Archives de Catégorie: AF. Histoire 16-17èmes siècles

Toulouse,17-18ème. 2 Collèges rivaux

Toulouse (1604-1763). 2 Collèges rivaux. Suite de la chronique sur l’université de Toulouse au Moyen-âge et à l’époque moderne.

Diaporama de 15 photos (mai 2022).

Collège 1. En 1566, les Jésuites installent leur collège et ses dépendances dans l’hôtel de Bernuy, d’époque Renaissance. Collège 2. Les prêtres et les filles de la Doctrine chrétienne ont été appelés à Toulouse par l’archevêque  François de Joyeuse, et sont arrivés en octobre 1604. Par un bref du pape Grégoire XV, enregistré au Parlement de Toulouse le 1er octobre 1621, ils ont l’autorisation d’enseigner les arts libéraux.

La rivalité entre les deux Collèges s’exaspère au tournant du siècle. Elle ne s’éteint qu’en 1763 avec l’expulsion des Jésuites.

Dès le 16ème siècle, se pose la question des missions d’enseignement de l’université et de son rôle certificateur pour le baccalauréat, la licence, la maîtrise, le doctorat. Au 18ème siècle, les deux collèges toulousains ne se contentent pas de préparer au baccalauréat, mais empiètent sur les enseignements de la Faculté des arts, conduisant à l’obtention de la licence.

Les deux Collèges sont-ils des précurseurs du combat de ce blog pour la création d’Instituts d’Enseignement Supérieur (les IES en 20 propositions) ? Je le crois ! Il n’empêche que la tutelle de l’université demeure très présente au 18ème, malgré les crises que traversent les trois Facultés majeures (théologie, médecine, droit).

A la rentrée 2021, le lycée Pierre de Fermat de Toulouse, installé dans l‘ancien Collège des Jésuites, a accueilli un peu plus de 1 800 élèves dont 950 étudiants en classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE). La dépense par étudiant en CPGE est bien plus élevée que celle pour un étudiant inscrit à l’université. Pourquoi un tel privilège ?

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Partie 1. Le Collège des doctrinaires (1654-1792). Source : le collège de l’Esquile.

« Les prêtres et les filles de la Doctrine chrétienne – doctrinaires et ursulines – se consacraient à la catéchèse et à l’enseignement religieux. Ils avaient l’autorisation d’enseigner les arts libéraux. Toulouse devient le siège d’une des trois provinces françaises des doctrinaires, qui ouvrent rapidement des maisons d’éducation dans la région, Ils créent d’importants collèges à Pézenas, Villefranche-de-Rouergue et Brive-la-Gaillarde.

En 1646, les capitouls songent à confier aux jésuites la direction du collège de l’Esquile, puis se tournent vers les doctrinaires auxquels ils donnent, par contrat du 1er avril 1654, un bail de quatre ans. Des travaux sont engagés durant un an pour la rénovation des bâtiments et le collège rouvre à la rentrée 1655, pour la Saint-Luc (18 octobre). Le bail sera renouvelé et sa durée augmentée : le dernier bail est signé en 1767, pour une durée de 30 ans« .

« Le personnel se compose de cinq professeurs pour les classes de grammaire, deux professeurs de rhétorique, deux de philosophie, un recteur et un économe, auxquels s’ajoutent un préfet des classes et un maître des pensionnaires. L’enseignement repose sur l’étude de la doctrine, Instruction des enfants baptisés par questions-réponses à l’usage du collège de l’Esquile de 1719. L’enseignement se poursuit dans les grandes classes par les humanités, la philosophie, l’histoire, la géographie et les sciences. Le cours de philosophie, particulièrement, fait la renommée du collège de l’Esquile. Il est ouvert aux étudiants de la faculté des Arts et même aux membres de l’élite toulousaine. L’année scolaire commence le 18 octobre et se terminait avant le 15 août. À cette occasion a lieu une joute littéraire, à laquelle sont invités le clergé, les capitouls, les parlementaires et les universitaires de la ville.

Les doctrinaires mènent plusieurs campagnes de travaux afin d’embellir et d’agrandir le collège. En 1701, ils décident le prolongement des bâtiments au sud et la construction du portail sur la rue de l’Esquile. Malgré l’opposition de l’université, car il faut détruire la salle de classe de la faculté des Arts, les travaux sont achevés en 1702« .

« Le Collège rentre rapidement en concurrence et en rivalité avec le Collège des jésuites. La popularité de l’enseignement de la philosophie par les doctrinaires attire de nombreux élèves. Mais en 1681, les jésuites obtiennent l’agrégation de leurs classes de philosophie et de théologie à l’université, et en 1689, ils font incorporer au collège une des chaires des arts de l’université, finissant de dépouiller le collège de l’Esquile de ses derniers privilèges. La rivalité des deux collèges repose sur des questions de préséance, car le collège de l’Esquile porte le qualificatif de primarium.

