Archives de Catégorie: AF. Histoire 16-17èmes siècles

Reims. Trésors du Palais du Tau

Visite du Palais du Tau, le samedi 27 juin 2020 : les trésors de la monarchie, sculptures, peintures, tapisseries, orfèvreries, habits liturgiques… Mais visite en situation de semi-confinement : pas plus de 20 personnes simultanément dans le musée (en fait beaucoup plus) ; des salles fermées ; port du masque obligatoire ; trajet fléché au sol, encadré par des cordes formant un couloir continu, plutôt étroit ; impossibilité de lire les cartouches disposés près des œuvres : ils sont trop éloignés des yeux ; les notices écrites, disponibles d’habitude dans les salles ouvertes, ont été rangées dans les tiroirs. Peur de la contagion. Le coronavirus est toujours là. Et là pour longtemps.

Trésors (tapisseries et peintures en particulier) livrés sans explications. Au final, une visite frustrante. Se documenter sur la toile devient indispensable. Problème: les sites consultés sont quelquefois bien touffus.

  • présentation du musée : vidéo de 2’35
  • album de 32 photos. Trésors du Palais : tapisseries, portraits de rois, sculptures, orfèvrerie…
  • album de 15 photos : sculptures de la façade Sud de la cathédrale (couronnement de la Vierge, un archer, la Synagogue, galerie de rois).

Histoire du Palais. « Palais épiscopal puis archiépiscopal à partir du VIIIe siècle, le monument n’est connu comme palais du Tau qu’à partir de 1138. Le nom fait référence à la lettre Tau de l’alphabet grec en raison de son plan en forme de T. Cette forme de T majuscule rappelle également celle des premières crosses épiscopales. Le palais est reconstruit et complété d’une chapelle palatine à deux niveaux à la suite de l’incendie de 1207 ou 1210.

Vers 1500, sous les archevêques Guillaume Briçonnet (1497-1507) et Robert de Lenoncourt (1508-1532), le palais est remanié dans le style gothique flamboyant dont subsistent la salle basse voûtée d’ogives et le décor reconstitué au XXe siècle de la salle du Tau avec sa voûte lambrissée en carène.

De la fin du XVIIe siècle sous la direction de l’architecte Robert de Cotte durant l’archiépiscopat de Charles-Maurice Le Tellier (1671-1710) datent les transformations qui donnent au bâtiment son aspect classique actuel ».

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1580-1765. Les Jésuites à Molsheim

Oswald (Grégory) et Schlaefli (Louis), Les Jésuites à Molsheim et ses environs (1580-1765), Société d’histoire et d’archéologie de Molsheim et environs, 2015, 128 pages.

1306. Jean de Dürbheim est chancelier de l’empereur Albert Ier, prince-évêque d’Eichstätt de 1305 à 1306 puis de Strasbourg de 1306 à sa mort (6 novembre 1328). Il fait construire un hôpital à Molsheim et y renforce les remparts. Il est représenté en gisant dans le transept sud de l’église des Jésuites.

1507-1541. Guillaume III de Hohnstein (mort à Saverne en 1541) est prince-évêque de Strasbourg sous le règne des empereurs Maximilien Ier de Habsbourg et Charles Quint, et les pontificats de plusieurs papes depuis Jules II à Paul III.  Durant plus de 20 ans (1518-1541), il est confronté à la Réforme ; il est en première ligne de l’opposition catholique.

1518. Les 24 propositions de Luther circulent dans Strasbourg.

1521-1529. Le protestantisme se répand en Alsace. Le Magistrat de Strasbourg y est favorable . Toutes les églises de la ville, même la cathédrale, passent à la Réforme. De ce fait, les ordres religieux mis en danger durent chercher un lieu de refuge dans une ville située au centre de l’Alsace, appartenant à l’évêque, suffisamment grande et bien protégée par un mur d’enceinte. Molsheim répondant à tous ces critères fut choisie. En 1529, une forte majorité du Magistrat de Strasbourg vote en faveur de l’interdiction de la messe catholique.

1539. Jean Calvin est accueilli dans la cathédrale de Strasbourg, devenu un temple protestant depuis 1529.

1549. Après sa victoire sur la ligue de Smalkalde (dont Strasbourg fait partie), l’empereur Charles Quint impose le maintien de trois paroisses catholiques dans Strasbourg.

1580. L’évêque de Strasbourg, Jean IV de Manderscheidt (né en 1538), appelle les Jésuites en Alsace. Il les installe dans la chapelle et le bâtiment de l’ancien hôpital. Ils fondent un Collège.

