Archives de Tag: Droits d’inscription

L’École de Droit de la Sorbonne

Pendant que la Ministre Frédérique Vidal amuse la galerie avec sa concertation sur le Contrat Réussite Étudiant applicable à la rentrée 2018, les universités les plus dynamiques créent de nouvelles formations de licence, formations sélectives (sur dossier et entretien), à capacité d’accueil limitée (numerus clausus) et à droits de scolarité plus élevés que ceux fixés nationalement par arrêté.

Ainsi l’École de Droit de la Sorbonne de l’université de Paris 1 Panthéon Sorbonne ouvre à la rentrée 2017-2018 un diplôme d’université : Collège de droit pour une formation d’excellence accessible en Licence 1.

Ce Collège constitue :

  • une filière juridique sélective (sélection sur dossier dont mention au bac nécessaire, réussite à l’entretien oral)
  • une filière à numerus clausus (30 places par promotion)
  • une filière à droits d’inscription plus élevés :  479 euros (les boursiers étant totalement exonérés du paiement de ces droits).

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Classé dans C. Ile-de-France, E. Droit et Sciences politiques

Scolarité en SUP Agricole : +10,2%

Chroniques sur les droits d’inscription dans l’enseignement supérieur public. Gel pour les droits universitaires. Droits élevés et forte hausse dans l’enseignement supérieur agricole (dont les écoles vétérinaires).

Pourquoi de telles différences ? La forte hausse des droits dans le supérieur agricole (10,23% en 3 ans) va-t-elle être appliquée aux droits universitaires dès la rentrée 2018 ?

Arrêté du 25 juillet 2017 fixant le montant des droits de scolarité dans les établissements d’enseignement supérieur agricole publics pour les années universitaires 2017-2018, 2018-2019 et 2019-2020.

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Classé dans E. Médecine Pharmacie

Gel des frais d’inscription. Et après ?

Les frais d’inscription à l’université sont gelés pour l’année 2017-2018 (tableau du ministère). J’ai parié que le gouvernement n’oserait pas faire progresser ces frais  (chronique Droits d’inscription en hausse ?). J’ai malheureusement perdu !

Le gouvernement n’a pas suivi une des recommandations de la Cour des Comptes pour l’enseignement supérieur. De même, il n’a pas engagé de discussion avec la CPU, pourtant ouverte à une progression des droits. Vadémécum de 84 propositions de la CPU pour l’enseignement supérieur et la recherche (page 3).

  • Proposition 7. La CPU demande que toute hypothèse d’évolution des modalités générales de financement de l’enseignement supérieur et de la recherche qui modifierait les équilibres actuels entre financements par l’État, par les familles et par les acteurs socio-économiques fasse l’objet d’un débat préalable impliquant les acteurs de l’enseignement supérieur et de la recherche.
  • Proposition 8. Les droits d’inscription doivent continuer à être déterminés par l’État. Si un futur gouvernement décidait de les augmenter, il devrait accompagner une telle décision de mesures de soutien aux étudiant-e-s, et en aucune façon ne baisser en contrepartie les financements publics alloués aux universités.

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Droits d’inscription en hausse ?

Rapport de la Cour des comptes, La situation et les perspectives des finances publiques, juin 2017, 253 pages. Pour la Cour, la priorité, la seule priorité : réduire les déficits publics plus vite et plus fort que prévu.

Le gouvernement a entendu la Cour et tapé fort : gel du point d’indice des fonctionnaires, décidé sans la moindre concertation avec les organisations syndicales.

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Va-t-il mettre le feu aux poudres en mettant en œuvre un autre des leviers d’action suggéré par la Cour pour réduire les déficits : augmenter les droits d’inscription à l’université davantage que les années dernières.

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Coupables projections d’effectifs

Il y a 4 ans et demi (chronique du 2 octobre 2012), j’écrivais. « La lecture de la Note d’information 12.12 de la DEPP, Projection des effectifs dans l’enseignement supérieur pour les rentrées de 2012 à 2021, m’a passablement énervé. Pourquoi demande-t-on à des statisticiens chevronnés de calculer des projections d’effectifs basées sur la seule poursuite dans l’avenir des tendances observées dans les années passées ? Pourquoi le politique ne leur demande-t-il pas de construire des scenarii qui prennent en compte la modification de ce qui est inacceptable dans les tendances observées ces dernières années ? Les projections d’effectifs publiés dans cette Note sont politiquement coupables parce qu’elles laissent concevoir un avenir cauchemardesque pour les bacheliers, leurs familles, les universités, le pays ».