En 1716, les capitouls obtiennent par lettres patentes l’agrégation du collège de l’Esquile à l’université, rétablissant l’équité entre les deux collèges. C’est finalement l’interdiction des jésuites en France – le procureur du roi, Jean Gabriel Alexandre de Riquet de Bonrepos, est chargé de faire le réquisitoire devant le Parlement de Toulouse en février 1763 – qui met un terme à cette rivalité.

À la fin du XVIIIe siècle, le collège s’ouvre aux idées des Lumières : la bibliothèque s’enrichit du Journal encyclopédique de Pierre Rousseau et du Supplément à l’Encyclopédie en 1781, des œuvres de Jean-Jacques Rousseau en 1787, des Études de la nature de Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre en 1789. Elle reçoit par ailleurs la Gazette de France, le Journal de Genève, le Mercure de France, la Feuille toulousaine de Baour et le Courrier d’Avignon.

En 1790, tous les professeurs de l’Esquile, sauf un, acceptent de prêter le serment de fidélité à la Constitution civile du clergé. Un lycée provisoire est installé dans les mêmes locaux, tandis que l’enseignement s’enrichit de l’étude de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Cependant, la fermeture définitive du collège de l’Esquile a lieu le 9 octobre 1792« .

Partie 2. Le Collège des Jésuites (1566-1763). Source : Pop Culture Gouv.

« En 1566, les Jésuites installent leur collège et ses dépendances dans l’hôtel de Bernuy, d’époque Renaissance, et agrandissent leur domaine. Les bâtiments actuels, répartis autour de plusieurs cours, portent surtout la marque de la fin du 18e siècle et du 19e. Le grand portail datant de 1605 témoigne du goût baroquisant des mécènes d’alors.

Benoît Michel, Le collège des jésuites de Toulouse et la vie musicale toulousaine de la fin du 17ème siècle à 1762 in Anne Piéjus, Plaire et instruire, Le spectacle dans les collèges de l’Ancien Régime, Presses universitaires de Rennes, p. 271-285.

« Le théâtre, la musique et la danse, trois disciplines fondamentales dans l’éducation de la noblesse d’Ancien Régime, participaient, dans les collèges français, à l’élaboration de spectacles conçus pour les jeunes gens autant que pour un public avide de divertissement. La scène des collèges s’impose comme l’un des premiers lieux de création dramatique des XVIIe et XVIIIe siècles. Pourtant, ce répertoire, qui souffre de la disparition de nombreuses sources, est encore rarement appréhendé dans sa dimension spectaculaire. Ce théâtre hybride, souvent farci d’intermèdes chantés ou dansés, se présente comme un objet protéiforme, qui appelle une approche pluridisciplinaire ».

Partie 3. Lycée Pierre de Fermat. Source : article de Wikipédia.

« Le lycée Pierre-de-Fermat est un établissement d’enseignement secondaire et supérieur, situé parvis des Jacobins à Toulouse à proximité immédiate de la place du Capitole ».

  • Brève biographie de Pierre de Fermat, « né dans la première décennie du XVIIe siècle, près de Montauban, et mort le 12 janvier 1665 à Castres, est un magistrat, polymathe et surtout mathématicien. Il est aussi poète, habile latiniste et helléniste, et s’est intéressé aux sciences et en particulier à la physique ; on lui doit notamment le principe de Fermat en optique. Il est particulièrement connu pour avoir énoncé le dernier théorème de Fermat, dont la démonstration n’a été établie que plus de 300 ans plus tard par le mathématicien britannique Andrew Wiles en 1994″.

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Toulouse Univ. médiévale, moderne

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Partie 1. L’université médiévale. Source : Wikipédia. « L’université de Toulouse est l’une des plus importantes et des plus anciennes universités médiévales françaises. Elle fut fondée en 1229 par le comte de Toulouse, Raimond VII, à la suite du traité de Meaux. Supprimée à la Révolution, en 1793, elle fut refondée en 1896 dans le cadre de la réorganisation de l’enseignement supérieur.

Elle compte à la fin du Moyen Âge quatre facultés :

  • Faculté de théologie,
  • Faculté des arts,
  • Faculté de médecine,
  • Faculté de droits (canonique puis civil) ».

Partie 2. L’université moderne. « La structure de l’université, composée de ces quatre facultés, reste inchangée.

Dans le domaine de la science du droit, le XVIe siècle est un véritable âge d’or pour l’université de Toulouse. Un proverbe de l’époque illustre sa renommée : Paris pour voir, Lyon pour avoir, Bordeaux pour dispendre, et Toulouse pour apprendre« .

Marielle Mouranche, Et Toulouse pour apprendre, l’université dans la ville, Presses universitaires du Midi, 2010, Books Openedition, pp. 127-144.