1592. Mort de Jean de Manderscheidt. Les factions catholiques et protestantes du Grand chapitre de la cathédrale choisissent chacune un évêque, l’un protestant, l’autre catholique. Il va en résulter une guerre entre ces deux évêques qui va ensanglanter la Basse Alsace.

1604. Le traité de Haguenau rétablit la paix. Charles de Lorraine devient évêque de Strasbourg

  • Charles de Lorraine, né à Nancy le 1er juillet 1567, mort à Nancy le 24 novembre 1607, est un prince de la maison de Lorraine qui fut cardinal, évêque de Metz de 1578 à 1607, primat de Lorraine de 1602 à 1607, et évêque de Strasbourg de 1604 à 1607.

1605. Les chanoines de la cathédrale de Strasbourg sont chassés par le Magistrat de la ville. Ils viennent trouver refuge derrière les murs de Molsheim. L’évêque de Strasbourg va alors s’appuyer sur les Jésuites se trouvant dans la ville épiscopale de Molsheim pour rétablir la foi catholique dans Strasbourg. La ville devient un bastion de de la Contre-Réforme (Concile de Trente, 1545-1563).

1613. Les Jésuites fondent un Séminaire.

1617. Ils créent l’Université de Molsheim.

Lire la suite, page 2, L’église des Jésuites. Page 3. Molsheim après l’expulsion des Jésuites.

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De Rohan n°1, 30 ans en 1704

Armand Gaston Maximilien de Rohan-Soubise (30 ans en 1704) est le premier des quatre Rohan qui se sont succédé au 18ème siècle comme princes évêques de Strasbourg. Trois parties dans cette chronique du blog.

  • A. Anne Julie de Rohan-Chabot, la mère d’Armand Gaston (page 1).
  • B. La carrière exceptionnelle du jeune Armand Gaston de Rohan-Soubise ; discours lors de son élection à l’Académie française en 1703 (page 2).
  • C. Armand Gaston de Rohan-Soubise succède à Guillaume-Egon de Fürstenberg comme prince-évêque de Strasbourg en 1704, à l’âge de 30 ans (page 3).
Hôtel des Rohan à Soubise. Photo de Pierre Dubois (2015)

A. 1674. Naissance à Paris. Source des citations : Wikipédia

  • Anne Julie de Rohan-Chabot (1648-1709). « En 1663, alors qu’elle n’est âgée que de quinze ans, elle épouse le lieutenant général François de Rohan. Elle transmet son titre à son époux. Le couple portera le titre de Prince et Princesse de Soubise à partir de mars 1667, après l’élévation de Soubise au rang de principauté par lettres patentes du Roi Louis XIV.
Louis XIV, Musée des Arts décoratifs, Palais Rohan, Strasbourg
  • La mère du futur cardinal de Rohan reçoit une excellente éducation pour l’époque. Elle jouit à l’époque d’une grande beauté, avec des cheveux roux, un teint pâle et frais et des yeux en amande.
  • En 1669, Anne devient un temps la maîtresse de Louis XIV, lorsque ce dernier séjourne au château de Chambord.
  • En janvier 1674, Anne devient Dame du palais auprès de la Reine Marie-Thérèse d’Autriche. Il était alors de notoriété générale qu’Anne et le roi étaient amants. Elle donnera naissance à Armand-Gaston-Maximilien de Rohan, dont on pense qu’il est le fils illégitime de Louis XIV et non pas celui de Monsieur de Soubise, mais que ce dernier a cependant reconnu. Si rien ne fut prouvé, Louis XIV n’en alloua pas moins une forte somme d’argent au mari complaisant, « en considération de ses services ». Dans les portraits de l’époque, la ressemblance entre Armand et le roi est manifeste. Le mari d’Anne devint rapidement riche.
  • Les relations du couple illégitime prennent fin en 1675 après avoir duré pendant pas moins de six ans ».

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1704. Fürstenberg, prince-évêque

Guillaume-Egon de Fürstenberg (Wilhelm Egon, Fürst von Fürstenberg-Heiligenberg), dit le Cardinal de Fürstenberg, né le 2 décembre 1629 à Heiligenberg (aujourd’hui dans le Bas-Rhin), et mort à Paris le 10 avril 1704), 88e évêque de Strasbourg de 1682 à 1704.

Guillaume-Egon de Fürstenberg a 19 ans à la fin de la guerre de 30 ans (1618-1648). Sa carrière, étonnante car en dents de scie, suit les péripéties de l’évolution du contexte politique et religieux (germanophone et francophone : un atout important).

