Archives de Catégorie: D. Italie

1733. Stengel, architecte des Nassau

Chroniques d’Histoires d’universités sur Sarrebruck et sur Sarreguemines au 18ème siècle.

Partie 1. Biographie de Friedrich Joachim Michael Stengel. Source 1. Article de Wikipédia.

Friedrich Joachim Michael Stengel est un architecte allemand, né le 29 septembre 1694 à Zerbst, mort le 10 janvier 1787 à Sarrebruck.

Au début du 18ème siècle, Nassau-Sarrebruck, Nassau-Ottweiler et Nassau-Usingen s’éteignirent au profit de la branche de Nassau-Usingen. En 1735, cette dernière fut de nouveau divisée entre la Nassau-Usingen et la Nassau-Sarrebruck, qui furent réunies en 1797. En 1806, sous la pression de Napoléon Ier, la Nassau-Weilbourg et la Nassau-Usingen fusionnèrent pour former le duché de Nassau et entrer dans la confédération du Rhin.

Stengel est l’architecte du duc de Gotha, des princes-abbés Constantin de Buttlar et Adolphe de Dalberg, puis des princes de Nassau-Usingen et Sarrebruck-Sarrewerden.

Directeur des constructions des princes de Nassau, il mène l’édification des églises de Harskirchen, Wolfskirchen, Weyer, Berg, Lorentzen et Oermingen. Ces constructions sont ordonnées en 1766 par le prince Guillaume Henri de Nassau-Sarrebruck afin de garantir l’harmonie et la paix entre les confessions catholique et protestante.

Le plus célèbre de ces édifices est la Ludwigskirche de Sarrebruck bâtie de 1762 à 1775.

Source 2. Espace culturel du Temple.

1694. Friedrich Joachim Michael Stengel naît le 29 septembre à Zerbst.

1708 (14 ans). Il commence des études de sciences mathématiques et d’architecture civile à l’Académie de Berlin.

1712 (18 ans). Il part en Italie afin de parfaire ses connaissances en architecture italienne.

1721 (27 ans). Le prince-évêque de Fulda lui confie la mission d’élaborer des plans. Un an plus tard, Stengel poursuit la construction du château résidentiel de Fulda jusqu’à son achèvement.

1729 (35 ans). Stengel n’est pas seulement expert en matière d’architecture mais il s‘intéresse également aux sciences physico-techniques. En 1729, il présente au prince-abbé de Zelle un baromètre lumineux.

1730 (36 ans). Il travaille à Gotha comme ingénieur.

1733 (39 ans). Il est nommé architecte auprès de la cour de Nassau-Usingen où la modernisation du château de Biebrich est une de ses premières missions.

1737 (43 ans). Il crée les plans pour le château résidentiel de Sarrebruck.

1739 (45 ans). La construction commence en 1739. La famille Stengel réside à Sarrebruck.

Vers 1750 (56 ans). La princesse Johanna Elisabeth de Anhalt-Zerbst (la mère de la Tsarine Katharina II de Russie) essaye de convaincre l’architecte Stengel pour la construction d’une résidence attractive de veuvage à Dornburg sur l’Elbe.

1751 (57 ans). Stengel voyage à Zerbst, au moment où commencent les travaux de construction du château de Dornburg. Il donne ses instructions aux artisans locaux et dirige cette construction par correspondance.

1753 (59 ans). Il est nommé au Conseil de chambre et Directeur général de construction.

1762 (68 ans). La première pierre de l’église Ludwigskirche est posée et les constructions du Ludwigsplatz commencent.

1775 (81 ans). Stengel assiste à l’inauguration de la Ludwigskirche.

La Tsarine Katharina II, qui entend parler du talent de Stengel, essaye de le recruter pour la Russie. Stengel décline cette offre, mais son fils Johann Friedrich part pour St Petersbourg où il occupera la fonction d’architecte à la cour impériale.

1787 (93 ans). Stengel décède le 10 janvier à Sarrebruck à l’âge de 93 ans.

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Jean-Honoré Fragonard (1732-1806)

Jean-Honoré Fragonard (1732-1806) est l’un des principaux représentants du style rococo français. Source principale : extraits de l’article de Wikipédia.

Peintre d’histoire, de genre et de paysages, il se spécialise assez rapidement dans le genre libertin et les scènes galantes.

Diaporama de 43 photos (13 œuvres, cartels et détails).

Musées de Besançon, de Strasbourg, du Louvre, du Petit Palais, Cognacq-Jay, Jacquemart-André.

Jean-Honoré est fils de François Fragonard, garçon gantier, et de Françoise Petit. Après la mort, à dix mois, de son petit frère Joseph, il reste enfant unique. Il quitte sa ville natale à l’âge de six ans pour s’installer avec sa famille à Paris, où se déroule la plus grande partie de sa carrière.

1745 (13 ans). Les dispositions artistiques de Fragonard sont précoces et c’est le notaire chez qui il devient clerc à treize ans qui remarque ses dons artistiques.