« Les professeurs dans la ville. Les relations entre les professeurs de l’université de Toulouse et la ville ont parfois été conflictuelles, mais au total, l’université a toujours été plutôt bien intégrée aux institutions toulousaines.

Beaucoup de maîtres de la faculté de Droit siégeaient au parlement de Toulouse, jusqu’à ce qu’un arrêt de la fin du XVIème siècle interdise le cumul de l’enseignement et de la profession d’avocat, ce qui n’empêche pas les liens de persister.

Plusieurs professeurs exerçaient les fonctions de capitoul, comme Antoine Dumay (1601), François de Boutaric (1707 et 1710). Mais les relations avec la ville peuvent être aussi très conflictuelles, le plus souvent pour des questions d’exemptions fiscales, ou pour défendre le for ecclésiastique qui soustrait les membres de l’université à la juridiction laïque. Cette situation créa des abus car certaines professions comportant de nombreux clercs (comme le personnel des universités) furent assimilées au clergé d’Ancien Régime.

En 1751, Toulouse fusionne avec l’université de Cahors, fondée en 1331 sous la forme d’un Studium generale par une bulle pontificale de Jean XXII« .

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Canal du Midi. Riquet Vauban Niquet

Le Canal du Midi au 17ème : Riquet, Vauban, Niquet. Chronologie de la construction et biographies des principaux concepteurs et ingénieurs du Canal.

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Michel Cotte, Le Canal du Midi, Merveille de l’Europe, Les destinées du patrimoine, Belin Herscher, 2003, 193 pages.

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Partie 1. Le canal du Midi : édit royal de 1766.

« Le canal du Midi est un canal de navigation à bief de partage qui relie Toulouse à la mer Méditerranée depuis la fin du 17ème siècle. D’abord nommé Canal royal de Languedoc, les révolutionnaires le rebaptisent en 1789 Canal du Midi. À partir du 19ème siècle, le Canal latéral à la Garonne, qui double la Garonne de Bordeaux à Toulouse, prolonge le canal du Midi pour fournir une voie navigable de l’océan Atlantique à la mer Méditerranée : l’ensemble des deux canaux est dénommé Canal des Deux-Mers..

Ouvrage d’art exceptionnel, considéré par ses contemporains comme le plus grand chantier du 17ème siècle, le canal du Midi révolutionne le transport fluvial et la circulation dans le Midi de la France de l’Ancien Régime. Le défi, relevé par Pierre-Paul Riquet, son concepteur, est d’acheminer l’eau de la montagne Noire jusqu’au seuil de Naurouze, le point le plus élevé du canal.

Louis XIV autorise le début des travaux par un édit royal d’octobre 1666. Supervisé par Pierre-Paul Riquet, le chantier dure de 1666 à 1681, sous le contrôle de Jean-Baptiste Colbert« .

Longtemps utilisé pour le transport de marchandises, du courrier et de voyageurs, le canal du Midi est aujourd’hui reconverti au tourisme fluvial. Dès le milieu du 19ème siècle, il a été concurrencé par le train, puis par la route après la seconde guerre mondiale.

Partie 2. Pierre-Paul Riquet (1609-1680), le génial inventeur.  

« Affairiste comme son père, il est pendant de nombreuses années banquier privé, petit puis gros prêteur, puis, aspirant à l’anoblissement, se lance dans un grand projet, la construction du canal du Midi. La légende veut que son père, Francois-Guillaume Riquet, se soit opposé au début du siècle à la construction d’un canal reliant l’Atlantique à la Méditerranée. Le projet de Bernard Arribat, comme tant d’autres, ne parvenait pas à résoudre le problème de l’approvisionnement en eau du canal.

Pierre-Paul Riquet passe cet écueil grâce à sa connaissance de la Montagne Noire environnante et en reprenant le projet de Thomas de Scorbiac, conseiller à la Chambre de l’Édit de Castres dont le père et le grand-père en auraient déjà fait la proposition. Il connait un point de partage (le seuil de Naurouze) déjà identifié par ses prédécesseurs, de part et d’autre duquel les cours d’eau s’écoulent soit vers l’océan Atlantique, soit vers la mer Méditerranée. Riquet y positionne le point culminant du canal, à 48 mètres au-dessus du niveau de la Garonne ».

« Le 15 novembre 1662, Pierre-Paul Riquet propose son projet à Colbert sur l’injonction de l’archevêque de Toulouse, Charles-François d’Anglure de Bourlemont. Il avance des arguments économiques (enrichir le Languedoc, notamment en développant le commerce du blé) et politiques (canal suffisamment large pour faire passer les galères du roi en évitant de passer par Gibraltar, évitant ainsi l’Espagne et les Barbaresques). Quelques mois plus tard, le ministre nomme des commissaires chargés d’étudier la faisabilité de l’ouvrage. Après qu’une rigole d’essai entre le torrent de l’Alzeau, sur le versant méridional de la Montagne Noire, et le seuil de Naurouze a été réalisée avec succès, une première tranche des travaux est confiée par Colbert à Riquet (édit royal d’octobre 1666 qui décrète le début des travaux au 1er janvier 1667). Pierre-Paul Riquet est dès lors anobli par lettre de relief de dérogeance du 20 novembre 1666 puis maintenu noble en 1670.

