La cartographie à l’ère moderne

Dans l’exposition Le Vent de la Réforme. Luther 1517, figurent des cartes des 16ème et 17ème siècles ainsi que des représentations de la ville de Riga. L’occasion de présenter leurs auteurs. J’invite les lectrices et lecteurs à se reporter aussi à une chronique du blog de 2013 Naissance de la carte moderne (exposition à la Faculté de géographie de Strasbourg).

Cliquer sur les images pour les agrandir

1.Gravure sur Bois représentant Riga en 1550, dans la Cosmographia Universalis de Sébastien MunsterNé à Ingelheim sur le Rhin le 20 janvier 1488, Sébastien Munster étudie l’art et la théologie à Heidelberg, de 1503 à 1508, et à Tübingen. En 1512, il reçut l’ordination à la suite de son entrée dans l’ordre des Franciscains. Après sa rencontre avec Luther, il se convertit à la Réforme. De 1524 à 1527, professeur à Heidelberg. En 1528, il part enseigner la théologie et l’hébreu à l’université de Bâle.

Il a travaillé à de nombreux ouvrages, dont son plus important, et qui constitue son chef-d’œuvre la Cosmographia Universalis est imprimée à Bâle pour la première fois en 1544, et qui est également appelé Beschreibung aller Länder en allemand. En 1550, paraît une édition révisée et élargie, qui mènera à de nombreuses autres. Il décède de la peste à Bâle le 26 mai 1552.

2. Carte de la Livonie en 1573, in Le Theatrum Orbis Terrarum (Théâtre du Globe Terrestre) est considéré, en cartographie, comme le premier atlas moderne. Il a été réalisé par Abraham Ortelius et édité pour la première fois le 20 mai 1570 à Anvers (Belgique). Depuis sa première édition, l’atlas a été régulièrement révisé et augmenté par l’auteur dans des éditions ultérieures jusqu’à sa mort en 1598.

Depuis les 70 cartes et 87 références bibliographiques de sa première édition de 1570, l’atlas s’est accru au fur et à mesure de ses 31 éditions jusqu’à atteindre 183 références et 167 cartes en 1612, en 7 langues différentes: néerlandais (1571), allemand (1572), français (1572), espagnol (1588), anglais (1606) et italien (1608).

3. Daniel Specklin, Carte de l’Alsace, 1576.

Né à Strasbourg (rue de la Mésange), il apprend le métier de brodeur sur soie à travers l’Europe. Grâce à ses talents de dessinateur, il entre à Vienne au service d’un ingénieur de l’empereur Maximilien II, qui lui enseigne l’art de bâtir des forteresses. De retour à Strasbourg en 1564, il y travaille comme brodeur, mais participe aussi à la réalisation de plans de forteresses et de fortifications. Il est nommé architecte de la ville en 1577.

Il s’occupera notamment du remaniement de la fortification médiévale de Belfort en 1579, d’une partie des défenses de Dachstein et de celles de Strasbourg. Il est l’auteur de l’ouvrage de base sur les fortifications, Architectura von Vestungen, ainsi que de cartes et de chroniques.

4. Riga en 1646. Matthäus Merian, Topographia Germaniae

C’est en 1642, sous le titre de Topographia Germaniae, que Matthäus Merian commença à éditer cette œuvre topographique complète de grande envergure représentant des villes. Après les succès de son histoire contemporaine Theatrum Europaeum (1635) et de sa cosmographie Archontologia cosmica (1638), il souhaitait rassembler et compléter de manière systématique les épreuves et dessins de vues de villes, paysages et cartes qu’il collectionnait depuis trois décennies. Il avait été encouragé à réaliser ce grand travail d’édition par le très bon succès de vente du Thesaurus philopoliticus publié à partir de 1623 à Francfort-sur-le-Main par Daniel Meisner et Eberhard Kieser, et auquel il participait périodiquement, réalisant les dessins et les gravures.

Merian publia sa Topographia Germaniae dans sa maison d’édition à Francfort. L’ouvrage parut d’abord en 16 volumes (de 1642 à 1654), puis fut suivi jusqu’en 1688 de volumes supplémentaires, décrivant d’autres lieux en Europe comme la France, l’Italie et la Crête. L’œuvre complète comptait finalement 30 volumes soit un total de 92 cartes et 1486 gravures sur cuivre avec 2142 vues simples ; c’était alors l’une des plus grandes publications de son temps. Après la mort de Merian en 1650, ses fils Matthäus le Jeune et Caspar poursuivirent l’œuvre de leur père.

Note additionnelle. Le Quiz du 4 mars 2017 (De qui sont ces 2 globes terrestres ?) n’a pas encore été trouvé !

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Classé dans A. Histoire médiévale, A. Histoire moderne, B. Photos, C. Grand-Est (Alsace Lorraine Champagne-Ardenne), D. Europe (autres)

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