Charte du doctorat

Confédération des Jeunes Chercheurs. Propositions en vue d’une Charte du doctorat.

Vu l’arrêté du 25 mai 2016 fixant le cadre national de la formation et les modalités conduisant à la délivrance du diplôme national de doctorat. Préambule.

La charte est un ensemble de principes généraux et de conditions de base qui spécifient les rôles, responsabilités et prérogatives des cosignataires, dont le respect est nécessaire à la visibilité et à la qualité scientifique de chacune des parties prenantes. Elle constitue un cadre les invitant à agir de façon responsable et professionnelle pour le bon déroulement du doctorat. La présente charte formalise un accord entre le doctorant ou la doctorante, le ou les encadrant-e-s (personnes assurant la fonction de direction ou co-direction du doctorat), la direction de l’école doctorale et la direction de l’équipe ou unité dont fait partie la ou le doctorant. Elle engage également, le cas échéant, la ComUE et le centre de recherche. Elle est signée par la ou le doctorant et les encadrant-e-s lors de la première inscription. Elle porte sur le déroulement du doctorat et sur les conditions de travail nécessaires à l’avancement du projet de recherche.

Le doctorat est régi par des textes juridiques (arrêté de la formation doctorale, articles L412-2 du code de la recherche, L613-5 du code de l’éducation sur la validation des acquis de l’expérience et L612-7 du code de l’éducation) et respecte les recommandations et principes de la Charte européenne du chercheur et du Code de conduite pour le recrutement des chercheurs.

La préparation au doctorat associe une formation de haut niveau à une activité professionnelle de recherche. Elle se concrétise, après soutenance de thèse, par l’obtention du grade de docteur. L’essentiel de l’activité doctorale consiste en un travail de recherche novateur, supervisé par un ou plusieurs directeurs ou directrices de recherche, rattachés à une école doctorale, au sein d’une unité de recherche. Elle se conclut par la rédaction d’un manuscrit de thèse dont la soutenance constitue la dernière étape de validation du travail scientifique. Le diplôme de doctorat au sens de l’article L612-7 du code de l’éducation garantit un haut niveau de compétences, valorisables dans l’ensemble du tissu socio-économique. Les établissements délivrent le diplôme de doctorat accompagné d’un rapport qui précise notamment la qualité scientifique de la thèse et celle de sa soutenance.

En cas de doctorat en cotutelle ou en partenariat avec un organisme extra-universitaire donnant lieu à une convention, la ou le chef d’établissement d’inscription s’assure que cette dernière ne contrevient pas aux principes de la présente charte.

Tout-e doctorant-e est reconnu comme un-e chercheur-e à part entière et traité comme tel, elle ou il bénéficie donc du même traitement que les autres chercheur-e-s de l’équipe de recherche.

Il est proposé à la doctorante ou au doctorant une formation organisée et une préparation à divers prolongements de carrière.

Le doctorat permet à la ou au futur docteur de devenir un-e expert-e dans la discipline choisie. Le doctorat constitue une véritable expérience professionnelle reconnue sur le marché de l’emploi, public ou privé.

L’établissement veille à ce que soit respecté le principe de non-discrimination entre les jeunes chercheur-e-s, qu’il s’agisse du genre, de l’âge, de l’origine ethnique ou géographique, de la religion ou de leur croyance, de l’orientation sexuelle, de la langue, du handicap, de l’opinion politique, de la situation économique ou sociale et de la spécificité disciplinaire.

Lire la suite…

Pour aller plus loin : 210 chroniques du blog sur le doctorat.

7 Commentaires

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7 réponses à “Charte du doctorat

  1. politique

    La réalité de l’emploi des docteurs dans le secteur public, on la lit là :

    https://ig4.i-grasp.com/docs/images/570/6/2/CCS_AD_EXT_2015-02_Statistiques_V2.pdf

    16 docteurs candidats au concours d’adjoint de direction (le plus haut niveau de recrutement pour des juniors à la Banque de France), zéro admis.

    Le même concours, pour des profils scientifiques

    https://ig4.i-grasp.com/docs/images/570/6/2/CCS_ADS_EXT_2016-01_Statistiques.pdf

    23 docteurs candidats, 3 admissibles, zéro admis

    Sachant que l’oral consiste en une unique épreuve d’entretien avec un jury.

