SUP. Taux de diplômés en hausse

Évolution de 2003 à 2020 des taux de diplômés du Supérieur selon le sexe (H/F) et l’âge (25-34 ans).

Partie 1. Six ans après : que sont devenus les bacheliers 2008 et 2014 ? Source : Note d’information SIES.

Citation de l’introduction du numéro. Les bacheliers 2008 et 2014 : une comparaison en termes de caractéristiques, de diplomation et de poursuite d’études par Justine Klipfel, Note d’information du SIES, novembre, n°22-09, 6 pages.

« Les bacheliers professionnels ont plus souvent poursuivi des études supérieures en 2014 qu’en 2008 (60% contre (51%). »Les bacheliers professionnels ont plus souvent poursuivi des études supérieures en 2014 qu’en 2008 (60% contre (51%) ».

Cliquer sur les images pour les agrandir

« Entre 2008 et 2014, les profils des bacheliers entrés dans les principales formations de l’enseignement supérieur directement après leur baccalauréat ont évolué. Ils sont plus souvent titulaires d’un baccalauréat avec mention (31 % de mentions Bien ou Très Bien en 2014 contre 19 % en 2008) et d’un baccalauréat professionnel (13 % en 2014 contre 8 % en 2008).

« La mise en place de la plateforme APB a amélioré la qualité de l’orientation : les bacheliers 2014 sont plus fréquemment inscrits dans la formation qu’ils souhaitaient (93 % en 2014 contre 88 % en 2008).

Ils se déclarent aussi plus souvent satisfaits de leur première année d’études que les bacheliers 2008 même si leurs résultats sont un peu moins bons.

Les bacheliers 2014 sortis de l’enseignement supérieur au cours des six années suivant leur baccalauréat sont un peu plus souvent titulaires d’un diplôme que les bacheliers 2008 (80 % contre 78 %).

Quelle que soit la cohorte, un peu moins d’un tiers d’entre eux (29 %) ont quitté l’enseignement supérieur avec un diplôme de niveau bac + 5« .

« Les bacheliers 2014 inscrits dans l’enseignement supérieur directement après le baccalauréat poursuivent bien plus souvent leurs études pour une septième année que les bacheliers 2008 (29 % contre 20 %). On peut y voir une confirmation de la plus grande ambition déclarée des bacheliers 2014 qui poursuivent leurs études, puisqu’ils étaient 58 % à souhaiter atteindre un niveau bac + 5 contre 47 % des bacheliers 2008.

Les bacheliers 2014 qui n’ont pas obtenu de diplôme du supérieur en six ans sont aussi près de trois sur dix à poursuivre leurs études à la rentrée 2020 (29 %), part plus élevée que celle des bacheliers 2008 dans la même situation (21 %) ».

Partie 2. 2003 à 2020. Évolution des taux de diplômés du SUP (bac+2 et supérieur à bac+2) chez les 25-34 ans selon le sexe

Source. INSEE, Portrait social,2022

Les femmes de 25 à 34 ans sont plus diplômées que les hommes de même âge, au niveau Bac+2 comme au niveau supérieur à Bac+2, et cela quelle que soit l’année de référence.

Poster un commentaire

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur

C. Brès. Les transports amoureux

Camille Brès, Les transports amoureux, exposition personnelle à la Galerie EAST (3 décembre 2022 – 4 février 2023).

Diaporama de 21 photos : trois des œuvres exposées figurent dans mes préférences : RER, Ascenseur extérieur, Touché-coulé (cartels et détails).

12 rue du Faubourg de Pierre, au centre ville de Strasbourg. Deux raisons de s’y transporter, dans les deux mois qui viennent… à pied, à vélo, en taxi, en bus ou en tramway …

La seconde raison tout d’abord. La galerie EAST est superbe et lumineuse ; les sheds lui donnent une profondeur historique ; les murs blancs mettent en valeur les œuvres accrochées, très colorées. La première raison . Découvrir une jeune artiste, la suivre dans ses nouveaux défis et réalisations, en progression constante depuis 10 ans : peinture figurative, peinture habitée par des hommes et des femmes de plusieurs générations, peinture de la vie quotidienne, peinture qui rend optimiste et joyeux, peinture qui donne tous les espoirs de transports amoureux.

Camille est l’auteur du texte de présentation de l’exposition, texte reproduit par la Galerie. « En décembre 2021 la galerie EAST m’a proposé de concevoir une exposition personnelle pour l’année à venir. Cette invitation impliquait de produire un nouvel ensemble de gouaches sans exclure la possibilité d’en intégrer de plus anciennes. Contrairement à la manière dont je procède habituellement, j’ai voulu choisir un thème, une idée qui me servirait de fil rouge. Le choix était délicat, je souhaitais que ce thème découle naturellement de mon travail, m’amuse, m’inspire et si possible m’emmène sur de nouveaux terrains.

J’ai rapidement retenu la thématique des moyens de transport« …

Camille Brès ? Elle est peintre, diplômée en 2011 de la HEAR, Haute école des arts du Rhin. Après avoir été résidente du Bastion 14 de 2012 à 2017, elle travaille désormais au sein des Ateliers des Hautes Plaines à Strasbourg.

C’est la sixième chronique que je consacre à son œuvre sur le blog Histoires d’universités : 2013, 2015, 2016, 2017, 2021, 2022. Chacune des chroniques antérieures fait l’objet d’un lien web (cf. partie 2 ci-dessous), manière de suivre Camille dans son parcours ascendant depuis 2012. En 2013, j’ai eu un coup de cœur pour un de ses premiers tableaux, Les boxeurs. Je le lui ai acheté.

