Claque méritée pour l’IGAENR

Rapport de l’Inspection Générale de l’Administration de l’Éducation Nationale et de la Recherche (IGAENR) sur les petites et moyennes universités. Réaction de l’Alliance des universités de recherche et de formation (25 présidents d’université signataires).

Page 5. Des conclusions hors contexte :

« Au final, les préconisations de l’IGAENR sont sans rapport avec les questions que pose l’AUREF. En fait, l’IGAENR défend, idéologiquement, les politiques de regroupement sans les questionner alors que les universités interrogent ce modèle qui est imposé. Mais, c’est le propre de l’idéologie que d’adapter la réalité à ses désirs. En effet, les conclusions viennent de manière très surprenante donner un avis sur les modèles de regroupements jugés conformes ou non et sur le mode de pilotage organisé en leur sein. CQFD.

Par exemple, la préconisation 2, Affirmer le rôle de chef de file des établissements porteurs des conventions d’association et responsabiliser les présidents de ces établissements dans ce rôle que les analyses précédentes ne sont pas en mesure d’étayer. Par, exemple la préconisation 6 qui propose de supprimer le volet établissement dans le contrat quinquennal. Par exemple, la préconisation 7 qui suggère de mettre en place la dotation globale (finances et ressources humaines) au niveau du site … En revanche, le rapport omet de mentionner  l’importance du poids des organismes comme facteur de succès au sens de ce rapport.

Ainsi, à partir d’une problématique peu éclairante, d’un périmètre aléatoire, d’éléments quantitatifs parfois erronés sur certains établissements, d’indicateurs incompréhensibles choisis et pondérés sur la base d’un postulat évident, l’IGAENR en déduit des modalités de regroupement sans qu’aucun lien ne puisse être établi entre ces différents éléments.

La lecture de ce rapport démontre au final l’actualité de la phrase de Molière dans « Les femmes savantes » : « Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage ». Mais est-ce bien la mission de l’IGAENR ? »

Au fait, le rapport ne mentionne pas le nom du chef de l’IGAENR. Il s’agit de Jean-Richard Cytermann : lire ma chronique du 5 septembre 2015.

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