éléments d’introduction

Chapitre 1. Stopper l’inflation de l’offre de formation (67 pages).

Chapitre 2. Les parcours de formation. Poursuivre des études supérieures toujours plus longtemps (66 pages).

Chapitre 3. Le devenir professionnel des diplômés (58 pages).

Éléments de conclusion. Cette conclusion est reprise dans ma chronique du 19 février 2009, Créer 480 Instituts d’Enseignement Supérieur

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Cuisiner en confinement (2)

Découvrir les recettes 1 à 10. Ci-dessous les recettes 11 à 20

11. Tzatziki sur thaler d’épeautre. Escalope de poulet grillée, épinards frais

Album de 5 photos en grand format

12. Potage de potiron aux copeaux de parmesan. Steak de bœuf haché aux trois condiments

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13. Linguine au thon à l’huile d’olive, passata de tomates, basilic frais, parmesan

Album de 5 photos en grand format (cliquer)

14. Tourte de volaille aux poireaux. Haricots verts. Nappage au vinaigre de Modène

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15. Rôti de porc froid et cornichons. Gratin dauphinois

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16. Pizza sicilienne, poivrons grillés, anchois, câpres, copeaux de parmesan

Album de 6 photos en grand format (cliquer)

17. Filets de maquereau fumé. Gratin dauphinois (restes). Fromages

Album de 6 photos en grand format (cliquer)

18. Oeufs cocotte à la ratatouille. Un peu de crème, de piment d’Espelette, de ciboulette

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19. Ravioles, pesto vert, parmesan râpé

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20. Filets de rouget, grenailles de pommes de terre, huile d’olive, laurier, origan

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Gae Aulenti. 30 ans en 1958

Gae Aulenti (décembre 1927 à Palazzolo dello Stella, dans la province d’Udine, et morte le 31 octobre 2012 à Milan) est une architecte, designer, muséographe, enseignante. Source des citations : Wikipédia.

Exposition Gae Aulenti, a Creative Universe, Vitra Design Museum, Pavillon Schaudepot, du 29 février au 28 juin 2020.

Album de 19 photos.

1953 (25 ans). « Gae Aulenti est diplômée en architecture de l’école polytechnique de Milan en 1953. Elle y a également obtenu le diplôme de la profession. Dans les années cinquante, l’architecture italienne est engagée dans une recherche culturelle historique sur la récupération des valeurs architecturales du passé et de l’environnement bâti existant qui se joindra au mouvement Neoliberty. Aulenti fait partie de cette tendance, qui est en désaccord avec le rationalisme.

1955-1965 (27-37 ans). Elle fait partie de la rédaction de Casabella-continuità dirigée par Ernesto Nathan Rogers, qu’elle considère comme son « père spirituel ». Ses premiers projets de mobilier sont partagés entre la comparaison avec les formes et les matériaux du passé et les expériences allant dans le sens de la pensée rogérienne de l’architecte en tant qu’intellectuel, capable de comprendre les transformations sociales et culturelles du pays.

1960-1962 (32-34 ans). Aulenti enseigne en tant qu’assistante en composition architecturale à l’université IUAV de Venise.

1962 (34 ans). Sgarsul Poltronova

1964-1967 (36-39 ans). Elle enseigne cette même matière au Politecnico de Milan ».

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Ravenne, Capitale, Mosaïques

Université de Strasbourg. Les cours du second semestre, en Histoire et Histoire de l’art, ont commencé cette semaine et se termineront mi-avril. Auditeur libre, j’ai choisi 4 cours. Celui de ce matin : cours de Licence 2, Introduction à l’histoire du Moyen Age. 100 étudiants présents.

Cours en ligne sur la plateforme Moodle. Lundi 20 janvier 2020 : la dislocation de l’Empire romain et l’apparition des premiers royaumes barbares. La mention, par le professeur, du nom du roi Théodoric me fait penser à mes deux derniers mois d’activité à Bologne, en octobre et novembre 2008. Découverte de Ravenne, qui garde des traces éblouissantes du temps où elle était devenue, au 5ème siècle, la capitale de l’empire romain d’Occident, puis celle des Ostrogoths de Théodoric (fin 5ème – début 6ème), celle enfin de l’Exarchat éponyme, dépendant de l’Empire romain d’Orient (564-752).

Ravenne, de grandioses mosaïques à thèmes religieux dans des édifices fondés par le pouvoir politique, pouvoir auquel participent de fait les évêques.

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Luca Giordano, 30 ans en 1664

Luca Giordano (1634-1705), le triomphe de la peinture napolitaine, Exposition au Petit Palais (Paris) jusqu’au 23 février 2020.

Catalogue. « Comptant plus de cinq mille œuvres, fresques ou tableaux, la production de Luca Giordano (1634-1705) est immense. Virtuose du pinceau, sa capacité d’adaptation lui valut des commandes prestigieuses, tant à Naples qu’à Florence, mais aussi en Espagne, où il séjourna dix années à la cour de Charles II. Son œuvre est abondamment présente dans les musées français, un pays où il exerça une profonde influence sur les peintres du XVIIIe siècle. Ce premier ouvrage en français dessine le portrait d’un homme exceptionnel, indifférent aux codes et aux règles, doué pour les affaires, et essentiel pour comprendre le paysage artistique du XVIIe siècle européen ».

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Italie. Où va la précarité ?

Il faut voir. Ken Loach, Sorry, we missed you. Bande annonce, 1’46. Le micro-entrepreneur, le livreur de colis de mal en pis.

Il faut lire. Mirella Giannini (université de Naples), La précarité mise en scène. Les jeunes face aux nouvelles formes du travail en Italie, in Tumultes, Quo vadis, Italia ? Éditions Kimé, n°53, octobre 2019, pages 21 à 34,

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Précaires : de la résistance digne et à la résistance performative.

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A quoi servaient les tableaux ?

Avant le musée… A quoi servaient les tableaux ? Parcourir autrement le musée des Beaux-arts de Strasbourg.

« Le projet est né d’un double constat. Tout d’abord, au Musée des Beaux-arts aucune œuvre n’a été peinte pour être dans un musée. Par ailleurs, le contexte d’origine des œuvres exposées est largement ignoré.

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Le Musée des Beaux-Arts propose donc, au sein de ses collections permanentes, quelques cas exemplaires permettant d’appréhender le contexte d’origine, c’est-à-dire la fonction et les conditions de vision au moment de la création. On songe bien sûr aux œuvres pour les édifices religieux ou pour décorer les demeures, mais ces deux cas sont loin d’être les seuls.

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Classé dans AF. Histoire 16-17èmes siècles, AI. Art médiéval et moderne, BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Italie

Venise, Véronèse, Saint-Sébastien

« Sur l’emplacement d’un ancien oratoire dédié à la Vierge Marie, et à Saint Sébastien qui avait sauvé les habitants du quartier de la peste de 1464, fut construite une église dans la seconde moitié du XVe siècle. L’église se révéla bientôt trop petite ainsi, en janvier 1506, les fondations d’une nouvelle construction étaient jetées sous la direction d’Antonio Abbondi, dit le Scarpagnino (Grosio, vers 1475 – Venise 1549), architecte et sculpteur

En 1542, le prieur des Hiéronymites, Bernardo Torlioni de Vérone demanda au Scarpagnino de modifier l’intérieur de l’église afin d’y ajouter six chapelles latérales » Source Chorus Venezia.

Paolo Veronese (1528-1588) « s’installe à Venise en 1553. Les commandes officielles sont nombreuses car il est devenu le peintre de la République…

Diaporama commenté : 26 photos (2005)

Album de 25 photos (2015)

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