Durant toute la durée des travaux, et profitant de sa fonction de fermier général des Gabelles de Languedoc et Roussillon, Riquet investira sur ses fonds propres deux millions de livres, sur un projet estimé entre 17 et 18 millions de livres de l’époque et qui constitue le deuxième chantier du royaume après celui du château de Versailles. En contrepartie, il reçoit les droits de péage du canal et bénéficie des retombées des échanges commerciaux, ce qui ne l’empêche pas d’être fortement endetté (en raison des retards de paiement de Colbert, les finances de l’État en guerre étant au plus bas), à tel point qu’à sa mort ses héritiers devront vendre la moitié de leurs parts du canal.

Lorsque son ouvrage est mis en doute, Riquet fait preuve d’une étonnante ténacité, allant jusqu’à désobéir aux ordres de Colbert. Ainsi, il n’hésite pas à détourner des ouvriers pour faire percer, malgré les ordres royaux, l’improbable tunnel de Malpas près de Béziers.

L’audace de Pierre-Paul Riquet n’est pas seulement technique, il s’entoure d’hommes compétents comme François Andréossy, son cartographe et dessinateur technique. Il est aussi le premier à instituer la mensualisation des salaires et une mini sécurité sociale pour ses ouvriers (même malades ou s’il pleuvait, ils étaient payés) afin de les fidéliser ».

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Toulouse. Le Pont-Neuf et les crues

Suite des chroniques sur Toulouse (mai 2022).

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Partie 1. Source : extraits de l’article de Wikipédia.  

« La construction du nouveau pont fut initiée par les Capitouls mais elle ne commença réellement qu’en 1541, lorsque le roi François Ier décida d’en financer la construction par un impôt exceptionnel sur la région.

Le projet avait donné lieu à une étude très complète, qui ne permit cependant pas d’éviter une déviation de 20 mètres par rapport aux plans initiaux. La première pierre est posée le 1544 par Jean de Mansencal lors d’une cérémonie. Interrompus en 1560 par les guerres de religion, les travaux furent achevés en 1632.

Le pont fut inauguré par le roi Louis XIV en personne, le 19 octobre 1659.

Partie 2. Source, Jean Mesqui, Le Pont-Neuf de Toulouse sur la Garonne, 2002, pp. 325-338.

Partie 3. Source. Kenza Gros Desormeaux, le Pont-Neuf est le plus vieux pont sur la Garonne, l’Opinion, 3 avril 2022.

« Le pont construit en briques et en pierres de taille blanche, il arbore un style riche aux Toulousains. Sa partie centrale, du côté de la ville, abritait une statue équestre de Louis XIII sculptée par Pierre Affre. Gênant la circulation sur le Pont-Neuf, qui fut longtemps le seul pont sur la Garonne à Toulouse, il a été démoli durant les années 1860.

S’il n’a donc pas été le premier pont toulousain à être construit, le Pont-Neuf demeure le plus ancien à avoir résisté aux multiples crues du fleuve capricieux. Avec un tablier long de 200 mètres de long sur 20 mètres de large, son édification a d’ailleurs été étudiée à cet effet. Un dispositif fructueux, puisqu’il a survécu malgré les terribles crues de 1727, 1772, 1835, 1855 et de 1875.

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Toulouse. Les moulins du Bazacle

Quatre parties et quatre sources en ligne dans cette chronique sur les moulins du Bazacle, établis sur les chaussées de la Garonne à Toulouse du 12ème au 19ème siècle, en aval du Pont Neuf et face au Dôme de la Grave.

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Partie 1. Source : larges extraits de FB Bourse, se référant à Aux origines des sociétés anonymes. Les moulins de Toulouse aux Moyen-âge de Germain Sicard, 1953.

« La première société française de type Société anonyme ou Société par actions trouve son origine à Toulouse au 12ème siècle, sept siècles avant la révolution industrielle. Il s’agit de la Société des Moulins du Bazacle.

A l’époque, Toulouse comptait environ 60 moulins flottants dits à nef sur la Garonne. Ces moulins étaient répartis entre trois lieux distincts : La Daurade, Le Château Narbonnais et Le Bazacle. Les moulins à nef du Bazacle sont signalés pour la première fois dans un acte d’inféodation concédé par le prieur de la Daurade en 1177. Ces types de moulins étaient difficiles d’entretien, peu productifs et sensibles aux crues.

