Saint Georges, roué de coups

Saint Georges, roué de coups. Suite de la chronique : Supplice de la roue : Sainte Catherine d’Alexandrie.

Hans Baldung Grien, Le martyre de Saint-Catherine, vers 1504, panneau de résineux

Cliquer sur les images pour les agrandir

Source A. Georges de Lydda : extraits de l’article de Wikipédia dédié à la Légende dorée.

« La Légende de Saint Georges est mentionnée vers 1265 ou 1266 sous la plume de l’archevêque dominicain de Gênes, Jacques de Voragine, dans son célèbre ouvrage intitulé la Légende dorée.

Georges de Lydda naît en Cappadoce, dans une famille chrétienne. Militaire, il devient officier dans l’armée romaine ; il est élevé par l’empereur Dioclétien aux premiers grades de l’armée.

Un jour il traverse la ville de Silène dans la province romaine de Libye, sur son cheval blanc. La cité est terrorisée par un redoutable dragon qui dévore tous les animaux de la contrée et exige des habitants un tribut quotidien de deux jeunes gens tirés au sort. Georges arrive le jour où le sort tombe sur la fille du roi, au moment où celle-ci va être victime du monstre ».

Hans Baldung Grien et son Atelier, Saint Georges, vers 1528-1530, panneau de tilleul

« Georges engage avec le dragon un combat acharné ; avec l’aide du Christ, et après un signe de croix, il le transperce de sa lance. La princesse est délivrée et le dragon la suit comme un chien fidèle jusqu’à la cité. Les habitants de la ville ayant accepté de se convertir au christianisme et de recevoir le baptême, Georges tue le dragon d’un coup de cimeterre, car il les effrayait toujours puis le cadavre de la bête est traîné hors des murs de la ville, tiré par quatre bœufs.

Après la publication des édits de Dioclétien contre les chrétiens, Georges est emprisonné. Sa foi ne pouvant être ébranlée, il y subit un martyre effroyable : livré à de nombreux supplices, pelé vivant, ébouillanté, supplicié de la roue et écartelé. Il survit miraculeusement et finit par être décapité le 23 avril 303″.

Source 2. Rouer de coups : extraits du site Horore Humanum Est.

« Le supplice à l’origine de cette expression française est institué sous François Premier pour punir les bandits de grand chemin.

Poster un commentaire

Classé dans AI. Art médiéval et moderne, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Allemagne, E. Arts Lettres Langues, E. Sciences humaines et sociales

La broderie : le bal de Madame B

Présentation sur le site des Ateliers ouverts 2022. Nathalie Berizzi-Graux. Atelier, 35 rue du Fossé des Treize, Strasbourg.

Youtube, février 2022, 4’08. L’atelier du Bal de Madame B, une découverte en forme de portrait.

Diaporama de 20 photos.

Cliquer sur les images pour les agrandir

Brodeuse de mode, chineuse de précieux. « Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, je chine mes matières premières nobles, naturelles, perles, tissu, vêtements anciens, linge de lit, pour en raconter des histoires et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille. Toiles ordinaires à usage domestique, humbles et modestes, pudiques et anonymes, habits austères, ils deviennent pour moi le prolongement d’une garde robe raffinée et sophistiquée. Sortir la toile de la coulisse pour la placer sur scène pleine d’artifices, grâce à l’impression de mes collages, personnages romanesques, dandy, androgynes et au décalage par le fil ».

Le site web : le Bal de Madame B.

« Telle une passeuse de mémoire de notre patrimoine collectif, le travail de Nathalie Berizzi-Graux commence à l’instant même où elle se met à chiner des matières premières nobles, anciennes et naturelles, perles, fils et paillettes, pour en raconter des histoires immuables, et en faire des créations que l’on transmet et qui perpétuent le symbole même du trousseau de famille »…

Collages papier, impression à l’encre, broderie main

« Le processus de réalisation est long et aléatoire. Il dépend essentiellement du butin, de la source première, des matériaux trouvés imparfaits et uniques, de la matière, du tissage et finition particulière et irrégulière, traces, tâches, de leur réaction à l’eau, à la pression de l’encre et poids des passementeries anciennes, qui y seront appliquées et à la part de hasard à laquelle le BAL DE MADAME B tient absolument.

