Archives de Tag: Investissements d’avenir

Rennes Université : la désunion

Rennes Université (projet UNIR) : la désunion institutionnalisée. En conclusion de cette chronique : les deux tentatives de regroupement d’établissements, au niveau de la Bretagne (en 2007), puis au niveau de la Bretagne et des Pays de Loire (en 2016) !

David Alis, né le 7 mars 1968, professeur de sciences de gestion, est réélu, en juin 2020, président de l’Université de Rennes 1. pour la mandature 2020-2024. Le président sortant a été réélu au premier tour de scrutin à la majorité absolue des voix (il a recueilli 23 voix, Yvan Lagadeuc 5 voix et 7 administrateurs se sont abstenus).

Entre 2008 et 2016, David Alis a été premier vice-président et vice-président du conseil d’administration de Rennes 1, en charge des ressources humaines depuis 2012. Chronique d’Histoires d’universités relative à la situation financière (1 mars 2017) : Rennes 1 : encore des efforts !

Si le projet UNIR (Université de Rennes) voit le jour en janvier 2023, si David Alis en est élu président et s’il est réélu 4 ans plus tard, il aura alors occupé les plus hautes fonctions administratives dans l’université de Rennes pendant une durée cumulée de 23 ans. En 2031, il aura 63 ans, bénéficiera d’une année sabbatique et pourra partir en retraite.

La loi française permet à un enseignant-chercheur de ne plus l’être durant la seconde partie de sa vie active. Faut-il changer la loi pour ne plus avoir de présidents, élus à l’âge de 40 ans, et qui sont désireux et décidés à l’être à vie ? Ma réponse est : OUI !

Les statuts du projet UNIR n’ont pas encore été votés. Certains Conseils d’administration des établissements, parties prenantes d’UNIR, vont peut-être entrer en résistance. La prétention d’UNIR de réunir sept établissements ne résiste pas aux faits : UNIR institutionnalise la désunion.  

Mercredi 19 janvier 2022, les deux universités et les cinq grandes écoles rennaises ont annoncé la création de l’Université de Rennes, un établissement public expérimental (EPE) qui verra le jour le 1er janvier 2023.

  • l’Université de Rennes 1 se transforme en EPE, ses composantes de formation et de recherche ainsi que ses services deviennent ceux de l’Université de Rennes,
  • l’École nationale supérieure de chimie de Rennes, l’ENS Rennes et Sciences Po Rennes se positionnent comme établissements-composantes au sein de l’EPE et conserveront à ce titre leur personnalité morale et juridique.

A quoi correspond le statut d’établissement-composante ?

  • l’Université Rennes 2, moteur pour l’interdisciplinarité sur le site, souhaite devenir université associée,
  • l’INSA Rennes opte pour le positionnement d’établissement associé,
  • l’EHESP envisage de devenir établissement-composante ou établissement associé de l’EPE et se positionnera d’ici la fin du premier trimestre.

Pour comprendre le constat de la désunion, il faut lire deux dossiers, disponibles sur le site de Rennes 1 : le modèle rennais et le dossier de presse qui l’accompagne.

La désunion, c’est la juxtaposition de cinq types d’établissements. Rennes 1 est seule à demander le statut d’établissement public expérimental (EPE), l’université de Rennes 2 n’étant qu’associée (c’est-à-dire sans aucune obligation réelle). L’échec de la fusion entre les deux universités va donc être gravé dans le marbre de la loi. 14 ans de retard pour UNIR ; les trois universités de Strasbourg n‘ont-elles pas fusionné au début de 2009 ?

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Jean Castex, la CPU et l’innovation

Jean Castex, la CPU et l’innovation. Suite de ma chronique critique du 2 décembre 2021, Innovation : le serpent de mer.

Par définition, un serpent de mer se montre très régulièrement. C’est encore le cas en ce mois de décembre : il a réussi à se glisser entre les variants Delta et Omicron du Covid.

Le 1er ministre, Jean Castex, a rendu visite à la Conférence des présidents d’université : accélérer le transfert technologique, valoriser le rôle des universités dans l’innovation.

