Les sept arts libéraux

L’auditeur libre est allé en cours hier : l’école au Moyen Age. Cours d’Elisabeth Clementz, Histoire religieuse et culturelle de l’Alsace au Moyen Age et au début de l’époque moderne (cours de 3ème année de Licence d’Histoire). Ci-dessous reproductions projetées sur le tableau blanc.

« Les sept arts libéraux désignent toute la matière de l’enseignement des écoles de l’Antiquité, mais également du Moyen Âge. Ils ont notamment été transmis par Alcuin, précepteur de Charlemagne, et sont à l’origine de la réforme scolaire de celui-ci, durant la période dite de la Renaissance carolingienne.

Les arts libéraux se divisent en deux degrés : le Trivium et le Quadrivium. Le Trivium (mot qui signifie les trois chemins en latin) concerne le pouvoir de la langue et se divise en grammaire, dialectique et rhétorique. Le Quadrivium (les quatre chemins du second degré) se rapporte au pouvoir des nombres et se compose de l’arithmétique, de la musique, de la géométrie et de l’astronomie.

P1420740Cliquer sur les images pour les agrandir

Ils sont définis l’un et l’autre dans ces deux vers mnémotechniques : Gramm loquitur, Dia verba docet, Rhet verba colorat ; Mus canit, Ar numerat, Geo ponderat, Ast colit astra. La Grammaire parle, la Dialectique enseigne, la Rhétorique colore les mots : La Musique chante, l’Arithmétique compte, la Géométrie pèse, l’Astronomie s’occupe des astres » (source Wikipédia).

« Les sept Arts libéraux dans l’Hortus Deliciarum, manuscrit réalisé entre 1159 et 1175 par Herrade de Landsberg (aussi appelée Herrade de Hohenbourg), et ses moniales au couvent de Hohenbourg (mont Sainte-Odile).

L’une des illustrations les plus célèbres est celle de la Philosophie avec les sept arts libéraux. La figure principale est surmontée de trois têtes identifiées comme étant l’Éthique, la Logique et la Physique. Elle tient dans la main droite une inscription où l’on peut lire Omnis sapientia a Domino Deo est (Toute sagesse vient de Dieu), phrase par laquelle débute le texte biblique de l’Ecclésiaste. Sept fontaines de sagesse s’en écoulent, correspondant aux allégories des sept arts libéraux : Grammaire, Rhétorique, Dialectique, Musique, Arithmétique, Géométrie et Astronomie. Si, dans le Liber floridus, Lambert avait déjà tracé un parallèle entre les sept arts et les sept dons du Saint-Esprit, sa performance apparaît toutefois comme modeste par rapport à celle d’Herrade.

P1420741Dans le cercle central, se trouvent intégrés Socrate et Platon.

À l’extérieur, placés au bas de l’image, quatre personnages sont en train d’écrire, chacun étant accompagné d’un oiseau noir perché sur l’épaule qui semble lui chuchoter à l’oreille (photo ci-dessus). Il s’agit d’une allégorie de l’esprit mauvais qui inspire les écrits des auteurs païens » (source Wikipédia).

Hortus_Deliciarum,_Die_Philosophie_mit_den_sieben_freien_Künsten

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Classé dans A. Art médiéval, A. Histoire médiévale, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), E. Sciences humaines et sociales

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