La galerie EAST ? « Manifeste pour un Art Total, elle est un imposant espace au cœur de la capitale européenne offrant une double programmation entre Art Contemporain et Arts Décoratifs. Elle poursuit l’unique ambition de ne présenter que des œuvres et objets rares, patiemment choisis ».

« En 2008, Stéven Riff a 22 ans. « Il lance sa première galerie à Strasbourg, avant de tenter sa chance à Paris, puis à Istanbul et Bologne. Quatorze ans plus tard, il revient dans la capitale alsacienne avec EAST, un espace dans lequel se côtoient art contemporain et arts décoratifs » (Serge Hartmann, DNA, 4 février 2022).

Suite du texte de Camille Brès. « J’ai rapidement retenu la thématique des moyens de transport. Ils existaient déjà dans ma peinture et cette idée stimulait mon imaginaire, réactivant au passage d’anciens projets oubliés. J’ai trouvé le titre de l’exposition dans la foulée : Les transports amoureux. Cette ancienne métaphore évoquant des sentiments passionnés s’est imposée à moi. J’ai d’ailleurs appris en écrivant ces quelques mots que métaphore vient du grec ancien metaphorá qui signifie transport… Chacune des peintures de l’exposition respecte le thème au sens propre et, finalement, il n’y a que le titre qui soit une image !

J’associe volontiers les moyens de transport à des notions positives telles que le voyage et l’indépendance mais en vérité, je les subis. Ils m’inquiètent et m’angoissent. J’imagine qu’il y a un lien étroit entre le stress que me provoquent voitures, vélos, trains, ascenseurs et le désir que j’ai de les représenter. Par ailleurs, j’aime que des outils conçus pour le mouvement et le déplacement soient les sujets principaux ou les décors de mes peintures immobiles. Depuis que j’ai un fils, la littérature jeunesse a pris une certaine place dans mes lectures et si j’ai écarté les animaux de la ferme, les dinosaures, la mythologie ou encore les volcans, il y a des chances pour que certains ouvrages de la bibliothèque de Jonas aient orienté mon choix : Le grand imagier des transports chez Gallimard Jeunesse par exemple.

 À l’instar du livre, je tenais à ce que l’exposition propose une certaine diversité de moyens de transport et, comme toujours dans mon travail, les sujets devaient provenir de mon expérience personnelle ou de mon quotidien. Partant de ce principe, je me suis mise au travail et très naturellement, sont apparus : une scène représentant ma sœur et mon fils dans un RER, une route vue au travers de mon pare brise, mon Peugeot Partner blanc sous la lune, un manège, des enfants que j’avais fait poser devant un vélo…. Tout se passait à merveille, mais aucun avion, aucun bateau ne se profilait à l’horizon. Mes transports étaient terriblement terrestres. Je n’ai en effet pas pris l’avion depuis longtemps. Grâce à ma phobie, je fais partie des gens pour qui – voyager éthique et écologiquement responsable – n’est pas un sacrifice ».

« Dès le début, je savais qu’il faudrait ruser avec les transports aériens. J’ai peint ma voisine tenant son bébé contre elle dans l’ascenseur extérieur de notre immeuble mais malgré le ciel flamboyant derrière les vitres, cela ne pouvait pas suffire. Alors sont arrivés le vaisseau Star-Wars et la soucoupe volante du manège de bord de mer ».

« Plus surprenantes ont été les difficultés que m’ont posées les transports maritimes. J’ai énormément misé cet été sur la visite du Redoutable, ancien sous-marin nucléaire transformé en attraction à la Cité de la mer de Cherbourg. L’expérience a été riche, mais n’a malheureusement provoqué aucune peinture. À moins qu’elle n’ait eu un rôle dans l’élaboration de la gouache Touché-Coulé : le sous-marin de cette bataille navale est peut-être un Redoutable miniature ».

« Mes toutes premières gouaches, en 2018, étaient des affiches peintes annonçant des évènements imaginaires. J’ai repris ce principe en peignant l’affiche de l’exposition, cette fois ci, bien réelle !

Sous le titre et les divers renseignements on reconnait un intérieur de voiture. Le point de vue est celui d’un passager arrière, spectateur d’un geste tendre entre la personne qui conduit et celle assise à la place du mort. L’autoradio semble afficher un rythme cardiaque agité. Ce sont des amoureux dans un moyen de transport amoureux« .

Poster un commentaire

Classé dans BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Arts Lettres Langues

6 décembre, fêter Saint Nicolas

6 décembre, fêter Saint Nicolas. Source : article de Wikipédia.

Dans les Pouilles, la Basilique Saint-Nicolas de Bari (1087-1197). Source : article de Wikipédia.

Diaporama de 12 photos (mai 2014).

« La basilique Saint Nicolas de Bari a été construite entre 1087 et 1197, à la suite du siège de Bari, lors de la Conquête normande de l’Italie du Sud à la suite de laquelle les Pouilles furent rattachées au royaume de Sicile. La zone était précédemment occupée par le Catépanat d’Italie dépendant de l’Empire byzantin, dont Bari était le siège.

Sa fondation est liée à l’arrivée des reliques de saint Nicolas depuis le temple originel du saint à Myre, en Asie mineure. Lorsque Myre passa aux mains des Turcs seldjoukides, les reliques du saint furent emportées par des chrétiens qui voulaient les mettre à l’abri en terre chrétienne. Selon une légende, le saint, en passant sur le chemin de Rome, avait choisi Bari comme lieu de sa sépulture. Il y avait alors une grande concurrence entre Venise et Bari pour l’accueil des reliques.

Celles-ci ont été emportées à l’insu des gardiens byzantins et de leurs maîtres musulmans, et le 1087, ont été débarquées sans problème à Bari. Une nouvelle église a été construite pour les abriter, honorée de la présence du pape Urbain II lors la consécration de la crypte en 1089.

L’édifice a été officiellement consacré en 1197, en présence du vicaire impérial, l’évêque Conrad de Hildesheim, et de nombreux évêques, prélats et des nobles. Elias, abbé du monastère voisin de Saint-Benoît, a été le premier archevêque. Sa cathèdre (trône épiscopal) est encore aujourd’hui dans l’église.

Architecture. L’église a un aspect plutôt carré, apparemment plus adaptée à un château qu’à une église. Cette impression est renforcée par la présence de deux tours massives à faible encadrement dans la façade. Elle a donc été utilisée à plusieurs reprises comme un château au cours de son histoire ».

Poster un commentaire

Classé dans AE. Histoire médiévale, AI. Art médiéval et moderne, BA. Photos, D. Italie, E. Médecine Pharmacie, E. Mobilité internationale

SUP. 302 900 étudiants étrangers

Les effectifs d’étudiants étrangers en mobilité internationale pendant la pandémie et un an après, Louis Bodelin, Louise Vinet, Guirane Ndao, MESRI, Note d’information du SIES, décembre 2022, n°22.11, 6 pages.

Extraits de la Note d’information. « En 2021-2022, 302 900 étudiants étrangers en mobilité internationale sont inscrits dans l’enseignement supérieur en France métropolitaine et dans les départements et régions d’outre-mer. Ils représentent 11 % de l’ensemble des étudiants de l’enseignement supérieur.

Après une année de baisse du nombre de mobilités internationales marquée par la crise sanitaire, la rentrée 2021 enregistre un retour à un nombre historiquement haut d’étudiants en mobilité internationale, dépassant pour la première fois la barre des 300000 étudiants« …

Cliquer sur les images pour les agrandir

« En 2021-2022, 21 % des étudiants étrangers en mobilité internationale sont inscrits dans les établissements du secteur privé. Le recours à l’enseignement privé est toujours plus important pour les étudiants français ou résidents étrangers (22 %). La hausse des inscriptions dans le secteur privé ne s’est pas tarie avec la crise sanitaire (+ 0,7 point entre les rentrées 2019 et 2020). La progression sur deux ans est cependant plus marquée pour les étudiants étrangers en mobilité internationale (+ 2,4 points entre 2019 et 2021) que pour les étudiants français ou résidents étrangers (+ 1,2 point). Les étudiants étrangers en mobilité internationale qui s’inscrivent dans le secteur privé vont majoritairement dans les écoles de commerce (72 %) »…

« En 2021-2022, la moitié des étudiants étrangers en mobilité internationale sont originaires du continent africain. Les étudiants asiatiques représentent 22 % de l’ensemble, suivis des européens (19 % dont 15 % de l’UE) et des américains (9 %).

L’Ile-de-France et les académies frontalières accueillent relativement plus d’étudiants en mobilité internationale ».

Poster un commentaire

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur, E. Economie Gestion, E. Mobilité internationale

De Boissieu (1736-1810), graveur

Jean Jacques De Boissieu (1736-1810), un graveur lyonnais génial.

2 décembre 2022. Visite guidée du fonds De Boissieu au Cabinet des Dessins et des Estampes de Strasbourg par Aude-Marie Fritz, médiatrice au musée des Beaux-arts, et Florian Siffer, responsable du CDES.

Prochaine visite guidée : janvier 2023.

Diaporama de 44 photos (œuvres, cartels, détails).

Jean Jacques de Boissieu, autoportrait, 1796

Partie 1. Des prédécesseurs de De Boissieu : le comte de Caylus (1692-1765) et Edme Bouchardon (1698-1762) : un dessinateur et un graveur. Chronique d’Histoires d’universités (30 septembre 2020), Estampes 1737-1746. Les cris de Paris.

« Les Cris de Paris. La veine populaire, âpre et parfois à la limite de la caricature, adoptée par les artistes bolonais, fait place dans les Cris de Paris gravés d’après les dessins d’Edme Bouchardon (1698-1762) à une vision plus empreinte d’humanité. Chroniques sur Bouchardon.

Le comte de Caylus (1692-1765) est le graveur et l’instigateur de cette série, la plus ambitieuse du genre, qui regroupe cinq suites de douze estampes, publiées entre 1737 et 1746. Conjuguant observation et bienveillance à l’égard du petit peuple parisien de l’Ancien Régime, Bouchardon se garde des conventions pour rechercher au contraire le naturel des postures ».

Partie 2. Jean Jacques de Boissieu (1736-1810), un graveur lyonnais génial. Source : extraits d’un article de Wikipédia et présentations lors de la visite guidée.

« De Boissieu est un dessinateur, graveur et peintre, né le 30 novembre 1736 à Lyon. Il est le fils de Jacques de Boissieu, médecin. Il mourra à Lyon le 1er mars 1810.

Jouissant de son vivant d’un grand renom en France comme en Europe, surnommé par certains le Rembrandt français, il est considéré comme un des fondateurs de l’École lyonnaise de peinture.

Il se spécialise dans les portraits, les paysages et scènes de la vie quotidienne de la région lyonnaise. Son style se rattache, par son souci du réalisme, à l’école hollandaise.

1758 (22 ans). Très jeune, De Boissieu aurait cherché à imiter les tableaux que possédait son aïeul maternel. Il publie six feuilles de croquis à l’eau-forte : Livre de griffonnements inventés et gravés par de Boissieu.

