Archives de Tag: PRAG/PRCE

Vacances d’été, vacances d’emplois

Il y a vacances et vacances. Mais est-ce un hasard si la procédure et le calendrier de vacances d’emplois sont publiés durant les vacances d’été ?

Emplois et procédure d’affectation dans les établissements d’enseignement supérieur – année 2019, Note de service n° 2018-091 du 24-7-2018.

L’affectation des personnels du second degré dans les établissements d’enseignement supérieur est prononcée par le ministre de l’éducation nationale sur proposition des responsables de ces établissements. Pour aller plus loin : toutes les chroniques du blog sur les PRAG et PRCE dans le SUP.

La présente note de service a pour objet :

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PRAG et PRCE dans le Supérieur

Accès à la classe exceptionnelle des professeurs agrégés, des professeurs certifiés affectés dans l’enseignement supérieur… Note de service du 30 mars 2018. 77 chroniques du blog Histoires d’universités sur les PRAG et PRCE.

« Il s’agit des affectations sur un poste du premier ou du second degré dans un établissement d’enseignement supérieur, des affectations en classe préparatoire aux grandes écoles dans un établissement d’enseignement public ou privé sous contrat d’association avec l’État, en classe préparant au diplôme de comptabilité et de gestion, au diplôme supérieur d’arts appliqués ou au diplôme des métiers d’art, ou des affectations dans une section de techniciens supérieurs ».

Accès à la classe exceptionnelle des professeurs agrégés, des professeurs certifiés : pourcentage des appréciations Excellent et Très satisfaisant, fixé en Annexe 1.

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Licences à trois vitesses

De : Comité PRAG-PRCE de l’université de ROUEN
Envoyé : samedi 2 décembre 2017
Objet : PROJET DE LOI SUR L’ACCÈS A LA LICENCE : DES ENJEUX MAJEURS

Chers collègues, Le récent projet de loi sur l’accès à la Licence vise à  mettre en place une hiérarchisation entre les universités aboutissant à une inégalité entre les établissements et à une inégalité entre les cursus. Vous trouverez ci-dessous trois extraits du projet de loi, assortis de quelques commentaires

Extraits du projet de loi (en italique)

A) Sélection des étudiants par les établissements et hiérarchisation des universités

1) « Lorsque l’effectif des candidatures excède les capacités d’accueil d’une formation, les inscriptions sont prononcées par le président ou directeur de l’établissement dans la limite des capacités d’accueil, après vérification de la cohérence entre, d’une part, le projet de formation du candidat, les acquis de sa formation initiale ou ses compétences et, d’autre part, les caractéristiques de la formation ».

Commentaire : les universités choisiront donc les étudiants – plus précisément chaque université sélectionnera « ses » étudiants en étant en concurrence pour cela avec les autres établissements – puisque dans de très nombreux cas les candidatures excéderont les capacités d’accueil, notamment lors des premières vagues de candidatures (dix vœux non classés par élève). Ceci induira une hiérarchisation des universités car un lycéen pourra postuler partout en France, y compris hors de son académie d’origine.

2) « L’autorité académique peut fixer (…), pour l’accès aux formations du premier cycle, des pourcentages maximaux de bacheliers résidant dans une académie autre que celle dans laquelle est situé l’établissement. »

La ministre Frédérique Vidal donne à ce sujet l’explication suivante dans une interview au Monde : « Enfin, nous supprimons le critère du lieu d’habitation. Chaque lycéen pourra postuler où il le souhaite, y compris en dehors de son académie. Mais pour éviter une fuite des talents vers certaines métropoles ou bien des mobilités subies, nous allons fixer des pourcentages maximum de mobilité autorisés par formation ».

Ce pourcentage permettra ainsi un réglage progressif du degré de hiérarchisation entre les universités, cette hiérarchisation semblant en effet l’un des objectifs majeurs du projet de loi. Autrement dit, pour les universités qui ne se situent pas dans les grandes métropoles, la sélection, parce qu’elle sera généralisée, se traduira en fait par une baisse de la qualité du recrutement des étudiants.

B) Différenciation/hiérarchisation entre les étudiants dans une même filière d’une même université : une atomisation des cursus

« L’inscription dans l’une de ces formations peut être subordonnée à l’acceptation, par le candidat, du bénéfice des dispositifs d’accompagnement pédagogique ou du parcours de formation personnalisé proposés par l’établissement pour favoriser sa réussite. ». Le projet de loi instaure une vitesse lente en Licence ou encore des dispositifs spécifiques qui seront obligatoires pour certains étudiants.

En complément du projet de loi, le ministère a annoncé une réforme de l’arrêté relatif à la Licence, avec entrée en vigueur dès la rentrée 2018. Le principe consiste à supprimer la notion d’année (licence anciennement en trois ans pour tous) pour ne retenir que les crédits ECTS. L’objectif affiché est la mise en place de parcours différenciés à durée variable.