1746 (14 ans). Après avoir quelque temps travaillé avec Jean Siméon Chardin, il entre comme apprenti, à l’âge de quatorze ans, dans l’atelier de François Boucher. C’est grâce à lui que le jeune Fragonard affirme ses dons et apprend à copier les maîtres.

1752 (20 ans). Boucher le présente bientôt au prestigieux grand prix de peinture de l’Académie royale qu’il remporta en grâce à son tableau Jéroboam sacrifiant aux idoles.

1752-1755 (20-23 ans). Une carrière dans la peinture d’histoire lui semble alors toute tracée. Il entre ainsi durant trois années à l’École royale des élèves protégés alors dirigée par le peintre Charles van Loo.

1756-1761 (24-29 ans). Fragonard effectue son Grand Tour et part en 1756 pour l’Académie de France à Rome en compagnie de son ami Hubert Robert (un autre peintre ayant remporté le prix de Rome) et l’architecte Victor Louis. Il y résidera jusqu’au mois d’avril 1761 et y est notamment influencé par le peintre Giambattista Tiepolo et le style baroque de Pierre de Cortone,

1761-1762. Cascatelles de Tivoli (musée du Louvre). Legs du Docteur Louis La Caze. L’attribution ancienne à Hubert Robert illustre les liens entre les deux artistes qui ont parfois dessiné côte à côte dans la campagne italienne, auprès de l’abbé de saint-Non, à qui a peut-être appartenu ce tableau.

Jean-Claude Richard de Saint-Non devient, à cette époque, son protecteur et principal commanditaire. Il quitte dès lors la Ville éternelle pour la France après avoir achevé en septembre un long périple qui l’a vu traverser les villes de Florence, Bologne et Venise notamment. Il obtient un atelier au palais du Louvre où il vit et est chargé de décorer la galerie d’Apollon5.

1765 (33 ans). Son tableau Corésus et Callirhoé, commandé pour la manufacture des Gobelins pour la tenture des amours des dieux, le fait entrer à l’Académie et remporte un grand succès au Salon.

Mais, désespérant d’atteindre le premier rang dans ce genre classique, il le quitte pour des scènes de genre érotiques qui obtiennent le plus grand succès auprès de la Cour de Louis XV. Il devient bientôt le peintre à la mode, peint des paysages illusionnistes et des portraits puis des tableaux de cabinets.

1765-1770 (33-38 ans). Le triomphe de Vénus (musée des Beaux-arts de Besançon ). Fragonard s’est, à quelques reprises, essayé à la grande peinture décorative.

« Notre tondo constitue justement un témoignage exceptionnel des quelques essais menés par le peintre dans ce contexte[…], nous sommes bien là en présence d’un projet pour la décoration d’un plafond, peut-être d’une coupole. Le sujet représente un traditionnel triomphe de Vénus dans le ciel, couronnée par une Renommée, la déesse de l’amour charnel est accompagnée de putti, de suivantes et de colombes qui animent la composition. Un thème somme toute bien conforme à l’esprit de Fragonard pour une forme bien étrangère à ses habitudes picturales » (source : De Bellini à Bonnard).

1769 (37 ans). Fragonard épouse une peintre en miniature également originaire de Grasse, Marie-Anne Gérard, sœur de Marguerite Gérard. La même année naît leur première fille Rosalie (1769-1788).

Portrait de Fantaisie, autrefois identifié à tort comme un portrait de Denis Diderot.

Le temps du portrait chez Fragonard et Diderot, Anthony Wall, dans Littérature, 2013/3 (n°171), pages 88 à 101.

« En juin 2012 paraît sur le marché de l’art un dessin singulier dans lequel l’expert en tableaux Hubert Duchemin reconnaît fort heureusement la main de Jean-Honoré Fragonard. Sur une petite feuille de papier vergé comportant dix-huit croquis (la plupart d’entre eux montrant un portrait de fantaisie  déjà connu) on croirait voir l’effigie de Denis Diderot. Sous le croquis d’un personnage feuilletant un livre, Fragonard a pourtant écrit non le nom Diderot, mais celui d’un littérateur beaucoup moins connu, beaucoup moins éclatant aussi : Meusnier. En décembre 2012, Carole Blumenfeld publie un ouvrage détaillant les révélations rendues possibles par ce dessin  : outre la surprise, peut-être même la déception, de découvrir que Diderot a irrémédiablement disparu des portraits de fantaisie, nous découvrons un chapitre sur la théorie du portrait que Fragonard met en œuvre avec cette feuille-ci et, plus généralement, dans bon nombre de ses portraits peints et dessinés ».

1769 (37 ans). Portrait de l’abbé de Saint-Non, amateur d’art, dessinateur, graveur, ami de l’artiste.

L’abbé de Saint-Non (1727-1791) est l’un des plus fidèles admirateurs de Fragonard. Une étiquette ancienne, au dos de l’œuvre : portrait de Mr. l’abbé de St Non, peint par Fragonard en 1769, en une heure de temps.

1770 (38 ans). Perrette et le pot au lait (musée Cognacq-Jay). Le lait tombe : adieu, veau, vache, cochon, couvée !