1760. Il est en relations de correspondance avec le graveur Jean-Georges Wille. Il produit des eaux-fortes, des dessins d’une grande acuité aux crayons et des lavis. Avec des portraits expressifs, il a dessiné des paysages, soit au crayon (mine de plomb, sanguine, pierre noire), soit au lavis. Son œuvre gravée se compose de 140 planches.

1760. Vue du pont de la Guillotière à Lyon (aquarelle).

1761-1764. Boissieu parfait son éducation artistique par un séjour à Paris où il fréquente les artistes Claude Joseph Vernet, Claude-Henri Watelet« .

1763. Desmarest, Inspecteur des manufactures de la généralité de Limoges découvre dans l’Auvergne la même espèce de pierre (basalte), aussi en prismes réguliers, avec les mêmes détails curieux qu’on admirait comme un phénomène unique dans le Pavé des Géants (Irlande). De Boissieu  réalise deux  planches pour l’Encyclopédie de Diderot.

« 1765-1766 (30 ans). Boissieu part faire le traditionnel Grand Tour en Italie en compagnie de son protecteur François XII Alexandre Frédéric de La Rochefoucauld. Les deux compagnons séjournent à Rome, Gênes, Naples, où Boissieu dessine dans les musées et surtout d’après nature.

Revenu à Lyon, il poursuit son œuvre artistique avec grand succès : Goethe collectionne ses œuvres (chroniques du blog sur Goethe). Le frère du roi de Prusse vient visiter son atelier.

1767. Claude-Henri Watelete acquiert un lot d’eaux-fortes de Rembrandt qu’il admirait, et s’en inspire pour graver ses propres estampes.

Des connaisseurs d’art ouvrent leurs cabinets et galeries à de Boissieu et lui permettent de copier les tableaux de leur collection de son choix ».

1770-1772. Plusieurs portraits.Vieillard au front chauve (1770)

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), C. Rhône-Alpes Auvergne, D. Italie, E. Arts Lettres Langues, E. Mobilité internationale

Universités. Le Grand capharnaüm

Billet d’humeur en trois parties. Partie 1. Opposition entre deux projets. Partie 2. 19 chroniques du blog sur les regroupements d’établissements d’enseignement supérieur et leur contexte. Partie 3. L’Étudiant / Educpros soutient la politique du Grand capharnaüm.

Partie 1. Opposition entre deux projets. Un Grand capharnaüm versus 15 à 20 universités de recherche en France (dédiées au Master et au Doctorat) et 500 à 600 Instituts d’Enseignement Supérieur de proximité, dédiés au 1er cycle en trois ans, intégrant dans des établissements nouveaux les classes supérieures des lycées, les IUT et les licences.

Le Grand capharnaüm. Le classement de Shanghai, les investissements d’avenir, le financement de la recherche sur projets ont incité les gouvernements (de droite comme de gauche) à décréter l’impératif de regroupement des universités dans des Pôles de Recherche et d’Enseignement Supérieur (PRES), puis dans des fusions d’universités d’une même ville (Strasbourg en a été le pionnier en 2009, suivie par Aix-Marseille), puis dans des Communautés d’Universités et d’Établissements (COMUE), puis dans des Établissements Publics Expérimentaux (EPE), incluant éventuellement des établissements-composantes.

Une nouvelle phase s’enclenche : l’accès des EPE au statut de Grand établissement.

Ces mammouths des temps modernes vont-ils survivre dans l’enchevêtrement des crises sanitaires, climatiques, politiques, économiques, énergétiques ? Rien n’est moins sûr. Les décrets de création sont extrêmement bavards, tentent de couvrir toutes les situations possibles. Effet inverse à celui recherché : ce sont des nids potentiels de conflits. Chacun sait pourtant, depuis Michel Crozier, qu’on ne gouverne pas la France par décret.

Le pire à venir ne serait-il pas une nouvelle réduction du nombre de semaines d’enseignement en présentiel (actuellement 24 semaines en moyenne sur 52), avant d’en arriver à un enseignement entièrement à distance généralisé, recourant à l’intelligence artificielle et supprimant tout face à face entre maîtres et élèves. Cette situation signerait la mort des universités.

Les Instituts d’Enseignement Supérieur en 20 propositions (6 janvier 2012). L’idée est née du mouvement universitaire de l’hiver 2008 et du printemps 2009. Les IES sont devenus le combat du blog.

Ils constituent quatre défis pour la France : faire progresser l’accès et le succès des enfants des classes populaires dans l’enseignement supérieur ; permettre à une majorité de jeunes diplômés du supérieur et aux jeunes enseignants de commencer à travailler plus tôt et avec un contrat stable ; donner la chance à une quinzaine d’universités, résultant de fusions (et seulement de fusions), d’être compétitives, attractives et lisibles dans le monde ; utiliser mieux l’argent public, actuellement gaspillé dans un enseignement supérieur de premier cycle éclaté et moribond.

Depuis 2009, j’ai publié 222 chroniques sur les IES.

Partie 2. Billets d’humeur d’Histoires d’universités sur les regroupements entre universités et autres établissements d’enseignement supérieur et leur Contexte. A noter que n’y figurent pas Besançon-Dijon, Bordeaux-Poitiers, Lyon Saint-Étienne, Rennes, Toulouse, Tours-Angers.

Budget 2023 (Enseignement supérieur et recherche) : la Conférence des Présidents d’Université a voté OUI au CNESER, en dépit d’importantes réserves (15 novembre 2022).