Ils sont donc progressivement remplacés par des moulins fixes à la fin du 12ème. Vers 1180, les propriétaires des moulins du Bazacle reçoivent l’autorisation du prieur de la Daurade d’allonger leur chaussée (sorte de barrage) dans la direction du quartier Saint Cyprien. La chaussée du Bazacle faite de pieux de chêne traversait en biais la Garonne, du Bazacle jusqu’aux abords de l’Hôtel dieu St Jacques, sur une longueur d’environ 450 mètres. La construction des chaussées entraîne la substitution des moulins à nef, par des moulins terriers construits sur la terre ferme. Le premier moulin de ce type est construit en 1183 à Toulouse.

La naissance des premières sociétés par actions et la concentration importante de moulins à Toulouse au Moyen-âge résultent de plusieurs facteurs :

  • la ville de Toulouse comptait entre 30.000 et 60.000 habitants avant la phase l’urbanisation du 19ème siècle. Soit un potentiel de main d’œuvre et de débouché exceptionnel pour l’époque.
  • la production céréalière était l’activité principale des exploitations agricoles de la région.
  • la force motrice sans limite (sauf sécheresse) de la Garonne
  • des besoins en capitaux conséquents, afin de réaliser des investissements importants pour la construction, et l’entretien des moulins ainsi que des barrages. Ces moyens nécessaires à l’établissement et au fonctionnement des moulins étaient difficilement réunis par des propriétaires isolés. D’où l’orientation vers la voie du groupement.

Aux alentours de 1250, le Bazacle comptaient 12 moulins terriers. Les différents propriétaires de ces moulins décident de s’unir et de créer une société commune par action : La société des Moulins du Bazacle. Chaque associé recevait en contrepartie de sa participation dans la société, un papier notarié. La société était composée de 96 Uchaux. Chaque Uchan représentait un huitième de moulin. Les détenteurs de Uchaux sont appelés Pariers.

Au 13ème siècle, la société des Moulins du Bazacle accepte donc la coexistence des droits de propriété individuels sur les parts des moulins, et le principe d’une société collective assurant la gestion des intérêts communs des pariers. Chaque parier peut donc disposer et jouir de son uchan comme de tout autre bien immobilier. Les parts de la société pouvaient se transmettre librement par vente, donation ou héritage. Le prix de l’uchan était fixé en fonction du rendement du moulin et de son fonctionnement, ainsi que par l’environnement économique. Les parts se cèdent donc librement sans contrôle des autres associés.

En 1372, la société se transforme. Elle passe d’une société type Compagnie de meunier à une société anonyme de type moderne. Un capital social unique est mis en place. De fait, les pariers ne possèdent plus des parts de moulins, mais des parts de la société possédant les moulins. Le droit de chacun des pariers porte donc sur l’ensemble de l’entreprise.

Pour gérer cette société, des administrateurs sont désignés. Ils s’occupent de la gestion matérielle de la société. Ils ont donc autorité sur les employés, pour la réception des sacs de grains à moudre, pour la restitution des farines (après prélèvement du droit de mouture de 1/16ème), pour le règlement des dépenses (salaires, paiement des artisans pour réparation…).

Chaque année une assemblée est organisée. Lors de cette assemblée sont élus les administrateurs, le trésorier et le receveur des grains, postes clés dans la gestion des moulins. L’assemblée est chargée de déterminer la contribution des pariers aux dépenses communes (frais d’entretien et de réparation). Les pariers contribuent aux dépenses en fonction de leur participation dans la société. Si le parier ne contribue pas à payer sa part des dépenses communes, il risque que sa ou ses parts soient vendues ou saisies selon la procédure des ventes immobilières devant le Tribunal.

Au niveau des dividendes reçus, le montant est déterminé aussi en assemblée. Chaque parier reçoit en nature (c’est-à-dire en farine) sa part des bénéfices, toujours en fonction de sa participation. Le paiement en nature se fera jusqu’en 1840, date ou il passera en espèces. Les rendements générés par La Société des Moulins du Bazacle pouvaient atteindre entre 10 et 25% par an.

Robert de Hesseln dans son Dictionnaire universel de France écrit en 1771 : que le moulin du Bazacle rapporte environ 120 000 livres par an, soit à valeur constante (hors inflation) environ 1 135 000 euros La société des moulins du Bazacle regroupait environ 60 pariers, qui appartenaient pour la plupart aux catégories aisées de Toulouse. De nombreux pariers devinrent Capitouls.

En 1876, La société des moulins du Bazacle émet pour la première fois des actions nouvelles au nombre de 135, avec les mêmes droits que les anciennes.

En 1887, le site et les équipements du Bazacle sont loués à  La Société Toulousaine d’électricité. Cf. Partie 4 de cette chronique.

Partie 2. 1765. Dans l’article Moulins de l’Encyclopédie de d’Alembert et Diderot, les moulins de Basacle sont « ce qu’il y a de mieux imaginé & de plus simple jusqu’à présent ». Ce sont évidemment les questions techniques qui sont exposées.

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18-19ème. Céramiques du Toulousain

3ème chronique sur les œuvres du Musée du Vieux-Toulouse : poteries, céramiques, porcelaines.

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Partie 1. Les céramiques du Toulousain à l’époque moderne, Jean Catalo, INRAP.

« Le Midi toulousain, riche de l’argile du bassin de la Garonne et de ses affluents, est une région particulièrement productrice de poteries. 

Les ateliers du groupe de Cox-Lomagne, qui regroupent de nombreux villages près de Toulouse, ont produit de multiples types de vases entre le XVIe et le XIXe siècle. De l’écuelle au pot de fleurs en passant par la marmite, ils se caractérisent par l’utilisation d’une pâte plutôt claire. Cette nébuleuse d’ateliers artisanaux est liée à un réseau de marchands ambulants. Ces derniers organisent ainsi la production en fonction des marchés plus ou moins proches. Les fours et ateliers les mieux connus, car les seuls vraiment étudiés, sont ceux du village de Cox (Haute-Garonne).

L’autre spécialité de ces ateliers est la production céramique peinte sur engobe et recouverte de glaçure plombifère. Cette technique bien connue au Moyen Âge est en pleine désuétude à la fin du XVIe siècle quand se développe la production de faïence dans l’Europe entière. Pourtant, les produits de Cox-Lomagne trouvent le succès en ajoutant une nouvelle couleur, le bleu, aux vert et brun généralement utilisés jusque-là pour les décors sur engobe. Les écuelles, jattes ou cruchettes sont ornés de décors géométriques, parfois figuratifs et naïfs.

Au XVIIe siècle se développe une gamme très étendue de motifs réalisés au pinceau à deux brins. L’archéologie préventive a permis de constater l’utilisation de cette vaisselle décorée sur tous les sites urbains ou ruraux de cette période : Lycée Ozenne, Cité judiciaire, Hôtel Saint-Jean, École d’économie, Lycée Saint-Sernin, En Batut à Flourens.

À la fin du XVIIe siècle et au début du siècle suivant, d’autres ateliers du même type, mais situés autour de Giroussens dans le Tarn, viennent concurrencer les produits de Cox-Lomagne. Utilisant aussi la peinture sur engobe, ces ateliers fabriquent de grands plats polychromes intégrant la couleur jaune. L’essentiel de leur production présente pourtant des décors plus simples de lignes brunes ou de spirales de couleur verte sur le fond d’assiettes ou d’écuelles.

L’archéologie montre également que Toulouse et sa région ne constituent pas le seul marché de ces productions. Les poteries issues de ces deux groupes d’ateliers, pourtant de qualité modeste et de technologie limitée, se retrouvent tout le long de la Garonne jusqu’à Bordeaux, dans les ports de la façade atlantique, à Amsterdam et jusqu’au Canada, puisque le Québec est ravitaillé par le port de Bordeaux jusqu’au milieu du XVIIIe siècle. Les céramiques du Toulousain apparaissent donc comme un marqueur d’un considérable réseau économique du sud-ouest de la France dédié à la fourniture de produits pour les Amériques : vin, eau-de-vie, fruits séchés, farine, tissus…

L’ouverture du canal du Midi relie directement Toulouse à la Méditerranée en 1682. Par cette nouvelle voie, l’arrivée des faïences italiennes accentue l’ouverture de la métropole au commerce international. La technologie de cette céramique pénètre enfin à Toulouse par l’intermédiaire de potiers montpelliérains copiant la faïence de Moustiers dans le courant du XVIIIe siècle. C’est le cas de l’atelier de Théophile Collondre, fouillé en 1989 au port Saint-Étienne.

À la fin du XVIIIe siècle, les faïenceries apparaissent partout en Midi-Pyrénées. Seules subsistent les plus productives, à Toulouse et à Martres-Tolosane, qui fournissent la vaisselle de table recueillie sur les quelques sites d’époque moderne fouillés à Toulouse.

Cette tradition manufacturière trouve son aboutissement avec les fabriques de porcelaine et faïence fine de Fouque et Arnoux à Toulouse et Saint-Gaudens aux XIXe et XXe siècles« .

Partie 2. Emmanuelle Roqué, La faïence fine à Toulouse et la Maison Fouque et Arnoux, Histoire de l’art, Année 1997, 37-38, pp. 93-101.

Partie 3. Josiane Villeroy, La Dépêche, Fouque & Arnoux, la saga de céramistes visionnaires : Moustiers, Apt, Toulouse, Saint-Gaudens, Stoke-on-Trent, de 1750 à 1950.

