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Insertion, 3 ans après la thèse

Insertion professionnelle des docteurs en 2021, 3 ans après la thèse soutenue en 2018.

279 chroniques, depuis 2009, sur l’insertion professionnelle des diplômés du supérieur. 330 chroniques sur le doctorat, les doctorants et les docteurs.

Partie 1. État 2022 de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation en France, n°15, mai 2022.

Indicateur 39. Le doctorat et les docteurs.

« À la rentrée 2020, 70 700 étudiants sont inscrits en doctorat, un nombre en légère hausse par rapport à 2019, mais qui reste inférieur à celui de 2009. Parallèlement, 11 800 doctorants ont obtenu leur diplôme, soit 15 % de moins qu’en 2019. Environ 3 doctorants sur 4 inscrits en première année bénéficient d’un financement pour leur thèse.

Depuis 2010, plus de 14 000 docteurs sont diplômés chaque année. En 2020, 11 800 doctorats ont été délivrés, soit une diminution de 15 % par rapport à l’année précédente. Comparé à 2019, le nombre de diplômés en sciences de la société a diminué de 19 %. Les diplômés en biologie, médecine et santé diminuent également (- 18 %), suivi de ceux en sciences humaines et humanités (- 17 %) et de sciences exactes et applications (- 13 %).

La crise sanitaire a participé à la baisse du nombre de soutenances de thèse car les centres de recherche et les universités ont fermé, entraînant beaucoup de docteurs à arrêter ou reporter leurs travaux en laboratoire ou leur terrain d’enquête. De ce fait, le contrat d’un nombre important de doctorants a été prolongé de plusieurs mois ».

Partie 2. Faible impact de la crise sanitaire sur l’insertion professionnelle à trois ans des docteurs, Pauline Delattre, Note d’information du SIES MESR, 22-08, octobre.

Mes Commentaires. Ils s’appuient sur mon expérience professionnelles : fondateur de l’Observatoire OFIPE de l’université de Marne la Vallée en 1999 et premier directeur Avant chaque commentaire, extraits de l’introduction de la Note d’information de Pauline Delattre..

Méthodologie. « Conduite de décembre 2021 à juin 2022 sous le pilotage du service statistique du MESR (SIES), l’enquête biannuelle IPDoc 2021 a mobilisé une soixantaine d’établissements délivrant des doctorats. 13 162 docteurs diplômés en France, toutes nationalités et tous âges confondus, sont entrés dans le champ de cette enquête, sur 14 065 diplômés en 2018″.

  • Commentaire. En définitive, qui a été écarté ? Les doctorants en formation continue seraient donc concernés, ce qui serait nouveau !

« Ces docteurs ont été interrogés sur leur situation professionnelle trois ans après l’obtention de leur diplôme. Le taux de réponse net à l’enquête est de 59 %, soit 7 830 réponses exploitables. Ces réponses ont été redressées de manière à ce qu’elles soient représentatives de l’ensemble des docteurs diplômés en 2018″.

  • Commentaire. Pourquoi ne pas donner un lien web qui permette d’avoir accès au questionnaire ? Pourquoi le taux de réponse (59%) est-il aussi bas ? Quel est-il dans chacune des universités ? Qui a administré le questionnaire dans chaque université ? Un observatoire des insertions (a-t-il été créé dans les nouveaux Établissements Publics Expérimentaux – EPE) ? Chaque école doctorale ? Un service dédié aux études doctorales ? Si des différences importantes ont été observées sur ces points, la validité du redressement me paraît questionnable.

« En décembre 2021, trois ans après l’obtention de leur doctorat en 2018, 92 % des docteurs occupent un emploi, soit un taux d’insertion comparable à celui des diplômés de 2016 (93 %) au même moment de leur parcours professionnel ».

  • Commentaire. Le calcul du taux d’insertion ou taux d’emploi est devenu habituel dans les enquêtes comme s’il fallait cacher le taux de chômage ! En fait, il y a trois catégories en dehors de l’emploi : être chômeur, être en formation, être inactif (dont être en retraite). Un taux d’emploi de 92%, pour des diplômés qui ont fait au moins 8 ans d’études supérieures, c’est un taux faible.

« Ces docteurs bénéficient de conditions d’emploi relativement favorables. 3 indicateurs : 67 % ont un emploi stable, 96 % ont un emploi en tant que cadre et 95 % travaillent à temps plein ».

  • Commentaire. Ces indicateurs sont classiques dans les enquêtes, mais ils ne sont pas d’un grand intérêt. 67% ont un emploi stable : dans le privé et dans le public ? Combien ont des contrats de mission (à durée limitée de plus d’une année ou explicitement renouvelable). Combien se sont lancés dans l’aventure de la création d’entreprise (start-up, auto-entrepreneuriat) ? 96% ont un emploi de cadre : ou d’emploi de profession intermédiaire ? 95% travaillent à temps plein : no comment. Indicateur manquant et pourtant essentiel : la rémunération perçue (salaire mensuel net incluant les primes ou salaire annuel brut).

« Le secteur académique reste le premier employeur des docteurs, même si sa part diminue par rapport aux diplômés de 2016 : 44 % y exercent leur travail contre 47 % des docteurs de la promotion 2016. Il y des différences significatives selon la discipline du doctorat ».

  • Commentaire. Y-a-il un lien entre un financement de type Convention CIFRE et un emploi en R&D dans le privé ? Que sont des emplois Hors R&D dans le privé et secteur académique : sont-ce des docteurs qui enseignent ou qui font de la recherche dans le supérieur privé (le nombre d’inscrits étudiants y progresse chaque année).

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SUP. 96 701 sortants sans diplôme

Quels impacts des crises sanitaires, climatiques, politiques et énergétiques (guerre en Ukraine) sur les trajectoires professionnelles des diplômés et des non-diplômés, 30 mois après leur sortie d’une formation supérieure, entreprise immédiatement après le baccalauréat ?

L’enquête CEREQ, réalisée en 2020 auprès de la Génération 2017 et dont les résultats viennent d’être publiés (partie 1 de cette chronique) ne peut apporter qu’un début de réponse (impact du 1er confinement au printemps 2020). Par contre, elle enregistre la poursuite de deux tendances de fond : la progression du nombre de sortants de l‘enseignement supérieur privé, du nombre de sortants qui ont bénéficié de l’alternance (contrat d’apprentissage ou de professionnalisation).

Par contre, les enquêtes Génération ne se sont jamais donné les moyens de mesurer l’impact des réformes organisationnelles dans le Supérieur, la dernière en date étant la création par regroupement d’établissements au sein d’un Établissement Public Expérimental.

Cette chronique comprend 5 parties. Pour aller plus loin : toutes les chroniques du blog sur l’insertion, sur la méthode des suivis de cohorte.

Partie 1. Enquête 2020 auprès de la Génération 2017. Sortants du supérieur : le niveau de diplôme
ne résume pas les trajectoires d’insertion
. Fanette Merlin, Emmelie-Louise Wieru, Céreq Bref, n°426, septembre 2022. Extraits.

« Le début de carrière des jeunes sortis de l’enseignement supérieur en 2017 ne déroge pas à la règle : il est d’autant plus favorable que leur niveau d’études est élevé. Il varie néanmoins selon la spécificité de chaque diplôme, celle de la formation suivie et les caractéristiques des publics concernés. Pour la Génération 2017, les débuts dans la vie active se heurtent également au premier confinement, dont les effets varient alors davantage en fonction des segments d’emploi que du niveau de diplôme.

En 2017, environ 745 000 jeunes ont quitté le système éducatif et parmi eux, 59 % sont sortis d’une formation de l’enseignement supérieur. Les jeunes sortants de ces formations sans y avoir obtenu aucun diplôme représentent 22 % des sortants de l’enseignement supérieur (soit 96 701 sortants).

En 2017, trois grands niveaux de sortie rassemblent un peu plus de la moitié des sortants de l’enseignement supérieur (cf. encadré 2) : les non-diplômés de l’enseignement supérieur (22 %), les diplômés de BTS (14 %), et les diplômés de master (21 %). D’autres niveaux de sortie sont désormais marginaux : seuls 2% des sortants ont comme plus haut diplôme un DUT, conséquence probable de
la réforme LMD et préfiguration de celle du BUT. En lien avec l’élévation générale du niveau d’éducation autant qu’avec la professionnalisation de l’enseignement supérieur, 7 % seulement sortent avec une licence générale.

Quant aux spécialités, ce sont les formations de langues, lettres, sciences humaines et sociales (LLSH) et du tertiaire qui prévalent : dans l’ensemble, elles concernent 66 % des sortants de l’enseignement supérieur.

Conséquence d’une série de réformes entamée il y a trente ans et visant à faciliter l’accès à l’alternance, cette voie d’enseignement occupe désormais une place non négligeable au sein de l’enseignement supérieur, puisqu’un jeune sur cinq en est issu. L’alternance concerne particulièrement la licence professionnelle (la moitié des sortants) et le BTS (presqu’un tiers des sortants) mais ne se cantonne plus au supérieur court. Ainsi, 40 % des sortants de master économie, gestion ou AES, 31 % des sortants d’école de commerce et 20 % des ingénieurs ont quitté une formation en alternance en 2017″.

Profil des jeunes sortis de l’enseignement supérieur en 2017

Conclusion du Bref. « Au cours des trois premières années de vie active, le niveau de diplôme et les multiples facettes de la formation suivie (spécialité de formation, alternance ou voie scolaire, secteur
d’enseignement) ont une influence très forte sur les parcours d’insertion des sortants du supérieur. Néanmoins, ils ne suffisent pas à expliquer la dégradation des conditions de travail ressentie par les jeunes au début de la crise sanitaire. À l’exception de la situation spécifique des diplômés de la santé, celle-ci s’avère principalement liée aux modifications des modalités du travail lors du premier confinement. Cette dégradation subjective des conditions de travail s’est inscrite dans la durée pour quasiment la moitié des jeunes issus de l’enseignement supérieur l’ayant déclarée, puisqu’elle persiste encore après six mois de crise sanitaire selon 49 % d’entre eux.

Alors que les indicateurs statiques d’emploi ne restituent qu’une dimension partielle de l’insertion
des jeunes (situation à l’instant T), l’appréhension de leurs trajectoires sur trois ans rend compte de la complexité et de la non-linéarité du processus. Pour le quart des jeunes sortis de l’enseignement
supérieur en 2017, trois ans d’observation ne suffisent pas à déterminer le sens de ces trajectoires
d’insertion. Leur réinterrogation en 2023 sera l’occasion de suivre l’évolution de celles-ci six ans
après la sortie des études, et d’affiner, à travers des questions plus détaillées sur la situation familiale
et sur les diplômes obtenus en formation post-initiale, l’analyse de leurs déterminants.

Partie 2. Pour aller plus loin. Évolution de l’insertion à 3 ans des sortants de l’enseignement supérieur, de la Génération 1998 à la Génération 2010.

Partie 3. L’insertion des diplômés de master. Université Gustave Eiffel, OFIPE – Essentiel, n°20, mai 2022.

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Bac + 5. Trop de diplômés ?

Bac + 5 : trop de diplômés ? une insertion professionnelle dégradée ? Malgré des données statistiques nombreuses (cinq sources mobilisées dans cette chronique, couvrant la période 1962-2019), il n’est plus possible de répondre rigoureusement à ces deux questions.

A. Source 1. Enquête Emploi 2018 (personnes en emploi de moins de 35 ans, ayant terminé leurs études initiales depuis 1 à 4 ans). Quels sont les métiers qui emploient le plus de jeunes à la sortie de leurs études ?

« Selon l’enquête Emploi, en 2018, la France métropolitaine compte 1,8 million de Jeunes sortants d’études Ils représentent 6,9 % de l’ensemble des personnes en emploi, soit 1 point de moins qu’en 2007. Durant cette période, leur taux de chômage augmente et leur taux d’activité diminue.

En 2018, 60 % sont diplômés du supérieur, contre 52 % en 2007 (graphique 1). Cette augmentation tient à la hausse des titulaires d’un bac+5 ou plus, dont la part double quasiment, et à la baisse des non-diplômés, dont la part se réduit de plus de moitié ».