Université de Lille, nid de conflits (1 novembre 2022)

L’université de. Lille craque de partout (25 octobre 2022)

Présider durant 2/3 de sa vie active (10 mai 2022)

Besançon et Dijon : vers un EPE ? (3 mai 2022)

EPE Université Paris Cité (7 mars 2022)

Université de Lille : encore un EPE ! (12 février 2022)

Rennes Université : la désunion (27 janvier 2022)

Université de Paris, bureaucratie +++ (6 janvier 2022)

L’université Paris Sciences & Lettres (PSL) a déjà le statut de Grand établissement (janvier 2022). Elle était un EPE depuis 2019.

Université de Paris Quartier Latin (3 janvier 2022)

Nantes Université (1er janvier 2022). Nouvel établissement créé par Centrale Nantes, Université de Nantes, CHU de Nantes, Inserm, École des beaux-arts de Nantes Saint-Nazaire, École nationale supérieure d’architecture de Nantes, IRT Jules Verne.

Expérimentation et Technocratie (5 juin 2020)

Université Coté d’Azur (janvier 2020). Exemplarité oblige quand on est la ministre de l’ESR, fondatrice de l’EPE. Frédérique Vidal, l’arroseuse arrosée.

Université Grenoble Alpes est un EPE depuis janvier 2020. Les universités de Grenoble avaient fusionné en 2015).

Université Paris-Saclay (création et statuts, 5 novembre 2019). Elle n’est pas un EPE mais un établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel. L’Institut des sciences et industries du vivant et de l’environnement (Agro Paris Tech), Centrale Supélec, l’École normale supérieure Paris-Saclay et l’Institut d’Optique en sont des établissements-composantes.

Fusion et EPE. Cergy Paris Université (29 octobre 2019)

Des rapprochements à la carte (12 octobre 2018)

Université de Lorraine (décret du 22 septembre 2011). Création de l’université de Lorraine sous le statut de Grand établissement, après fusion des universités de Nancy 1, Nancy 2, Metz, et de l’Institut National Polytechnique de Lorraine (INPL).

Partie 3. L’Étudiant / Educpros soutient la politique du Grand capharnaüm

Après la phase d’expérimentation, quatre EPE s’engagent pour devenir Grand établissement, par Camille Jourdan, 24 novembre 2022.

Poster un commentaire

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur, C. Ile-de-France

Insertion, 3 ans après la thèse

Insertion professionnelle des docteurs en 2021, 3 ans après la thèse soutenue en 2018.

279 chroniques, depuis 2009, sur l’insertion professionnelle des diplômés du supérieur. 330 chroniques sur le doctorat, les doctorants et les docteurs.

Partie 1. État 2022 de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en France, n°15, mai 2022.

Indicateur 39. Le doctorat et les docteurs.

« À la rentrée 2020, 70 700 étudiants sont inscrits en doctorat, un nombre en légère hausse par rapport à 2019, mais qui reste inférieur à celui de 2009. Parallèlement, 11 800 doctorants ont obtenu leur diplôme, soit 15 % de moins qu’en 2019. Environ 3 doctorants sur 4 inscrits en première année bénéficient d’un financement pour leur thèse.

Depuis 2010, plus de 14 000 docteurs sont diplômés chaque année. En 2020, 11 800 doctorats ont été délivrés, soit une diminution de 15 % par rapport à l’année précédente. Comparé à 2019, le nombre de diplômés en sciences de la société a diminué de 19 %. Les diplômés en biologie, médecine et santé diminuent également (- 18 %), suivi de ceux en sciences humaines et humanités (- 17 %) et de sciences exactes et applications (- 13 %).

La crise sanitaire a participé à la baisse du nombre de soutenances de thèse car les centres de recherche et les universités ont fermé, entraînant beaucoup de docteurs à arrêter ou reporter leurs travaux en laboratoire ou leur terrain d’enquête. De ce fait, le contrat d’un nombre important de doctorants a été prolongé de plusieurs mois ».

Partie 2. Faible impact de la crise sanitaire sur l’insertion professionnelle à trois ans des docteurs, Pauline Delattre, Note d’information du SIES MESR, 22-08, octobre.

Mes Commentaires. Ils s’appuient sur mon expérience professionnelles : fondateur de l’Observatoire OFIPE de l’université de Marne la Vallée en 1999 et premier directeur Avant chaque commentaire, extraits de l’introduction de la Note d’information de Pauline Delattre..

Méthodologie. « Conduite de décembre 2021 à juin 2022 sous le pilotage du service statistique du MESR (SIES), l’enquête biannuelle IPDoc 2021 a mobilisé une soixantaine d’établissements délivrant des doctorats. 13 162 docteurs diplômés en France, toutes nationalités et tous âges confondus, sont entrés dans le champ de cette enquête, sur 14 065 diplômés en 2018″.

  • Commentaire. En définitive, qui a été écarté ? Les doctorants en formation continue seraient donc concernés, ce qui serait nouveau !

« Ces docteurs ont été interrogés sur leur situation professionnelle trois ans après l’obtention de leur diplôme. Le taux de réponse net à l’enquête est de 59 %, soit 7 830 réponses exploitables. Ces réponses ont été redressées de manière à ce qu’elles soient représentatives de l’ensemble des docteurs diplômés en 2018″.

  • Commentaire. Pourquoi ne pas donner un lien web qui permette d’avoir accès au questionnaire ? Pourquoi le taux de réponse (59%) est-il aussi bas ? Quel est-il dans chacune des universités ? Qui a administré le questionnaire dans chaque université ? Un observatoire des insertions (a-t-il été créé dans les nouveaux Établissements Publics Expérimentaux – EPE) ? Chaque école doctorale ? Un service dédié aux études doctorales ? Si des différences importantes ont été observées sur ces points, la validité du redressement me paraît questionnable.