Communiqué de la CPU et textes des discours de Jean Castex et du président de la CPU, Manuel Tunon de Lara.

  • 50ème anniversaire de la CPU : lire aussi les 250 chroniques d’Histoires d’universités sur la CPU, publiées depuis 2009.
  • « Le jeudi 16 décembre 2021, Jean Castex a longuement échangé avec les présidentes et présidents d’université, et lancé trois dispositifs liés à France 2030 pour accélérer le transfert de technologie, les stratégies de développement des établissements d’enseignement supérieur et la formation aux métiers d’avenir ».

Le plan France 2030 ?

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Innovation : le serpent de mer

Cinq  établissements pilotes viennent d’être labellisés, à titre expérimental et pour l’année 2022, à charge pour eux de configurer, sur leur territoire, un Pôle Universitaire d’Innovation (PUI).

« Dans cette perspective, un budget de 9,5 millions d’euros est alloué. Ces pilotes contribueront à la rédaction du cahier des charges en vue d’un déploiement national. Une évaluation au terme de la 1ère année d’expérimentation sera menée avant le déploiement du dispositif qui concernera à terme une quinzaine de sites ».

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Plan de cette chronique. Page 1. A. Le cadre légal. B. Le rapport du Sénat. Page 2 (cliquer ici). C. Le communiqué du MESRI. D. Communiqués des 5 labellisés.

A. Le cadre légal. Cette opération s’inscrit dans le cadre de la LOI n° 2020-1674 du 24 décembre 2020 de programmation de la recherche pour les années 2021 à 2030 et portant diverses dispositions relatives à la recherche et à l’enseignement supérieur.  

Le compte rendu du Conseil des ministres du 22 juillet 2020 précise les trois ambitions principales de la loi : « mieux financer et évaluer notre recherche publique, améliorer l’attractivité des métiers de la recherche et replacer la science dans une relation ouverte avec l’ensemble de la société« .

La 3ème ambition de la loi est l’objet de son article 15. Il faut le replacer dans la longue histoire de la France en faveur de l’Innovation, du transfert de technologie, de création de nouvelles entreprises innovantes, du partenariat public-privé. Problème : cette histoire est devenue progressivement un serpent de mer. La France est un pays innovateur qui a été à même de créer un nombre important de structures dans ces champs, mais qui a été toujours incapable de fermer celles qui n’avaient pas atteint leur objectif.

Surprenant dans cette histoire à la française : le PUI est chargé d’encadrer un magma complexe de structures et de dispositifs existant sur un territoire donné. C’est nouveau : le PUI se superpose à toutes les structures existantes sans avoir de pouvoir hiérarchique ou financier sur elles. Il n’a pas pour mission de faire le ménage, d’évaluer l’efficience et l’efficacité. De plus, être au sommet d’une pyramide ne permet pas forcément de se faire une idée de la solidité des pierres la constituant et de l’utilité des recoins vides, voire cachés.

Et les 9,5 millions d’euros ? Ils vont vraisemblablement se perdre dans un PUI sans fond. Le PUI comprend tellement de partenaires que chacun d’entre eux va toucher  peu d’argent, ce qui sera une raison légitime de ne pas s’en faire. La tête du serpent de mer va le faire paraître inoffensif.

B. Le rapport du Sénat annexé au projet de loi précise également que « les moyens nouveaux dégagés avec la trajectoire financière permettront de :

a) créer 500 start-ups de haute technologie par an à partir de 2030, à comparer à environ 170 aujourd’hui ;

b) labelliser 15 Pôles universitaires d’innovation valorisant les actions de transfert de connaissances et de technologies des universités vers les entreprises, qui s’ajoutent aux SATT ;

c) financer d’ici à 2027 une hausse de 50 % des conventions industrielles de formation par la recherche (CIFRE), dispositif subventionnant l’emploi de doctorants en entreprise pour effectuer des travaux de recherche en lien avec leurs thèses ;

d) financer la création de conventions industrielles de mobilité en entreprise des chercheurs (CIMEC), équivalent des conventions Cifre mais pour les chercheurs ;

e) doubler les financements consacrés par l’ANR aux différents dispositifs de recherche partenariale (public/privé) :