Au sein de chaque filière de chaque université, sont en effet prévus à terme des cursus différenciés, pour simplifier à trois vitesses : la licence normale (trois ans), une licence accélérée (deux ans) ou bien renforcée, qui sera de fait elle-même sélective et ne pourra que dévaloriser la licence classique, et enfin une licence à vitesse réduite (quatre ans) ou bien à dispositifs spécifiques, obligatoire pour certains étudiants.

Il est à craindre, de plus, que dans chaque établissement une partie des maigres moyens viennent se concentrer plutôt sur les cursus renforcés au détriment de la licence classique et de la licence ralentie, sans compter le risque de rendre payants, à terme, les cursus rapides ou renforcés, comme c’est du reste déjà le cas actuellement pour la filière renforcée de Droit de Paris 2, dite « Collège de droit ». S’ajouterait parallèlement une réforme des IUT, susceptible de remettre partiellement en cause leur nature actuelle et leur spécificité (rentrée 2019).

C) En résumé, à suivre le projet de loi, les universités des grandes métropoles auraient vocation à avoir, pour partie, un recrutement national qui viendrait ainsi écrêter le recrutement des étudiants dans les universités de taille moyenne ou petite. Se profileraient donc trois groupes d’établissements : les universités prétendument « de luxe » (mais qui du coup, par leur recrutement, le deviendraient de fait), les universités d’enseignement et enfin les universités de relégation, même si ce terme est sans doute un peu fort.

Les universités du premier groupe sont du reste déjà organisées au sein de l’autoproclamée CURIF (Coordination des universités de recherche intensive française), tandis que pour tenter de contrer leur influence, notamment sur le gouvernement (la ministre est ancienne présidente d’une université-CURIF), de nombreuses petites et moyennes universités se sont regroupées au sein de l’AUREF (Alliance des universités de recherche et formation française), s’inquiétant en particulier d’une concentration des moyens sur les universités du groupe 1 au détriment des autres.

Un système universitaire à vitesses multiples se mettrait ainsi progressivement en place. Cela aboutirait à un éclatement complet du système universitaire et à une remise en cause de la valeur des diplômes puisque c’est le cursus individuel de chaque étudiant, bien plus que le diplôme lui-même, qui se verrait alors conférer, ou non, une valeur.

Cette hiérarchisation des étudiants par différenciation (universités à trois vitesses, chaque université proposant elle-même ensuite des cursus à trois vitesses) serait en outre très injuste socialement dans la mesure où suivre des études dès la L1 par exemple à Paris pour un lycéen domicilié initialement à Rouen ou Amiens, constituerait un coût financier important, accessible aux seules familles aisées, voire très aisées.

Si cette réforme parvenait à son terme, il s’agirait donc d’un basculement historique conduisant à un changement complet de système.

Toutes ces raisons, et d’autres qu’il conviendrait de mettre également en avant (effacement presque complet du bac pourtant premier grade universitaire, etc.), poussent à demander l’abandon du projet de loi.

Rouen, le 1er décembre 2017

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Classé dans C. Bretagne Normandie

Crise financière à Paris 13

Communiqué intersyndical des élus au CA de Paris 13 (17 novembre 2017) : invitation à participer à une assemblée générale, le 21 novembre. La crise financière de l’université s’accentue.

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Trois échéances : « la dotation financière de l’établissement attribuée par l’État pour 2018, le vote du budget 2018 par le CA en décembre, le projet de l’université pour le prochain contrat quinquennal ».

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SUP. Moins d’enseignants qu’en 2011

En 2011, il y avait 91 257 enseignants dans l’enseignement supérieur. En 2016, il n’y en a plus que 89 957, soit 1300 de moins. Cette diminution est révélée par les très officiels Repères et Références Statistiques 2017 (indicateur 9.15 retraçant l’évolution des effectifs depuis 1992).

François Hollande et ses ministres ou secrétaires d’État n’avaient-ils pas promis une hausse de 5 000 emplois en 5 ans, soit 1000 par an (enseignants et personnels techniques et administratifs).

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En fait, la diminution globale observée de 2011 à 2016 cache des évolutions différenciées selon les catégories d’enseignants :

  • Le nombre de professeurs a faiblement augmenté : 20 929 en 2011, 21 183 en 2016 (+ 254).
  • Même chose pour le nombre de maîtres de conférences : 38 883 en 2011, 39 000 en 2016 (+ 117).
  • Hausse un peu plus forte pour le nombre de professeurs du secondaire enseignant dans le supérieur : 12 891 en 2011, 13 317 en 2016 (+426).
  • La chute des effectifs globaux est essentiellement due à une forte baisse du nombre d’ATER, de doctorants contractuels et de personnels temporaires de santé : 18 554 en 2011, 16 457 en 2016 (- 2097). Ce sont donc essentiellement les doctorants en fin de thèse ou les jeunes docteurs qui en ont pris « plein pot ».