« En décembre 2021, trois ans après l’obtention de leur doctorat en 2018, 92 % des docteurs occupent un emploi, soit un taux d’insertion comparable à celui des diplômés de 2016 (93 %) au même moment de leur parcours professionnel ».

  • Commentaire. Le calcul du taux d’insertion ou taux d’emploi est devenu habituel dans les enquêtes comme s’il fallait cacher le taux de chômage ! En fait, il y a trois catégories en dehors de l’emploi : être chômeur, être en formation, être inactif (dont être en retraite). Un taux d’emploi de 92%, pour des diplômés qui ont fait au moins 8 ans d’études supérieures, c’est un taux faible.

« Ces docteurs bénéficient de conditions d’emploi relativement favorables. 3 indicateurs : 67 % ont un emploi stable, 96 % ont un emploi en tant que cadre et 95 % travaillent à temps plein ».

  • Commentaire. Ces indicateurs sont classiques dans les enquêtes, mais ils ne sont pas d’un grand intérêt. 67% ont un emploi stable : dans le privé et dans le public ? Combien ont des contrats de mission (à durée limitée de plus d’une année ou explicitement renouvelable). Combien se sont lancés dans l’aventure de la création d’entreprise (start-up, auto-entrepreneuriat) ? 96% ont un emploi de cadre : ou d’emploi de profession intermédiaire ? 95% travaillent à temps plein : no comment. Indicateur manquant et pourtant essentiel : la rémunération perçue (salaire mensuel net incluant les primes ou salaire annuel brut).

« Le secteur académique reste le premier employeur des docteurs, même si sa part diminue par rapport aux diplômés de 2016 : 44 % y exercent leur travail contre 47 % des docteurs de la promotion 2016. Il y des différences significatives selon la discipline du doctorat ».

  • Commentaire. Y-a-il un lien entre un financement de type Convention CIFRE et un emploi en R&D dans le privé ? Que sont des emplois Hors R&D dans le privé et secteur académique : sont-ce des docteurs qui enseignent ou qui font de la recherche dans le supérieur privé (le nombre d’inscrits étudiants y progresse chaque année).

Poster un commentaire

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur, E. Médecine Pharmacie, E. Mobilité internationale, E. Sciences, E. Sciences humaines et sociales

Musée National de la Récupération

Deux expositions, en cours à Strasbourg, concernent la seconde guerre mondiale, l’Allemagne nazie. celle qui fait l’objet de cette chronique (Passé, Présent, Avenir d’œuvres récupérées en Allemagne en 1945), celle de la BNUS (Face au nazisme, le cas alsacien). Une autre exposition de la BNUS est un hommage à Fritz Beblo, architecte allemand, auteur de nombreux bâtiments de Strasbourg entre 1903 et 1918.

De son côté, les Dernières Nouvelles d’Alsace publient un numéro des Saisons d’Alsace, consacré aux Malgré eux. L’incorporation de force (1942-1945) : un crime contre l’Alsace-Moselle.

Partie 1. Passé, Présent, Avenir d’œuvres récupérées en Allemagne en 1945. Les MNR des Musées de Strasbourg.

Exposition du 22 octobre 2022 au 15 mai 2023, Galerie Heitz, Palais Rohan.

Diaporama de 39 photos (œuvres, cartouches, détails)

Commissariat. Thibault de Ravel d’Esclapon, maître de conférences à l’Université de Strasbourg, et Dominique Jacquot, conservateur en chef du Musée des Beaux- Arts. Deux vidéos Youtube : 2’44 et 2,20.

Partie 2. Exposition MNR. Entretien avec Paul Lang, Directeur des Musées de Strasbourg, RCF Radio Alsace, 24/10/2022. 

« Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, 61 000 œuvres et objets d’art spoliés par les nazis ont été retrouvés en Allemagne, 2200 n’ont pas été réclamés. 27 font l’objet d’une exposition à Strasbourg, jusqu’au 15 mai 2023. Des œuvres dites MNR : Musée National de la Récupération, qui appartenaient principalement à des familles juives.

Nous avons un programme d’accompagnement autour de cette explosion avec une série de conférences, de projections, de visites. C’est le fruit d’une collaboration, d’un partenariat d’associations même avec l’université de Strasbourg. Mais le point d’orgue de ce programme d’accompagnement se tiendra en juin dans le cadre d’un symposium international. C’est une exposition qui n’est pas figée parce que dans un monde idéal, à la fin de l’exposition, le 15 mai, elles devraient avoir retrouvé leurs légitimes propriétaires. Ça, c’est c’est un peu utopique puisque depuis qu’ils nous ont confié la situation est absolument inchangée, alors que d’autres œuvres classées MNR ont pu retrouver leurs propriétaires depuis 1950. Ce n’est pas encore le cas pour les œuvres confiées au Musée de la ville de Strasbourg ».

La création du monde par Melchior Bocksberger, 1570-1580

Partie 3. Rose Valland, 43 ans en 1941 (chronique du blog Histoires d’universités, 9 mars 2019).

Conférence d’Emmanuelle Polack, Rose Valland sur le front de l’art (1940-1944), organisée par Denise Borlée et Hervé Doucet, ARCHE, Faculté des Sciences Historiques, Strasbourg, 5 mars 2019.

« Travailleuse précaire devenue Femme d’exception. Une trajectoire inouïe.

Paradoxe. C’est en 1941, sous l’occupation allemande, que Rose Valland (1898-1980) obtiendra enfin un travail stable et un statut dignes de ses compétences en Histoire de l’Art. Elle n’était, durant les années 30, qu’une travailleuse bénévole.