  • Chaires industrielles : subventions versées à des projets de R&D du secteur privé en lien avec les laboratoires publics),
  • Labcom : subvention versée pour la création de laboratoires communs entre un laboratoire public et une PME ou une ETI,
  • Instituts labellisés Carnot : mécanisme de subvention aux laboratoires publics permettant aux laboratoires très impliqués dans la recherche partenariale avec les entreprises d’obtenir un financement supplémentaire, qui sera « plus que doublé ».
  • Ces dispositifs s’ajoutent aux structures de recherche partenariale créées par le PIA (IRT et ITE) et dont le financement est poursuivi dans le cadre du PIA 4.
  • Enfin, le rapport annexé évoque « une réflexion [qui] sera […] engagée en vue de renforcer de façon sélective, en lien avec les régions, les plateformes technologiques publiques et de développer leurs liens avec les PME et les ETI ». Il conviendrait de conforter cette orientation, l’exemple des plateformes régionales de transfert technologique lancées par le CEA ayant fait ses preuves ».

Pour le rapporteur au Sénat, cet effort est tout à fait bienvenu. Mais deux remarques critiques lui paraissent nécessaires :

– « la priorité affichée au rapprochement entre la recherche publique et les entreprises se heurte à une mesure figurant au projet de loi de finances pour 2021 et consistant à supprimer le doublement d’assiette pour les dépenses sous-traitées par des entreprises à des laboratoires publics dans le cadre du crédit d’impôt recherche ;

– de nombreux interlocuteurs ont attiré l’attention du rapporteur sur la nécessité de rehausser l’ambition poursuivie par le Gouvernement sur le renforcement des moyens octroyés aux conventions Cifre et aux Instituts Carnot. Il apparaît en effet que les premières font face à une demande importante qui ne peut actuellement pas être financée, pour un besoin financier relativement limité – de l’ordre de 3 à 4 millions d’euros dès 2021.

Les seconds font face à une diminution croissante du taux moyen de l’abondement versé par l’ANR, qui était de 30 % en 2006 et est descendu à 11,8 % en 2019, en raison de l’augmentation du nombre d’instituts Carnot à enveloppe quasi-constante. Le label Carnot est un moyen vertueux d’inciter la recherche publique à se rapprocher des entreprises : il faut les doter à la hauteur des besoins ».

Le rapporteur aurait pu émettre d’autres critiques dont l’absence de mention explicite des

  • 13 SATT (sociétés d’accélération de transfert de technologies), créées lors de la première vague des investissements d’avenir (PIA 1)
  • Pôles de compétitivité
  • Incubateurs
  • Fondations pour la recherche

Le rapporteur oublie également que toutes les structures mentionnées fonctionnent déjà en réseau pour tenter de se faire mieux connaître par les réseaux de communication, par les médias.

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Lyon 1. Des élections pour rien ?

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? Pourquoi organiser des élections aux conseils centraux de Lyon 1 Claude Bernard (elles ont eu lieu le 6 février 2020 : résultats dans la chronique à suivre) et à la présidence de cette université (elle aura lieu le 9 mars 2020) quand on sait d’avance que les mandats des administrateurs et du président seront écourtés, à cause du projet d’Université cible ?

Pourquoi la nécessite d’élections ? Les deux schémas ci-dessous illustrent un contexte et un calendrier inédits dans l’histoire des universités françaises.

  • Nécessité d’élections parce que les mandats des administrateurs et du président sortant, Frédéric Fleury, sont arrivés à échéance.
  • Nécessité d’élections parce que le projet de statuts de l’Université cible n’a pas été voté en décembre 2019, entrainant l’impossibilité de publier au 1er janvier 2020 le décret créant la dite-université.
  • Pour éviter une vacance de gouvernance, il aurait donc fallu que le ministère nomme un administrateur provisoire à Lyon 1. Il ne l’a pas fait.
  • Nécessité d’élections parce que le projet d’Université cible peut encore évoluer parce qu’il n’est pas encore clair pour toutes et tous, et en particulier pour les deux candidats qui s’affrontent pour accéder à une présidence de courte durée : Frédéric Fleury, président sortant, et le virologue Bruno Lina veulent encore débattre, le gagnant espérant pouvoir peser davantage sur les votes des administrateurs pour mettre en œuvre « son université cible à lui ».

