Archives de Tag: Plagiat

Ass. Bernard Gregory : danger ?

Courriel reçu ce 17 septembre 2017 : lecteur assidu de votre blog Histoires d’université, je vous écris car ma fille, doctorante, a récemment découvert un site accablant concernant l’association Bernard Grégory. J’ai pensé que vous deviez le connaître, mais au cas où en voici l’adresse.

Bien entendu, mise en cause, l’Association Bernard Gregory L’intelli’agence possède un droit de réponse sur ce blog (commentaire sur cette chronique ou chronique en réponse).

Les dangers de l’Association Bernard Gregory. Pourquoi ce blog critique, créé fin août 2017 ?

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L’intégrité scientifique

Centre européen d’enseignement et de recherche en éthique (CEERE), Université de Strasbourg, Lettre Novembre 2016, n°101, en ligne. Éditorial. La recherche scientifique en son intégrité.

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Devoir semestriel : se croiser

L’université de Strasbourg pratique le contrôle continu intégral. En Faculté des sciences historiques, il est proposé un devoir individuel pour chaque semestre de licence (avec une possibilité de rattrapage). Un tel travail est formateur, mais oblige à sanctionner lourdement le plagiat.

Cette année, au S4 de la L2, le thème proposé – en histoire médiévale – est « Se croiser ». Auditeur libre, je ne vise pas l’obtention d’un diplôme. Si j’avais fait ce devoir, j’aurais utilisé, parmi d’autres sources, un passionnant article de Florian Besson, lu à la BNUS, dans la Revue Historique d’octobre 2015 : Ainsi doit-il être puni… Le roi, le chevalier et le châtiment dans le Royaume latin de Jérusalem.

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Classé dans A. Histoire médiévale, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Sciences humaines et sociales

Le plagiat sans fard

Le plagiat sans fard. Recette d’une singulière imposture, par Michel Charles, professeur à l’ENS, et directeur de la revue Poétique.

Extraits. « J’ai reçu cet été un courrier de R.-L. Etienne Barnett. Il disait appartenir à l’Université d’Atlanta et au CNRS, exhibait des titres divers et prestigieux et, »sur la fervente recommandation » de deux personnes connues dans notre petit monde, proposait à Poétique un article « récemment achevé » et intitulé « Aux rets de l’insignifiant. Pour une poétique de l’anodin ». Au début de ma lecture, alors que le texte soumis était tout à fait fluide, j’ai trouvé très bizarres deux ou trois expressions qui ne s’inscrivaient pas dans le même registre que le reste (« nuageux soupçon », « parcours littéraire trans-temporel », »saillamment »).

Michel Charles poursuit. « La vraie question n’est pas alors de démasquer un plagiaire, mais de s’interroger sur ce qui a rendu possible un tel parcours.

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Contrefaire sans vergogne ?

Le Jugement du Tribunal de Grande Instance de Paris en date du 27 mars 2014 (document de 15 pages) pourrait faire date. En effet, il n’a pas condamné pour contrefaçon (pour plagiat) un éditeur qui a reproduit sur un site numérique, sans autorisation et sans paiement de droits d’auteur, 197 œuvres du Moyen-Age, éditées auparavant par un autre éditeur.

Extraits du jugement. « Le tribunal déclare irrecevables les demandes formées par la société Librairie Droz contre la société Classiques Garnier, rejette les demandes formées par la société Librairie Droz contre la société Classiques GN« .

L’objet de la contrefaçon. « Le 12 janvier 2011, la société Librairie Droz a fait assigner les sociétés Classiques Garnier et Editions classiques Garnier sur le fondement de la contrefaçon de 197 œuvres du Moyen-Age pour lesquelles elle est titulaire des droits d’édition. Elle sollicite l’indemnisation de son préjudice sur la base de 1.000 € par texte reproduit sans son autorisation et elle demande la publication du jugement dans des journaux et sur le site Internet de Garnier numérique. Enfin, elle réclame une indemnité de 10.000 € sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile ».

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Classé dans A. Histoire médiévale, A. Histoire moderne, E. Sciences humaines et sociales, F. 19ème et 20ème siècles

Mulhouse, la SIM, l'école de dessin

Pour créer en 1828 une École de dessin pour le progrès de l’industrie mécanique et textile, il faut des professeurs, des locaux, des équipements pédagogiques ; pour cela, il faut des financements, la gratuité étant de mise pour les élèves. Il ne suffit d’ailleurs pas d’en recruter et de faire progresser les effectifs : il faut les attirer par des cours aux contenus directement utiles et les surveiller pour empêcher un trop grand absentéisme. Les problèmes de 1828 demeurent aujourd’hui. C’est donc un grand plaisir de lire Florence Ott, La Société Industrielle de Mulhouse, 1826-1876. Ses membres, son action, ses réseaux, Presses universitaires de Strasbourg, 1999, 812 pages.

Une école de dessin pour former des ouvriers, des artisans capables d’inventer ou de reproduire de nouveaux motifs pour les manufactures d’indiennes. Celles-ci étaient déjà au nombre d’une quinzaine en 1768 à Mulhouse (ville alors membre de la Confédération suisse). L’école est créée en 1828, à l’initiative de la Société Industrie de Mulhouse (SIM), fondée le 24 décembre 1825. « L’acte de fondation porte les signatures de 17 fabricants ou futurs manufacturiers qui se proposent de créer une association dont le but principal tend à l’avancement de l’industrie dans notre département…. Chaque membre paiera un droit d’entrée de 100 francs et 50 francs de cotisation annuelle ».