« La Provence a jusqu’au XVIIe siècle été le foyer d’ateliers de céramique. La longue tradition de potiers est principalement due à l’abondance des matières premières : l’argile, l’eau et le bois. C’est Louis XIV qui lancera la vaisselle en faïence lorsqu’il remplaça sa propre vaisselle d’argent fondue pour financer ses guerres. Originaire de Moustiers-Sainte-Marie en Provence, Joseph Fouque est le premier de la lignée. Il est d’abord apprenti dans un des ateliers de faïenciers du village avant d’y créer sa propre fabrique où ses trois fils seront formés. Gaspard restera en Provence où il continuera l’activité alors que son frère Joseph-Jacques, marié à la fille du faïencier Moulin d’Apt, quittera la Provence pour le Midi Toulousain.

Travaillant avec son neveu Antoine Arnoux, il fera prospérer leur atelier de Toulouse avant de construire en 1830 à Saint-Gaudens une grande manufacture où sera produite « la porcelaine dite de Valentine« . Céramiste, mais aussi chercheur et ingénieur, il invente un four de plusieurs étages à températures différentes. Avec Jean Abadie, ingénieur de la région de Saint-Gaudens, ils installent une roue à énergie hydro-mécanique qui remplacera le travail humain et animal, et va permettre de mécaniser toute la production. Les Arnoux ont une conscience sociale et les conditions de travail de leurs ouvriers sont bien meilleures qu’ailleurs à l’époque ».

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Le musée du Vieux-Toulouse

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Diaporama de 12 photos (mai 2022).

Le musée du Vieux-Toulouse évoque l’histoire de la ville, de l’antiquité au XXe siècle. Deux sources des citations : un article de Wikipédia, un excellent livret réédité par le Musée en 2021 (vendu 7 euros seulement à l’accueil).

Propriété de la Société des Toulousains de Toulouse et Amis du vieux Toulouse, fondée en 1907, le musée s’est établi depuis 1948 dans l’hôtel Dumay. Les membres bénévoles de la Société sont très attentifs à partager avec les visiteurs leurs connaissances des œuvres, exposées dans chacune des 7 pièces du 1er étage.

Mais, pour eux, la défense du patrimoine n’est pas rose tous les jours.

Julie Goy, Le Musée du Vieux-Toulouse privé de subvention par la ville, Le Journal des arts, 7 mars 2022.

« La mairie de Toulouse a réduit ses aides suite à la prise de position des gestionnaires du musée contre un projet immobilier. Le conflit oppose depuis plusieurs années la mairie et l’association des Toulousains de Toulouse. Ces derniers contestent depuis plus de quatre ans le projet immobilier de la Cour du Dôme à la Grave, dans le quartier Saint-Cyprien.

La subvention annuelle accordée à l’association pour la gestion du musée, initialement de 25 000 euros par an, a été divisée par deux en 2021 et n’a pas encore été votée en 2022, selon La Dépêche. Les Toulousains de Toulouse dénoncent une punition de la part de la mairie ».

« L’hôtel Dumay doit son nom à celui qui le fit construire à la fin du XVIe siècle, Antoine Dumay, médecin réputé de Marguerite de Valois, première épouse d’Henri IV.

En 1948, l’hôtel Dumay est la propriété du docteur Siméon Durand et de son épouse. Ce médecin militaire rêve de transformer sa demeure en un musée d’histoire locale.

Il lègue ainsi son hôtel à l’Association les Toulousains de Toulouse à la condition expresse qu’elle y transfère son siège et son musée. Cette donation permet aux Toulousains de Toulouse, sous l’impulsion de Pierre Salies, qui donne au musée son nom définitif, d’ouvrir au public plusieurs salles d’exposition en 1955. Pierre Salies est conservateur du musée jusqu’en 1966″.

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7% de Samouraïs à la fin du 18ème

Bibliothèque Nationale et Universitaire de Strasbourg, exposition Samouraïs. Guerriers et Esthètes (jusqu’au 13 juillet 2022).

Diaporama de 46 photos (16 œuvres, notices, détails).

Page 1 de la chronique : Brève histoire des Samouraïs du 12ème au 19ème siècle.

Page 2. Des Samouraïs Esthètes : Katsukawa Shunshō (1726-1792), Tōshūsai Sharaku, actif de 1794 à 1795, Hokusai Katsushika (1760-1849).

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Le Japon. Avènement des Tokugawa. Source : extraits de l’article de Wikipédia sur les Samouraïs au 2ème millénaire :

« 12ème siècle. Après leur victoire, les Minamoto fondèrent en 1185 un nouveau régime politique à Kamakura dans les provinces orientales… Le chef de ce régime, le Shôgun, fut reconnu par l’empereur comme seul responsable de l’ordre militaire et policier…

14ème et 15ème siècles. Le Shogunat se déplaça à Kyoto vers 1336 et s’installa en 1378 définitivement dans le quartier de Muromachi…. Cette structure bicéphale qui réunit l’est et l’ouest du Japon correspond à une alliance entre la noblesse de la cour de Kyoto, les grands monastères bouddhistes et les grands vassaux guerriers du shôgun… Cette alliance fonctionna  avant son délitement avec les guerres seigneuriales d’Ônin (1467-1477) et laissant place à une franche anarchie politique.