« Le jupon s’envole et laisse apparaître deux jambes dénudées. Perrette, sens dessus dessous, pleure sa vertu perdue ou ses rêves de fortune. Les représentations du faux-pas, de la chute abondent au XVIIIe siècle et sont prisées pour leurs associations érotiques sous-jacentes. Le lait ainsi répandu, ce sont tous les gains liés à sa vente qui se volatilisent, représentés sous forme de nuées tourbillonnantes s’échappant de la cruche ».

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Les Tiepolo, peintres vénitiens

18ème siècle. Le père, Giambattista Tiepolo, est né à Venise le 5 mars 1696 et mort à Madrid le 27 mars 1770. Source : extraits de l’article de Wikipédia

« Il a travaillé dans plusieurs grandes cours européennes, fait caractéristique de la circulation des artistes dans l’Europe des Lumières.

Représentatives du style rococo, ses œuvres qui ont fait sa réputation sont les grands cycles de fresques qu’il a peints à Venise et dans sa région, mais aussi à Bergame ou Milan et, hors d’Italie, à Madrid et à Wurtzbourg pour décorer palais et églises. Il a également laissé de nombreux tableaux et esquisses peintes.

Il est le mari de Maria Cecilia Guardi, sœur des peintres vénitiens Francesco Guardi et Gianantonio Guardi. Il est le père des peintres Giandomenico Tiepolo (1727-1804) et Lorenzo Tiepolo (1736-1776) ».

Liste de peintures de Giambattista Tiepolo

Trois diaporamas (photos de Pierre Dubois)

Giambattista, Louvre : 17 photos (4 œuvres, cartels, détails).

Giambattista, Beaux-arts Strasbourg, Cognacq-Jay, Petit Palais : 17 photos (4 œuvres, cartels, détails).

Giandomenico (fils de Giambattista), Louvre, Beaux-arts Strasbourg : 19 photos (3 œuvres, cartels, détails).

Partie 1. Biographie de Giambattista Tiepolo. La formation, les premières réalisations (1714-1730) (source : Wikipédia)

1696 (mars). Giambattista naît à Venise. Il est le dernier des six fils de Domenico Tiepolo, capitaine d’un navire marchand, et de sa femme Orsetta Marangon.

1697 (mars). Son père meurt, laissant la famille dans des difficultés économiques persistantes.

1710 (14 ans). Tiepolo entre comme élève dans l’atelier de Gregorio Lazzarini, peintre éclectique, capable de combiner les différents enseignements de la tradition vénitienne. Il en apprend les premiers rudiments, mais aussi le goût du grandiose et du théâtral dans les compositions.

1715 (19 ans). Il commence à peindre les cinq arcs des autels de l’église vénitienne Santa Maria dei Derelitti, avec des figures d’apôtres appariées, avec des clairs obscurs violents et des tons sombres.

1716 (20 ans). Il travaille pour le doge en exercice, Giovanni II Corner, exécutant des peintures et des portraits dans son palais, dont celui de Marco Corer, le premier doge de la famille.

1717 (21 ans). Première mention de l’artiste dans la Fraglia (Corporation) des peintres vénitiens.

1719 (23 ans). Le 21 novembre, Tiepolo  épouse secrètement Maria Cecilia Guardi (1702-1779), un mariage qui durera plus de cinquante ans. Au moins dix enfants naissent de cette union, dont quatre filles et trois garçons survivront.

1719-1720. Il réalise ses premières œuvres profanes, la décoration du hall du premier étage de la villa Baglioni (Padoue-Massanzago).

1721 (25 ans). Il reçoit la commande la Madonna del Carmine pour l’Église Sant’Aponal, qu’il commence en 1722 et livre en 1727.

1724 (28 ans). Il peint la voûte à l’église de l’Ospedaletto avec le Sacrifice d’Isaac, dernier exemple de ses voies initiales sombres. A partir de ce moment, son style s’oriente vers des couleurs vives aux tonalités claires immergées dans une luminosité solaire.

1724 et 1725. Il travaille à la décoration du Palazzo Sandi avec la grande fresque au plafond de la salle dédiée au Triomphe de l’éloquence, thème iconographique probablement dû à la profession du client, l’avocat Tommaso Sandi.

1727 (31 ans). Le 30 août, naît son fils Giandomenico (1727-1804), son futur collaborateur.

1726-1729. Tiepolo partage son travail entre Udine et Venise, toujours pour des commandes reçues des frères Dolfin, et s’organise pour dédier les saisons les plus chaudes aux fresques et les plus froides aux toiles.

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Le crépuscule des Fêtes vénitiennes

Venise au 18ème siècle. Deux tableaux de Canaletto (1697-1768) et de Michele Marieschi (1710-1743). Six de Francesco Guardi (1712-1793) : série dédiée aux fêtes vénitiennes, peinte entre 1770 et 1780.

Diaporama de 40 photos (musée du Louvre, octobre 2022). Huit œuvres (+ détails et cartels).