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Classé dans C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), F. 19ème et 20ème siècles

Modalités illégales de contrôle

L’année universitaire touche à sa fin. Les cours et les travaux dirigés vont laisser place aux sessions d’examens, session pour le second semestre, session de rattrapage. L’histoire des examens – modalités de contrôle des connaissances, MCC dans le jargon académique – est, bien sûr, aussi ancienne que celle des universités. Changement décisif introduit par la loi Faure de 1968 : le contrôle continu des connaissances est devenu aussi important que l’examen terminal.

L’arrêté du 1 août 2011 réformant la licence, arrêté qui a multiplié les compensations entre unités d’enseignements et semestres (La licence est bradée) est la dernière réforme en date (articles de l’arrêté sur les MCC). Fioraso veut-elle aller encore plus loin que WauquiezFioraso démagogique avec l’UNEF ? 40% d’élus étudiants, dans un CEVU devenu décisionnel et non plus seulement consultatif, avec l’aide d’une ou deux élus enseignants démagogiques, feraient la loi en matière d’examens !

L’université de Lorraine est en train de peaufiner les modalités de contrôle des connaissances pour l’année 2013-2014. Il était temps. Depuis 2002, à Nancy et à Metz, la réglementation sur les MCC n’était pas totalement appliquée. En témoigne par exemple le point 6 du compte-rendu du Collegium Sciences Humaines et Sociales, en date du 5 octobre 2012.

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Le CNESER révoque L. Oueslati

Bulletin officiel du MESR, n°47, 20 décembre 2012. Jugement du 12 juillet 2012, confirmant la décision du 21 mai 2010 de la section disciplinaire du conseil d’administration de l’université de Paris 4. Le CNESER confirme donc la sanction à l’égard de Laroussi Oueslati : « révocation de la fonction publique, accompagnée d’une interdiction définitive d’exercer toute fonction dans un établissement public ou privé ».

Toutes les chroniques du blog « Histoires d’universités » sur cette affaire : LeMonde.fr puis EducPros. La sanction est particulièrement sévère.

Faire un exemple ? Les sections disciplinaires des établissements vont-elles se précipiter à l’avenir pour instruire les « agissements contraires à l’éthique universitaire » pratiqués par des enseignants-chercheurs : plagiat, népotisme, clientélisme, copinage, auto-promotion, passe-droit pour des inscriptions, conflit d’intérêts, corruption active et/ou passive, harcèlement moral ou sexuel, bradage de diplôme, service d’enseignement non fait, absence de publications…

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Sanctionner les plagiats avérés

Sur le blog de Jean-Noël Darde, Archéologie du copier-coller : une pétition signée par près d’une centaine d’universitaires, dont certains ont été plagiés. « Refusons de fermer les yeux sur le plagiat dans la recherche ». « Les communautés universitaire et scientifique doivent agir de concert contre toutes les formes de plagiat. Elles doivent le faire non seulement par la prévention mais aussi au cas par cas par des sanctions adéquates contre les plagiats avérés. La responsabilité des universités ou des organismes de recherche doit pouvoir être engagée quand les plagiats, fraudes et tentatives de fraude attestés ne font pas l’objet de telles sanctions »… « L’université Paris 8 n’est pas la seule concernée par le phénomène du plagiat, loin de là. De telles situations méritent une attention particulière, au risque de laisser se gangrener une partie de la recherche universitaire et scientifique ». Lire les deux chroniques du 17 octobre 2012, « Le plagiat était toujours vivant (1) » et du 18 octobre, « Le plagiat était toujours vivant (2) ».

Sanctions adéquates ? Un exemple à Paris 8 : l’université va-t-elle invalider une thèse plagiée à presque 100% ? Cette affaire dure depuis plusieurs années. Sanctions adéquates décidées par quelle instance ? Le recours contre le plagiat d’un étudiant ou d’un enseignant peut être fait auprès d’une instance universitaire ad hoc. Le mieux est qu’il soit fait auprès d’une instance prévue par la loi, i.e. auprès de la section disciplinaire, constituée au sein du conseil d’administration de l’université ; c’est elle qui doit instruire le dossier et juger.

Sanctions adéquates de quelle importance ? Là aussi, les niveaux de sanction sont prévus par la réglementation. De l’avertissement et du blâme à l’exclusion de l’université quand il s’agit d’un étudiant, à l’exclusion de l’enseignement supérieur quand il s’agit d’un enseignant. De l’invalidation du titre décerné au retrait des publications issues du plagiat.

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Classé dans C. Ile-de-France

Le plagiat était toujours vivant (2)

Suite de la chronique sur la question du plagiat dans l’université de Paris 8 Vincennes Saint-Denis. Point sur la situation dans les universités de Bretagne Sud (150 photos) et de Toulouse Le Mirail (90 photos). Photo du siège de la Présidence de Bretagne Sud à Vannes (août 2012).

Université de Bretagne Sud. Lors de la campagne pour les élections universitaires de mars 2012, Virginie Dupont, maître de conférences et candidate à la présidence, avait, dans sa profession de foi, copié-collé des parties de programme de plusieurs candidats à la présidence dans d’autres universités.

Jean Peeters, aujourd’hui président de l’université, avait écrit dans un commentaire sur la chronique du 11 mars 2012, “Olivier Sire accuse Virginie Dupont” : “je trouve inélégant, si cela est avéré, le copier-coller d’autres dossiers provenant d’autres universités“. Je répondais dans la chronique du 5 avril, “Le président et le plagiat“, il serait “élégant” de la part de Jean Peeters de se poser la question et d’y répondre publiquement : “dois-je réunir la section disciplinaire de l’établissement (= le conseil d’administration siégeant en formation restreinte ; dans ce cas, les élus “professeurs”) pour instruire le cas” ? Instruire n’est pas condamner (toute une échelle de sanctions existe)”.

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Classé dans C. Bretagne Normandie, C. Occitanie (Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon)