Diplômés du SUP. Chômage : 10%

Enquête 2016 auprès de la Génération 2013 – Pas d’amélioration de l’insertion professionnelle pour les non-diplômés, Émilie Gaubert, Valentine Henrard, Alexie Robert, Pascale Rouaud , Céreq Bref n°356 , juin 2017, 4 pages

Pas d’amélioration pour les diplômés du supérieur

« 85 % des diplômés de l’enseignement supérieur de la Génération 2013 sont en emploi trois ans après la sortie du système éducatif. Leur taux de chômage, de 10 %, reste identique à celui de leurs homologues sortis en 2010. Par ailleurs, après trois années de vie active, la part des emplois occupés à durée indéterminée est en légère baisse, de même que leur salaire mensuel net médian qui s’établit à 1 710 euros.

Au sein des jeunes sortants avec un niveau de diplôme inférieur au master, appelés ici diplômés du supérieur court, l’amélioration la plus nette des conditions d’insertion concerne les diplômés de BTS et DUT pour lesquels le taux de chômage baisse de près de trois points. Les diplômés de licence professionnelle, qui avaient été relativement préservés de la crise, ne connaissent pas d’amélioration notable de leur situation au regard de l’emploi. Cependant, trois ans après leur sortie, ils sont autant en emploi que les diplômés du supérieur long (87 %) et ont un taux de chômage proche de 9 %. Ils conservent leur avantage, au sein des diplômés du supérieur court, en termes d’accès à l’emploi et de niveau de rémunération, derrière les diplômés de bac+2/3 de la santé et du social.

Dans le cycle universitaire, la licence générale et le M1 ne constituent plus des niveaux de sortie pertinents et leur valorisation sur le marché du travail s’en ressent : le taux de chômage des titulaires de licence générale et de M1 s’est de nouveau accru pour atteindre 16 % et la part des emplois occupés à durée indéterminée a nettement chuté (-7 points). Il faut toutefois souligner que les jeunes sortants d’Écoles supérieures du professorat et de l’éducation (ESPE), ne sont pas pris en compte dans cette étude.

Pour les diplômés du supérieur long (bac+5 et plus), les conditions d’insertion se dégradent légèrement : le taux de chômage stagne, proche de 10 %, l’accès rapide à l’emploi est moins fréquent (-2 points) et la part des diplômés en emploi plus de 90 % du temps durant leurs trois premières années de vie active diminue (-4 points). Enfin, à l’exception des sortants de grandes écoles, ces jeunes subissent une perte de pouvoir d’achat à trois ans. Pour autant, les sortants des grandes écoles et les docteurs conservent de très bonnes conditions d’insertion, parmi les meilleures de la génération : les taux de chômage restent modérés, les taux d’emplois, trois ans après la fin des études, sont supérieurs à 90 % et ils bénéficient toujours des niveaux de salaires les plus élevés (salaire médian autour de 2 300 euros).

La crise avait fortement heurté les non-diplômés et les diplômés du secondaire de la Génération 2010. Pour la Génération 2013, le fossé entre niveaux de diplômes est loin d’être résorbé. Si les diplômés du secondaire dans leur ensemble connaissent une amélioration de l’accès à l’emploi, les non-diplômés, en revanche, restent très touchés par le chômage, et ce en dépit de l’augmentation des contrats aidés dont cette génération a bénéficié. Ces résultats mettent en évidence le caractère structurel des difficultés rencontrées sur le marché du travail par les jeunes sortants du système éducatif sans aucun diplôme ».

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