Un autre évènement important s’est imposé à Université Lyon 2020, obligeant ces élections ubuesques : c’est l’IDEX Université de Lyon. Le schéma ci-dessus en indique le très long calendrier, faute d’accord au fil du temps entre toutes les parties a priori concernées : labellisation en février 2017 mais il a fallu attendre décembre 2018 pour parvenir à l’accord de Consortium. En 2019, Lyon 2 Louis Lumière a maintenu son hostilité à la fusion. L’INSA Lyon s’est retiré du projet d’université-cible en fin d’année 2019.

Contre toute attente, le gouvernement, sur avis du jury international, a confirmé, le 28 novembre 2019, la labellisation de février 2017. La cohérence aurait été que le jury y fût hostile puisque Lyon 2 et l’INSA Lyon étaient sortis du projet.

Deux communiqués commentent l’avis favorable. Le 1er est de la-dite Université de Lyon 2020, le 2nd émane de Frédéric Fleury, président sortant de Lyon 1. Le 1er ne précise pas une chose importante : laquelle ! Quiz en 5 secondes !

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Fusion. Cergy Paris Université

Il s’en passe des drôles de choses dans les regroupements d’établissements de l’enseignement supérieur public et privé du Val d’Oise. Une fusion inédite, à nulle autre pareille. Et une université fusionnée qui demeure incomplète, sans Faculté de médecine et pharmacie. See why !

A. CY Cergy Paris Université (communiqué de presse, 15 juillet 2019). « Les avancées collectives ont permis de déterminer le nom de l’université : CY Cergy Paris Université (CY se prononce à l’anglaise : See why), un nom qui ancre dans le territoire (Cergy et l’Ile de France), assoit résolument l’identité universitaire (université), tout en imprimant d’un signe fort (CY) – au sens propre comme au sens figuré – l’élan et la vocation d’un projet tourné vers l’international autour de ce qui constitue la racine commune de ses écoles et alliances ».

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« Depuis l’obtention de l’initiative d’excellence (I-SITE Paris Seine) en février 2017, et afin de mettre en œuvre cette feuille de route, la COMUE Université Paris Seine prépare sa mutation institutionnelle : une université publique, porteuse de la politique de site, fusion de l’UCP, de l’EISTI et de la COMUE (qui donc disparait), à laquelle s’associe l’ESSEC dans le cadre de l’initiative d’excellence, et formant le cœur du dispositif.

La nouvelle Grande École interne est quant à elle dénommée CY Tech. L’initiative d’excellence Paris Seine est rebaptisée CY Initiative, et l’alliance de site CY Alliance« .

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Fusion. Bordeaux sans Humanités

A. Histoire de l’université racontée sur le site de l’Université de Bordeaux « fusionnée ». Le point faible de la fusion bordelaise : une fusion partielle. Trois établissements l’ont refusée (Bordeaux 3 Michel de Montaigne, Sciences Politiques, Institut Polytechnique de Bordeaux)

« Créée par décret le 3 septembre 2013, quelque 573 ans après sa création originelle en 1441, l’université de Bordeaux retrouve son unité. De l’université de Bordeaux médiévale à celle du XXIème siècle, retour sur une longue histoire.

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1968. Les grands principes de la loi Faure sont l’autonomie, la participation et la pluridisciplinarité.L’université de Bordeaux se divise alors progressivement et  donne naissance dans un premier temps à trois nouveaux établissements : Bordeaux1 (droit, économie et sciences), Bordeaux 2(sciences de la vie, sciences de l’homme, sciences de la santé), et Bordeaux 3 Michel de Montaigne (lettres et sciences humaines).

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Architectes du nid de l’IRM ISEULT

Projet ISEULT. De la Recherche sur l’Imagerie par Résonance Magnétique à la Recherche appliquée, consistant en des innovations techniques, industrielles, partenariales, architecturales : une très longue trajectoire (début des années 2000 – 2019 – et après).