    Et, d’autre part, que la Banque de France a un service de recherche.

    https://www.banque-france.fr/economie-et-statistiques/la-recherche.html

    Alors :

    « Le doctorat constitue une véritable expérience professionnelle reconnue sur le marché de l’emploi, public ou privé. »

    C’est de la méthode coué.

    • FBLR

      Votre message est un peu malhonnête: vous oubliez qu’il y a des points à l’écrit et que la concurrence est extrêmement forte sur ces concours.
      Important : prévenir les docteurs intéressés qu’il leur faut une formation pour apprendre à rédiger des documents administratifs afin d’avoir suffisamment de points au moment de l’oral.
      Idem pour l’oral: cela se travaille.

      Ou alors il faut une politique de quotas.

      Et dans cette période de très forte concurrence internationale, il n’est pas du tout un mensonge de dire que les grandes institutions publiques cherchent des docteurs. Au niveau européen ou international, ce diplôme est très valorisé et même une obligation pour la direction des services d’étude.

      • politique

        Quand on organise ce type de concours, c’est qu’on n’a évidemment pas du tout l’intention de recruter des docteurs…

        « Les grandes institutions publiques cherchent des docteurs ». Quelles grandes institutions, combien de postes et comment candidater, soyez un peu précis…

      • @Politique

        1/ « grandes institutions publiques »
        => OCDE, FMI, BCE, WB, etc.

        2/ toutes les administrations publiques ont en tête la compétition internationale et ont à coeur de placer des agents dans les plus grandes agences mondiales. C’est une demande de la représentation nationale, du pouvoir politique et un constat partagé à plusieurs niveaux: l’influence se fait aussi grâce aux agents en place.

        3/ S’il y a 2 concours, c’est précisément pour pouvoir recruter les docteurs qui auraient quasiment aucune chance face aux candidats type « sc. po » surentraînés à ce genre d’exercice.

        4/ le doctorat est désormais une condition nécessaire pour postuler à certains postes au sein même de l’administration, là encore avec un alignement aux standards internationaux.

        5/ le concours n’est pas le seul moyen d’accès à la FP et assimilée, des modes de recrutement en contrat de droit privé sont aussi là pour recruter les experts.

        Est-ce plus clair ?

  2. Samuel BLIMAN

    Réformons, réformons et comme cela nous aboutirons à un titre qui n’aura plus aucune valeur … et la valeur , pour atteindre à un emploi, sera le titre d’école; en somme rien de « nouveau » en notre monarchie républicaine! et l’on aura donné à croire que tous pourrons devenir président!!

  3. politique

    @FBLR

    C’est plus détaillé, mais toujours aussi peu précis. Point par point :

    1) Ce ne sont que des organisations à vocation économique. Recrutent -elles aussi des Dr en sociologie ou en mécanique ? par ailleurs, combien de Dr diplômés en France ont-elles recruté ces dernières années ?

    2) Faux, les administrations publiques ne « placent » que des X ou des énarques, issus des grands corps de l’Etat, dans les institutions internationales

    3) un des concours de la BdF est très orienté Sc. Po, l’autre recherche des scientifiques ou des économistes à profil très scientifique (X, ENS ou ENSAE), aucun des deux ne recrute de docteurs

    4) Quels postes ? avez vous une référence précise à ce sujet, ça pourrait aider les doctorants en recherche d’emploi

    5) Là encore, quels organismes, combien de postes, etc…et quelle carrière pour l' »expert » lorsqu’il vieillira et que d’autres »experts » plus jeunes le remplaceront ?

    On retrouve là le discours habituel des directeurs de thèse « à l’issue de la thèse, vous rentrerez à l’université ou au CNRS, au pire, vous ferez une carrière de haut-fonctionnaire, on se battra pour vous recruter ».

    Ben voyons…

    • Henri-IV

      @ politique. « On retrouve là le discours habituel des directeurs de thèse « à l’issue de la thèse, vous rentrerez à l’université ou au CNRS, au pire, vous ferez une carrière de haut-fonctionnaire, on se battra pour vous recruter ». Je n’ai strictement jamais entendu un directeur de thèse (dont je suis) tenir ce genre de discours. Dans quel monde vivez vous, ou viviez vous?

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