Le SUP français à l’étranger

L’enseignement supérieur français par-delà les frontières : l’urgence d’une stratégie (26 septembre 2016).

Dossier de présentation (12 pages). Le rapport (274 pages).

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Extrait. Ce que révèle aussi le rapport, c’est que la France, malgré ses atouts, accuse un retard certain sur ses concurrents, en termes de programmes comme d’effectifs. Sur un marché dominé par les universités américaines, le Royaume-Uni compte typiquement trois fois plus d’étudiants que la France dans ses programmes à l’étranger. Un décalage plus qu’un décrochage, qui n’en reste pas moins inquiétant dans la mesure où cette position « d’entre deux » est moins le résultat d’un choix raisonné que de carences connues.

Si les opportunités sont là, la France manque de ressources, d’expertise et parfois même d’intérêts stratégiques pour les saisir pleinement. C’est en résumé le diagnostic qui ressort de l’enquête menée, auprès des établissements et des postes diplomatiques, par les auteurs du rapport. Relégation des enjeux internationaux au sein d’établissements qui manquent encore d’autonomie, sous-investissement dans les technologies digitales, faible culture de l’évaluation, contraintes réglementaires de la diplomation… les établissements semblent souvent enfermés dans des contraintes « franco-françaises ». Avec pour conséquence des décisions de déploiement qui sont davantage le résultat d’initiatives en ordre dispersé que d’une stratégie articulée.

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Comment y remédier ? Au niveau de l’État d’abord, en renforçant à tous les niveaux le pilotage des stratégies internationales et en assurant la qualité et la diversification des moyens de financement de l’offre à l’étranger. Au niveau des établissements ensuite, quatre stratégies sont possibles. Deux d’entre elles formalisent et amplifient la stratégie de niche actuelle : la stratégie du « déploiement par et pour la recherche » et celle du « rayonnement » qui s’inscrit dans la diplomatie scientifique et universitaire. Les deux autres sont davantage en rupture. L’une vise le développement quantitatif de l’offre dans une logique de captation des marchés, via un recentrage sur le premier cycle et une diversification des modalités d’implantation. L’autre vise l’avenir avec un investissement massif dans le numérique et les dispositifs mixtes alliant enseignement dématérialisé et présentiel.

La pire des stratégies est de ne pas en avoir. Si la marque France veut tirer son épingle du jeu concurrentiel, il est urgent qu’elle affiche son volontarisme et positionne clairement son offre.

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