Poster un commentaire

Classé dans Non classé, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Arts Lettres Langues, AH. Histoire 19-20èmes siècles, BA. Photos, AA. Histoire 18ème siècle

Supplice de la roue : C. d’Alexandrie

Supplice de la roue : Catherine d’Alexandrie. Deux œuvres exposées au Musée de l’Œuvre Notre-Dame (Strasbourg).

Diaporama de 30 photos (2 œuvres, notices, détails).

Conrad Witz. Sainte Madeleine et sainte Catherine, Bâle, vers 1440, Huile sur panneau de sapin

Cliquer sur les œuvres pour les agrandir

Anonyme, Le martyre de sainte Catherine, Rhin Supérieur, vers 1450, Huile sur panneau de bois

Le supplice de la roue (source : Wikipédia)

« Dans La Légende dorée, Jacques de Voragine fait le récit du supplice qu’aurait subi Ca »therine d’Alexandrie pour avoir repoussé les avances de l’empereur romain Maxence au début du IVe siècle :

Alors un officier de l’empereur lui conseilla de faire faire quatre roues garnies de lames de fer et de clous très aigus, afin de la mettre en pièces, qu’un supplice aussi cruel effrayât les autres chrétiens. Et l’on disposa les roues de façon que deux tournaient dans un sens et deux dans un autre, afin que les unes déchirassent ce que les autres auraient épargné. 

Le récit de Voragine contient de telles invraisemblances (Et un ange brisa cette machine, et la fit éclater avec tant de force, que ses débris tuèrent quatre mille gentils) qu’on peut douter qu’une telle machine ait été un jour fabriquée et utilisée. L’existence historique de Catherine d’Alexandrie elle-même est très contestée, au point que, malgré sa popularité, l’Église catholique l’a officiellement retirée de son calendrier liturgique en 1969 au motif que le peuple chrétien ne peut être invité à une prière officielle que dans la vérité« …

… « La roue est un moyen de supplice utilisé depuis l’Antiquité jusqu’à la fin du XVIIIe siècle. Au cours de l’histoire, ce supplice a revêtu différentes formes.

Dans l’Antiquité, on attachait les condamnés aux rayons d’une roue pour les torturer ou les faire tourner parfois jusqu’à la mort.

Les hagiographies légendaires des martyrs chrétiens des premiers siècles font état de roues de fer garnies de pointes destinées à déchirer les chairs, dont l’histoire ne semble cependant pas avoir gardé de traces.

Au milieu du Moyen Âge, apparaît un nouveau mode d’exécution au cours duquel le condamné à mort, après avoir eu les membres et la poitrine brisés en étant écartelé sur le sol ou sur une croix en bois, reste exposé sur une roue jusqu’à ce que mort s’ensuive. Selon la résistance du patient, l’agonie sur la roue pouvait durer de quelques instants à plusieurs jours. Les juges atténuaient parfois la sentence par un retentum, enjoignant au bourreau d’étrangler le patient à un moment donné ».

Poster un commentaire

Classé dans AE. Histoire médiévale, AI. Art médiéval et moderne, BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Allemagne, E. Arts Lettres Langues, E. Sciences humaines et sociales

26 évènements en 1749

26 évènements en 1749. Suite des chroniques sur le 18ème siècle, année par année.

Entre la guerre de succession d’Autriche (1740-1748) et la guerre de Sept ans (1756-1763), des volontés de réformes centralisatrices. Réforme fiscale en France, réforme institutionnelle en Autriche, création d’un cadastre en Espagne pour fixer le montant des impôts directs. Début des antagonismes provinciaux avec les États de Bretagne.