Le départ du Bucentaure vers le Lido de Venise, le jour de l’Ascension (vers 1770-1780)

Quiz :  le premier tableau (ci-dessous, en noir et blanc) est aussi un tableau de Guardi, mais il n’appartient pas au Louvre. Dans quel musée des Beaux-arts peut-on l’admirer ?

1797 : La fin de Venise. Source : extrait de l’article de Wikipédia. « Après environ un millénaire d’indépendance, la république de Venise fut occupée par les troupes de Napoléon Bonaparte, le mai 1797, au terme de la campagne d’Italie. L’invasion des Français mit ainsi un terme aux libertés politiques des patriciens vénitiens.

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Art sacré, Noël et Épiphanie

Dans ma collection de photos d’Art sacré, j’ai choisi, pour présenter, aux lectrices et lecteurs du blog, mes vœux pour Noël et l’année nouvelle, quatre évènements liés à la naissance de Jésus : la Vierge Allaitant, l’Adoration des Mages, le Massacre des Innocents, la Fuite en Égypte.

Ces quatre épisodes pris en compte par les évangélistes illustrent encore les paradoxes du monde contemporain. D’un côté, la joie de pouvoir fonder une famille et d’être respecté par les plus riches. D’un autre côté, l’horreur de la violence au quotidien, le massacre des innocent(e)s, la folie de l’exil forcé.

En février 2022, dans le seul musée des Beaux-arts de Besançon, j’ai eu l’opportunité de pouvoir photographier deux Vierges Allaitant, une Adoration des Mages, un Massacre des Innocents, trois Fuites en Égypte.

Diaporama de 26 photos (œuvres, cartels, détails). Cliquer sur les images pour les agrandir.

Le Louvre possède un tableau d’Orazio Gentileschi (vers 1628) qui associe deux des quatre scènes mentionnées : lors du repos de la Sainte Famille pendant la fuite en Égypte, la Vierge allaite Jésus..

Collections des années passées, publiées sur le blog :

Six chroniques sur la Vierge Allaitante (dite aussi la Vierge du lait, Galaktotrophousa, ou encore Madonna del latte ou Maria che allatta).

Andrea di Bartolo, dit Solario, La Vierge Marie allaitant l’enfant, vers 1507-1510, Le Louvre (photo d’octobre 2022)

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François Boucher, 30 ans en 1733

François Boucher (1703-1770) est un peintre français, représentatif du style rocaille.

77 photos (œuvres exposées dans 7 musées, avec cartels et détails)

Diaporama de 26 photos : Musée Cognacq-Jay.

Diaporama de 24 photos : Musées du Louvre, du Petit Palais, Jacquemart André.

Diaporama de 27 photos. Musées des Beaux-arts de Besançon, de Mulhouse, de Strasbourg.

Cinq tableaux de François Boucher au Musée Cognac-Jay (Paris)

Source du texte de la chronique : François Boucher, article de Wikipédia.

« Maître particulièrement prolifique, Boucher a abordé tous les genres : peinture religieuse, sujets mythologiques, scènes rustiques, paysages, animaux, décorations de monuments et de maisons particulières, modèles de tapisserie. On a pu dire qu’il était l’un des génies les plus purs. Il estimait lui-même, un an avant sa mort, avoir produit plus de dix mille dessins, mais trouvait encore le temps de travailler dix heures par jour à des représentations idylliques et voluptueuses de thèmes classiques, mythologiques et érotiques, d’allégories décoratives et de scènes pastorales. Il était peintre de la cour de Louis XV et le favori de la marquise de Pompadour,

Fils unique d’Élisabeth Lemesle et de Nicolas Boucher, maître peintre et dessinateur de l’Académie de Saint-Luc, il reçoit les premières leçons de son père, mais il montre de telles dispositions que celui-ci décide de le faire travailler sous une direction plus qualifiée que la sienne.

Vers 1720 (17 ans). Il entre dans l’atelier de Lemoyne qui l’initie aux secrets de la peinture décorative et des grandes scènes mythologiques. Il y reste fort peu de temps.

Pour se procurer les ressources nécessaires pour vivre, il doit accepter des travaux de dessin et de gravure du graveur et éditeur Jean-François Cars, pour lequel il produit ses premières gravures d’illustration. Il reçoit 60 livres par mois, non compris le logement et la table.

1721 (18 ans). Il dessine des illustrations de livres pour Cars, et commence à pratiquer l’art de la gravure.

1723 (20  ans). Il concourt au prix de l’Académie de peinture, dont le sujet était Evilmérodach, fils et successeur de Nabuchodonosor, délivré des chaines dans lesquelles son père le retenait depuis longtemps. Il remporte le premier prix. Mais il rencontre l’opposition du duc d’Antin, directeur général des bâtiments, qui l’empêche d’obtenir son envoi à Rome comme pensionnaire du roi.

1725 (22 ans). Il expose pour la première foi quelques tableaux à l’Exposition de la Jeunesse de la place Dauphine ».

1725. Bethuel accueillant le serviteur d’Abraham (MBA de Strasbourg)

« 1727 (24 ans). Grâce à la générosité d’un tiers, il part pour Rome en compagnie de Carle Van Loo et de ses neveux François et Louis.