Cliquer sur les images pour les agrandir

La progression observée de 2007 (16 % de bac +5 ou plus) à 2018 (30%) est essentiellement due à la progression de nombre de diplômés de Master (et non à l’évolution du nombre de docteurs et d’ingénieurs).

B. Source 2. Pierre Dubois, en collaboration avec Ronan Vourc’h, Le devenir professionnel des diplômés de DESS, CEREQ, Formation Emploi, n°79, juillet-septembre 2002, p. 51-65.

Dans cet article d’il y a 20 ans, nous nous interrogions déjà sur les risques de la multiplication des DESS (devenus Masters en avril 2002) et du nombre de diplômés de DESS.

C. Source 3. Olivier Marchand,  50 ans de mutations de l’emploi (1962-2007), INSEE Première, N° 1312 – SEPTEMBRE 2010.

Tous âges confondus, « la part des employés s’est accrue de dix points (18,3 % en 1962, 28,4 % en 2007), même si elle semble plafonner depuis le tournant des années 2000. Le poids des professions intermédiaires progresse de près de 14 points (de 11,1 % à 24,8 %) et celui des cadres de plus de 11 points (de 4,7 % à 15,8 %) ».

En croisant les sources 1 et 3, on notera qu’en 2007 les jeunes sortants à Bac +5, occupant un emploi de cadres et professions intellectuelles supérieures (CPIS), étaient 16 % et que le nombre total de cadres dans la population active était de 15,8 %.

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Hommage à Richard Biéganski (3)

Troisième chronique d’hommage à mon ami Richard : comment s’était-il préparé – certes inconsciemment – à la vie post covid-19, à un avenir durablement menacé par les pandémies ? Il pouvait être l’homme du passé rétif aux outils modernes de communication (chronique 2). Mais il était aussi et surtout un homme d’avenir consommant moins, achetant à proximité, fréquentant les puces pour y trouver des occasions inespérées et même des produits neufs, jamais utilisés.

Diaporama de 34 photos. Marseille et Kerblaise, Cuisine et Brocante

Richard, un homme d’avenir pratiquant la pluriactivité. Il exerçait le métier de sociologue et celui de maître-ouvrier polyvalent dans le logement ancien. Il avait d’autres potentialités : tenir un restaurant en étant en même temps chef de salle et cuisinier, créer une brocante aussi riche de produits qu’une caverne d’Ali Baba.

Kerblaise 2012. Petits farcis

Nous nous sommes plusieurs fois entretenus au téléphone cette année, durant et après le confinement. Richard ne sortait plus guère, vu ses difficultés respiratoires, accentuées par les sévères montées et descentes dans le quartier du Panier à Marseille, et par les deux étages pour atteindre, sans ascenseur, son appartement.

Quartier du Panier, La Vieille Charité, photographiée en 2009

Je lui disais qu’il regardait trop la télé, BFM TV en particulier ; quitte à être addict à l’information en continu, je l’incitais à regarder plutôt la chaîne publique, France Info Canal 27.

Nous avons discuté des résultats des élections municipales de mars et de juin, de notre contentement de la défaite de la LREM dans les grandes villes, même si nous ne sommes pas allés voter. Richard a souvent pratiqué l’abstention au cours de sa vie ; pour moi, c’était nouveau. Je m’en suis expliqué dans la chronique l’alliance inattendue.

Durant cette période de confinement, son second fils, Baptiste, lui a tenu compagnie. Que se sont dits le père et le fils ? Qu’a dit le père à son fils ?

A. La pluriactivité. Se développera-t-elle dans la société post-covid ? Pluriactivité : exercer deux ou trois métiers qualifiés au cours de la journée ou de la semaine ou dans des périodes rapprochées. Cela suppose de repenser le système de formation initiale, continue, et à distance, l’évaluation et la certification des acquis de l’expérience, les règles du marché du travail.

Tailler les haies, à Kerblaise, en 1999

Toute sa vie, Richard a mené de front deux activités principales. La sociologie (hommage à Richard 1). La rénovation d’appartements anciens. Il avait le don d’en dénicher, d’en estimer le prix et de prévoir l’importance des travaux à y effectuer. Il se devait d’être hyper-réactif quand une vente allait s’afficher chez un notaire ou dans une agence immobilière. Il avait la capacité de réaliser les travaux en partie lui-même. Il rénovait avant d’habiter, de louer ou de revendre. Une seule exception : arrivant à Marseille, il est devenu propriétaire d’un appartement dans la Cité radieuse construite par le Corbusier ; il n’était bien sûr pas autorisé à y modifier quoi que ce soit.

Richard avait un rêve : le Gaga-Club. Il en a parlé durant une vingtaine d’années. Plutôt que de terminer sa vie dans un EHPAD, il voulait vivre sa retraite dans un château avec une bande d’une dizaine de copains, qui auraient acquis chacun le même nombre de parts d’une société immobilière à créer ; ils auraient expérimenté l’autogestion. Il avait plusieurs arguments : plus un édifice est grand, moins il est cher au m² ; un château à 1 million d’euros se trouve ; y ajouter 200 ou 300 K€ pour la rénovation et l’aménagement adapté aux personnes âgées. Il se voyait déjà maître d’œuvre, chef de chantier et résidant, prenant son café dans le parc du château.

Richard préférait ne pas en avoir de voiture. Un temps, il avait eu une vieille camionnette brinquebalante : elle lui servait pour transporter ou entreposer les matériaux dont il avait ou allait avoir besoin sur « ses chantiers ».

Que de poussière avalée quand il fallait casser un mur ou un carrelage ! Son père mineur était mort de la silicose. Richard est mort de poumons devenus trop malades.

B. Richard le cuisinier. Il avait les qualités pour exercer d’autres métiers encore. Faire fonctionner un restaurant et y pratiquer une cuisine simple, goûteuse, de bonne qualité et à prix raisonnable. Richard aimait la bonne chère, et il était heureux quand on le félicitait pour les plats qu’il avait cuisinés.

Il aimait les fruits de mer et le poisson et s’assurait de leur fraicheur en allant les acheter chez les ostréiculteurs, ou sur les quais au retour des bateaux de pêche. Il faisait coup double : la dépense était moindre, la vente se faisant sans intermédiaires.

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OVE. Changement de tutelle

31 ans pour changer la tutelle de l’Observatoire de la Vie étudiante ! Exit la tutelle de Jean-Michel Blanquer ; remplacement par celle de Frédérique Vidal. En avril, période de confinement, était-ce un évènement politiquement important ou n’était-ce qu’une querelle d’ego ou encore un non-évènement ? Je ne sais. Mais était-ce urgent de changer la tutelle de l’OVE ?

Pourquoi les deux ministres ne se sont-ils pas plutôt mis d’accord sur : comment faire face au Sale temps pour les enquêtes (sur les conditions de vie des étudiants et sur le devenir professionnel des diplômés) ?

Observatoire de la vie étudiante, BO du 21 mai 2020, arrêté du 23 avril 2020 modifiant l’arrêté du 14 février 1989

Vu Code de l’éducation, notamment articles L. 811-3, L. 822-1 à L. 822-4 ; arrêté du 14-2-1989 modifié

Article 1. Dernier alinéa de l’article 2 de l’arrêté susvisé, les mots : ministre d’État, ministre de l’Éducation nationale, de la Jeunesse et des sports sont remplacés par les mots : ministre chargé de l’enseignement supérieur.

Article 2. Au septième alinéa du même article les mots le directeur général pour l’enseignement supérieur et l’insertion professionnelle et le directeur du centre national des œuvres universitaires et scolaire sont remplacés par les mots le directeur général de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle et le président du centre national des œuvres universitaires et scolaire.

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Devenir des diplômés de DUT

Les enquêtes sur le devenir des diplômés de DUT (celle présentée en page 2 de cette chronique est la 15ème) est-elle encore utile pour l’orientation des élèves de terminale dans la mesure où 92% des diplômés de DUT poursuivent des études ? Ne serait-il pas plus fécond d’étudier l’insertion des diplômés de DUT qui ont poursuivi des études durant une année de plus (en licence professionnelle par exemple) ?