France.   Le vingtième est un impôt établi par le contrôleur général des finances Jean-Baptiste de Machault d’Arnouville, par lit de justice le 19 mai 1749, pour remplacer le dixième. Il désire établir un impôt direct touchant l’ensemble de la population (tiers-état, nobles et clergé) dont le montant correspond à 5 % (1/20) des revenus. Visant à amortir les dettes du Royaume, le vingtième entre en vigueur le 19 mai 1749, le jour même de son enregistrement, tandis que l’édit pour la suppression du dixième ne sera établi qu’à compter du 1er janvier 1750.

Autriche. Haugwitz reforme les institutions en séparant les affaires administratives de l’exercice de la justice : il crée un directoire administratif divisé en sept sections qu’il préside et une cour suprême présidée par le chancelier d’Autriche Seilern. L’administration et le financement de l’armée sont centralisés.  

Espagne. Ferdinand VI met en place un cadastre en Castille dans le but de remplacer les recettes provinciales par une contribution unique.

Huit Chroniques du blog

Fiscalité : création du vingtième par Machault d’Arnouville

Le Comte d’Argenson (1694-1764). Au renvoi de Maurepas, il se voit confier le département de Paris. Il fait dresser les plans des Champs-Élysées et de la place Louis XV.

Première variolisation à Genève. Les banquiers ont inventé un système de rentes viagères, limitant les risques financiers de la variolisation des enfants et intitulé Les Immortelles.

Diderot emprisonné au château de Vincennes (24 juillet au 3 novembre).

Mort d’Émilie du Châtelet.

Émilie du Châtelet, mathématicienne et philosophe, et qui fut un moment  la maitresse de Voltaire, est inhumée sous une dalle noire, dans l’église Saint-Jacques de Lunéville.

Couvent des Récollets (Strasbourg), édifié entre 1746 et 1749 par les architectes Gaspard-Théodore Rabaliatti et Charles Hiski.

La maison des Imlin, dynastie d’Orfèvres, 30 place Kléber (Strasbourg).

Chronologie 1749, mois par mois : 26 évènements.

4 janvier. Victoire navale des corsaires de Tripoli sur Venise au combat de Céphalonie.

8 janvier : naufrage de l’Amsterdam près de Hastings en Angleterre à la suite d’une tempête, lors de son premier voyage.

mars : rapprochement diplomatique entre l’Autriche et la France lors d’une Conférence secrète avec Königsegg, grand maître de la cour, Khevenhüller, grand chambellan, Bartenstein et Kaunitz.

23 avril. Charles Alexandre de Lorraine entre à Bruxelles après le départ des Français le 28 janvier.

24 avril : disgrâce du ministre de la Marine Maurepas, soupçonné de « poissonnade » contre Madame de Pompadour.

30 avril : Rouillé succède à Maurepas comme secrétaire d’État de la Marine

Poster un commentaire

Classé dans E. Arts Lettres Langues, E. Droit et Sciences politiques, E. Economie Gestion, E. Sciences, AA. Histoire 18ème siècle, AA. Le 18ème, année par année

Comte d’Argenson (1694-1764)

Le Comte d’Argenson (1694-1764)

Source 1. Présentation en ligne. Yves Combeau, Le comte d’Argenson, 1696-1764 : Ministre de Louis XV, École nationale des chartes, 1999, 534 pages.

Source 2. Extraits de l’article de Wikipédia.

Marc-Pierre de Voyer de Paulmy, comte d’Argenson, est un homme d’État français né à Paris le 1696 et mort dans la même ville le 1764 (à 68 ans).

Peint par Hyacinthe Rigaud. Cliquer sur l’image pour l’agrandir

Il fut lieutenant général de police (1720, puis 1722-1724), à la suite de son père Marc-René de Voyer de Paulmy d’Argenson, chancelier du duc d’Orléans (1723-1740), puis ministre d’État (1742) et secrétaire d’État de la Guerre de Louis XV de janvier 1743 à février 1757.

1724. La mort de son protecteur la même année arrête son ascension pour une quinzaine d’années. Conseiller d’État (28 janvier 1724), d’Argenson entre alors dans les commissions du Conseil où il participe à la rédaction des ordonnances civiles du chancelier d’Aguesseau.