1728 (25 ans). Le directeur de l’école de Rome, Nicolas Vleughels, signale leur arrivée à Rome au duc d’Antin, ajoutant : il y a encore un nommé Boucher, garçon simple et de beaucoup de mérite. À peine arrivé, Boucher se met au travail, et le directeur signale son assiduité. En l’absence de dessins ou de tableaux que l’on puisse sûrement dater, il est impossible de retracer les étapes du séjour de Boucher en Italie, qui lui fut néanmoins plus profitable que n’ont bien voulu le dire les détracteurs du rococo et, partant, du style de Boucher.

1731 (28 ans). Après un séjour de près de quatre années, Boucher rentre à Paris, ayant beaucoup travaillé et acquis une maîtrise qui frappa Vleughels, qui, dans une lettre datée du 14 août, le place, avec les Van Loo, Natoire et Bouchardon, au rang des meilleurs élèves de l’Académie.

1731 (novembre). Agréé dès son retour à l’Académie royale de peinture et de sculpture, il devient immédiatement le peintre mondain, le portraitiste semi-officiel des femmes à la mode, épouses ou maîtresses des financiers, gagnant une fortune rapide et un renom considérable.

1732 (29 ans). Les commandes commencent à affluer. Il réalise Renaud et Armide, inspiré de la Jérusalem délivrée du Tasse, où le modèle de la blonde Armide est Marie-Jeanne Buseau, jeune fille de 17 ans.

1733 (avril, 30 ans). François épouse Marie-Jeanne le 21.

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6 décembre, fêter Saint Nicolas

6 décembre, fêter Saint Nicolas. Source : article de Wikipédia.

Dans les Pouilles, la Basilique Saint-Nicolas de Bari (1087-1197). Source : article de Wikipédia.

Diaporama de 12 photos (mai 2014).

« La basilique Saint Nicolas de Bari a été construite entre 1087 et 1197, à la suite du siège de Bari, lors de la Conquête normande de l’Italie du Sud à la suite de laquelle les Pouilles furent rattachées au royaume de Sicile. La zone était précédemment occupée par le Catépanat d’Italie dépendant de l’Empire byzantin, dont Bari était le siège.

Sa fondation est liée à l’arrivée des reliques de saint Nicolas depuis le temple originel du saint à Myre, en Asie mineure. Lorsque Myre passa aux mains des Turcs seldjoukides, les reliques du saint furent emportées par des chrétiens qui voulaient les mettre à l’abri en terre chrétienne. Selon une légende, le saint, en passant sur le chemin de Rome, avait choisi Bari comme lieu de sa sépulture. Il y avait alors une grande concurrence entre Venise et Bari pour l’accueil des reliques.

Celles-ci ont été emportées à l’insu des gardiens byzantins et de leurs maîtres musulmans, et le 1087, ont été débarquées sans problème à Bari. Une nouvelle église a été construite pour les abriter, honorée de la présence du pape Urbain II lors la consécration de la crypte en 1089.

L’édifice a été officiellement consacré en 1197, en présence du vicaire impérial, l’évêque Conrad de Hildesheim, et de nombreux évêques, prélats et des nobles. Elias, abbé du monastère voisin de Saint-Benoît, a été le premier archevêque. Sa cathèdre (trône épiscopal) est encore aujourd’hui dans l’église.

Architecture. L’église a un aspect plutôt carré, apparemment plus adaptée à un château qu’à une église. Cette impression est renforcée par la présence de deux tours massives à faible encadrement dans la façade. Elle a donc été utilisée à plusieurs reprises comme un château au cours de son histoire ».

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De Boissieu (1736-1810), graveur

Jean Jacques De Boissieu (1736-1810), un graveur lyonnais génial.

2 décembre 2022. Visite guidée du fonds De Boissieu au Cabinet des Dessins et des Estampes de Strasbourg par Aude-Marie Fritz, médiatrice au musée des Beaux-arts, et Florian Siffer, responsable du CDES.

Prochaine visite guidée : janvier 2023.

Diaporama de 44 photos (œuvres, cartels, détails).

Jean Jacques de Boissieu, autoportrait, 1796

Partie 1. Des prédécesseurs de De Boissieu : le comte de Caylus (1692-1765) et Edme Bouchardon (1698-1762) : un dessinateur et un graveur. Chronique d’Histoires d’universités (30 septembre 2020), Estampes 1737-1746. Les cris de Paris.

« Les Cris de Paris. La veine populaire, âpre et parfois à la limite de la caricature, adoptée par les artistes bolonais, fait place dans les Cris de Paris gravés d’après les dessins d’Edme Bouchardon (1698-1762) à une vision plus empreinte d’humanité. Chroniques sur Bouchardon.

Le comte de Caylus (1692-1765) est le graveur et l’instigateur de cette série, la plus ambitieuse du genre, qui regroupe cinq suites de douze estampes, publiées entre 1737 et 1746. Conjuguant observation et bienveillance à l’égard du petit peuple parisien de l’Ancien Régime, Bouchardon se garde des conventions pour rechercher au contraire le naturel des postures ».