  • Suite aux Traités de Westphalie (1648), l’Alsace est réunie au Royaume de France. En 1681, Strasbourg est annexée, la cathédrale rendue à la religion catholique et Guillaume de Fürstenberg en devient le prince-évêque (1682-1688)
  • entre temps, il avait été élu évêque de Metz (1663), élection refusée par le Pape.
  • il était intervenu dans la Guerre de Hollande et avait été fait prisonnier à Cologne et transféré en prison à Vienne (1674).
  • il devient cardinal en 1686.
  • en 1688, Louis XIV veut l’imposer comme prince-évêque de Cologne, mais le roi-soleil échoue après avoir été vaincu à la fin de la Guerre de la Ligue d’Augsbourg (1697).
  • prince-évêque catholique de Strasbourg, puis cardinal, il termine sa carrière en beauté : il est nommé abbé de Saint-Germain-des-Près (1697-1704) et en tire de des revenus supplémentaires. Une rue du quartier porte encore aujourd’hui son nom.

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1681. Capitulation de Strasbourg

30 septembre 1681. Capitulation de Strasbourg. Source : citations de Wikipédia

24 octobre 1681. Louis XIV fait son entrée à Strasbourg. Source : citations de Hérodote.net

Constantyn Francken (1661-1717). Remise des clefs de Strasbourg à Louis XIV

La prospère métropole alsacienne perd son indépendance. Jusque-là tournée vers la Rhénanie, elle va se réorienter vers les Vosges et Paris.

Française malgré elle. Ville libre du Saint empire romain germanique, Strasbourg affichait une neutralité de façade dans les griefs qui opposaient le roi de France à l’empereur et au reste de l’Europe.

Ces griefs s’étaient multipliés avec la politique des Réunions» : profitant de la paix consécutive au traité de Nimègue (1678), le Roi-Soleil utilisait des arguments juridiques plus ou moins valides pour rattacher au royaume des places fortes frontalières. 

Louis XIV ne cachait pas ses visées sur Strasbourg mais n’ignorait pas l’hostilité de ses habitants envers les Français et il les savait prêts à se mobiliser contre ses troupes.

Lorsqu’il apprend en 1681 qu’un général des armées impériales, le baron de Mercy, est dans les murs de la ville, il y voit les préparatifs de manœuvres militaires. Aussitôt, dans la nuit du 27 au 28 septembre, trois régiments de dragons se postent devant Strasbourg. Le lieutenant général Pons de Guimera, baron de Montclar, signifie aux habitants qu’ils doivent se soumettre.

Ce déploiement de force sème la panique et le magistrat de la ville envoie un émissaire à Louvois. Ce dernier lui répond sans ménagement que la ville a vingt-quatre heures pour se soumettre. Le 30 septembre, les Français investissent Strasbourg sans avoir à combattre.

Acte de capitulation (archives de l’eurométropole et de la ville de Strasbourg)

Moins d’un mois plus tard, le 24 octobre, le Roi-Soleil, âgé de 43 ans et à l’apogée de sa gloire, franchit les murs de la ville. Les privilèges et les institutions de Strasbourg sont confirmés. La liberté de culte est garantie, mais la cathédrale rendue aux catholiques.

Comme souvent, on fait frapper une médaille qui commémore l’événement. Elle a pour légende : « Clausa Germanis Gallia » (la Gaule fermée aux Germains).

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1661-1711. Louis de France

Source 1. Citations de Wikipédia. 1661-1711. Louis de France, Monseigneur, le Grand Dauphin, fils de Louis XIV.

Enfance. Louis de France, fils aîné de Louis XIV et de Marie-Thérèse d’Autriche, naquit le 1er novembre 1661 au château de Fontainebleau. Le 5 juin 1662, un grand carrousel est donné en l’honneur de sa naissance devant le Palais des Tuileries.  Il est baptisé dans la religion catholique avec pour parrain le pape Clément IX et pour marraine la reine mère d’Angleterre Henriette de France. Jusqu’à 7 ans, il eut pour gouvernante Madame de la Motte.

Éducation et jeunesse de l’héritier du trône. Il eut pour gouverneur le très sévère duc de Montausier, et pour précepteur l’évêque de Condom, puis de Meaux, Jacques-Bénigne Bossuet.