1726-1740. Il fut nommé membre honoraire de l’Académie des sciences en 1726 La disgrâce de Germain Louis Chauvelin, en 1737, le ramène aux affaires. Le cardinal de Fleury le nomme directeur de la Librairie, puis président du Grand Conseil (1738-1740), et intendant de Paris (1741). Il renonce à la chancellerie d’Orléans (1740).

1742-1745. Le 26 août 1742, il est nommé ministre d’État et appelé au Conseil comme adjoint au cardinal de Tencin. Il est nommé secrétaire d’État de la Guerre le 7 janvier 1743, au décès du marquis de Breteuil. En 1744, il est nommé surintendant des postes et relais de France. Il soutient les réformes engagées dans l’armée par le maréchal de Saxe, en particulier dans l’artillerie, qui contribuent aux succès de 1744 et 1745.

1748. Membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres

La paix d’Aix-la-Chapelle de 1748 n’arrête pas son ambition réformatrice : réunion du corps des fortifications (1743) puis de l’artillerie (1755) au département de la guerre, institution des grenadiers royaux (1744), réforme des hôpitaux militaires (1746-1747).

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, C. Ile-de-France, E. Economie Gestion, E. Sciences

1751. Maison de l’orfèvre Spach

1751. Maison de l’orfèvre Frédéric Spach.

Suite des chroniques en photos portant sur les édifices privés et publics construits au XVIIIe siècle à Strasbourg. La plupart ont en commun d’avoir une façade en grès rose des Vosges.

Diaporama de 24 photos.

Source 1. Extraits de l’article de Wikipédia.

« La rue du Dôme va du no 21 de la place Broglie au no1 de la rue des Frères, à l’arrière de la cathédrale, d’où son nom. Rue principale orientée nord-sud (ou cardo) à l’époque romaine, au cœur du quartier canonial au Moyen Âge, bordée d’hôtels particuliers au XVIIIe siècle, elle est devenue une artère commerçante.

Au début du XVIII° siècle, la maison située à cet endroit abritait l’atelier d’André Schaaff, tailleur pour dames. La demeure, située à l’angle de l’impasse du Tiroir est reconstruite en 1751 par l’orfèvre Frédéric Spach dans le même style Rococo strasbourgeois que celui du n°17.

La construction a parfois été attribuée à Jacques Gallay, mais l’architecture de celui-ci est plus Régence que Rococo.

La Maison Spach est ornée d’un balcon central sur consoles sculptées, avec une grille que Roland Recht considère comme un véritable morceau de bravoure,  la décrivant faite de courbes et de contre-courbes rehaussées d’ornements en tôle repoussée où se retrouvent des semis de fleurs stylisées, des fèves en relief.

Sept mascarons sur cartouches représentent :

  • au rez-de-chaussée des allégories (l’Espérance, le Temps, la Prudence) ;
  • au premier étage les Quatre Saisons ;
  • au deuxième étage, les Quatre Éléments (eau, terre, feu, air) ».

Source 2. Extraits de la notice du CRDP Strasbourg

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Arts Lettres Langues, E. Ingénierie, Architecture

Présider durant 2/3 de sa vie active

Président durant les 2/3 de la vie active ?

Par arrêté en date du 6 avril 2022, Gilles Roussel a été nommé membre et président du Comité éthique et scientifique de la plateforme Parcoursup (chronique : En finir avec Parcoursup ?)

Gilles Roussel, né en 1968, a été élève à l’École Normale Supérieure de la rue d’Ulm (1988-1992), et a obtenu son doctorat en informatique en 1994. De 1994 à 2007 (durant 13 ans), il a été enseignant-chercheur à temps plein et a exercé en fin de période la responsabilité de directeur du laboratoire d’informatique de l’université de Marne-la Vallée. Il a été promu professeur en 2004 (à l’âge de 36 ans).

Il a été 8 ans président de l’université de Marne-la-Vallée (élu en 2012 après avoir été vice-président depuis 2007). 4 ans président de la Conférence des Présidents d’université (décembre 2016 à décembre 2020). Depuis janvier 2021, il est président de l’université Gustave Eiffel, pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois ; il était seul candidat à cette fonction.