Partie 2. Jean Jacques de Boissieu (1736-1810), un graveur lyonnais génial. Source : extraits d’un article de Wikipédia et présentations lors de la visite guidée.

« De Boissieu est un dessinateur, graveur et peintre, né le 30 novembre 1736 à Lyon. Il est le fils de Jacques de Boissieu, médecin. Il mourra à Lyon le 1er mars 1810.

Jouissant de son vivant d’un grand renom en France comme en Europe, surnommé par certains le Rembrandt français, il est considéré comme un des fondateurs de l’École lyonnaise de peinture.

Il se spécialise dans les portraits, les paysages et scènes de la vie quotidienne de la région lyonnaise. Son style se rattache, par son souci du réalisme, à l’école hollandaise.

1758 (22 ans). Très jeune, De Boissieu aurait cherché à imiter les tableaux que possédait son aïeul maternel. Il publie six feuilles de croquis à l’eau-forte : Livre de griffonnements inventés et gravés par de Boissieu.

1760. Il est en relations de correspondance avec le graveur Jean-Georges Wille. Il produit des eaux-fortes, des dessins d’une grande acuité aux crayons et des lavis. Avec des portraits expressifs, il a dessiné des paysages, soit au crayon (mine de plomb, sanguine, pierre noire), soit au lavis. Son œuvre gravée se compose de 140 planches.

1760. Vue du pont de la Guillotière à Lyon (aquarelle).

1761-1764. Boissieu parfait son éducation artistique par un séjour à Paris où il fréquente les artistes Claude Joseph Vernet, Claude-Henri Watelet« .

1763. Desmarest, Inspecteur des manufactures de la généralité de Limoges découvre dans l’Auvergne la même espèce de pierre (basalte), aussi en prismes réguliers, avec les mêmes détails curieux qu’on admirait comme un phénomène unique dans le Pavé des Géants (Irlande). De Boissieu  réalise deux  planches pour l’Encyclopédie de Diderot.

« 1765-1766 (30 ans). Boissieu part faire le traditionnel Grand Tour en Italie en compagnie de son protecteur François XII Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld. Les deux compagnons séjournent à Rome, Gênes, Naples, où Boissieu dessine dans les musées et surtout d’après nature.

Revenu à Lyon, il poursuit son œuvre artistique avec grand succès : Goethe collectionne ses œuvres (chroniques du blog sur Goethe). Le frère du roi de Prusse vient visiter son atelier.

1767. Claude-Henri Watelete acquiert un lot d’eaux-fortes de Rembrandt qu’il admirait, et s’en inspire pour graver ses propres estampes.

Des connaisseurs d’art ouvrent leurs cabinets et galeries à de Boissieu et lui permettent de copier les tableaux de leur collection de son choix ».

1770-1772. Plusieurs portraits.Vieillard au front chauve (1770)

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1775. 57 évènements, 10 chroniques

549ème chronique d’Histoires d’universités sur le 18ème siècle. Pour chaque année, évolution des  rapports de force entre les pays/les empires (alliances, mariages, guerres, traités de paix). Chroniques du blog illustrant l’année. Evènements climatiques, politiques, économiques, scientifiques, artistiques (rangés selon le mois et le jour).

Chronique précédente : 1774. 47 évènements, 15 chroniques.

Partie 1. 1775, première année de la guerre d’indépendance des États-Unis

10 mai 1775. Le Second Congrès Continental déclare l’entrée en guerre des 13 colonies britanniques contre leur mère-patrie le Royaume-Uni. John Hancock est élu président le 25. Cette guerre va durer 8 ans.

Le traité de Paris de 1783 est un traité de paix signé à Paris le 3 septembre 1783. Signé par les représentants des treize colonies américaines et les représentants britanniques, il met un terme à la guerre d’indépendance des États-Unis. La Grande-Bretagne reconnaît l’indépendance des États-Unis d’Amérique.

Pour compléter le traité de Paris, le traité de Versailles est signé le même jour à Versailles entre la Grande-Bretagne et la France d’une part, entre la Grande-Bretagne et l’Espagne d’autre part.

Partie 2. 1775  dans 10 chroniques du blog

1775-1783. La Guerre d’indépendance. Chronique du 18 février 2021. « Contraintes de commercer exclusivement avec l’Angleterre, les colonies américaines pratiquent en fait une importante contrebande avec les Antilles françaises et l’Amérique espagnole. L’essor démographique est très important, lié à l’émigration européenne et au système esclavagiste (deux millions d’habitants vers 1770 dont un quart d’esclaves noirs). La rupture avec la Couronne britannique s’explique par la demande croissante de terres de la part des colons et l’alourdissement des prélèvements fiscaux depuis la guerre de Sept Ans (1756-1763), très coûteuse pour l’Angleterre ».

1775. La guerre des farines.  Chronique du 23 mars 2022. « En 1774, Turgot provoque une flambée des prix du pain et une disette généralisée en libéralisant le commerce des grains. C’est l’agitation sur les lieux de distribution des farines, et la révolte gronde contre les commerçants spéculateurs. Une vague d’émeutes a lieu dans la moitié nord du royaume en avril et mai 1775 : pillages, attaques de dépôts et de boulangeries, entrave des axes fluviaux et routiers ».