Dossier de presse (33 pages), juillet 2017

Au début de la trajectoire temporelle, il y a un ou des grands organismes de recherche (CEA, CNRS, INSERM), des scientifiques innovateurs (et persuasifs auprès du pouvoir politique), des structures de recherche constituées autour de ces scientifiques, des recrutements de jeunes au fort potentiel, des crédits d’investissement et de fonctionnement… Et enfin un terrain et un bâtiment dédié, spécialement conçu pour accueillir une grande, une très grande, et même, depuis le 4 juillet 2019, la plus performante installation d’IRM du monde.

C’est le cabinet d’architectes Claude Vasconi qui a emporté l’appel d’offres.

Le bâtiment fait penser à un ensemble de vagues ou d’arches. Il est sinueux comme un tracé d’imagerie. L’ouvrage est terminé en 2006.

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Lyon. Bouabdallah, président à vie ?

Suite de la chronique Lyon, Khaled Bouabdallah recherche emploi. Blog IDEXIT,  9 juillet 2019. L’Université de Lyon manque une occasion de se renouveler

Blog IDEXIT

« Ce mardi 9 juillet, le nouveau Conseil d’administration de la ComUE devait élire son président, pour un mandat de 4 ans.

Face au multi-récidiviste Khaled Bouabdallah, Hugues Benoit-Cattin rappelait la nécessité de reconnecter l’Université de Lyon au terrain et de reconquérir la confiance des communautés, mais sa candidature a été écartée par 27 voix contre 11« .

Commentaire. KB, président jusqu’à la retraite ? Il en a certainement l’envie. Ce qui est sûr à mes yeux : ce n’est plus un enseignant-chercheur depuis belle lurette. Il ne fait plus que du management. Le directeur général des services fait ce job, avec davantage de compétences certifiées. Il pourrait revendiquer la 1ère place dans la COMUE !

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Vous avez dit Campus d’innovation ?

Jean-Lou Chameau, Président émérite de Caltech, Membre de l’Académie des technologies, Rapport de la Mission sur les campus d’innovation, juin 2019, 35 pages.

  • Créée à l’aube du 21e siècle, l’Académie des technologies est aussi héritière des Lumières.
  • Sa devise « Pour un progrès raisonné, choisi et partagé » appelle un développement technologique au service de l’homme, de l’environnement et d’une croissance durable.
  • Près de 20 rapports annuels d’activité.

En lisant le rapport de Jean-Lou Chameau, je me suis dit que répéter les mêmes choses depuis des années ne servait à rien : ce rapport est déjà oublié dans les tiroirs. Il ne peut en être autrement car il n’essaie même pas de définir « innovation » et de nous donner une vision un peu réaliste de ce qu’est ou pourrait être un « Campus d’innovation ».

La mission sur les campus d’innovation n’a pas été confiée à l’Académie des Technologies. Pourquoi ? « Elle a été annoncée par la Ministre, Mme Frédérique Vidal, à Strasbourg le 29 janvier 2018 ». Un an et demi pour produire un tel rapport !

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Lyon. Bouabdallah recherche emploi

Khaled Bouabdallah né en 1962 (chroniques d’Histoires d’universités), professeur de sciences économiques depuis 2002, est candidat à la présidence de la COMUE Université de Lyon. Sa déclaration de candidature et profession de foi : « je n’ai pas fini le boulot, il faut donc me réélire le 9 juillet 2019 ».

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  • Khaled Bouabdallah est candidat à sa succession, mais, à la différence de l’élection précédente, il n’est pas le seul candidat. Profession de foi du challenger Hugues-Benoit Cattin : je souhaite que celui-ci soit élu. Cela fait trop longtemps que le sortant KB est aux manettes.
  • en effet, KB a été élu deux fois comme président de l’université Jean Monnet Saint-Étienne (2007-2015)
  • par ailleurs, KB a cumulé les mandats : il a été élu deux fois vice-président de la Conférence des Présidents d’Université (ci-dessous CV du temps de la VP CPU).

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