Billet d’humeur. Gilles Roussel, vice-présidences et présidences en continu de 2007 (39 ans) à 2031 (63 ans) ? A cet âge, il devra encore trouver une noble tache pour ne pas devoir retourner faire le professeur devant les étudiants de 1er cycle. Se faire attribuer un poste de membre Senior à l’Institut Universitaire de France, pour une période de 5 ans ?

Je n’ai guère d’empathie pour le président Roussel et pour ses collègues qui construisent une très longue trajectoire administrative analogue à la sienne, dans le cadre de la création d’un EPE, Établissement Public Expérimental.

Est-il concevable qu’un enseignant-chercheur, recruté ces dernières années entre 25 et 35 ans, puisse demeurer à la tête d’un établissement de plusieurs dizaines de milliers d’étudiants et de plusieurs milliers d’enseignants et de BIATSS pendant les 2/3 de sa vie active ?

Comment en finir avec ces présidents quasi à vie ? Diminuer drastiquement la longueur des mandats (deux ans de vice-présidence et deux ans de présidence). Pas de réélection possible. Les présidents ne sont pas des Directeurs généraux des services ; ils n’en ont pas les compétences.

Les universités n’ont pas besoin de présidents technocrates, bureaucrates, beaux-parleurs, thuriféraires de leur ministre de tutelle, prisonniers enfermés dans leur tour d’ivoire, déconnectés du terrain, assassins de la démocratie universitaire.

J’ai vu à l’œuvre Gilles Roussel sur le terrain de l’université de Marne-la-Vallée, pendant ma dernière année universitaire (2007-2008). En 2007, il était déjà vice-président. Nous étions collègues, en dépit de la différence d’âge (24 ans).

En mai 2022, Gilles Roussel est patron de l’université Gustave  Eiffel et il a du temps libre : il a accepté de faire le président de CESP Parcoursup.

Je l’imaginais plutôt prendre du temps pour aller visiter chacun des campus de formation de Gustave Eiffel, les 5 campus métropolitains et les 7 implantations secondaires.

En janvier 2009, j’ai commencé à faire le blogueur d’Histoires d’Universités. Gilles Roussel : entre 2009 et 2022, aucune autre personnalité de l’enseignement supérieur et de la recherche n’a fait l’objet d’autant de chroniques de ma part. Quelques dizaines, dont les trois suivantes. Elles sont critiques : un blog doit voir les verres à moitié vides plutôt que les verres à moitié pleins.

Poster un commentaire

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur, C. Ile-de-France

Louis XV offrant la Paix à l’Europe

Louis XV offrant la Paix à l’Europe, esquisse du frontispice de la thèse soutenue en Sorbonne le 7 mars 1738 par François Armand de Rohan-Soubise. Musée des Arts Décoratifs (Palais Rohan, Strasbourg)

Diaporama de 11 photos.

par François Lemoyne. Cliquer sur les images pour les agrandir

Sources. Biographie de François Armand de Rohan-Soubise (1717-1756). Une carrière dans le Clergé, étonnante et rapide, apportant des bénéfices ecclésiastiques de plus en plus rémunérateurs, mais interrompue par la mort à l’âge de 38 ans. Extraits de l’article de Wikipédia.

1729. Louis XV donnant la paix à l’Europe. Il tend un rameau d’olivier et reçoit ses deux filles jumelles, des mains de la Fécondité et de la Piété.

Château de Versailles

Le cardinal De Soubise in Les cardinaux français au 18ème siècle.

Biographie détaillée

1717 (1er décembre). Naissance de François-Armand de Rohan, dit cardinal de Soubise. Jeune, on l’appelle prince de Tournon, puis abbé de Ventadour. Il est le petit-neveu de son prédécesseur à Strasbourg, Armand Gaston Maximilien de Rohan dont il fut le coadjuteur et le frère de Charles de Rohan, prince de Soubise.