1775-1776. Condorcet, le canal de Picardie; Chronique du 3 novembre 2022. Quand la science devient science appliquée : durant deux ans (1775 et 1776), le marquis de Condorcet (1743-1794) a la charge de penser et planifier un réseau de canaux reliant la Seine (et donc Paris) aux rivières du nord du pays (Somme, Oise, Escaut, Sambre, Scarpe et Sensée). La défense du pays et son développement économique en dépendent.

1775 (11 juin). Sacre de Louis XVI. Chronique du 9 novembre 2022. « Le contrôleur général des finances, Turgot, reproche au monarque cette cérémonie coûteuse évaluée à 760 000 livres ; peu de temps auparavant, Nicolas de Condorcet a écrit à Turgot pour lui demander de faire l’impasse sur la plus inutile et la plus ridicule de toutes les dépenses de la monarchie. Turgot pense alors à faire une sorte de sacre allégé, probablement près de la capitale, à Saint-Denis où à Notre-Dame, pour réduire les coûts ».

Diderot, dessine-moi une université !  Chronique du 22 novembre 2019. Denis Diderot, Plan d’une université pour le Gouvernement de Russie (1775-1776), projet réalisé à la demande de Catherine II, impératrice (texte intégral).

1774-1776. Turgot. Une épizootie. Chronique du 2 novembre 2020.  C’est en tant que Contrôleur général des finances de Louis XVI que Turgot est confronté à une épizootie bovine. Il se met en première ligne pour la gérer. Bonnes feuilles.

Strasbourg entre 1765 et 1775. Chronique du 12 juin 2021. 1765. Louis XV, alors âgé de 55 ans, confie la modernisation de Strasbourg à son architecte royal, Jacques-François Blondel (1705-1774). Faute de ressources, un seul des bâtiments est finalement réalisé : l’Aubette (1766-1767).

Samuel. Werner (1720-1775). Chronique du 22mai 2021. Architecte de la Ville de Strasbourg et du Chapitre Saint-Thomas de 1770 à 1775. il fait construire la Maison des orphelins (1772-1775). Celle-ci deviendra le siège de l’Académie (appellation de l’université) à partir de 1824.

1750-1775. Querelles médicales. Chronique du 12 novembre 2020. Le thème du danger est au cœur de ces polémiques : dangers des charlatans, des remèdes secrets, des confrères incompétents, des opérations nouvelles, du mercure pour le traitement de la syphilis, de la saignée, de l’inoculation..

Sarrebruck, le château, la Sarre, l’autoroute. Chronique du 25 septembre 2022. Le château et la Sarre vers 1775.

Partie 3. 1775 en Amérique (20 évènements)

9 février. Le Parlement du Royaume-Uni déclare le Massachusetts en rébellion.

23 mars.  Discours de Patrick Henry demandant une action militaire face aux agressions britanniques (Give me liberty or give me death) à Richmond (Virginie).

19 avril. Batailles de Lexington (les Minute Men, milices clandestines américaines harcèlent une colonne britannique engagée dans une opération de police) et de Concord (Massachusetts).

Les armées britanniques se replient sur Boston. Début du siège de Boston (fin le 17 mars 1776). Début de la guerre d’indépendance des États-Unis.

9 mai. Invasion du Canada. Les Américains prennent le fort Ticonderoga (autrefois Carillon), le fort de Crown Point (autrefois Pointe-à-la-Chevelure) le 11 mai et le fort Saint-Jean le 18 mai.

10 mai. Le Second Congrès Continental déclare l’entrée en guerre contre le Royaume-Uni. John Hancock est élu président le 25.

22 mai. Devant l’imminence d’une invasion américaine au Canada, l’évêque de Québec Jean-Olivier Briand accepte d’aider le gouverneur Carleton à inciter les Canayens à s’enrôler dans la milice pour défendre leur patrie et leur roi.

15 juin.  George Washington est nommé par le Congrès commandant en chef des forces continentales.

17 juin. Affrontements de Bunker Hill dans la guerre d’indépendance américaine. Victoire anglaise.

5 juillet. Le Congrès continental signe la Pétition du rameau d’olivier dans l’espoir d’une réconciliation.

20 août. Charte de fondation de Tucson en Arizona par les Espagnols.

23 août. Proclamation of Rebellion. George III du Royaume-Uni refuse la Pétition du rameau d’olivier.

25 septembre. Bataille de Longue-Pointe.

2 novembre. Prise du fort Saint-Jean après 45 jours de siège. Richard Montgomery envahit le Québec conjointement avec Benedict Arnold.

9 novembre. Reddition de Trois-Rivières (sans avoir été contrainte de le faire).

10 novembre. Création des Continental Marines.

13 novembre. Capitulation de Montréal sans hostilité devant l’armée d’invasion du Congrès continental américain commandée par le Général Montgomery.

28 novembre. Le Congrès établit la Continental Navy.