Projections d’effectifs pour 2016 et 2021. Cliquer pour agrandir

Les projections d’effectifs dans l’enseignement supérieur, réalisées en 2012 pour 2016 (2.484.000 étudiants) se sont trompées : la progression réelle a été plus rapide et plus forte (2.558.000 étudiants en 2016, hors doubles inscriptions) comme l’indique une Note d’information qui vient de paraître Projections des effectifs dans l’enseignement supérieur pour les rentrées de 2016 à 2025, Aline Pauron, DEPP, Note d’information n°5, avril 2017.

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FAGE, Urgence Jeunesse !

Présidentielle 2017. La FAGE lance un appel pour résoudre l’Urgence Jeunesse et fixe 10 priorités pour y parvenir

Pour aller plus loin : chroniques du blog sur la FAGE, depuis janvier 2009.

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Introduction du document de la FAGE. « Quel avenir voulons-nous pour notre jeunesse ? Doit-on la considérer comme secondaire, ou au contraire doit-on en faire une priorité politique ? Allons-nous continuer de considérer les jeunes comme des observateurs passifs de la chose publique alors qu’ils veulent en être les auteurs et les acteurs ?

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QSF, sélection, droits d’inscription

Dans la perspective du renouvellement des équipes présidentielle et gouvernementale, Qualité de la science française a rédigé un document programmatique, intitulé Pour une refondation de l’espace de l’enseignement supérieur et de la recherche, synthétisant un certain nombre d’idées phares qu’il défend depuis des années, mars 2017, 25 pages.

Les 7 propositions finales méritent d’être discutées, car elles sont précises et, pour certaines, nouvelles dans le débat.

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Les deux premières propositions concernent

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Autonomie et Inégalités

Conclusion du billet de Jean-François Méla sur son blog : quelques réflexions en contexte politique.

« Les ambigüités de la « politique d’excellence » sont évidents : on établit une hiérarchie sociale qui peut conduire à marginaliser des catégories importantes en cristallisant les différenciations. Il ne faut pas nier une certaine contradiction entre l’autonomie et l’égalité républicaine.

La pleine autonomie des établissements soulève beaucoup de questions et de réserves. Comment concilier la diversité la plus libre avec le souci de réduire les inégalités ? Comment cette « pleine autonomie » qu’on souhaite coexistera avec les différents mécanismes d’évaluation et de régulation nationaux ?

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ESR : résultats décevants

Sénat. Projet de loi de finances pour 2017 : Recherche et enseignement supérieur. Avis n° 144 (2016-2017) de M. Jacques GROSPERRIN et Mme Dominique GILLOT, fait au nom de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, déposé le 24 novembre 2016.

II. LES OBSERVATIONS DE VOTRE RAPPORTEUR POUR AVIS : LES RÉSULTATS DÉCEVANTS DU QUINQUENNAT EN MATIÈRE D’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR

A. L’ENSEIGNEMENT SUPÉRIEUR FRANÇAIS FAIT FACE À UN CHOC DÉMOGRAPHIQUE SANS PRÉCÉDENT

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24 propositions de la CGE

Conférence des Grandes Écoles (CGE), Faire réussir la jeunesse. Pour un enseignement supérieur agile, attractif, soutenable et ouvert, septembre 2016, 18 pages. 24 propositions pour l’élection présidentielle de 2017.

Page 2. … Depuis plusieurs décennies, malgré d’innombrables réformes, le système éducatif français éprouve des difficultés pour répondre aux besoins de sa jeunesse et des acteurs socio-économiques. Malgré des sommes très importantes dédiées à son fonctionnement depuis le primaire jusqu’au supérieur, certaines réalités et évolutions de ce système sont inquiétantes : dégradation dans les classements PISA, nombre croissant de décrocheurs dans chaque classe d’âge, 24 % de jeunes de moins de 25 ans au chômage, taux d’échec important en licence et mauvaise orientation de nombre d’étudiants, faible mixité sociale dans les niveaux supérieurs des universités comme des grandes écoles.

24% de jeunes de moins de 25 ans au chômage. Non et encore non ! La CGE ne devrait pas faire l’erreur que commettent de nombreux journalistes ! Elle oublie en effet que plus de 60% des jeunes de cette tranche d’âge (taux d’activité : 62,5% au 2ème trimestre 2016) sont en études. Le taux de chômage des jeunes ne se calcule que sur la population jeune active (= jeunes ayant un emploi + jeunes en recherche d’emploi) ; il ne prend pas en compte les jeunes dits inactifs (en études pour la plupart).

p1520708

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Classé dans E. Economie Gestion, E. Ingénierie, E. Mobilité internationale