1729 (11 ans). Louis XV donnant la paix à l’Europe par François Lemoyne. Le jeune souverain, âgé de dix-neuf ans, tend un rameau d’olivier et reçoit ses deux filles jumelles, Louise-Elizabeth et Anne-Henriette (nées le 17 août 1727), des mains de la Fécondité et de la Piété. Dans le fond, la Discorde s’efforce vainement de rouvrir les portes du temple Janus.

1736 (18 ans). Il est abbé de Saint-Epvre au diocèse de Toul.

1737. Il est abbé-prince de Murbach et de Lure.

1738 (20 ans). Louis XV offrant la Paix à l’Europe, par François Lemoyne, esquisse du frontispice gravé de la thèse soutenue en Sorbonne le 7 mars 1738 par François Armand de Rohan-Soubise.

Comme en 1729. Louis XV offre la paix. Le Traité de Vienne est signé le 2 mai « 1738 entre la France et l’Autriche, confirmant les préliminaires de 1735 et concluant la guerre de la Succession de Pologne. Stanislas Leszczyński, beau-père de Louis XV, renonçait à la Pologne et recevait la Lorraine et le Barrois, qui passeraient à la France à sa mort ».

Cette allégorie était suspendue jusqu’à la Révolution dans la chambre à coucher de l’hôtel des évêques de Strasbourg à Paris. Elle est aujourd’hui exposée dans le Musée des Arts décoratifs (Palais Rohan, Strasbourg).

1738 (20 ans). Après avoir terminé ses études théologiques, François Armand de Rohan-Soubise est nommé prince de Tournon.

1740 (2 septembre). Il entre au chapitre de la cathédrale de Strasbourg, par l’influence de son grand-oncle, l’évêque du lieu.

1741 (15 juillet). Il est élu membre de l’Académie française, en remplacement de Charles Armand René de La Trémoille. Il est reçu le 30 décembre par l’évêque de Mirepoix, Boyer.

1741 (23 décembre). Il est ordonné prêtre dans la cathédrale.

1742 (24 ans). Il devient évêque in partibus de Ptolémaïs (Palestine) et coadjuteur de son oncle avec dispense papale, garantissant ainsi le droit à la succession à Strasbourg épiscopale.

1742 (4 Novembre). Consacré évêque dans la cathédrale de Strasbourg par le Cardinal Armand-Gaston-Maximilien de Rohan de Soubise son oncle et évêque, assisté de Scipion Bégon, évêque de Toul, et Claude-Antoine de Choiseul-Beaupré, évêque de Châlons.

1745 (27 ans). Nommé Grand Aumônier de France par Louis XV.

1747 (29 ans). Il est fait cardinal par le pape Benoit XIV.

1748. Traités d’Aix-la-Chapelle mettant fin à la Guerre de Succession d’Autrice. La guerre dans les Pays-Bas autrichiens (la Belgique aujourd’hui) se termine par la victoire des troupes royales. Néanmoins, Louis XV refuse d’annexer les territoires conquis par les armes. Naît l’expression : « bête comme la paix »;

1749-1756. Le cardinal de Soubise devient prince-évêque de Strasbourg en 1749, et abbé commendataire de La Chaise-Dieu la même année en se défaisant de celle de Saint-Epvre.

Il est Recteur de l’université de Paris.

1756 (38 ans). Il meurt à Saverne d’une phtisie, âgé de 39 ans seulement.

Pour aller plus loin (page 2) : deux chroniques de ce blog sur les Rohan, datées de juin 2020 + texte du discours de réception à l’Académie française.

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Sciences humaines et sociales

En finir avec Parcoursup ?

Par arrêté de la ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation en date du 6 avril 2022, Gilles Roussel est nommé membre et président du Comité éthique et scientifique de la plateforme Parcoursup, en remplacement de Mme Isabelle Falque-Pierrotin.