16ème, 17ème et 18ème siècles. Avec la pacification de la Période Edo, la fonction combattante des guerriers diminue et ceux-ci deviennent des fonctionnaires.

Armure du 18ème siècle

Ils vont laisser le côté guerrier pour les cérémonies, et commencer à s’intéresser aux arts (surtout l’écriture). Néanmoins, probablement pour se redonner de la valeur, des règles très strictes sont codifiées, sous le nom de bushido (voie du guerrier, mise en place dès le 16ème siècle). Le suicide rituel du seppuku — aussi connu sous le nom de hara-kiri (littéralement : ouvrir le ventre) — devra être interdit à certaines périodes par le shogun (seigneur militaire du Japon).

En effet, pour sauvegarder son honneur, un samouraï devait se faire seppuku s’il arrivait malheur à son maître, à sa famille, ou simplement s’il avait fait une faute grave, son seigneur pouvait lui commander à n’importe quel moment le seppuku s’il ne s’estimait pas satisfait. Ce rite provoquait parfois des ravages dans les rangs des samouraïs.

À la fin du 18ème siècle, les samouraïs représentent environ 7 % de la population japonaise« .

  • John Whitney Hall and alii, The Cambridge History of Japan : Volume 4 : Early Modern Japan, Cambridge University Press, 1991, 831 pages. Lire en ligne.

Demi-masque et gorgerin pour protéger la partie basse du visage et la gorge (18ème siècle)

« 19ème siècle. La période des Tokugawa amène un certain renfermement du Japon sur lui-même, peu ouvert aux pays étrangers. Cet isolement prend fin avec l’intervention du commodore Matthew Perry qui force le pays à s’ouvrir au commerce extérieur à partir de 1854. Des changements majeurs surviennent alors, avec notamment la reprise en main du pays par l’empereur.

La restauration de Meiji en 1867 entraîne avec elle toute une série de mesures. Les samouraïs sont également frappés par les réformes. Ils sont privés du droit d’usage exclusif des noms de famille, de porter le sabre, et de tuer les roturiers sous prétexte de manque de respect » (suite page 2).

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Paris (Louvre). La Passion du Christ

Paris. Œuvres du Musée du Louvre, dédiées à la Passion du Christ.

Musée du Louvre. Diaporama de 46 photos (15 œuvres, notices, et détails).

Œuvres des 15ème, 16ème, et 17ème siècles (école française), rangées selon la chronologie de la Passion (pas d’œuvre représentant la Résurrection). De la Cène au Christ couché sur son linceul.

  1. Philippe de Champaigne (1602-1674), La Cène (vers 1652), huile sur toile.
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2. Maître de Dreux Budé (connu à Amiens, Tournai, Mons entre 1428 et 1450. Le baiser de Judas et l’Arrestation du Christ.

3. Jacquemart de Hesdin, actif entre 1384 et 1413, Le Portement de Croix (vers 1408), parchemin marouflé sur toile.

4. Jean de Beaumetz, connu de 1361 à 1396, Le calvaire avec un moine chartreux (entre 1388 et 1396), peint sur bois.

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Besançon. Passion et Résurrection

Besançon. Œuvres du Musée des Beaux-arts, de la cathédrale Saint-Jean et de l’église Sainte Madeleine, dédiées à la Passion et à la Résurrection du Christ.

Musée des Beaux-arts. Diaporama de 12 photos (5 œuvres, notices, et détails).

Cathédrale Saint-Jean et église Sainte Madeleine. Diaporama de 21 photos (8 œuvres, notices, et détails)

Œuvres des 16ème, 17ème et 18ème siècles, rangées selon la chronologie de la Passion et de la Résurrection. De la Cène à la Résurrection du Christ.

Claude Arnoux, dit Lulier (1510-1580). La Cène (1560)

Grand bas-relief (300 x 70 cm) de 1560 en marbre blanc du sculpteur franc-comtois Claude Arnoux, dit Lulier. La Cène était autrefois encastrée dans le fronton du Jubé Renaissance érigé en 1549 et détruit à la Révolution.

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D’après Jusepe de Ribeira (1591-1652), Le reniement et les larmes de Saint-Pierre, MBA de Besançon. Le musée possède deux autres œuvres représentant la même scène

Attribué à Marcello Venusti (vers 1512-1579), Le Christ en croix, d’après Michel Ange, huile sur bois

Francesco Trevisiani (1656-1746), Christ en Croix, 1699

Achat après commande effectuée par le biais du Comte de Grammont en 1698), huile sur toile

Charles-Joseph Natoire (1700-177), Descente de Croix, 1755, Abside du Saint-Suaire, Cathédrale Saint-Jean

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