31 décembre. Bataille de Québec. Richard Montgomery est tué dans une tentative d’invasion de Québec.

31 décembre. La mort du général Montgomery, John Trumbull, 1786.

Partie 4. 1775 en France (27 évènements). Sources : Wikipédia 1775, Wikipédia 1775 en France, Kronobase 1775.

1er janvier.  Condorcet est nommé par Turgot inspecteur général des Monnaies.

1er janvier. Lettres patentes introduisant dans la généralité de Paris le système de taille tarifée (taille Bertier), enregistrées le 27 janvier par la cour des aides.

Mars. La Commission de la Navigation Intérieure, sous la direction de Condorcet, Bossut et d’Alembert, est instituée.

Mars. La tsarine Catherine II commande à Grimm et à Diderot un plan d’études pour les jeunes gens depuis l’a. b. c. jusqu’à l’université inclusivement

Avril. Condorcet demande et obtient que l’on suspende les travaux du canal de Picardie, menés par l’ingénieur De Lionne. En outre il obtient de Perronet qu’un élève ingénieur des Ponts et Chaussées soit affecté à la commission

10 avril. Remontrances sur le lit de justice pour le rétablissement de la Cour.

18 avril. Troubles sur le marché de Dijon ; un meunier considéré comme accapareur est attaqué par la foule. Le mouvement gagne le bassin parisien : Beaumont-sur-Oise le 27 avril, Versailles le 2 mai. À Paris, le 3 mai, le peuple prend d’assaut les boulangeries. C’est la Guerre des farines, troubles organisés par les spéculateurs en conséquence des réformes de Turgot. La récolte médiocre de 1774 et la spéculation des marchands de grain, qui stockent pour faire monter les cours, provoque la cherté des grains (après celle de 1771 et 1773). Des émeutes éclatent sur les marchés et les émeutiers imposent une taxation des prix. Turgot est amené à réprimer durement les émeutes.

6 mai : Cour des aides : remontrances relatives aux impôts, dites Grandes Remontrances. Malesherbes critique l’ensemble du système fiscal.

30 mai : Turgot crée la Régie des poudres et des salpêtres. Le 24 juin Lavoisier y est nommé commissaire et s’installe à l’Arsenal.

11 juin. Sacre de Louis XVI à Reims. Robespierre prononce, au nom du collège Louis-le-Grand, le compliment à Louis XVI, au retour de son sacre.

3 juillet – 13 décembre. Assemblée du clergé. Ses délibérations des 13 juillet et 18 septembre accordent au roi 16 millions de livres de don gratuit.

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L’âne à l’honneur. Quiz du W-E

L’âne à l’honneur en trois parties : ânes au cœur de la peinture d’un artiste contemporain et de deux scènes du Nouveau Testament, personnage central de deux films récents.

Partie 1. Quiz : ânes / ânesses dans 6 tableaux d’un artiste contemporain.

Diaporama de 6 photos (Pierre Dubois, octobre 2022)

Quiz. A. Qui est l’artiste auteur des 6 toiles?

B. Dans quel musée son œuvre est-elle exposée actuellement ?

C. Titre et date d’au moins deux des six tableaux ?

Le Quiz a été trouvé (cf; le commentaire) : merci Jean-Marc. Pour aller plus loin : Gérard Garouste, l’exposition. Boutique du Centre Pompidou (Paris), 58 pages, 10 euros 30.

Partie 2. L’âne au cœur de deux épisodes du Nouveau Testament

Bernard Antérion, L’âne, humble animal biblique et riche symbole, Imaginaire & Inconscient, 2003/3 (no 11), pages 117 à 118.

Entrée de Jésus dans Jérusalem. Chronique du 28 mars 2021 : 31 photos. « Il avait dit à ses disciples : allez au village et vous trouverez une ânesse et un ânon et si on vous demande quelque chose, dites : le Seigneur en a besoin ! Comme en eurent besoin Balaam et le messie pacifique de Zacharie. La monture n’est pas brillante, mais elle est solide. Elle est liée à la marche et à la démarche du Seigneur sur le chemin des hommes; elle est solide, commune, familière et proche de la volonté de Dieu même dans ce qu’elle a de plus surprenant pour les hommes : outil de bénédiction plutôt que de malédiction, outil de lucidité plutôt que de vanité, instrument de service et de paix plutôt que de gloire et de conquête ». Peinture (1480) ci-dessous : Martin Schongauer, Musée Unterlinden, Colmar.

Fuite en Égypte. Chronique du 25 janvier 2022 : 38 Fuites en Égypte. « L’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : Lève-toi, prends avec toi l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte ; restes-y jusqu’à nouvel ordre, car Hérode va rechercher l’enfant pour le faire périr. Joseph se leva, prit avec lui l’enfant et sa mère, de nuit, et se retira en Égypte. Il y resta jusqu’à la mort d’Hérode (Matthieu, 2, 13-15) ».

Corrado Giaquinto, Le repos pendant la fuite en Égypte, vers 1736-1737, Musée du Louvre.

Partie 3. L’âne au cœur de deux films récents

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