A. Bruyas, mécène et collectionneur

Alfred Bruyas (1821-1877), collectionneur d’œuvres d’art. Il fut le mécène d’Eugène Delacroix et de Gustave Courbet.

Il a fait réaliser son portrait à différents âges : 10 portraits, exposés au Musée Fabre de Montpellier (album de 30 photos).

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Biographie : citations de Wikipédia, de la notice du Musée Fabre (Alfred Bruyas et le collectionnisme), de Cimetières de Montpellier.

1821. Naissance à Montpellier, dernier d’une famille de 3 enfants. Il est le fils d’un agent de change, associé à la banque Tissié Sarrus.

1837 (16 ans). Alfred Bruyas fait des études secondaires chez les Dominicains de Sorrèze. Marqué par la perte de son frère en 1837 et par un catholicisme propre à Montpellier où l’influence janséniste et protestante est encore vivace, c’est un esprit solitaire convaincu d’un nécessaire passage par l’incompréhension, la souffrance, l‘enfer.

1840 (19 ans). Il s’intéresse à l’art dès son enfance et entre dans l’atelier de Charles Matet, professeur à l’École des Beaux-arts et conservateur du Musée Fabre. Reconnaissant toutefois les limites de son talent, il se consacre à la promotion et la collection d’œuvres d’artistes contemporains.

1846 (25 ans). Il part pour l’Italie et inaugure sa vie de collectionneur. Il est encouragé dans sa passion par ses amis, de riches originaux… Il se heurte à l’incompréhension de sa famille dont il dépend financièrement et dont il dilapide la fortune.

A ses tourments physiques, rhumatismes et tuberculose, Bruyas ajoute des conflits intérieurs : entre une éducation rigoureuse dont il est prisonnier et l’espoir d’une liberté nouvelle, une richesse de cœur qu’il trouve chez ses amis peintres.

1846 (25 ans). Portrait par Alexandre Cabanel.

De 1846 à 1854 (28 à 33 ans). Il passe la majeure partie de son temps à Paris. Il y collectionne Louis Hector Allemand, Camille Corot, Thomas Couture, Eugène Delacroix, Narcisse Díaz de la Peña, Adrien Guignet, Adolphe Hervier, Prosper Marilhat, Édouard-Antoine Marsal, Jean-François Millet, Théodore Rousseau, Philippe-Joseph Tassaert, Marcel Verdier et Constant Troyon.

S’il change de goût, s’intéressant à la peinture académique en 1846, s’enthousiasmant pour les peintres romantiques en 1850, découvrant Courbet et s’engageant à ses côtés en 1853, il désire plus encore rassembler des esthétiques différentes pour que sa collection offre un panorama complet de l’art de son temps.

1853 (32 ans). Portrait par Eugène Delacroix.

1854 (33 ans). Sa collection est principalement constituée d’œuvres de Gustave Courbet, qui le représente dans son tableau La Rencontre, dit Bonjour monsieur Courbet (chronique à venir).

1868 (47 ans). Il fait don de sa collection au Musée Fabre. Le maire de Montpellier le nomme conservateur à vie des salles abritant sa collection. Il existe trois plans d’accrochage sans que l’on sache si ces intentions se sont véritablement réalisées.

1877 (55 ans). Rentier, célibataire, chevalier de la Légion d’honneur, de santé fragile, Alfred Bruyas décède à 55 ans, le 1er janvier 1877, dans sa maison rue Rey, et est inhumé au cimetière Saint-Lazare de Montpellier.

 

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Classé dans C. Occitanie (Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon), D. Italie, F. 19ème et 20ème siècles

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