Après son rôle décisif et internationalement reconnu dans la récupération des œuvres d’art spoliées par les Nazis, elle bénéficiera après-guerre de plus de considération de la part de la France !

Entre les deux guerres, Rose Vallant suit des formations supérieures, obtenant plusieurs diplômes prestigieux dans le champ de l’Art. Et pourtant, elle ne parvient pas à obtenir un travail rémunéré stable. En 1932 (elle a 34 ans), elle ne devient qu’attachée bénévole à la Galerie du Jeu de Paume.

1940 (42 ans). A partir du 30 octobre, à la demande du directeur des Musées nationaux, Jacques Jaujard, elle demeure en activité au Musée de Jeu de Paume, officiellement comme attachée de conservation, officieusement chargée par Jaujard de lui rendre compte des agissements des Allemands qui viennent de réquisitionner le musée pour y stocker les œuvres d’art spoliées à des collectionneurs privés.

1941 (43 ans). Rose Valland est enfin salariée et titularisée »…

Partie 4. Rose Valland, une vie à  l’œuvre.

Ophélie Jouan , Jacqueline Barthalay, Alice Buffet, Olivier Cogne (Préface) Jean-Pierre Barbier (Préface), Une vie à l’œuvre , novembre 2019, Essai.

François-Xavier Vispre (1730-1790). Nature morte aux prunes

« Rose Valland compte parmi ces discrètes et méconnues ouvrières de l’Histoire, dont l’action force l’admiration à mesure qu’on la découvre. Sa résistance est isolée et singulière : c’est pour la protection des œuvres d’art françaises privées et pour rendre justice à leurs propriétaires dépossédés que cette brillante historienne de l’art dauphinoise s’engage à partir de 1940. Le jour de ses 42 ans, l’attachée de conservation voit s’installer dans « son » musée du Jeu de Paume un service de spoliation nazi d’une redoutable efficacité, l’Einsatzstab Reichsleiter Rosenberg.

Dès lors, observation, mémoire et patience deviennent ses armes pour espionner les rouages de ce pillage légal ordonné par Hitler lui-même et servi par des Allemands et des Français complaisants. Prises au péril de sa vie, les nombreuses notes clandestines de Rose composeront une importante documentation qui permettra de structurer les recherches et les restitutions de l’après-guerre ».

Anonyme (France), style Louis XV, Console d’applique

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AF. Histoire 16-17èmes siècles, AI. Art médiéval et moderne, BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Arts Lettres Langues, E. Droit et Sciences politiques, E. Sciences humaines et sociales

Sarreguemines. Sarre, port, casino

Sarreguemines (partie 1) : la Sarre (partie 2), le canal (partie 3), le port de plaisance (partie 4), le casino de la faïencerie (partie 5).

Diaporama de 17 photos.

Partie 1. Histoire de Sarreguemines. Source : extraits de l’article de Wikipédia.

« L’agglomération s’étend de part et d’autre de la frontière. L’aire urbaine compte 45 579 habitants pour sa partie française. Sarreguemines est la cinquième commune la plus peuplée du département de la Moselle après Metz, Thionville, Forbach et Montigny-lès-Metz.

La première mention de Sarreguemines dans un texte officiel remonte à 777, il s’agit d’un testament dans lequel le prêtre Fulrad, conseiller de Pépin le Bref et Charlemagne, cède ses possessions de la région – dont celles de Sarreguemines à l’abbaye de Saint-Denis…

Sarreguemines passa du duché de Deux-Ponts au duché de Lorraine, état souverain du Saint-Empire romain germanique qui fut annexé à la France en 1766 en vertu du traité de Vienne de 1735-1738. De 1737 à 1766, le duché fut attribué à Stanislas Leszczynski, roi détrôné de Pologne (anciennement réfugié dans le duché de Deux-Ponts voisin) mais beau-père du roi Louis XV de France qui résidait dans le sud du duché, à Lunéville, à Nancy ou à Commercy.

La ville devint en 1698 le chef-lieu du bailliage d’Allemagne. Les habitants y parlaient (et y parlent encore pour un certain nombre) un dialecte germanique, le Francique lorrain. Les actes officiels du bailliage d’Allemagne étaient rédigés en allemand jusqu’à ce que, en 1748, une ordonnance inspirée par le chancelier, impose le français dans les actes officiels en Lorraine ».

Partie 2. La Sarre. Source : Académie de Nancy-Metz.

« La Sarre prend sa source en deux endroits, dans le Massif du Donon, ( Bas-Rhin, altitude 558 m ), formant ainsi la  Sarre Blanche et sur le Ban de Saint Quirin ( Moselle, altitude 638 m ) formant la Sarre Rouge. Elles se rejoignent à Hermelange pour former la Sarre. Elle continue ainsi sa route, traversant la Moselle, le Bas-Rhin, à nouveau la Moselle, puis l’Allemagne ( Saarland ) avant de se jeter à Konz, dans la Moselle ( altitude135 m ). Elle a une longueur totale d’environ 220 Km. Elle a de nombreux confluents, la Blies en étant le principal ( il la rejoint à Sarreguemines, à 20 m du lieu, situé en amont, où se font les prélèvements ). Elle prend sa source en des lieux où le sous-sol est principalement constitué de grès, pour éroder par la suite, à Sarreguemeines, des argiles et du calcaire.

La Blies, son confluent à Sarreguemines, a un débit moyen légèrement supérieur à celui de la Sarre. Elle est de loin l’affluent le plus important de la Sarre. Son débit a été observé durant une période de 30 ans (1977-2007), à Bliesbruck, localité du département de la Moselle située à une quinzaine de km en amont de son confluent à Sarreguemines ».