Le mieux serait d’anticiper la réforme des études en IUT qui sera mise en œuvre en 2021. Analyser le devenir des diplômés 2017 (DUT + 1 année) en décembre 2020, et ainsi de suite pour arriver à l’impact de la future réforme : devenir en décembre 2026 (devenir à 30 mois) des diplômés 2024 de la nouvelle licence IUT.

Accueillir davantage de bacheliers technologiques, créer un cursus complet en trois ans, limiter les poursuites d’études jusqu’à bac + 5 : la réforme des IUT, prévue pour 2021, suscite certaines inquiétudes, Sylvie Lecherbonnier, Le Monde, 07 février 2020.

Autre problème, celui abordé dans la chronique d’hier (29 avril), Sale temps pour les enquêtes et pour les enquêtés. Quel impact de la pandémie sur les premières années professionnelles des diplômés 2018, 2019 et 2020 ?

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Quiz. Journées des OVE en… 2010

C’était il y a 10 ans. 6èmes Journées nationales des observatoires de la vie étudiante, 2, 3 et 4 juin 2010, Strasbourg.

Une galerie de portraits. Intercalées dans le texte de la chronique, photos de 5 des personnalités présentes. Quiz : Qui sont-elles ? Leurs responsabilités, il y a dix ans ? Les réponses figurent dans les albums.

Extraits du programme des journées. « L’Observatoire régional de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle des étudiants (ORESIPE), du service d’aide au pilotage de l’Université de Strasbourg, s’emploie à faire de cette manifestation une rencontre fructueuse et conviviale pour tous ceux que nous aurons plaisir à accueillir en Alsace.

Le thème retenu pour ces journées est : De l’observation à l’action : information, orientation, pilotage.

Depuis quelques années, avec l’enquête nationale sur les diplômés des IUT, puis sur ceux des licences professionnelles et, en 2010, avec l’enquête « master », le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche impose aux universités de réaliser les enquêtes d’insertion selon une méthodologie unique et commune.

Désormais, les critères de répartition des moyens attribués aux universités par le Ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche ne tiennent plus au seul nombre des inscrits dans les formations habilitées. Ils intègrent déjà la notion de présents aux examens et tendent également à intégrer des indicateurs de performance comme les taux de réussite ou l’insertion professionnelle des diplômés. La qualité, la fiabilité et l’impact des études réalisées par les observatoires deviennent donc primordiaux, à tous les niveaux de responsabilité : Ministère, universités, composantes, responsables de diplômes.

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RESOSUP, réseau des Observatoires

Résosup, Réseau des Observatoires de l’Enseignement Supérieur. Depuis 2009, toutes les chroniques d’Histoires d’universités sur Résosup. Chronique à suivre : galerie de portraits, photos de la rencontre nationale des observatoires, en juin 2010 à Strasbourg.

Source principale de la chronique Factuel de l’université de Lorraine, 19 février 2020. Amélie Briffaux réélue présidente. Les priorités du réseau pour 2020-2022.

Le CA de Résosup a aussi adopté le 6 février 2020 des principes et engagements dans un document intitulé « Projet associatif 2020-2022 » (page 2 de la chronique). Parmi les actions envisagées par le réseau : mieux contribuer à l’information des publics ; encourager la certification des observatoires, vue comme une alternative à la labellisation des enquêtes ; contribuer à l’élaboration d’indicateurs pertinents sur la réussite dans le cadre de la réforme des formations…

Amélie Briffaux, présidente de Résosup depuis 2016, vient d’être réélue début février 2020. Elle est responsable de l’Observatoire de la vie universitaire à l’Université de Lorraine depuis janvier 2012. Elle a occupé les fonctions de responsable du pôle statistiques de la mission « indicateurs,  qualité, contrôle et audit » de l’Université Henri Poincaré (2005-2012) et de responsable de l’observatoire des études et de l’insertion professionnelle des étudiants dans cette même université (2005). Elle était précédemment chargée des études statistiques à la DEPP (2003-2005). Amélie Briffaux est titulaire d’un DESS de démographie appliquée aux entreprises et aux collectivités locales et d’une maîtrise des sciences et techniques mention sciences sociales appliquées.