Gilles Roussel ? Né en 1968, il a été 8 ans président de l’université de Marne-la-Vallée (après en avoir été vice-président depuis 2007). Il aime cumuler les charges : 4 ans président de la Conférence des Présidents d’université (décembre 2016 à décembre 2020). Depuis janvier 2021, il est président de l’université Gustave Eiffel, pour un mandat de cinq ans, renouvelable une fois ; il était seul candidat à cette fonction.

Billet d’humeur à venir : Gilles Roussel, vice-présidences et présidences en continu de 2007 (39 ans) à 2031 (63 ans).

Va-t-il commencer à exercer la fonction de présidence du Comité Parcoursup ? ou considérer qu’il est urgent d’attendre ? En effet…

« Le lendemain de sa nomination, dans le journal Le Parisien du 7 avril, Sandrine Chesnel publie, « Parcoursup : ces candidats à la présidentielle qui veulent supprimer la plateforme mais ils restent flous sur les solutions concrètes permettant de mieux gérer le flux des étudiants entrant chaque année dans l’enseignement supérieur.

Au fil des ans, Parcoursup s’est donc trouvé accusé de nombre de maux, à commencer par celui de ne pas permettre aux jeunes de tous choisir librement leur orientation post-bac. Raison pour laquelle tous les candidats à la présidentielle veulent sa peau – à l’exception de celui qui l’a mis en place, le président sortant, Emmanuel Macron, pour lequel  la plateforme est une formidable réussite.

En finir avec la boîte noire. S’ils n’ont pas réussi à s’unir autour d’une candidature unique, tous les candidats de gauche sont unis contre Parcoursup. Ils et elles dénoncent :

  • un système totalement inhumain  (Anne Hidalgo),
  • un Koh-Lanta de l’orientation (Fabien Roussel),
  • une boîte noire (Yannick Jadot),
  • qui ne sert qu’à apprendre aux jeunes à mentir en écrivant dix lettres de motivation différentes (Jean-Luc Mélenchon), tout en masquant la pénurie de places dans les universités. J’abolirai Parcoursup, sur youtube, 25 mars 2022, à partir de la minute 11.

 A la place, les uns et les autres s’engagent à ouvrir plus de places dans les filières en tension, et à mieux accompagner les jeunes dans leurs choix d’avenir avec plus de conseillers d’orientation et de professeurs formés, tout en assurant un accès à l’enseignement supérieur selon des règles transparentes, justes et humaines . Mais aucun ne précise concrètement par quel moyen technique autre qu’une plateforme en ligne il ou elle compte assurer l’inscription dans le supérieur des plus de 700 000 jeunes qui décrochent leur bac chaque année, auxquels s’ajoutent les étudiants en réorientation ».

Le Comité éthique et scientifique Parcoursup (CESP) : introduction.

« Placé auprès de la ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Comité éthique et scientifique Parcoursup (CESP), installé le 7 février 2018, veille au bon fonctionnement de la plateforme mise en place dans le cadre de la procédure nationale de préinscription dans l’enseignement supérieur. Il s’assure notamment que les règles informatiques qui régissent son fonctionnement sont claires, conformes aux normes en vigueur et transparentes.

Le Comité éthique et scientifique Parcoursup est composé de 6 membres, respectant le principe de parité. Ces membres ont été choisis au regard de leur expertise et de leur expérience, notamment dans les domaines des sciences humaines, sociales et éthiques, mais également en sciences informatiques et algorithmiques.

Il était présidé par Isabelle Falque-Pierrotin, conseillère d’État, ancienne présidente de la CNIL et actuelle présidente de l’Autorité nationale des jeux [elle n’est cependant pas l’auteur de la phrase : Parcoursup, une loterie].

Les membres du comité sont désignés pour deux ans renouvelables. Le comité était composé de :

  • Isabelle FALQUE-PIERROTIN, présidente du comité
  • Jean-Richard CYTERMANN
  • Max DAUCHET
  • Jean-Marie FILLOQUE
  • Catherine MOISAN
  • Isabelle ROUSSEL

Le rapport 2022 du Comité éthique et scientifique de Parcoursup (CESP) a été rendu public le 16 février 2022. Texte intégral (83 pages).