  • Pour aller plus loin : Faïencerie de Sarreguemines. Musée du Moulin de la Blies. Diaporama de 34 photos. Extérieur du musée : le Jardin des Faïenciers. Diaporama de 42 photos. Intérieur du musée : les Techniques Faïencières.

Partie 3. Le canal des houillères de la Sarre . Source. Article de Wikipédia.

« Le canal fut réalisé entre 1861 et 1866, il traverse le nord-est de la Lorraine et borde l’Alsace bossue à l’ouest. »Le canal fut réalisé entre 1861 et 1866, il traverse le nord-est de la Lorraine et borde l’Alsace bossue à l’ouest.

La présence du gisement houiller de Sarrebruck et de l’industrie de Mulhouse, grosse consommatrice de charbon, tous deux relativement éloignés l’un de l’autre furent à l’origine de la création de ce canal. Les aciéries de la Sarre, ainsi que les faïenceries de Sarreguemines et de Mettlach (Villeroy et Boch) utilisèrent ce canal pour leurs livraisons de masse et lointaines, telles que Paris ou le port de Marseille. La canalisation depuis le confluent de Trêves fut réalisée dans les années 1980, au grand gabarit rhénan, mais à partir de Sarrebruck seulement.

Le canal des houillères de la Sarre et la Sarre canalisée forment une voie d’eau de 105 km, dont 63 km de canal artificiel comprenant 27 écluses. Il traverse aussi les étangs réservoirs lorrains de Gondrexange, de Mittersheim et du Stock.

La navigation est autorisée à des bateaux de 38 mètres de longueur, 5 mètres de largeur avec un tirant d’eau de 1,80 mètre (chargement de 250 à 280 tonnes, gabarit Freycinet) ».

De Gondrexange à Sarreguemines. Source 2 : Fluviacarte.

« Malgré son ancien nom industriel (ex-canal des Houillères de la Sarre), cette voie d’eau serpente dans un cadre magnifique. On y traverse la Sarre par un canal-aqueduc et la forêt de Fénétrange par une échelle d’écluses. Le parcours se termine en apothéose au beau milieu des lacs du Parc régional de Lorraine. »Malgré son ancien nom industriel (ex-canal des Houillères de la Sarre), cette voie d’eau serpente dans un cadre magnifique. On y traverse la Sarre par un canal-aqueduc et la forêt de Fénétrange par une échelle d’écluses. Le parcours se termine en apothéose au beau milieu des lacs du Parc régional de Lorraine ».

Distance en km : 64 km. Nombre d’écluses : 27. Gabarit : 38,50 m x 5,10 m. Tirant d’eau : 1,80 m. Tirant d’air : 3,50 m.

Poster un commentaire

Classé dans AA. Histoire 18ème siècle, AH. Histoire 19-20èmes siècles, BA. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Ingénierie, Architecture, E. Sciences, E. Sciences humaines et sociales

SUP Budget 2023. La CPU vote OUI !

Enseignement Supérieur et recherche, Budget 2023. La CPU (devenue France Universités) vote OUI !

Le marronnier du vote du Budget de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche : ne jamais voter NON. Exemples des budgets 2018, 2019, 2020, 2021, 2022, 2023.

Partie 1. Budget  2023. France Universités. CNESER du 15 novembre 2022, discours de Guillaume Gellé, vice-président, sur la répartition des moyens 2023. Rappel : le vote du CNESER est consultatif. 

« Afin de saluer les efforts concernant le budget 2023 de l’enseignement supérieur et de la recherche dans le contexte économique que nous connaissons, notamment le maintien de la trajectoire financière de la LPR et l’aide apportée aux universités pour compenser les surcoûts énergétiques subis, France Universités votera en faveur du budget 2023« .

Mais Guillaume Gellé mentionne un nombre certain d’insuffisances qui auraient dû conduire France Universités à s’abstenir lors du vote, voire à voter contre la proposition de budget.  

Le principe du décideur-payeur n’est que partiellement appliqué.

  • absence de compensation des indemnités liées au télétravail
  • financement du GVT à nouveau absent du budget 2023.
  • fonds de roulement des universités affaiblis, ce qui mine leur capacité sur la transition écologique.
  • la dépense moyenne par étudiant continue à baisser de 2013 à 2021, le coût moyen par étudiant à l’université a reculé de -14,8 % en raison d’une progression rapide des effectifs étudiants de +12,2 % … Dans le même temps, le coût moyen par élève de CPGE et de STS augmentait, la dépense progressant à un rythme légèrement supérieur à celui des effectifs.

Au cours de l’année 2023, France Universités sera attentive à plusieurs chantiers non prévus dans le budget 2023 pour le moment :  

  • prendre en compte la réforme des bourses
  • atteindre les 3 % de PIB dédiés à la recherche
  • financer le grand plan de réhabilitation des bâtiments universitaires.

Partie 2. SUP, budget 2022 : oser dire NON ! (chronique du 24 novembre 2021).

CNESER du 15 novembre 2021 : discours de Guillaume Gellé, vice-président de la Conférence des Présidents d’Université (CPU), sur la répartition des moyens 2022 de l’enseignement supérieur et de la recherche.

La CPU s’abstient lors du vote du budget. Le résultat a été sans appel : le budget n’a recueilli que 3 voix favorables sur 74 (39 contre, 32 abstentions).

Partie 3. Budget 2021. Pour les universités : des opportunités, des interrogations et des demandes. La CPU s’abstient lors du vote.

Poster un commentaire

Classé dans AA. Universités : billets d'humeur