  • « L’Histoire de Charles IX que Bossuet fit rédiger au Dauphin, dans le cadre d’un Abrégé de l’Histoire de France relatant soixante-quatorze règnes. Les fragments conservés illustrent la manière dont Bossuet faisait travailler son élève : de chaque épisode historique était tirée une maxime avec rapprochement d’évènements contemporains. Les ratures, erreurs, confusions grammaticales et fautes d’orthographe prouvent que le Dauphin avait des difficultés à se concentrer et à suivre, voire à comprendre parfaitement les leçons de Bossuet » (Jean-Pierre Maget).

Ses précepteurs lui transmettent le goût des antiquités (médailles, inscriptions, sculpture).

Monseigneur semble se tenir à l’écart des affaires politiques mais se montre enthousiaste dans son rôle militaire. Opposé à la révocation de l’édit de Nantes (1685), il se signala par sa bravoure au combat, notamment pendant la guerre de la Ligue d’Augsbourg (de 1688 à 1697).

  • « En 1688 [Monseigneur a 27 ans)], Louis XIV lui confia le commandement de l’armée du Rhin. Le Dauphin s’y montra fin stratège au point, en quelques jours, de faire capituler les places fortes de Philippsbourg, Mannheim et Frankenthal. La grande réputation qu’il s’acquit après ses rapides victoires, incita le roi à ne plus lui confier aucun commandement de crainte, semble-t-il, que le renom de son fils n’entachât sa propre réputation » (Jean-Pierre Maget)

Le 6 septembre 1690, le Grand Dauphin loge à Sélestat en cette maison.

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1660-1773. Les Bourbons se marient

Chroniques du blog sur le 18ème siècle en France et en Europe. Cette chronique est dédiée aux mariages des Bourbons. Chronique associée : 1715. Louis XV a 5 ans ; arrière petit-fils de Louis XIV, il succèdera directement à son bisaïeul.

12 mariages (dont 2 remariages) concernant 10 hommes de la Maison de Bourbon ont été prononcés entre 1660 et 1773. Cinq ont concerné des rois de France : Louis XIV, Louis XV, Louis XVI, Louis XVIII, Charles X.

Deux remariages

  • 24 décembre 1714. Philippe V, petit-fils de Louis XIV, devenu roi d’Espagne, se remarie avec Elizabeth Farnèse (1692-1766), nièce du duc de Parme. Elle succède à Marie-Louise de Savoie, morte de la tuberculose à 25 ans, après avoir enfanté 4 garçons.
  • 9 février 1747. Louis (1729-1765), fils aîné de Louis XV et de Marie Leszczyńska, se remarie avec Marie-Josèphe de Saxe (1731-1767). Celle-ci succède à Marie-Thérèse d’Espagne (1726-1746), morte à l’âge de 20 ans, quelques jours après son premier accouchement. Marie-Josèphe de Saxe fut la mère de huit enfants dont les trois derniers rois de France de la Maison de Bourbon, Louis XVI, Louis XVIII et Charles X.

Au 17ème et 18ème siècle, le remariage ne succède pas à un divorce. Quand le roi se lasse de la reine, celle-ci garde son titre et son rang, mais elle doit coexister avec la favorite du moment. Les enfants qui naissent de liaisons illégitimes sont reconnus ou non ; certains « bâtards » de Louis XIV entrent même dans la ligne successorale, mais aucun ne deviendra roi.

Les dauphins de France ont été mariés jeunes, voire très jeunes ; il en est de même de leur épouse. Les futurs époux n’ont d’ailleurs eu rien à dire, n’ont pas été consultés. Le mariage d’un Bourbon, surtout s’il est Le Dauphin mais également s’il est un Dauphin potentiel, est une affaire politique.

Le mariage scelle les alliances entre familles régnantes en Europe, ou tout au moins entre quelques unes d’entre elles (aucune alliance avec les Royaumes d’Angleterre, de Prusse, de Russie, de Suède). Alliances pour terminer une guerre ou pour en prévenir une qui menace.

12 mariages, quatre avec des jeunes filles de la Maison de Savoie. Il s’agit d’une dynastie européenne ayant porté les titres de comte de Savoie (1033), puis de duc de Savoie (1416), prince de Piémont, roi de Sicile (1713), roi de Sardaigne (1720).

Deux mariages avec le Royaume d’Espagne, un seul avec l’Autriche des Habsbourg. Trois mariages avec des puissances de second rang mais importantes pour renforcer une alliance (Bavière, Parme, Saxe).

Deux exceptions. Le duc de Berry, petit fils de Louis XIV, marie non une princesse étrangère mais Marie-Louise-Élisabeth d’Orléans (1695-1719). Ce n’est pas grave : sa position dans la lignée successorale lui donnait fort peu de chance de régner.