Université de Lorraine : Observatoire de la Vie universitaire

Gouvernance de Résosup

  • Présidente : Amélie Briffaux (Université de Lorraine)
  • Vice-président : Xavier Collet (Université de Rennes I)
  • Trésorière : Sylvie Vilter (UVSQ)
  • Trésorier-adjoint : Simon Macaire (Université de Bordeaux)

Membres du conseil d’administration :

  • Cécile Créac’h (UBO)
  • Marc Dalaut (Université de Lorraine)
  • Marie-Annick Denche (Université Côte d’Azur)
  • Carolina Deffes (Comue d’Aquitaine)
  • Priscille Di Vito (Université de Saint-Étienne)
  • Marthe Kalifa (Université de Montpellier)
  • Paul Magnand (Université de Grenoble Alpes) 
  • Étienne Romain (Université de Toulon)
  • Sylvie Toullalan (Université de Toulouse Jean-Jaurès)

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Sale temps pour les enquêtes

Suite de la chronique, L’orientation, 3 ans après la loi ORE. Pour mieux orienter les étudiants, il faut des enquêtes sur la réussite dans les études et des enquêtes sur l’insertion. La loi ORE y a bien pensé : l’article L. 611-5 du code de l’éducation institue un observatoire de l’insertion professionnelle dans chaque université par délibération du conseil d’administration…

En période de confinement et de fermeture des universités, le fonctionnement des observatoires est évidemment perturbé. Les ingénieurs d’études ou de recherche, qui composent l’ossature des observatoires, travaillent-ils à distance ? En cas d’enquêtes téléphoniques, dans quelles conditions concrètes, les enquêteurs vacataires sont-ils mobilisés ?

On peut faire l’hypothèse que la pandémie Covid-19 et le confinement qu’elle entraîne impactent les conditions de vie et d’études des étudiants, la recherche du premier emploi, les débuts de la vie active, le volume des offres d’emploi. Printemps 2020 : sale temps pour les enquêtes, sale temps pour les enquêtés.

  • « En mars 2020, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégorie A en France (hors Mayotte) enregistre sa plus forte hausse depuis le début de la série en 1996 (+246 100, soit +7,1 %), pour s’établir à 3 732 500 », DARES, 27 avril 2020.

Les perturbations touchent aussi les enquêtes nationales, A. celle de l’OVE, B. celle du CEREQ (page 2 de cette chronique).

A. Enquête de l’Observatoire de la Vie Étudiante sur Les conditions de vie des étudiant(e)s.

Exemple de résultat en ligne pour l’enquête de l’OVE, Conditions de vie 2016

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L’orientation, 3 ans après la loi ORE

La loi ORE (Orientation et Réussite des Étudiants) du 8 mars 2018 est une des lois-phare de la 1ère année du mandat du Président de la République. L’idée générale : mieux les étudiants sont orientés ; mieux ils réussissent leurs études et mieux ils s’insèrent dans la vie active. L’idée n’est pas nouvelle : Valérie Pécresse et son directeur de la DGESIP, Patrick Hetzel, en avaient fait leur cheval de bataille entre 2008 et 2012.

Mais, pour mieux orienter les étudiants, il faut des enquêtes sur la réussite et des enquêtes sur l’insertion. La loi ORE y a bien pensé : c’est devenu l’article L. 611-5 du code de l’éducation ; il est ainsi rédigé :

« Un observatoire de l’insertion professionnelle est institué dans chaque université par délibération du conseil d’administration…

Avec les milieux professionnels qui sont associés aux enseignements supérieurs, cet observatoire remplit six missions
(elles sont énoncées dans l’article 611-5)…

Les statistiques comportant les taux d’insertion professionnelle des étudiants, constatés un an et deux ans après l’obtention de leur diplôme, sont publiées sur le site internet de l’établissement. Chaque élève en est obligatoirement informé en amont de son orientation dans un nouveau cycle ou une formation supérieure.

Un observatoire national de l’insertion professionnelle des diplômés de l’enseignement supérieur agrège les statistiques produites par les observatoires d’établissements et coordonne leurs actions communes. Un arrêté du ministre chargé de l’enseignement supérieur précise l’organisation de cette inst
ance« 

Le BAIP (bureau d’aide à l’insertion professionnelle) devient l’Observatoire de l’insertion professionnelle en application de la loi ORE.

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