Poster un commentaire

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur

Maurice de Saxe. 1748-1751, la fin

Maurice de Saxe. 1748-1751 : la fin. Chronique en 3 parties : catafalques et mausolée (38 photos), deux années à Chambord, Mes Rêveries (ouvrage posthume).

Partie A. Catafalques pour les funérailles du maréchal de Saxe à Strasbourg le 8 février 1751 et monument pour sa commémoration (1752).

Dessins de Weis et de Striedbeck photographiés le 2 novembre 2021, au Cabinet des Estampes et des Dessins de Strasbourg.

Diaporama de 20 photos (3 œuvres, cartouches, détails).

Chronique du 25 mai 2021 : Mausolée de Maurice de Saxe, sculpté par Jean-Baptiste Pigalle, 18 photos.

« Une cérémonie funèbre fut célébrée à Paris pour le maréchal de Saxe, mais le grand militaire, protestant, ne pouvait être inhumé dans la capitale. Son corps fut donc envoyé à Strasbourg pour être inhumé dans le chœur de l’église protestante Saint-Thomas. Louis XV commanda alors à Jean-Baptiste Pigalle un magnifique mausolée, élevé à partir de 1771 et terminé en 1776.

C’est une œuvre monumentale, dont le thème est classique: la Mort appelle le maréchal au tombeau, tandis qu’une figure féminine en pleurs (la monarchie?) le retient du bras. Des drapeaux, un aigle, un lion, rappellent la gloire militaire et la bravoure du grand soldat, dont la statue altière, cuirassée, arbore un visage étonnement réaliste mais serein ».

Partie B. 1748-1750. La fin d’un grand Seigneur. Source : extraits du site Academic.com.

« Maurice de Saxe, fort de son prestige, contribua puissamment au remariage en 1747 du dauphin Louis-Ferdinand avec sa propre nièce Marie-Josèphe de Saxe.

Louis XV récompensa également le maréchal de Saxe de ses victoires militaires en le nommant gouverneur à vie de Chambord, en 1748″.

« Le vieux château, qui avait déjà accueilli Stanislas Leszczyński, était à l’époque totalement passé de mode, glacial, incommode, et implanté sur un domaine giboyeux mais infesté de moustiques. Il était en outre délabré : un véritable cadeau empoisonné ! De tempérament fougueux, le maréchal y organisa pourtant une vie princière et fantasque, entouré des soldats de trois régiments de cavalerie. Passionné de chevaux et de chasse, il ordonna l’achèvement des écuries commencées par Jules Hardouin-Mansart pour y installer un haras royal. Il jouissait des droits de basse, moyenne et haute justice, et il fit pendre, dit-on, certains de ses soldats pour manquement à la discipline.

Selon les Mémoires du marquis d’Argenson, Maurice de Saxe, à la fin de sa vie, aurait demandé au roi de France  le don et la souveraineté de l’île de Madagascar pour la faire habiter par des familles allemandes pauvres et qui iraient bien s’y établir 

Il fit restaurer par l’architecte des Bâtiments du roi, Jean-Baptiste Collet, le théâtre du château où Molière avait joué. Malgré sa ferme volonté, il ne put obtenir que les Favart se rendent à son invitation au château, où il les aurait quasiment séquestrés.

Le maréchal de Saxe mourut à Chambord, le 30 novembre 1750, victime d’une blessure mortelle dans un duel avec le prince de Conti, ou plus vraisemblablement emporté par les suites d’un rhume mal soigné. Ses neveux, l’un, François-Xavier de Saxe, frère de la Dauphine, hérita d’une partie des archives du maréchal, tandis que l’autre, le comte de Frise prit la succession en tant que gouverneur de Chambord, où il résida durant cinq ans.

Maurice de Saxe est l’arrière-grand-père d’Aurore Dupin (1804–1876) dite George Sand, par sa fille naturelle Marie-Aurore de Saxe ».

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), C. Hauts-de-France (Nord Pas-de-Calais Picardie), E. Arts Lettres Langues, E. Mobilité internationale