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Deux corps enseignants en IUT

Les IUT ont un corps enseignant composite et très spécifique par rapport aux autres composantes universitaires. 1. Enseignants chercheurs : 936 professeurs (4,4% de l’ensemble des professeurs), 4203 maitres de conférences (11% de l’ensemble des MCF), 2. Enseignants qui ont réussi un concours du second degré (agrégés PRAG ou certifiés PRCE) et qui sont affectés dans le supérieur : environ 3500 (26,6% de l’ensemble des agrégés et certifiés affectés dans le supérieur universitaire). C’est dans les IUT et dans les ESPE que les PRAG et PRCE sont les plus nombreux.

p1570166Cliquer ici pour agrandir le tableau

Les deux corps enseignants ne sont pas soumis aux mêmes obligations d’enseignement. Les enseignants-chercheurs doivent un service d’enseignement de 192 heures équivalent TD, les agrégés et certifiés, un service de 384 heures (ils ne sont pas tenus de faire de la recherche).

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Gallou, PRAG : le jugement du TA

Suite de la chronique Université de Bretagne occidentale (Brest) : le PRAG est président.

Le tribunal administratif de Rennes, en lecture du 29 juillet 2016, a rejeté la demande visant à invalider l’élection de Matthieu Gallou à la présidence de l’université de Bretagne occidentale. Texte du jugement.

Le tribunal a eu besoin de 10 considérations pour rejeter la demande d’annulation.

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PRAG dans le SUP universitaire

La place des agrégés dans l’enseignement universitaire, rapport de l’IGAENR, n°2016-53, juillet 2016, 149 pages. Lire aussi : 71 chroniques du blog sur les PRAG/PRCE.

« La ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche a inscrit dans le programme de travail annuel de l’IGAENR 2015-2016 une mission sur « la place des agrégés dans l’enseignement universitaire », sujet qui n’a jamais, jusqu’ici, été étudié directement dans un rapport des inspections générales. L’intervention des agrégés dans l’enseignement supérieur, et plus largement, celle des enseignants du second degré, est pourtant une pratique ancienne, qui est autorisée à la fois par la loi et par les statuts propres de chacun des corps concernés.

En termes d’effectifs,  le recours aux enseignants du second degré s’est particulièrement développé à partir des années 1980. En 2015, on comptait ainsi 7.225 professeurs agrégés et 5.695 professeurs certifiés, qui représentaient  respectivement 11,6 % et 9,2 % du total des enseignants titulaires affectés dans les établissements d’enseignement supérieur hors médecine et odontologie. Le premier travail de la mission a été de rassembler les données statistiques disponibles au niveau national sur les enseignants du second degré en fonction dans l’enseignement supérieur »…

Les universités qui emploient le plus d’agrégés

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IUT et DUT, à hue et à dia

Avenir des IUT et des DUT ? En mai 2016, l’association des directeurs (ADIUT) s’est prononcée pour « un cursus licence en IUT en 3 ans en vue d’améliorer la lisibilité du DUT suivi de la Licence professionnelle » (chronique du blog : licences professionnelles, quel avenir ?).

Et pendant ce temps-là, après la réforme des programmes pédagogiques nationaux en 2013 (point 1), voici un arrêté renforçant le poids des enseignants dans la composition des commissions pédagogiques nationales (CPN) des DUT (point 2). Ils seront 10 au lieu 5 sur un total de 30 membres. A noter que l’exigence d’une parité H/F ne semble pas s’appliquer dans les CPN : le principe général de la loi ESR de juillet 2013 a été oublié !

Que va changer cette mesure qui me semble démagogique ? Rien ou si peu que rien. Il ne faut pas oublier en effet que ces CPN ne sont que consultatives. Contrairement au souhait formulé par l’ADIUT, tout semble ainsi se passer comme si les DUT avaient l’éternité devant eux !

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Docteurs, fuyez l’agrégation !

Dans les chroniques du 15 octobre 2015, Les docteurs recasés agrégés, du 11 décembre 2015, Doctorat puis agrégation : non !, puis du 26 mai 2016, Agrégation pour les docteurs, je m’opposais fermement à cette fausse bonne idée. Le décret du 20 mai 2016 ne m’a pas rassuré du tout. De son côté, la Société des agrégés a déploré un manque d’ambition et a dénoncé un passage en force.

Et voici qu’en pleines vacances d’été, un arrêté (28 juin 2016, JO du 28 juillet 2016) modifie l’arrêté du 28 décembre 2009 fixant les sections et les modalités d’organisation des concours de l’agrégation, et en particulier du concours externe spécial (réservé aux docteurs). Cet arrêté, essentiel pour les docteurs souhaitant se réorienter vers l’enseignement secondaire ou les classes supérieures des lycées, envoie une douche froide, glaciale. Les docteurs sont une fois de plus roulés dans la farine !

Cinq sections seulement ouvertes au concours externe spécial : Lettres modernes, Langues vivantes étrangères (anglais), Mathématiques, Physique-chimie, Biochimie-génie biologique. D’autres sections pourraient être ouvertes, mais quand ? Inégalité inadmissible de traitement entre les docteurs des différentes disciplines : ça se plaide en tribunal administratif ?

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