Seconde exception. Mariage de Louis XV (1710-1774) et de Marie Leszczynska  (1703-1768), fille de Stanislas, ex-roi de Pologne en exil à Wissembourg en Alsace. Celui-ci est « promu » duc de Lorraine et apportera la Lorraine à France, à sa mort en 1766.

L’important est que le couple donne un héritier mâle pour la succession de la dynastie, et quelques filles mariables en Haut Rang, dans le cadre d’une Alliance entre pays.

Le couple fait donc en général beaucoup d’enfants, sachant que la mortalité infantile n’épargne pas les familles royales. Entre 1727 et 1737, Louis XV et Marie Leszczynska ont dix enfants. Louis XVIII constitue une exception : lui et Marie-Joséphine de Savoie n’ont pas eu d’enfants.

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Jeux d’Histoire n°1. Louis XV

Histoire de Louis XV, roi de France de 1715 à 1774 (sources : en note finale)

  • Louis XV durant la guerre de succession d’Autriche (1741-1748)
  • durant sa maladie puis sa guérison à Metz (août-septembre 1744)
  • durant son séjour à Strasbourg (octobre 1744)

Le jeu éducatif (pour mes petits-fils) comprend

  • 5 mots manquants. Ils sont entre crochets [ ] dans le corps du texte. Les solutions et les définitions sont données en fin de jeu. Ce serait bien de retenir ces termes !
  • une question posée à un arbre généalogique
  • un jeu sur le Palais Rohan (Strasbourg) en 1744 et aujourd’hui.
  • un Quiz sur le barrage Vauban (Strasbourg)
  • gravures, photos (palais Rohan, barrage Vauban), arbre généalogique, graphique de fécondité peuvent être agrandis : powerpoint de 12 éléments (captures d’écran ou photos).

Louis XV est né le 15 février 1710 à Versailles où il est mort le 10 mai 1774. Membre de la maison de Bourbon, il règne sur le royaume de France du 1er septembre 1715 au 10 mai 1774.

1715. Le 1er septembre, à la mort de Louis XIV, après le règne le plus long de l’Histoire de France, le pays est riche et fort, mais épuisé par des guerres et des crises à répétition. Sa population est la plus importante d’Europe.

  • Pour étudier la démographie française de l’Ancien Régime, les historiens puisent leurs informations dans les sources fiscales et les [mot manquant et définition] plus ou moins bien tenus. Vers 1700, on estime à 20 millions le nombre d’habitants du royaume de France. Un Européen sur quatre est français. Les historiens démographes du XXe siècle supposent que les Français seraient 22 millions en 1715, plus de 25 millions vers 1760 et probablement 28 millions en 1790. On assiste à une hausse constante de la population française de 40 % en un siècle (source).

En France, la couronne revient légitimement, selon la loi [mot manquant et définition], à un descendant masculin en ligne directe. Louis XV est un descendant de Louis XIV.

  • Question. Quel est le lien de parenté entre Louis XIV et Louis XV ? Celui-ci est-il son fils, son petit-fils, son arrière petit-fils, son arrière-arrière petit fils ? Trouver la réponse dans cet arbre généalogique.

1723. Louis XV a 13 ans. La [mot manquant et définition] se clôt officiellement à la majorité du roi (13 ans). Mais Philippe d’Orléans demeure influent, avec le cardinal Dubois, jusque fin 1723.

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Premier Ministre de 73 à 89 ans

Quiz. Qui est ce Premier Ministre ? Qui a-t-il servi ? A quelles dates ? Qui a écrit le portrait critique ci-dessous, dans Mes pensées ou le Qu’en dira-t-on

  • Esprit timide, quoique ambitieux
  • Plus jaloux d’augmenter son pouvoir que d’étendre celui de la France
  • Connaissant les intérêts de la nation, mais incapable de s’y livrer
  • Trop imbu de préjugés pour corriger les abus
  • Trop sujet à de petites passions pour bien manier les grandes affaires
  • Profond dans quelques parties, mais n’ayant ni plan ni système pour le tout
  • Aimant la gloire et se refusant aux vrais moyens d’en acquérir
  • Trop occupé de l’accessoire pour réussir dans le principal
  • Minutieux jusqu’à la puérilité
  • Faisant prendre à l’autorité des voies détournées

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Terribles épidémies

Terribles épidémies. Entre la peste et le choléra, par Charlotte Chaulin ; Herodote.net Le Media de l’Histoire, 1 mars 2020.

Peste bubonique, grippe espagnole, choléra ou Sida… ces termes nous font frémir à leur évocation car ils résonnent en nous comme synonymes de mort brutale…

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